Bulletin des médecins suisses
Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung
Editorial 97
L’initiative sur l’interruption de grossesse remet en cause le régime du délai
FMH / Information tarifaire importante 99
Echos du groupe de travail EAE et nouvelles des tarifs de laboratoire
Table ronde du BMS 108
Das Arztzeugnis im Brennpunkt unterschiedlicher Interessen
Tribune 129
Relève médicale:
veut-on des diplômés, ou des médecins?
Horizons 138
Récit d’une autre manière de prendre soin
«Et encore…» par Jean Martin 140
Autonomie de la personne et choix procréatifs
4
22.1. 2014S O M M A I R E
FMH
Editorial
97 L’initiative sur l’interruption de grossesse remet en cause le régime du délai Christine Romann
Questions tarifaires
99 Echos du groupe de travail EAE et nouvelles des tarifs de laboratoire Ernst Gähler, Thomas Kessler, Susanne Christen
La FMH, santésuisse et curafutura se sont accordées sur une méthode pour l’examen de l’économicité; décou- vrez ici les principaux points de la convention. Bonne nouvelle aussi pour les laboratoires au cabinet: la trop forte baisse sera compensée grâce à 35 millions de francs supplémentaires alloués aux analyses.
101 Nouvelles du corps médical
Organisations du corps médical
102 Non à l’initiative «Financer l’avortement SGGG est une affaire privée»
Gabriel Schär
Le président de «gynécologie suisse» prend position sur le remboursement de l’interruption de grossesse par l’assurance obligatoire des soins et motive la position de sa société.
103 Un grand congrès suisse et européen SSMI de médecine interne
Arnaud Perrier
Autres groupements et institutions Swissmedic
105 Contraceptifs hormonaux combinés et thromboembolie veineuse et artérielle Swissmedic
Informations détaillées des connaissances actuelles concernant le risque de thromboembolie et recomman- dations concrètes pour réduire le risque. Conclusion de Swissmedic: en respectant l’indication et en consultant les informations relatives au médicament, les contracep- tifs hormonaux combinés sont sûrs et efficaces.
Autres groupements et institutions Swiss Medical Board
107 Première révision d’un rapport du Swiss Medical Board Swiss Medical Board
Quatre ans après la publication du premier rapport, le Swiss Medical Board a vérifié la validité de ses conclusions sur le traitement de la rupture du ligament croisé antérieur.
Table ronde du BMS
108 Das Arztzeugnis im Brennpunkt unterschiedlicher Interessen Eva Ebnöther
Le certificat médical est source de nombreux doutes et agacements, comme ont pu le constater les participants à la table ronde du BMS. Issus des domaines de la méde- cine, des assurances, du droit du travail et du monde de l’entreprise, ils se sont penchés sur les questions ou- vertes ayant trait au certificat médical et ont discuté des modèles possibles avec le public.
Courrier / Communications
112 Courrier au BMS
114 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
115 Erweiterung des Treuhandpartnernetzes im Kanton St. Gallen
116 Seminare 2014
117 Assurance ménage et RC privée
118 Zahlungseingang pünktlich
120 Emplois et cabinets médicaux
S O M M A I R E
Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna
lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique
Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.
Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA
Secrétariat de rédaction Elisa Jaun
Adresse de la rédaction
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Paraît le mercredi
I M P R E S S U M
Tribune
Point de vue
129 Relève médicale: veut-on des diplômés, ou des médecins?
Jacques de Haller
Il n’est pas normal que des milliers de personnes se pressent aux portes des facultés de médecine pour les trouver closes, alors que la Suisse fait face à une pénurie aiguë de médecins. On ne peut donc échapper à recon- sidérer la question du «numerus clausus» et de son ap- plication, explique l’ancien président de la FMH.
133 Sélectionner ceux qui seront les plus aptes
Anne Baroffio, Margaret Gerbase, Mathieu Nendaz
Une représentante de l’Unité de Développement et de Re- cherche en Education Médicale de l’Université de Genève prend position sur l’article de Jacques de Haller. Elle se de- mande comment se montrer créatif en misant sur la qua- lité de la formation universitaire tout en mettant en place des modalités de sélection compatibles avec la vision poli- tique et sociale des cantons et le budget des universités.
135 Spectrum
Horizons
Sous un autre angle 136 Post aus der Brachzone
Erhard Taverna
Le médecin de famille à la campagne – une vision d’horreur. Heureusement, ce n’est qu’une
vision.
Horizons
Notes de lecture 137 Vollopfer
Erhard Taverna
138 Récit d’une autre manière de prendre soin
Jean Martin
Dans la bibliothèque de ses parents, Jean Martin est tombé sur un livre saisissant, intitulé «Journal d’un pas- teur». Il partage avec nous quelques réflexions de cet homme de foi et se montre impressionné par les nom- breux parallèles avec la profession de médecin.
Et encore…
140 Autonomie de la personne et choix procréatifs
Jean Martin
Nous avons tous des projets de vie différents. Certains rêvent d’une famille heureuse, d’autres préfèrent rester
«libres d’enfants» (de l’anglais childfree). Certaines femmes sans enfants décident ainsi, après mûre réfle- xion, de se faire stériliser. L’auteur s’est intéressé à un ar- ticle du Hastings Center Report qui s’est penché sur ces femmes.
Anna
E d i t o r i a l
F M H
Le 2 juin 2002, il y a plus de dix ans déjà, 72% des votants ont approuvé le régime du dé- lai pour les interruptions de grossesse scellant ainsi, après des années de débat, un droit fondamental pour les femmes, celui de décider de manière autonome de pour- suivre ou d’interrompre une grossesse. La prise en charge des coûts de cette prestation médicale dans le cadre de l’assurance obligatoire faisait partie intégrante et incontestée du projet de loi.
Au cours des dix dernières années, le système du régime du délai s’est avéré efficace. Le nombre d’interruptions de grossesse s’est stabilisé à un niveau faible – sans la hausse liée à un prétendu manque de responsabilité face à cette «méthode contraceptive» que prédisaient les adversaires de l’époque.
Le 9 février prochain, nous serons appelés à nous pronon- cer sur l’initiative «Financer l’avortement est une affaire pri- vée». Lancée fin janvier 2010, celle-ci a finalement réussi à réunir 109 600 signatures, juste avant l’échéance du délai im- parti de dix-huit mois, dépassant ainsi de peu les 100 000 né- cessaires. On peut le dire: ça a été serré! Dans sa teneur, l’ini- tiative exige que «sous réserve de rares exceptions concernant la mère, l’interruption de grossesse et la réduction embryon- naire ne [soient] pas couvertes par l’assurance obligatoire».
Les initiants présentent leur initiative comme une mesure vi- sant à réduire les coûts de la santé et soutiennent vouloir ren- forcer la responsabilité propre des assurés; et d’ajouter que celles qui envisagent l’avortement peuvent toujours contrac- ter une assurance complémentaire. D’après eux, l’initiative garantit la mission fondamentale de l’assurance obligatoire, à savoir sauver la vie au lieu de la détruire. Enfin, toujours selon eux, l’initiative met un frein à l’incitatif financier d’inter- rompre une grossesse grâce à l’assurance-maladie, réduisant par là même le nombre d’avortements. Tout l’argumentaire est développé sur le site Internet des partisans de l’initiative www.affaireprivee.ch.
Déjà entendu lors des discussions sur le régime du délai, c’est un langage sans équivoque que nous connaissons bien:
les femmes détruisent la vie sans réfléchir, elles avortent parce que les caisses remboursent. De telles déclarations font preuve non seulement d’un cynisme sans limites, mais aussi d’une méconnaissance totale de l’interruption de grossesse.
Une grossesse non désirée peut advenir malgré des moyens de contraception adéquats. Attendre un enfant à un moment qui n’est pas le bon avec un père qui n’est pas le bon peut re- présenter une catastrophe dans la vie d’une femme. Lorsque celle-ci se demande si elle dispose des ressources nécessaires pour élever son enfant, elle fait preuve d’une une réflexion entièrement responsable, aussi bien pour elle-même que pour l’enfant qui devrait naître.
Du point de vue financier, les montants qui pourraient être économisés dans l’assurance de base ne pèsent presque rien en comparaison avec l’ensemble des coûts de la santé.
Les caisses-maladie estiment affecter aux interruptions de grossesse des sommes qui se situent entre sept et dix millions de francs, moins de 0,03% des dépenses totales de l’assurance- maladie obligatoire, soit moins de vingt centimes par mois et par personne majeure assurée. Dans la même logique, si les femmes décidaient de garder leur enfant, comme l’initiative le souhaite, les coûts induits par les naissances seraient plus élevés. La procréation coûte plus cher qu’une interruption de grossesse, indépendamment des dépenses sociales engen- drées par des enfants dont l’avenir n’est pas assuré.
Il ne s’agit donc pas d’une question financière. Les ini- tiants veulent un retour en arrière et rendre de nouveau plus difficile l’accès à l’interruption de grossesse. Mais précisé- ment pour les femmes dans des conditions socio-écono- miques précaires, il est important de ne pas avoir à surmonter des obstacles supplémentaires pour bénéficier d’une interrup- tion de grossesse médicalement fiable. Retirer l’interruption de grossesse de la liste des prestations prises en charge par l’assurance de base mettrait fortement à mal le principe de solidarité auquel nous sommes tous attachés, et notamment la solidarité avec les femmes qui en ont le plus besoin!
Dr Christine Romann, membre du Comité central de la FMH, responsable du domaine Promotion de la santé et prévention
L’initiative sur l’interruption de grossesse remet en cause le régime du délai
Ces dix dernières années, le régime du délai s’est avéré efficace – le nombre d’avortements n’a pas augmenté.
Cette initiative ne soulève pas
une question financière, elle marque
simplement un retour en arrière.
Ta r i f f r a g e n
F M H
Echos du groupe de travail EAE et nouvelles des tarifs de laboratoire
Groupe de travail EAE – état actuel des négociations
Lors de la séance du 27 novembre 2013 du groupe de travail EAE (efficacité, adéquation, économicité), les parties contractantes (FMH, santésuisse et curafu- tura) se sont accordées sur une convention com- mune concernant l’art. 56 al. 6 de la loi sur l’assu- rance-maladie (LAMal) lequel prévoit que «Les four- nisseurs de prestations et les assureurs conviennent d’une méthode visant à contrôler le caractère écono- mique des prestations.» Cette convention, qui sera soumise au Conseil fédéral pour information, a été élaborée par les parties contractantes dans le respect des dispositions légales. Elle détermine les quatre points-clés suivants:
1. L’analyse de la variance est la méthode statis- tique choisie pour l’examen de l’économicité des prestations médicales. Elle permet d’évaluer les écarts constatés entre les fournisseurs de presta- tions au sein de leur groupe de comparaison.
2. Le modèle d’analyse de la variance actuellement utilisé comprend des variables démographiques et explicatives. A l’avenir, le modèle sera perfec- tionné conjointement par les fournisseurs de prestations et les assureurs, et il sera complété par l’ajout de variables de morbidité.
3. Les variables explicatives seront testées et vali- dées dans de nouveaux modèles statistiques en se basant sur un ensemble de données optimisé en permanence.
4. En plus du mandat attribué par le législateur de déterminer une méthode statistique, fournis- seurs de prestations et assureurs ont convenu d’uniformiser et de professionnaliser le contrôle de l’économicité par la Commission paritaire de confiance (CPC). La réglementation requise fera l’objet d’une convention commune.
Dans le cadre du groupe de travail EAE, trois sous- groupes traitant chacun de sujets spécifiques s’at- tellent actuellement à la recherche de solutions ap- propriées:
– Le sous-groupe 1 «ANOVA» planche sur l’amélio- ration des méthodes statistiques (méthode des coûts moyens et analyse de la variance) afin d’ob- tenir moins de fournisseurs de prestations faux positifs ou faux négatifs lors du contrôle de l’éco- nomicité. Il s’agit de déterminer les variables spé- cifiques à chaque groupe de spécialiste pour l’analyse de la variance permettant de déclarer de
manière empirique que les coûts de la prestation fournie par le médecin sont valides dans son col- lectif de comparaison. Les travaux sont en cours.
– Le sous-groupe 2 «CPC» traite des procédés et des structures des commissions paritaires cantonales et régionales qui doivent être uniformisées et professionnalisées. A l’avenir, il n’y aura proba- blement plus que trois commissions paritaires de confiance régionales (Suisse alémanique, Suisse romande et Tessin). Le règlement des CPC est ac- tuellement en consultation auprès des parties contractantes.
– Le sous-groupe 3 «Homogénéisation des collec- tifs de comparaison» poursuit le même objectif que le sous-groupe 1 «ANOVA» en affinant les collectifs de comparaison grâce à de meilleures données de base et en tenant compte des facteurs de morbidité. Les travaux en cours visant à affi- ner les collectifs de comparaison se déroulent en collaboration avec les sociétés de discipline mé- dicale et prévoient un système dit évolutif.
De plus, les parties contractantes sont en train d’éla- borer une convention-cadre qui reflète dans le détail les modalités du contrôle de l’économicité et qui dé- finit sous la forme d’une feuille de route les travaux à accomplir et leur échéance. La prochaine séance du groupe de travail EAE aura lieu le 22 janvier 2014.
Laboratoire – les décisions relatives au tarif Point-of-Care
En lien avec la prise de position de la FMH basée sur des faits, le conseiller fédéral Alain Berset a décidé d’intégrer 33 «analyses rapides» dans le tarif Point- of-Care (POCT). De plus, au vu des résultats du mo- nitorage, il a choisi de compenser la trop forte baisse des laboratoires au cabinet en allouant 35 millions de francs aux analyses. La FMH se réjouit que son modèle de coûts ait été sélectionné pour la revalori- sation des 33 prestations dans le tarif POCT. Mais la prise en compte et la valeur des coûts indirects sont des questions encore en suspens, de même que les autorisations de facturer. Les décisions suivantes ont d’ores et déjà été prises:
– Les pharmaciens ne pourront pas facturer les
«analyses rapides» selon le nouveau tarif.
– Conformément à l’art. 54 al. 1 let. a OAMal, tous les laboratoires de cabinet peuvent facturer les positions du chapitre «analyses rapides», soit aussi bien les médecins de premier recours Ernst Gähler a,
Thomas Kessler b, Susanne Christen c
a Dr, vice-président de la FMH, responsable du domaine Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse
b FMH, Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse
c Dr, FMH, Tarifs et conven- tions pour la médecine ambulatoire en Suisse
Q u e s t i o n s t a r i f a i r e s
F M H
Correspondance:
FMH / Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse
Froburgstrasse 15 CH-4600 Olten Tél. 031 359 12 30 Fax 031 359 12 38 tarife.ambulant[at]fmh.ch
Q u e s t i o n s t a r i f a i r e s
F M H
( médecine interne générale, pédiatrie, médecins praticiens au sens de l’annexe 1 de l’ordonnance sur les professions médicales) que les médecins spécialistes.
La question de savoir quand la structure tarifaire POCT entrera en vigueur reste ouverte.
Laboratoire – valeur transitoire du point tarifaire
Etant donné que la structure tarifaire POCT ne pourra pas entrer en vigueur au 1er janvier 2014, le supplément de transition – actuellement 1,1 point
tarifaire – sera relevé à 1,9 PT = CHF 1.90 à partir du 1er janvier 2014 jusqu’à l’entrée en vigueur du tarif POCT afin que les 35 millions soient à la disposition des médecins dès le mois de janvier.
Laboratoire – QUALAB: nouvelles valeurs de l’intervalle de tolérance à partir du 1er janvier 2014
La commission QUALAB a procédé au réajustement de plusieurs intervalles de tolérance dans les contrôles de qualité internes (CQI) et externes (CQE). Cela concerne notamment les paramètres suivants: gaz du sang (pH et p CO2), lactate déshy- drogénase (LDH), acide urique, 25-hydroxycholécal- ciférol ou vitamine D3. Les nouvelles valeurs de l’in- tervalle de tolérance sont applicables à partir du 1er janvier 2014.
Vous trouverez les directives et les listes relatives aux contrôles de qualité internes et aux contrôles obligatoires de qualité externes pour 2014 sur le site www.qualab.ch.
La trop forte baisse des laboratoires au cabinet sera compensée grâce à 35 millions de francs supplémentaires alloués aux analyses.
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Personalien
Praxiseröffnungen /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
BE
Iris Andrea Schmid,
Fachärztin für Pneumologie und
Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, Praxis für Pneumologie, Bremgartenstrasse 117, 3012 Bern
BS
Sarabel Gisela Frey,
Fachärztin für Kinder- und Jugendmedizin, Kinderarztpraxis Steinenring, Steinenring 3, 4051 Basel
SO
Renata Krystyna Trafna,
Fachärztin für Dermatologie und Venerologie, Dornacherplatz 15, 4500 Solothurn
ZH
Simone Schmid,
Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, Grütstrasse 55, 8802 Kilchberg ZH
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:
Kaspar Rohrer, Facharzt für Ophthalmologie FMH, Marktgasse 6–8, 3011 Bern
Einsprachen gegen dieses Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio ein- gereicht werden. Nach Ablauf der Frist ent- scheidet der Vorstand über die Aufnahme des Gesuchs und über die allfälligen Einsprachen.
Todesfälle / Décès / Decessi Marcela Belanska (1941), † 3.10.2013,
Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, 3007 Bern
Dinh-Hao Vu (1951), † 23.11.2013, 1010 Lausanne
Hans Schäli (1934), † 24.12.2013, Facharzt für Oto-Rhino-Laryngologie, 6045 Meggen
Peter Liggenstorfer (1941), † 24.12.2013, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8400 Winterthur
Konrad Dysli (1954), † 27.12.2013, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4436 Oberdorf BL
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern
Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich angemeldet:
Carmen Wyrsch, Fachärztin für Ophthalmo- logie FMH, Augenarztpraxis Dr. Wyrsch und Dr. Suppiger, Hertensteinstrasse 28, 6004 Lu- zern
Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu rich- ten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern.
Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:
Iwona Koziol, Praktische Ärztin FMH, Holz- häusernstrasse 8, 6313 Menzingen
Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist ent- scheidet der Vorstand über Gesuch und allfällige Einsprachen.
Ehrungen / Distinctions / Onoranze Deutsche Gesellschaft für Fusschirurgie e. V.
Die Deutsche Gesellschaft für Fusschirurgie e. V. hat Prof. Dr. med. René Baumgartner, Fach- arzt für Chirurgie und Orthopädie FMH, an ihrer Jahrestagung am 7. Dezember 2013 in Mün- chen zu ihrem Ehrenmitglied ernannt.
F M H
Nouvelles du corps médical
S G G G
O R G A N I S AT I O N E N D E R Ä R Z T E S C H A F T
Ne bafouons pas les droits fondamentaux!
Non à l’initiative «Financer l’avortement est une affaire privée»
En 2002, par votation populaire, le peuple suisse a adopté le régime du délai par 72,2 % des voix. Le 9 fé- vrier 2014, il devra désormais se prononcer sur le remboursement de l’interruption de grossesse par l’assurance maladie obligatoire. Et ce malgré le fait qu’il ressortait clairement du matériel de la votation de 2002 que l’adoption du régime du délai était liée à celle d’une prise en charge des coûts. Cette accepta- tion constituait en conséquence une partie inté- grante du projet soumis au vote. D’autres articles également publiés dans le BMS [1, 2] mettent en évi- dence le fait que les coûts des interruptions de gros- sesse correspondent en Suisse à 0,02 % des coûts de santé. Ils sont donc vraiment infimes. Cette initiative repose en conséquence sur d’autres motivations: des motifs d’ordre idéologique, éthique et moral souvent défendus par les cercles chrétiens-conservateurs qui souhaitent supprimer le régime du délai car ils re- jettent systématiquement l’interruption de grossesse, s’opposent à l’éducation sexuelle dans les écoles et vouent les mesures contraceptives aux gémonies.
Nous, gynécologues, nous défendons un enca- drement et un traitement de qualité, pour les femmes de tous âges. L’éducation sexuelle et la pré-
vention de grossesses non désirées font partie de notre mission au même titre que le suivi de grossesse et d’accouchement ou le traitement de maladies gy- nécologiques tout au long de la vie. Nous abordons les questions d’une alimentation saine, de la consommation d’alcool, de drogue et de tabac, ainsi que de leurs conséquences sur la santé des femmes et la grossesse.
Heureusement, les interruptions de grossesse ne constituent qu’une petite partie de notre mission.
Dans tous les cas, nous réfléchissons avec la femme concernée afin d’être certains qu’il n’existe vraiment aucune autre alternative. Une telle décision est loin d’être facile, même pour l’équipe thérapeutique.
C’est toutefois notre devoir d’accompagner profes- sionnellement les femmes concernées, également dans ces situations. Nous devons nous assurer qu’une interruption de grossesse s’effectue sans
risques inutiles, c’est-à-dire dans un environnement prévu à cet effet, et à des conditions socialement sup- portables. Car les interruptions de grossesse sont souvent pratiquées pour des femmes socialement dé- savantagées qui subiraient une double peine si elles devaient en plus payer elles-mêmes l’intervention.
Le droit à la santé sexuelle et reproductive fait partie des droits fondamentaux. Et il ne faut pas fou- ler aux pieds ces droits fondamentaux. Pour nous, médecins praticiens, il serait incompréhensible et inacceptable de devoir, pour des femmes en situation de crise due à une grossesse non désirée, assurer en matière de coûts de traitement, un suivi différent de ce qui est proposé à des personnes nécessitant de l’aide suite à leur tabagisme, à une consommation excessive d’alcool ou à leur surpoids. Si l’initiative était acceptée lors de la votation populaire du 9 février 2014, il faudrait aussi remettre en question la prise en charge des coûts pour les personnes en surpoids, les alcooliques et les fumeurs. L’idée que des femmes dans une telle situation de détresse soient abandon- nées aux mains d’avorteurs non qualifiés pour des raisons idéologiques ou financières est totalement insupportable. La Suisse est parvenue à rendre inu-
tile le travail risqué des faiseuses d’anges, l’interrup- tion illégale de grossesse par des personnes non qua- lifiées, grâce à un régime clair du délai. De plus, il a été prouvé à plusieurs reprises que l’usage actuel dans le contexte de la solution du délai n’a généré aucune augmentation du nombre d’interruptions de grossesse. Le comité de gynécologie suisse soutient donc toujours la décision populaire de 2002, le ré- gime du délai et son financement.
Références
1 Seidenberg A. Der Schwangerschaftsabbruch und sein Stellenwert in der medizinischen Versorgung.
Bull Méd Suisses. 2013;93(25):999–1001.
2 Martin J. Interruption de grossesse et LAMal.
Bull Méd Suisses. 2014;94(1/2):14.
Gabriel Schär
Président de gynécologie suisse SGGG
Correspondance:
Secrétariat gynécologie suisse SGGG
Altenbergstrasse 29 Case postale 686 CH-3000 Berne 8 Tél. 031 313 88 55 Fax 031 313 88 99
«Dans tous les cas, nous réfléchissons avec la femme concernée afin d’être certains qu’il n’existe vraiment aucune autre alternative.»
S G G G
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
Together – European and Swiss Congress of Internal Medicine 2014 (ESCIM 2014)
Un grand congrès suisse et européen de médecine interne
Du 14 au 16 mai 2014 se tiendra à Genève le premier congrès suisse et européen de médecine interne, sous l’égide conjoint de la Société suisse de médecine interne générale (SSMI) et de l’European Federation of Internal Medicine (EFIM).
Comment cette initiative est-elle née?
La tradition de la médecine interne générale est très forte en Suisse, que ce soit en pratique ambulatoire ou dans les hôpitaux, y compris universitaires.
L’existence d’un tronc commun de formation de médecine interne hospitalière pour les futurs généra- listes comme pour les futurs spécialistes de la méde- cine interne générale est pratiquement unique en Europe. Afin de promouvoir ce modèle et bénéficier d’autres expériences, la SSMI a cultivé depuis de nombreuses années des liens avec la European Federa
tion of Internal Medicine. L’EFIM regroupe 33 sociétés nationales de médecine interne qui totalisent envi- ron 33 000 membres. Le conseil de l’EFIM a même été présidé par le Dr Werner Bauer, qui a également été président de la SSMI. L’idée d’associer l’EFIM au congrès annuel de la SSMI afin d’élargir notre audience et favoriser les échanges entre collègues de différents pays Européens s’est donc imposée tout naturellement.
Ce congrès remplace-t-il le congrès annuel de la SSMI?
Il n’y aura en effet pas d’autre assemblée annuelle de la SSMI en 2014. C’est notre congrès annuel, mais encore amélioré par la participation de nos parte- naires Européens.
Pourquoi «Together»?
C’est «ensemble» que la médecine, et tout par - ti culièrement la médecine interne générale se pra- tique aujourd’hui.
– Ensemble entre internistes généralistes et spécia- listes;
– ensemble entre médecins, soignants et pluri- professionnels de santé;
– ensemble entre le réseau médico-soignant de l’hôpital et de la communauté;
– ensemble avec les travailleurs sociaux, avec les responsables administratifs des quartiers et des communes.
Et on pourrait continuer longtemps la liste. Au- jourd’hui, la transition est en train de se faire lente- ment entre des soins médicaux et des soins interdisci- plinaires. On voit apparaître des filières de soins spé- cialisées, les itinéraires cliniques, souvent centrés sur une seule pathologie, comme par exemple le diabète.
Mais la réalité de nos patients évolue plus rapide- ment que nos modèles. Aujourd’hui, la polymorbi- dité devient la règle, et ce y compris pour les pa- tients plus jeunes. Il nous faut donc évoluer vers des soins intégrés.
Nous avons donc préparé ensemble avec la Prof.
Sabina de Geest, professeure de soins infirmiers, une demi-journée entière consacrée au thème «Integrated care» basé sur plusieurs exemples concrets d’Europe et de Suisse. Il s’agit non seulement d’intégrer méde- cins, soignants, et pluriprofessionnels de santé, mais aussi d’organiser la filière de soins de la communauté à l’hôpital et vice versa. Autre nouveauté de ce congrès, nous inviterons gratuitement les étudiants en médecine et en soins infirmiers à participer à la journée au cours de laquelle cette session se dérou- lera. Nous espérons ainsi non seulement les intéres- ser à ces nouveau modèles, mais leur permettre de participer à d’autres sessions… ensemble.
Arnaud Perrier
Président du congrès SSMI 2014 et Président du comité scientifique de l’ESCIM 2014
Correspondance:
SGIM/SSMI Solothurnerstrasse 68 CH-4002 Bâle info[at]sgim.ch
S S M I
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
S S M I
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
Pourquoi Genève?
Pour des raisons pratiques, le congrès annuel de la SSMI ne se tient plus à Genève depuis des années, en raison de sa géographie excentrique par rapport au reste de la Suisse. En revanche, outre son rayonnement international et son ouverture vers l’extérieur, Genève occupe une place centrale en Europe et est facile d’ac- cès. De plus, il s’agit d’une ville très vivante et agréable.
A qui s’adresse ce congrès?
Nous voulons que ce congrès prévi ESCIM soit attrac- tif au plus grand nombre. Il est donc destiné à tous les internistes généralistes quel que soit leur environ- nement de pratique, ambulatoire ou hospitalier, leur niveau de formation, postgradué ou continu, et leur intérêt pour un contenu scientifique ou de forma- tion continue de qualité. Il s’adresse également aux spécialistes de la médecine interne générale dont certaines sociétés de spécialité seront comme à l’ac- coutumés les invitées du congrès (voir encadré). Il est également destiné aux médecins étudiants en méde- cine et en soins infirmiers.
Le programme
Les formats retenus sont ceux auxquels les partici- pants au congrès annuel 2013 de la SSMI ont été ha- bitués. Les séances plénières seront riches, avec plu- sieurs sessions parallèles. La seule particularité de l’ES- CIM 2014 est que les séances plénières se dérouleront en anglais afin de permettre la participation de cha- cun (ce ne sera pas systématiquement le cas des work
shops et des learning centers). L’intégralité du pro- gramme peut être consulté sur le site Web du congrès à l’adresse www.escim2014.org. Les trend lectures per- mettront d’aborder des thèmes variés de portée géné- rale sur notre activité. Nous aurons la chance de pou- voir compter sur la participation d’orateurs nord-amé- ricains et européens de grande qualité, tels notamment Zeke Emanuel de l’Université de Pennsyl- vanie qui s’interrogera avec nous sur le caractère éthique du rationnement des soins; David Bates du Brigham and Womens Hospital de Boston pour nous dire si le souci récent de la qualité change quoi que ce soit pour la réalité de nos patients; Sanjay Saint de Ann Arbor, qui nous parlera de l’influence des biais dans le raisonnement clinique sur l’erreur diagnos- tique; et Jacques Cornuz de la SSMI, et Erdal Alkalin de l’EFMI qui nous parleront de l’état actuel des activi-
tés Choosing wisely en Suisse et en Europe. Louis Lou- tan de Genève nous parlera de santé et migrations, un thème essentiel et actuel. Sophia de Rooij des Pays-Bas nous proposera des pistes pour relever le défi de soi- gner les oldest old. Victor Montori, de la Mayo Clinic, nous parlera de la participation croissante de nos pa- tients comme acteurs du système de santé. Enfin, Wil- liam Ghali, hospitaliste renommé de Calgary, nous décrira son expérience de l’unité de soins de demain.
Les updates permettront de faire le point sur les nouveautés dans toutes les disciplines majeures de la médecine interne générale, avec une mention spé- ciale pour la gériatrie et la médecine d’urgences. Les symposia seront très variés, aborderont de très nom- breux sujets allant de la gestion du risque cardiovas- culaire, des progrès et limites de l’imagerie moderne, à la génétique pour l’interniste, le womens’ health, les traitements ciblés des cancers et des maladies auto- immunes et les soins palliatifs. Les sessions How to feront le point sur la prise en charge actuelle et evi
dencebased des problèmes cliniques et pathologies courants, tels la fibrillation auriculaire, l’insuffisance cardiaque, la BPCO, le diabète, mais aussi les vertiges ou l’insomnie. Sans oublier quelques clinical pearls.
La session spéciale sur le integrated care a déjà été mentionnée. Il faut y ajouter la demi-journée organi- sée par les Young Internists, très actifs au sein de l’EFIM et dont une section suisse a été créée il y a une année, qui a toujours un programme très attractif et permet à des internistes en formation postgraduée de tous les pays d’échanger et de se rencontrer.
Enfin il y aura comme toujours les workshops et les learning centers. Nous avons prévu plus de 90 ate- liers qui seront donnés en français, en allemand ou en anglais. Les learning centers seront aussi dispo- nibles en plusieurs langues et seront cette année très orientés vers l’échographie pour l’interniste, l’éva- luation de l’urgence et l’éducation du patient. Cette année-ci les anciens frais additionnels pour les workshops et les learning centers seront déjà inlus dans le prix d’entrée.
La partie scientifique
Nous attendons un très grand nombre d’abstracts ve- nus de Suisse et de toute l’Europe. Il y aura donc des sessions de présentations orales de grande qualité et de très nombreux posters. Ce sera l’occasion pour de nombreux jeunes internistes intéressés par la re- cherche de venir présenter leur travail et le partager avec leurs collègues. Et comme chaque année, les meilleurs travaux seront primés.
En résumé / Invitation
L’ESCIM 2014 sera un congrès particulièrement riche en opportunités d’apprendre, de partager et de nous rencontrer. Avec la Prof. Maria Domenica Cappellini, présidente de l’EFIM, et tout le comité scientifique du congrès, nous vous invitons très chaleureuse- ment à nous rejoindre à Genève.
Sociétés suisses invitées à ESCIM 2014
– Académie Suisse pour la Médecine Psychosomatique et Psychosociale – Société Professionnelle Suisse de Gériatrie
– Société Suisse de Médecine Générale – Société Suisse d’Hématologie
– Société Suisse de Pharmacologie et Toxicologie Cliniques – Société Suisse de Néphrologie
– Société Suisse d’Infectiologie – Société Suisse d’Hypertension
– Société Suisse de Médecine Physique et Réadaption – Société Suisse de Médecine d’Urgences et de Sauvetage
Prof. Dr Arnaud Perrier, Président du congrès SSMI 2014.
Prof. Dr Maria Domenica Cappellini, Présidente de l’EFIM.
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W E I T E R E O R G A N I S AT I O N E N U N D I N S T I T U T I O N E N
Réduire les risques par une évaluation individuelle systématique
Contraceptifs hormonaux combinés et thromboembolie veineuse et artérielle
Depuis 2009, Swissmedic a régulièrement informé sur le risque thromboembolique lié à la prise de contracep- tifs hormonaux combinés (CHC). Hormis le rappel réi- téré des précautions d’usage, des mesures visant à ré- duire les risques ont été mises en œuvre.
En Europe, la procédure d’évaluation du risque de thromboembolie veineuse et artérielle lié à la prise de CHC [1] a été achevée en novembre 2013. Ses conclu- sions rejoignent celles de Swissmedic. Le rapport bé- néfice-risque de toutes les préparations évaluées est clairement favorable pour autant que l’indication et les contre-indications soient respectées et les facteurs de risque de thromboembolie veineuse et artérielle pris en compte lors de la prescription individuelle.
Le sujet a par ailleurs suscité une intense activité médiatique au cours de laquelle des informations erro- nées ont également été diffusées. Dans ce contexte, Swissmedic souhaite rappeler brièvement l’état des connaissances et des recommandations actuelles et at- tirer l’attention sur le matériel d’information produit par la Société Suisse de Gynécologie et d’Obstétrique (SSGO). Swissmedic recommande de faire systémati- quement usage de ce matériel et en particulier de dis- cuter et de remettre la fiche d’information aux femmes recevant un CHC.
Risque de thromboembolie: données actuelles – Le risque de thromboembolie veineuse est aug- menté pour les utilisatrices de tous les contracep- tifs hormonaux combinés (CHC) qu’ils soient administrés par voie orale, anneau vaginal ou patch cutané.
– Parmi les CHC, le risque de thromboembolie vei- neuse est toutefois plus faible pour les CHC contenant du lévonorgestrel [2] comme progesta- tif. En revanche, ce risque est augmenté de 1,5 à 2 fois pour les CHC contenant du gestodène, du désogestrel ou de la drospirénone par rapport à ceux contenant du lévonorgestrel.
– L’augmentation du risque est faible en termes ab- solus. Sur la base des dernières données dispo- nibles et de l’évaluation européenne, l’incidence annuelle de thromboembolie veineuse est en moyenne de:
– 2 pour 10 000 femmes n’utilisant pas de CHC.
– 5–7 pour 10 000 femmes utilisant des CHC contenant du lévonorgestrel, de la noréthistérone ou du norgestimate.
– 9–12 pour 10 000 femmes utilisant des CHC contenant du désogestrel, du gestodène ou de la drospirénone.
– 6–12 pour 10 000 femmes utilisant des prépara- tions combinées (anneau vaginal, patch) conte- nant de l’étonogestrel ou de la norelgestromine.
– le risque de thromboembolie veineuse n’est pas en- core clairement établi pour les préparations conte- nant d’autres progestatifs (chlormadinone, diénogest ou nomégestrol) et en partie d’autres œstrogènes. Il est toutefois au moins aussi élevé que celui des pré- parations contenant du lévonorgestrel.
– L’incidence de thromboembolie veineuse est en- core plus élevée lors d’une grossesse (estimé à 10–30/10 000 grossesses) ou au cours de la pé- riode (12 semaines) après l’accouchement (50–
100/10 000).
– Le risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, occlu- sion artérielle périphérique) est par ailleurs éga- lement augmenté sous CHC, mais il est similaire pour toutes les préparations combinées quel que soit leur composant progestatif. Les complica- tions artérielles sont toutefois beaucoup moins fréquentes que les thromboembolies veineuses.
– Les préparations progestatives en monoprépara- tion (soit sans œstrogènes associés), disponibles sous forme de comprimés, injections trimes- trielles, dispositifs intra-utérins (stérilets impré- gnés) ou implants sous-cutanés ne présentent pas de risque accru de thromboembolie veineuse selon les données connues actuellement.
Mesures de réduction des risques
Depuis 2009 Swissmedic a régulièrement informé les professionnels et la population par des publications et des communications sur son site internet. L’informa- tion sur le médicament a par ailleurs été adaptée en 2010 et 2012: www.swissmedic.ch/marktueberwachung/
00135/00752/00753/index.html?lang=fr
En novembre 2009, Swissmedic a publié dans les organes d’information des médecins et des pharma- ciens un article résumant l’état des connaissances et signalant le risque augmenté de thromboembolie veineuse des CHC contenant de la drospirénone et de la cyprotérone. L’année suivante, un article dans le Bulletin des médecins suisses rappelait les difficul- tés du diagnostic précoce de l’embolie pulmonaire.
Cette publication avait pour but de favoriser un trai- tement rapide en présence de symptômes pouvant évoquer un événement souvent inattendu chez de jeunes femmes.
En juillet 2013, la Société Suisse de Gynécologie et Obstétrique (SSGO), en accord avec Swissmedic, a Swissmedic
Correspondance:
Dr Raoul Kammerlander Clinical Reviewer
Swissmedic, Division Sécurité des médicaments
Hallerstrasse 7 Case postale CH-3000 Berne 9 raoul.kammerlander[at]
swissmedic.ch
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publié du matériel d’information afin de promou- voir une consultation approfondie et un suivi régu- lier lors de chaque prescription de contraception hormonale. Utiles également pour le dossier médi- cal, ces documents peuvent être téléchargés directe- ment sur le site de Swissmedic:
– www.swissmedic.ch/marktueberwachung/
00135/00752/00753/00972/index.html?lang=fr) ou de la SSGO
– http://sggg.ch/fr/content/avis-dexpert).
Contraceptifs hormonaux autorisés en Suisse (état 18.12.2013)
La liste des contraceptifs hormonaux disponibles en Suisse et leur composition en œstrogènes et proges- tatifs est disponible sous le lien suivant: Contracep- tifs hormonaux autorisés en Suisse → vue d’ensemble.
Voir aussi tableau 1 et 2.
Références
1 La procédure d’évaluation européenne a porté sur les préparations contenant les progestatifs suivants:
chlormadinone, désogestrel, diénogest, drospirénone, étonogestrel, gestodène, nomégestrol, norelgestro- mine et norgestimate. Ces progestatifs sont également contenus dans les préparations hormonales combinées autorisées en Suisse.
2 Selon l’évaluation européenne, les CHC contenant de la noréthistérone ou du norgestimate présentent le même risque que ceux contenant du lévonorgestrel.
Recommandations
En résumé, les CHC sont des médicaments efficaces et sûrs afin d’éviter des grossesses non désirées. Ils doivent toutefois être utilisés conformément à leur indication et en tenant compte des précautions d’usage de l’informa- tion sur le médicament.
– Une consultation approfondie est un préalable in- dispensable. Elle permet d’identifier les contre-indi- cations et les facteurs de risque individuels (prédis- position personnelle ou familiale, obésité, consom- mation de tabac, changement de l’état de santé, âge dès 35 ans) et d’évaluer le contexte et les besoins de chaque femme afin de décider du moyen de contraception le mieux adapté. Une décision partagée est un élément primordial et suppose une information approfondie de la personne souhaitant une contraception hormonale.
– Si le choix de la méthode contraceptive se porte sur une préparation hormonale combinée, le risque plus faible de thromboembolie veineuse des prépa- rations contenant du lévonorgestrel doit être pris en considération. Les femmes déjà sous CHC contenant du désogestrel, du gestodène, de la drospirénone ou d’autres progestatifs peuvent continuer avec la même préparation si elles l’ont bien tolérée jusque là. Elles devraient toutefois s’adresser à leur médecin si elles ont des questions ou souhaitent arrêter leur contraception hormonale.
– Les utilisatrices devraient par ailleurs être sensibili- sées aux symptômes d’alerte de thromboembolie artérielle ou veineuse en particulier en cas de douleurs et gonflement d’une jambe, essoufflement soudain inexpliqué, toux d’apparition soudaine ou respiration rapide, douleurs thoraciques, manque de force ou troubles de la sensibilité d’un côté du vi- sage, d’un bras ou d’une jambe. Un médecin devrait être consulté sans délai dans ces situations (voir également fiche d’information destinée aux utilisa- trices de CHC: Fiche d’information SSGO destinée aux utilisatrices de contraceptifs hormonaux combinés (Mise à jour 6/2013).
– Les patientes doivent être informées des alternatives aux CHC qui ne sont pas associées à un risque thromboembolique accru, soit les préparations progestatives pures, les dispositifs intrautérins im- prégnés d’un progestatif ou les méthodes contraceptives non-hormonales.
Tableau 1
Contraceptifs hormonaux combinés autorisés en Suisse (état au 18.12.2013).
Groupe Progestatif Nom de la préparation
«Pilule» 1ère génération Noréthistérone Trinovum
«Pilule» 2e génération Lévonorgestrel Elyfem 20#/30#, Levomin*, Microgynon 30/50, Miranova, Ologyn micro Norgestimate1 Cilest
«Pilule» 3e génération Désogestrel Desiola 20*/30*, Desoren 20*/30*, Gracial, Marvelon, Mercilon, Gestodène Estinette 20*/30*, Femadiol-Mepha
20*/30*, Gynera, Gyselle 20*/30*, Harmonet, Liosanne 20*/30*, Meliane 21#, Meloden, Milvane, Minesse, Minulet, Mirelle, Myvlar#
«Pilules» plus récentes Acétate de
chlormadinone2 Belara, Belarina, Ladonna*, Madinette*, Tyarena*
Drospirénone2 Dretine 21*/ 28, Dretinelle 21*/28, Elenis*, Eloine#, Mirjanne 20*/30*, Queenie*, Yasmin, Yasminelle, YAZ, Yira 20#/30#
Diénogest2 Qlaira
Nomégestrol acétate Zoely Patch transdermique Norelgestromine3 Evra
Anneau vaginal Etonogestrel Nuvaring
Les préparations qui contiennent de l’acétate de cyprotérone comme progestatif
(Cypestra-35*, Cyprelle 35#, Cyproderm*, Diane-35, Elleacnelle*, Feminac 35*, Holgyeme*, Minerva#) ne figurent pas dans le tableau car elles ne sont pas autorisées pour un usage contraceptif au sens strict. Ces préparations ont des propriétés contraceptives, mais sont exclusivement autorisées pour le traitement de maladies liées aux hormones masculines (hyperandrogénisme) comme l’acné (ne répondant pas à d’autres traitements), l’hyperpilosité (hirsutisme) ou certaines formes d’alopécie, lorsqu’une contraception hormonale est souhaitée en même temps.
1 Le norgestimate est transformé dans l’organisme en lévonorgestrel et en norelgestromine, formes hormonales actives.
2 Gestagènes avec propriétés partielles antiandrogènes.
3 La norelgestromine est un métabolite actif du norgestimate.
* Génériques, #Co-Marketing.
Tableau 2
Contraceptifs progestatifs en mono-préparation autorisés en Suisse (état au 18.12.2013).
Groupe Progestatif Nom de la préparation
Minipilule Noréthistérone Micronovum
Désogestrel Cerazette
Injection trimestrielle Acétate de médroxyprogestérone Depo-Provera 150, Sayana
Stérilet hormonal Lévonorgestrel Mirena
Implant Etonogestrel Implanon NXT
Première révision d’un rapport du Swiss Medical Board
Quatre ans après la publication de son premier rapport, le Swiss Medical Board a vérifié la validité des conclusions qu’il avait formulées en juin 2009 concernant le traitement de la rupture du ligament croisé antérieur. Pour ce faire, il a analysé des études et des articles publiés entre 2009 et 2013.
Le conseil d’experts du Swiss Medical Board est chargé de vérifier la relation coût-utilité des presta- tions médicales et de rédiger des rapports avec des recommandations à l’attention des décisionnaires politiques, des patients et des fournisseurs de presta- tions. Le traitement de la rupture du ligament croisé antérieur avait fait l’objet de l’un de ses premiers rap- ports.
Celui-ci était arrivé à la conclusion que le traite- ment conservateur, avec une physiothérapie devait être appliqué comme traitement standard; si toute- fois il n’aboutissait pas au résultat escompté, une in-
tervention chirurgicale pourrait être pratiquée. Dans le même rapport, le conseil d’experts du SMB avait proposé de vérifier ces conclusions, en 2013, sur la base d’éventuelles nouvelles données. Le conseil d’experts s’est chargé de la révision, englobant prin- cipalement une recherche de littérature actualisée concernant la thématique ainsi que l’analyse des nouvelles publications. Un nouveau procédé opéra- toire applicable à la rupture du ligament croisé anté- rieur, la «stabilisation intraligamentaire dynamique à l’aide d’un implant Ligamys®», est actuellement testé. Toutefois, ne disposant encore ni de données d’études publiées ni d’expériences pratiques à long terme, ce procédé n’est pas pris en compte dans la présente analyse.
A ce jour, il n’existe que peu d’études de qualité mettant en parallèle le traitement chirurgical et le traitement conservateur. La recherche de littérature actualisée a permis d’identifier trois nouvelles études et un article dont les résultats soutiennent clairement les recommandations émises en 2009 dans le rapport du Swiss Medical Board. Par conséquent, ces recom- mandations demeurent inchangées. Le résultat de la révision sera communiqué aux sociétés de discipline concernées; en présence de données significatives, celles-ci pourront, à tout moment, présenter une re- quête de révision du rapport au comité de direction.
Le rapport de révision complet peut être consulté sur le site internet de Swiss Medical Board (www.
swissmedicalboard.ch).
Informations détaillées concernant Swiss Medi- cal Board sous www.swissmedicalboard.ch
Swiss Medical Board
Correspondance:
Susanna Marti Calmell Secrétariat de l’organe responsable du Swiss Medical Board Stampfenbachstrasse 30 Case postale
CH-8090 Zurich Tél. 043 259 52 11 info[at]medical-board
Sujets d’actualité du forum
Venez débattre avec nous! Dans la rubrique forum, nous présentons régulièrement des sujets d’actua- lité politique, économique et scientifique ayant trait au système de santé. Donnez votre avis ou com- mentez les affirmations de vos confrères. Pour accé- der au forum: www.bullmed.ch/forum/
«Le conseil d’experts s’est chargé de la révision, englobant principale- ment une recherche de littérature actualisée concernant la thématique ainsi que l’analyse des nouvelles publications.»
S w i s s M e d i c a l B o a r d
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
Die Podiumsteilnehmer von links nach rechts: Andreas Klipstein, Roland Müller, Albert Koller, Markus Löliger (Moderator) und Peter Wiedersheim.
SÄZ-Podiumsdiskussion am 5. Dezember 2013 in St. Gallen
Das Arztzeugnis im Brennpunkt unterschiedlicher Interessen
Die 3. Podiumsdiskussion 2013 der Schweizerischen Ärztezeitung fand in Zusam- menarbeit mit der Ärztegesellschaft des Kantons St. Gallen statt. Zu Informationen und Gesprächen rund um das Thema Arztzeugnis fanden sich im Hotel Radisson Blu rund 50 Zuhörerinnen und Zuhörer ein. Die zahlreichen Voten bewiesen, dass das Arztzeugnis eine Quelle für manche Unsicherheiten und Ärgernisse sein kann.
Dr. med. Peter Wiedersheim, Präsident der Ärztege- sellschaft St. Gallen, führte mit einem kurzen Vor- trag ins Thema ein. Mit dem Arztzeugnis wird eine Arbeitsunfähigkeit (AUF) belegt (s. Kasten S. 111). Je länger diese dauert, umso höher ist das Risiko, dass der betroffene Patient berentet wird: Wer mehr als sechs Monate nicht mehr gearbeitet hat, hat ein IV- Renten-Risiko von über 50%, nach einem Jahr AUF liegt das Renten-Risiko bei nahezu 100%! Das bedeu- tet, dass Arbeitsintegrationsmassnahmen so früh wie möglich erfolgen sollten. Rein psychologisch ist es auch besser, von der Arbeitsfähigkeit anstatt der Arbeitsunfähigkeit zu sprechen.
Im Jahr 2010 fehlten die Arbeitnehmenden der Schweiz rund 200 Millionen (!) Stunden bei der Ar- beit, das entspricht 74 Stunden pro Vollzeitstelle. Die Ursachen waren in rund 70% der Fälle Krankheiten und Unfälle, der Rest ging aufs Konto von Mutter- schaftsurlaub, Militär- und Zivildiensteinsätzen, Kurzarbeit usw. Bis zum Alter von 55 Jahren fehlen Frauen häufiger bei der Arbeit als Männer, in den
letzten Arbeitsjahren vor der Pensionierung sind Männer häufiger arbeitsabwesend. Die meisten Fehl- stunden fallen bei Bauarbeitern, die wenigsten bei freiberuflich Tätigen an, Beschäftigte im Gesund- heits- und Sozialwesen entsprechen mit 74 Fehlstun- den pro Jahr dem Durchschnitt.
Eva Ebnöther
Korrespondenz:
Redaktion SÄZ Farnsburgerstrasse 8 CH-4132 Muttenz Tel. 061 467 85 72 reaktion.saez[at]emh.ch
Die Teilnehmer der Podiumsdiskussion Unter der Leitung von Markus Löliger, Journalist und Medienbeauftragter der Ärztegesellschaft St. Gallen, diskutierten:
PD Dr. med. Andreas Klipstein, Präsident Swiss Insurance Medicine (SIM)
Albert Koller, Leiter der Personalmanagement &
Academy der Jansen AG
Prof. Dr. iur. Roland Müller, Rechtsanwalt und Lehrbeauftragter für Arbeitsrecht an den Univer- sitäten St. Gallen und Bern
Dr. med. Peter Wiedersheim, Präsident der Ärzte- gesellschaft St. Gallen
TA B L E R O N D E D U B M S
TA B L E R O N D E D U B M S
Ein neues Arztzeugnis im Kanton St. Gallen Das Ausstellen eines Arztzeugnisses ist zwar ein Rou- tinevorgang, aber dennoch eine anspruchsvolle Auf- gabe, bei der verschiedene Interessen unter einen Hut gebracht werden müssen. Ärztinnen und Ärzte
befinden sich dabei in einem Spannungsfeld zwi- schen ihrer rein ärztlichen Tätigkeit sowie den Er- wartungen des Patienten, des Arbeitgebers und der Sozialversicherungen. Die Ärztegesellschaft des Kan- tons St. Gallen beschritt in Sachen Arbeitszeugnis
neue Wege. Es entstand ein pragmatisches Modell mit einem einfachen und dennoch detaillierten Arbeitszeugnis, das sich in der Praxis gut bewährt.
Zu Beginn des Projekts im Jahr 2005 standen ver- schiedene Probleme an: Die Absenzen nahmen zu, die krankheits- und unfallbedingten Kosten explo- dierten, zwischen Arbeitnehmern, Arbeitgebern und Ärzten herrschten Vorurteile ohne offene Kommu-
nikation sowie eine allgemeine Unzufriedenheit über die Abwicklung der Fälle. Ein wichtiger Schritt be- stand darin, dass sich alle Stakeholder (Ärzte, Arbeit- geber, Arbeitnehmer, Versicherer und Arbeitsämter) an einen Tisch setzten und offen diskutierten. Das Ziel bestand darin, die Situation im ganzen Einzugs- gebiet zu verbessern. Im Mittelpunkt stand das soge- nannte Credo: «Arbeitgeber und Ärzteschaft verfol- gen gemeinsam das Ziel, den Patienten/Patientinnen bzw. Arbeitnehmern/Arbeitnehmerinnen bei Krank- heit und Unfall einerseits eine optimale Rekonvales- zenz, andererseits aber auch eine rasche und gesi- cherte Wiedereingliederung in den Arbeitsprozess zu ermöglichen. Durch koordinierte Zusammenarbeit sollen Arbeitsausfälle, aber auch Gesundheitskosten reduziert werden. Prioritär sind die Gesundheit der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer sowie die Er- haltung des Arbeitsplatzes.»
Bessere Kommunikation und weniger Arbeitsausfälle
Man entwickelte ein neues Arbeitszeugnis und inte- grierte die folgenden neuen Punkte in den Ablauf bei AUF:
– Feld «Kontaktaufnahme durch Arbeitgeber er- wünscht» auf dem Arbeitszeugnis – ob dieses Feld angekreuzt werden soll, wird mit dem Arbeitneh- mer besprochen. Es ermöglicht dem Arbeitgeber eine frühe Kontaktaufnahme mit dem Arzt und die Planung des weiteren Vorgehens;
– Erfassung der Arbeitszeit und Arbeitsleistung (Teilzeitarbeit);
– Aktuelles und nächstes Konsultationsdatum;
– Detailliertes Arztzeugnis aufgrund von Arbeits- platzbeschrieb;
– Bei Bedarf kann mit einem «Arzt des Vertrauens»
Kontakt aufgenommen werden;
– Rückwirkende Zeugnisse werden nur in Ausnah- mesituationen ausgestellt;
– Grundsätzlich positive Haltung: «Arbeitsfähig- keit» anstatt AUF.
Der Moderator Markus Löliger dankt Peter Wiedersheim für seinen Vortrag zum St. Galler Arztzeugnis-Modell.
«Das Ausstellen eines Arztzeugnisses ist zwar ein Routine vorgang, aber dennoch eine anspruchsvolle Aufgabe, bei der verschiedene Interessen unter einen Hut gebracht werden müssen.» (Peter Wiedersheim)
«Auch die Eigenverantwortung der Arbeitgeber ist gefragt – sie müssen zur Gesundheitserhaltung der Arbeitnehmer beitragen.»
(Albert Koller)
Albert Koller, Leiter der Personalmanagement & Academy der Jansen AG, sieht das St. Galler Modell als Erfolgsgeschichte.
TA B L E R O N D E D U B M S
Das Fazit von Peter Wiedersheim bezüglich des neuen Arztzeugnisses: «Die Kritik in Bezug auf leichtfertig ausgestellte Arztzeugnisse ist weitgehend verstummt.» Das neue Arztzeugnis trägt bei zu besse- rer Kommunikation, Information und Zusammenar- beit von allen Beteiligten, optimaler Rekonvaleszenz, Vertrauensgewinn, rascher Wiedereingliederung, Reduktion von Arbeitsausfällen, Taggeldleistungen, Renten und Gesundheitskosten sowie zur Sicherung von Arbeitsplätzen.
Gesunde Unternehmen brauchen gesunde Mitarbeitende
In der nachfolgenden Diskussion bezeichnete Albert Koller, Leiter der Personalmanagement & Academy der Jansen AG, das St. Galler Modell als «echte Er- folgsgeschichte». Das gegenseitige Vertrauen aller Beteiligten sei stark gestiegen. «Auch die Eigenver- antwortung der Arbeitgeber ist gefragt – auch sie müssen zur Gesundheitserhaltung der Arbeitnehmer
beitragen.» PD Dr. med. Andreas Klipstein, Präsident Swiss Insurance Medicine (SIM), betonte, dass ein Arbeitszeugnis auch als therapeutisches Instrument eingesetzt werden kann.
Prof. Dr. iur. Roland Müller, Rechtsanwalt und Lehrbeauftragter für Arbeitsrecht an den Universitä-
ten St. Gallen und Bern, zitierte aus einer Publika- tion: Nur 4,2% aller Arbeitnehmer beginnen am Freitag nach einer Krankheit wieder zu arbeiten, 58% beginnen erst am Montag wieder. Interessant ist auch, dass Vorgesetzte ihre Absenzenquote «mit- nehmen», wenn sie die Abteilung wechseln – Absen- tismus ist daher direkt vom Vorgesetzten abhängig.
«Ideal ist eine Absenzenquote unter 2%», sagte Mül- ler, «steigt sie über 4%, sollten die Alarmglocken läu- ten.»
Alle Beteiligten waren sich einig, dass Arztzeug- nisse bei einer Abwesenheit von weniger als einer Woche eigentlich unsinnig sind. In einem vertrau- ensvollen Arbeitsverhältnis genüge in einem solchen Fall ein Telefon an den Arbeitgeber. Und wenn dieser den Verdacht habe, dass der Arbeitnehmer miss- bräuchlich der Arbeit fernbleibe, sollte der Arbeit- geber eher das Gespräch mit dem Arbeitnehmer su- chen, anstatt Arztzeugnisse einzufordern. Albert Koller: «Arztzeugnisse sind für den Arbeitgeber vor allem dann wichtig, wenn er wissen muss, wann der Arbeitnehmer an die Arbeit zurückkommen kann.
Das gilt besonders für Teil-Arbeitsfähigkeit.»
Peter Wiedersheim betonte, dass ein gutes Prä- senz-Management in grösseren Unternehmen sinn- voll sei – wiederholte Kurzabsenzen oder gehäufte
«Freitag-bis-Montag-Absenzen» würden mittels Prä- senz-Management rasch auffallen: «Die Erfahrungen im Rahmen unseres Pilotprojekts haben gezeigt, dass in mehreren Betrieben mit einem guten Gesund- heits- und Präsenz-Management die krankheits- bedingten Fehlzeiten um 30 bis gegen 50% reduziert werden konnten.»
Andreas Klipstein, Präsident von Swiss Insurance Medicine (l.), hält das Tele-Zeugnis für einen Rückschritt. Sein Podiumskollege Roland Müller, Rechtsanwalt und Lehrbeauftragter für Arbeitsrecht, warnt: «Steigt die Absenzenquote über 4 %, sollten die Alarmglocken läuten.»
Medgate-Geschäftsführer Andy Fischer wehrt sich gegen Kritik. Das Medgate-Arztzeugnis wende sich vor allem an Arbeitnehmer, die schon vom ersten Tag an ein Arztzeugnis vorlegen müssten.