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La premi`ere forme fondamentale Soit S une surface r´eguli`ere dans R3

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Academic year: 2022

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(1)

R ´ESUM ´E 4

PROPRIETES METRIQUES DES SURFACES

1. La premi`ere forme fondamentale

Soit S une surface r´eguli`ere dans R3. Pour tout p ∈ S, le plan vectoriel tangent TpS h´erite du produit scalaire de R3. On le note gp : pour X, Y ∈ TpS, gp(X, Y) =< X, Y >. Muni de gp, TpS est un espace vectoriel euclidien. La premi`ere forme fondamentale de S est le champ de produits scalaires p 7→ gp. Soit (ϕ, U) une carte de S. On note (u1, u2) = (u, v) les coordonn´ees locales. Soit (u, v) ∈ U et p = ϕ(u, v). On sait que {e1 = ∂ϕ

∂u1(u, v),e2 = ∂ϕ

∂u2(u, v)} est une base de TpS. On note gi,j(u, v) = gp(ei,ej) les coefficients de gϕ(u,v) dans cette base. On note [G] = [gi,j] la matrice des coefficients. Soit (ϕ, U) une nouvelle carte. On note h le changement de cartes telle que ϕ = ϕ◦h et (u, v) = h(u, v).

La matrice [G] des coefficients degp dans la nouvelle carte se d´eduit de [G] par la formule [G] = t[J][G][J], o`u [J] est la matrice jacobienne deh en (u, v).

2. Longueur des courbes

SoitS une surface r´eguli`ere dansR3 etγ :I →S une courbe param´etr´ee de classeC1. Etant donn´esa < bdansI, la longueur de l’arc de courbe correspondant s’exprime `a l’aide de la premi`ere forme fondamentale :

l(γ;a, b) = Z b

a

(gγ(t)0(t), γ0(t)))1/2dt.

Si γ([a, b]) ⊂ ϕ(U), o`u (ϕ, U) une carte de S et si on ´ecrit γ(t) =ϕ(u1(t), u2(t)), cela devient

l(γ;a, b) = Z b

a

Xgi,jdui dt

duj dt

1/2

dt.

3. Aire d’une surface

Soit (ϕ, U) une carte d’une surface r´eguli`ere S dans R3 et A une partie mesurable deU. On d´efinit l’aire de B =ϕ(A) par

aire(B) = Z Z

A

k∂ϕ

∂u ∧ ∂ϕ

∂vkdudv On a l’´egalit´e

k∂ϕ

∂u ∧ ∂ϕ

∂vk= (det[G])1/2 Cette d´efinition ne d´epend pas de la carte choisie.

(2)

4. La deuxi`eme forme fondamentale

Soit S une surface r´eguli`ere orient´ee dans R3. On note n(p) son vecteur normal en p ∈ S. L’application de Gauss est l’application p 7→n(p) de S dans la sph`ere unit´e. L’application lin´eaire tangente enp, not´eeTpnest un endomorphisme de l’espace vectoriel euclidien TpS, appel´e endomorphisme de Weingarten. Il est sym´etrique. On note Lp la forme bilin´eaire sym´etrique associ´ee `a Tpn : pour X, Y ∈TpS,

Lp(X, Y) =gp(X, TpnY).

La deuxi`eme forme fondamentale de S est le champ de formes bilin´eaires sym´etriques p 7→ Lp. Consid´erons la base {∂ϕ

∂u(u, v),∂ϕ

∂v(u, v)} de TpS (o`u p= ϕ(u, v)) associ´ee `a une carte directe (ϕ, U)). La relation ci-dessus s’´ecrit ma- triciellement

[L] = [G][Tpn],

o`u on a introduit les matrices dans cette base. Les coefficients de L sont donn´es par

Li,j(u, v) =−<n(ϕ(u, v)), ∂2ϕ

∂ui∂ui(u, v)> . Ces relations permettent de calculer [Tpn].

Les valeurs propres κ1 etκ2 de Tpn s’appellent lescourbures principales de S en p; les directions propres associ´ees s’appellent les directions principales. La courbure de Gauss K et la courbure moyenne H de S en p sont d´efinies par

K =κ1κ2 = detTpn et H = 1

2(κ12) = 1

2TraceTpn.

5. Le Th´eor`eme de Gauss

Th´eor`eme (theorema egregium). La courbure de Gauss K d’une surface r´eguli`ereS dans R3 ne d´epend que de la premi`ere fondamentale.

Explicitement,K =R2 112 , o`u Rlijk = ∂Γljk

∂ui − ∂Γlik

∂uj + ΓmjkΓlim−ΓmikΓljm Γkij = gkl

2

∂gjl

∂ui + ∂gli

∂uj − ∂gij

∂ul

2

(3)

6. Isom´etries locales et applications conformes

Soient S et S deux surfaces r´eguli`eres. On dit qu’une application dif- f´erentiable f deS dansS est une isom´etrie locale si pour toutp∈S, l’application lin´eaire tangente Tpf est une isom´etrie de TpS sur Tf(p)S. Si, de plus, f est une bijection deS surS, on dit quef est uneisom´etrie. On dit que deux surfacesS et S sont isom´etriques si il existe une isom´etrie de l’une sur l’autre. On dit qu’elles sont localement isom´etriques si tout point p deS admet un voisinage isom´etrique

`

a un sous-ensemble de S et tout point p de S admet un voisinage isom´etrique `a un sous-ensemble de S.

Th´eor`eme (Gauss). Soit f :S →S une isom´etrie locale. Alors, la courbure de Gauss de S en p est ´egale `a la courbure de Gauss de S en f(p).

On rappelle qu’on appellesimilitude d’un espace vectoriel euclidien E dans un autreE une application lin´eaire inversible deE dansE qui conserve les angles.

On dit qu’une application diff´erentiable f de S dans S est conforme si pour tout p∈S, l’application lin´eaire tangente Tpf est une similitude deTpS sur Tf(p)S.

Th´eor`eme (admis). Toute surface r´eguli`ere admet un atlas constitu´e de cartes conformes.

7. Transport parall`ele et g´eod´esiques

Soit S une surface r´eguli`ere dans R3. Pour tout p ∈ S, on note Pp la projection orthogonale de R3 sur TpS. Etant donn´es une courbe param´etr´ee γ : I → S et un champ de vecteurs tangents X d´efini sur γ(I), on d´efinit la d´eriv´ee covariante de X le long de γ par

D

dtX(t) =Pγ(t) d dtX(t).

Proposition. Etant donn´es S, γ comme ci-dessus , t0 ∈ I et X0 ∈ Tγ(t0)S, le probl`eme de Cauchy

DX/dt = 0 X(0) = X0

admet une solution et une seule X :t ∈I 7→X(t)∈Tγ(t)S.

On d´efinit alors le transport parall`ele d’un vecteur tangent le long de γ par H(t, t0)X0 =X(t).

Proposition. Le transport parall`ele H(t, t0) :Tγ(t0)S →Tγ(t)S est isom´etrique.

On dit qu’une courbe param´etr´ee γ : I → S de classe C2 est g´eod´esique si son vecteur d´eriv´ee est parall`ele le long deγ, c’est-`a-dire si elle v´erifieDγ0/dt= 0.

Cela est ´equivalent `a dire que pour tout t ∈ I, γ00(t) est normal `a la surface en γ(t).

3

(4)

Proposition. Etant donn´esp∈S etX ∈TpS, il existe une courbe param´etrique g´eod´esique maximale et une seule γ :I →S telle γ(0) =p et γ0(0) =X.

Dans une carte, l’´equation du transport parall`ele est dYk

dt + Γkijdui

dt Yj = 0 et l’´equation des g´eod´esiques est

d2ui

dt2 + Γijkduj dt

duk dt = 0

Th´eor`eme. Si une courbe p.p.a.c. γ : [a.b]→S de classe C2 r´ealise le minimum de la longueur des chemins entre γ(a) et γ(b), alors γ est g´eod´esique.

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