R ´ESUM ´E 2
LES COURBES
1. Courbes param´etr´ees
Une courbe param´etr´ee dans Rn est une application continue γ : I → Rn, o`uI est un intervalle deR. Un changement de param`etre est un hom´eomorphisme h : I → I. On dit que deux courbes param´etr´ees γ : I → Rn et γ : I → Rn d´efinissent la mˆeme courbe [orient´ee] s’il existe un changement de param`etre [croissant] h:I →I tel que γ =γ ◦h.
2. Courbes r´eguli`eres et longueur d’arc
Dor´enavant, on suppose que les courbes param´etr´ees sont de classe C∞ et que les changements de param`etre sont des diff´eomorphismes de classe C∞. On dit qu’une courbe param´etr´ee γ :I → Rn est r´eguli`ere si pour tout t ∈I, γ0(t) 6= 0.
On dit alors que la courbe d´efinie par γ est r´eguli`ere.
On d´efinit lalongueur d’un arc de courbeen utilisant la structure euclidienne usuelle deRn : l(γ;a, b) =
Z b a
kγ0(t)kdt pour a < b dans I.
On dit qu’une courbe param´etr´ee γ :I →Rn est param´etr´ee par l’abscisse curviligne(p.p.a.c.) si pour tout s∈I, kγ0(s)k= 1. Toute courbe r´eguli`ere admet des param´etrisations par l’abscisse curviligne.
3. Courbes dans le plan
On munit le plan R2 de sa structure euclidienne et de son orientation canoniques. Soit γ : I → R2 une courbe r´eguli`ere p.p.a.c. Pour tout s ∈ I, on d´efinit T(s) = γ0(s) et N(s) comme l’image de T(s) par la rotation d’angle +π2. La famille (T(s),N(s)) est une base O.N. directe et le rep`ere (γ(s);T(s),N(s)) s’appelle le rep`ere de Fr´enet au point γ(s). La courbure alg´ebrique de γ en s est d´efinie par
T0(s) =κalg(s)N(s).
C’est un nombre r´eel (il est positif si la courbe “tourne” dans le sens positif).
4. Les courbes dans l’espace
On munit l’espace R3 de sa structure euclidienne et de son orientation canoniques.
On dit qu’une courbe param´etr´ee γ : I → R3 est bir´eguli`ere si pour tout t∈I, γ0(t)∧γ00(t)6= 0.
Soit γ : I → R3 une courbe bir´eguli`ere p.p.a.c. Pour tout s ∈ I, on d´efinit T(s) = γ0(s), N(s) = γ00(s)/kγ00(s)k et B(s) = T(s)∧N(s). La famille (T(s),N(s),B(s)) est une base O.N. directe et le rep`ere (γ(s);T(s),N(s),B(s)) s’appelle le rep`ere de Fr´enet au pointγ(s). On a les formules de Fr´enet
T0(s) = κ(s)N(s)
N0(s) = −κ(s)T(s) +τ(s)B(s) B0(s) = −τN(s)
qui d´efinissent la courbure κ(s) et la torsion τ(s) de γ en s.
Th´eor`eme. Soit I un intervalle de R et κ : I → R∗+ et τ : I →R des fonctions de classe C∞. Alors,
(i) Il existe une courbe bir´eguli`ere p.p.a.c. γ : I → R3 admettant κ comme fonction courbure et τ comme fonction torsion.
(ii) Si γ1 et γ2 sont deux telles courbes p.p.a.c., il existe un d´eplacement R de l’espace R3 tel que γ2 =R◦γ1.
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