Série S_
Amérique du Sud – Novembre 2007 Correction de l’exercice 2 - obligatoireQuestion 1.
zE’ = 1 2
zE + 1 zE
= 1
2
− i + 1
−i
. Or 1
−i = i, donc zE’ = 1 2
− i + i
= 0.
E a pour image O, l’origine du repère.
Remarque
Le point d’affixe i, c'est-à-dire le symétrique de E par rapport à O a aussi pour image O.
Question 2.
M’ = M équivaut à z’ = z.
On cherche donc les complexes z non nuls tels que z ====1 2
z + 1 z
. z = 1
2
z + 1 z
z = 1
2 z + 1 2z z − 1
2 z = 1 2z 1
2 z = 1 2z z = 1
z z² ==== 1
z ==== 1ou z ====−−−−1
Les points invariants par sont les points d’affixe 1 et −−−−1.
Remarque
Ce sont les points A et B introduits dans la question suivante.
Question 3. a.
Soit un nombre complexe z différent de 0, 1 et 1.
Remplaçons z’ par son expression en fonction de z : z’ + 1
z’ – 1 = 1 2
z + 1 z
+ 1 1
2
z + 1 z
– 1 Plusieurs démarches sont possibles pour mener ce calcul.
En voici deux : Méthode 1
On multiplie par 2z le numérateur et le dénominateur (pour le flash) z’ + 1
z’ – 1 =
z + 1 z
z + 2z
z + 1 z
z – 2z = z² + 1 + 2z
z² + 1 – 2z = (z + 1)²
(z – 1)² =
z + 1 z – 1
2
Méthode 2
On développe, puis on réduit au même dénominateur (pour le flash)
z’ + 1 z’ – 1 =
1 2z + 1
2z + 1 1
2z + 1 2z – 1
=
z² + 1 + 2z 2z z² + 1 – 2z
2z
= z² + 1 + 2z z² + 1 – 2z = (z + 1)²
(z – 1)² =
z + 1 z – 1
2
Question 3.b.
Nous allons utiliser l’égalité z’ + 1 z’ – 1 =
z + 1 z – 1
2
Pour obtenir des informations sur les distances, nous devons utiliser les modules.
z’ + 1
z’ – 1 =
z + 1 z – 1
2 |z’ + 1|
|z’ – 1| = |z + 1|2
|z – 1|2 Ceci se traduit en termes de distances par M’B
M’A====MB2 MA2====
MB
MA
2
Pour obtenir des informations sur les angles, nous devons utiliser les arguments.
arg
z’ + 1
z’ – 1 = arg
z + 1 z – 1
2 (modulo 2π) = 2 arg
z + 1 z – 1
(modulo 2π)
Ceci se traduit en termes d’angles par (AM', BM') = 2 (AM, BM) (modulo 2π) ou encore (M'A, M'B) ==== 2 (MA, MB) (modulo 2ππππ).
c 'est-à-dire (M'A, M'B) ==== 2 (MA, MB) + k ×××× 2ππππ , k
Question 4.
M équivaut à MA = MB donc MB MA = 1 et donc, d’après la question 3.b,
M'B
M'A = 1² = 1 d’où M'A ==== M'B, c'est-à-dire M' . Remarque
Cette démarche est la plus rapide, mais il était possible de faire autrement.
est l’axe des imaginaires purs, puisque médiatrice de [AB].
Par conséquent, M, d’affixe z 0, appartient à équivaut à z = ki, k
k 0 . Déterminons l’affixe de son image M'.
z’ =1 2
k i + 1 ki
= 1
2
k i − i k
car 1 i = − i
= 1 2
k − 1 k
i = k’i avec k’ = 1
2
k − 1 k
z’ est donc aussi un imaginaire pur, éventuellement nul si k = 1 ou k = − 1.
Donc M' appartient à .
Question 5.a.
Si M est en A ou en B, M' est en A ou en B,
en effet nous avons vu que ces deux points sont invariants, donc dans les deux cas M' (AB).
Si M appartient à Γ privé de A et B, (MA , MB ) ====ππππ
2 + k’××××ππππ , k’ , nous en déduisons (M'A, M'B) ==== 2 (MA, MB) + k ×××× 2ππππ==== 2
ππππ
2 + k’ ××××ππππ
+ k ×××× 2ππππ====ππππ + (k’ + k) ×××× 2ππππ. . . . Donc M' appartient au segment [AB]( privé de A et B), donc à la droite (AB).
Remarque
On peut donner une réponse plus précise que celle demandée par l’énoncé : Si M appartient à ΓΓΓΓ alors M' appartient au segment [AB].
Question 5.b.
Tout point de la droite (AB) a une affixe réelle.
La question posée se traduit donc :
Tout nombre réel z’ a - t-il un antécédent z par ?
Soit z’ un réel donné, cherchons z, non nul, tel que z’ = 1 2
z + 1 z
. z’ = 1
2
z + 1 z
2z’ = z + 1 z 2 z’z = z² + 1 z² −−−− 2z’z + 1 = 0
Equation du second degré d’inconnue z qui possède, en fonction de son discriminant, toujours au moins une racine réelle ou complexe, non nulle, puisque 0 n’est manifestement pas solution de cette équation.
On est donc assuré que tout point de la droite (AB) possède au moins un antécédent par . Précisons.
Plusieurs cas se présentent :
si z’ ]−−−−1 ; 1[ (c'est-à-dire si M' ] AB [ ) alors < 0 L’équation possède deux solutions complexes conjuguées
z1= z' + i 1−z'² z2 = z' − i 1−z'² Remarque
On peut vérifier que ces deux nombres complexes ont pour module 1, donc les points M1 et M2
correspondants sont sur le cercle Γ , c’est la réciproque de la question précédente .
Tout point du segment [AB] privé de ses extrémités possède deux antécédents situés sur le cercle ΓΓΓΓ
si z’ ]−−−− ∞∞∞; ∞ −−−−1[ ]1 ;+ ∞∞∞∞ [ ( c'est-à-dire si M' ( AB) privée du segment [AB] ) alors > 0
L’équation possède deux solutions réelles
z1 = z' + z'²−1 z2= z' − z'²−1 .
Tout point de la droite (AB) privée du segment [AB] possède deux antécédents situés sur la droite (AB)
Remarque
Ces deux antécédents sont symétriques par rapport à M'
Si z’ = 1 ou −−−− 1 , c'est-à-dire si M' est en A ou en B , on retrouve un antécédent, lui-même.
Conclusion : Tout point de la droite (AB) possède au moins un antécédent par