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On dit alors queα est une courbe param´etr´eed´eveloppante de γ

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e d’Orl´eans 11 Mars 2015 D´epartement de Math´ematiques

G´eom´etrie Diff´erentielle

Examen Partiel Exercice 1

Soit γ : I → R2 une courbe param´etr´ee r´eguli`ere C param´etr´ee par l’abscisse curvilignes. On noteT(s) le vecteur unitaire tangent `aγ enγ(s) etN(s) le vecteur d´eduit de T(s) par une rotation de π/2. On note κ(s) la courbure alg´ebrique deγ en γ(s).

1) Exprimer T0(s) et N0(s) en fonction de T(s), N(s) etκ(s).

2) Etant donn´ee une fonction λ : I → R de classe C, on d´efinit la courbe param´etr´eeα :I →R2 par

α(s) =γ(s) +λ(s)T(s) ∀s ∈I.

a) Calculer α0(s) ;

b) D´eterminer toutes les fonctionsλde classeCtelles que pour touts∈I,α0(s) soit orthogonal `aT(s). On dit alors queα est une courbe param´etr´eed´eveloppante de γ.

c) D´eterminer les pointsα(s) o`u α est r´eguli`ere.

3) Etant donn´ee une fonction µ : I → R de classe C, on d´efinit la courbe param´etr´eeβ :I →R2 par

β(s) =γ(s) +µ(s)N(s) ∀s∈I.

a) Calculer β0(s) ;

b) A quelle condition peut-on trouver une fonction µ : I → R telle que pour touts ∈I, β0(s) soit orthogonal `a T(s). La courbe β s’appelle alors la d´evelopp´ee de γ.

c) Donner une d´efinition g´eom´etrique de la d´evelopp´ee d’une courbe.

4) Avec les notations de la question 2), montrer que si une d´eveloppante α de γ est r´eguli`ere, alors γ est la d´evelopp´ee de α.

Exercice 2

DansR3 on consid´ere la sph`ere unit´e

S2 ={(x, y, z)∈R3 :x2+y2+z2 = 1}.

(2)

Le plan de l’´equateur {(x, y, z) ∈ R3 : z = 0} sera identifi´e `a R2 au moyen de l’application qui `a (x, y,0) associe (x, y) et `aCpar l’application qui associe `a (x, y) le nombre complexe z = x+iy. On appelle pˆole nord le point N = (0,0,1). La projection st´er´eographique `a partir du pˆole nord est l’application θN qui `a tout pointP ∈S2\ {N} associe le point d’intersection P0 de la demi-droite issue deN passant par P et du plan de l’´equateur.

1) Montrer que θN est une bijection de S2\ {N} sur R2.

2) Montrer que ϕN−1N :R2 →S2\ {N} est une carte de S2.

3) On d´efinit de mˆeme la projection st´er´eographique θS `a partir du pˆole sud S = (0,0,−1) ; c’est une bijection de S2 \ {S} sur R2. On d´efinit la carte ϕS = θ−1S : R2 → S2 \ {S}. Montrer que (ϕN, ϕS) est atlas de S2. Pr´eciser le domaine et l’image du changement de cartes h tel que ϕNS ◦h. Donner une expression dehen utilisant la notation complexez =x+iy. L’atlas (ϕN, ϕS) est-il orient´e ?

4) Soit P ∈ C[X] un polynˆome non constant. On note aussi P : C → C l’application z 7→ P(z). On d´efinit f = θN ◦ P ◦ ϕN. C’est une application de S2 \ {N} dans elle-mˆeme. Montrer que f se prolonge par continuit´e en une applicationg deS2 dans elle-mˆeme.

5) Montrer que g est une application diff´erentiable de de S2 dans elle-mˆeme.

Exercice 3

Soit S une surface r´eguli`ere de R3 admettant une carte locale φ:U →φ(U)⊂S o`u U est un ouvert de R2. Soit α : [a, b] → U une courbe r´eguli`ere C1 `a valeurs dans U. On pose γ =φ◦α. On noteE =||∂φ∂u||2, F =< ∂φ∂u,∂φ∂v > et G=||∂φ∂v||2. On rappelle les formules de longueur et d’aire suivantes :

`(γ)=def Rb

a ||γ0(t)||dt=Rb

a E(u0)2+ 2F u0v0+G(v0)21/2

dt.

Soit R⊂U. La formule de l’aire de φ(R), not´ee A(φ(R)), est donn´ee par : A(φ(R)) =R

R||∂φ∂u∂φ∂v||dudv=R

R(EG−F2)1/2dudv.

1. On pose S = {(x, y, z) ∈ R3 : (x, y, z) = (vcosu, vsinu, u), u ∈]0,2π[, v > 0}.

Soit U =]0,2π[×]0,∞[ et φ(u, v) = (vcosu, vsinu, u). Montrer que S est une surface r´eguli`ere en montrant que (U, φ) est une carte (globale) de S.

2. Calculer les coefficientsE, F, G de la premi`ere forme fondamentale dans la carte (U, φ).

3. Montrer l’in´egalit´e Rb

a ||γ0(t)||dt ≥Rb

a||α0(t)||dt pour toutes les courbes γ et α li´ees par la relationγ =φ◦α.

4. Soit b >0 et u0 ∈]0,2π[. On pose α(t) = (u(t), v(t)) = (u0,sinht) avec t ∈]0, b[

et γb =φ◦α. Calculer `(γb).

5. Calculer l’aire A(φ(Rb)) avec Rb = {(u, v) ∈ R2 : u ∈]0,2π[,0 < v < sinhb}.

Puis montrer que l’on a :A(φ(Rb))∼π[`(γb)]2 lorsque b→+∞. (On pourra faire un changement de variable et utiliser la relation coshθ =p

(sinhθ)2+ 1.) 2

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