Cours de mathématiques
Chapitre 2
Nombres complexes
Calvin and Hobbes , by Bill Waterson
Les nombres omplexes portent bien leur nom! Ils interviennent partout : en algèbre, en
analyse, en géométrie, en életronique, en traitement du signal, en musique, et. Et en
plus, ils n'ontjamais lamême apparene : tanttsousforme algébrique,tanttsousforme
trigonométrique, tantt sous forme exponentielle, ... Leur suès vient en fait de deux
propriétés : en travaillant sur lesnombres omplexes, toutpolynme admet un nombrede
raines égalà son degré et surtout ils permettent de aluler failement en dimension 2.
Aymar de Saint-Seine
Année scolaire 2010–2011
1.
Rappels
Définition 1 : Ensemble des nombres complexes
On appelle
Cl’ensemble des nombres de la forme x +
iy, où x ∈
R, y ∈
Ret
iest le nombre vérifiant
i2 = − 1. Cet ensemble est appellé ensemble des nombres complexes.
Remarque : La notationi fut introduitepar Euler (Bâle 1707 - Saint Pétersbourg 1783).
Dans les exeries et le ours, onnotera parfois j à la plae de i pour éviter la onfusion
ave lanotation de l'intensité utiliséeen életriité.
Les règles de aluls (addition, dévellopement, fatorisation) valables pour les nombres
réels sont aussi valables pour les nombres omplexes.
Exerie résolu 1 :
On donne
z 1 = − 2 + 3
j etz 2 = 4 −
j.Érire sous formealgébrique :
1
.z 1 + z 2
;2
.2z 1
;3
.z 1 × z 2
.Solution :
1
.z 1 + z 2 = ( − 2 + 3
j) + (4 −
j) = − 2 + 4 +
j(3 − 1) = 2 + 2
j;2
.2z 1 = 2( − 2 + 3
j) = − 4 + 6
j;3
.z 1 × z 2 = ( − 2 + 3
j)(4 −
j) = − 8 + 2
j+ 12
j− 3
j2 = − 8 + 14
j− ( − 3) = − 5 + 14
j.1.1.
Forme algébrique
Définition 2 : Forme algébrique
L’écriture x +
jy est appellée forme algébrique du complexe z.
x s’appelle la partie réelle et est noté
Re(z).
y s’appelle la partie imaginaire et est notée
Im(z). C’est un nombre réel.
Théorème 1 : Nombres complexes égaux
Puisque l’écriture d’une nombre complexe sous la forme x+
jy est unique ; deux nom- bres complexes sont égaux si et seulement si leur partie réelle et leur partie imagi- naire sont égales.
Définition 3 : Imaginaire pur
Soit z = x +
jy un nombre complexe.
Si y est nul, on a un nombre réel.
Si x est nul et y 6 = 0, on a un imaginaire pur.
Définition 4 : Complexe conjugué
Si z = x + y, on appelle conjugué de z le nombre z = x − y.
Théorème 2 : Propriétés sur les conjugués Soit z un nombre complexe. On a
z = z
etz × z = x 2 + y 2 .
Remarque : Lesnombres onjugués servent,entre autre, àrendre réel des dénominateurs
an d'obtenir des formes algébriques.
Exerie résolu 2 :
Mettre sous forme algébriquelesnombres
z 3 = 2
3 +
j etz 4 = 1 + 2
j5 − 6
j.Solution :
z 3 = 2
3 +
j= 2(3 −
j)
(3 +
j)(3 −
j) = 6 − 2
j9 −
j2 = 6 − 2
j10 = 3
5 − 1 5
j.z 4 = 1 + 2
j5 − 6
j= (1 + 2
j)(5 + 6
j)
(5 − 6
j)(5 + 6
j) = 5 + 6
j+ 10
j+ 12
j2
5 2 − (6
j) 2 = 5 + 16
j− 12
25 − 36( − 1) = − 7 + 16
j61 .
1.2.
Représentation géométrique d'un nombre omplexe
Dans le plan muni d'un repère
(O; ~u, ~v)
, à tout nombre omplexez = x +
jy
on peutassoier le point
M
de oordonnées(x; y)
et réiproquement.z = x +
jy ⇔
0 → u
→ v
M(z)
x y
Définition 5 : Image, affixe
Le point M (x ; y) est l’image du nombre complexe x +
jy.
Le nombre x +
jy est l’affixe du point M .
Le vecteur − OM − − − −→ est le vecteur image du nombre complexe x +
jy.
Remarque : Les réels ont leur image sur l'axe des absisses, et les imaginaires purs ont
leur image sur l'axe des ordonnées.
Théorème 3 : Complexes et géométrie
Si A a pour affixe z A et B a pour affixe z B alors :
• Le milieu I du segment [AB] a pour affixe z I = 1 2 (z A + z B )
• z −→ AB = z B − z A
• AB = | z B − z A |
• ( → u ; − AB) = − −→ arg(z B − z A )
1.3.
Forme trigonométrique
Définition 6 : module
on appelle module de z le nombre réel p
x 2 + y 2 . On le note | z | ou r.
Il s’agit de la longueur du segment OM.
Définition 7 : argument
On appelle argument de z une mesure de l’angle entre −→ Ox et −−→ OM . On le note souvent θ.
Remarques :
•
la dénition de l'argument d'un omplexe néessite que le plan soit orienté (il le seraimpliitementàpartir de maintenant).
•
Un point étant donné, il existe plusieurs mesures de l'angle( → u; − OM − − − − − − → )
. Ainsi, on parled'un argument etpas de l'argument.
•
Lanotationalgébriqueorrespond aurepérageartésien d'unpointduplan,lanotationtrigonométrique orrespond au repérage polaire. Suivant l'étude menée, haque point
de vue présente ses avantages.
Méthode : passage de la forme trigonométrique à la forme algébrique
Si l’on connait le module (noté r) et un argument (noté θ) d’un nombre complexe, on peut retrouver sa forme algébrique x +
jy. En considérant les projections orthogo- nales du point M sur les axes (O, → u ) et (O, → v ), on obtient les relations :
x = r cos θ y = r sin θ.
On a alors
z = x +
jy = r cos θ +
jr sin θ = r(cos θ +
jsin θ)
0 → u
→ v
r = p
x 2 + y 2 M(z)
θ
x = r cos θ y = r sin θ
Définition 8 : Forme trigonométrique
L’écriture r(cos θ + j sin θ) est appelée forme trigonométrique du nombre complexe z.
Exerie résolu 3 :
Donner la formealgébriquedu nombre omplexe
z 5
de module2
et d'argumentπ 3
.Solution :
z 5 = r(cos θ +
isin θ) = 2 cos( π
3 ) +
jsin( π 3 )
= 2 1 2 +
j√ 3 2
!
= 1 +
j√
3
.Méthode : passage de la forme algébrique à la forme trigonométrique Supposons connue la forme algébrique x +
jy d’un nombre complexe.
En utilisant le théorème de pythagore, on obtient :
| z | = r = p
x 2 + y 2
Avec les formules trigonométrique, on obtient le système : cos θ = x r
sin θ = y r
qui permet de déterminer avec les lignes trigonométriques une valeur d’un argu- ment θ.
Exerie résolu 4 :
Donner la formetrigonométriquede
z 6 = 1 +
j√ 3.
Solution :
Calul du module de
z 6
:| z 6 | = r = p
x 2 + y 2 = q
1 2 + √
3 2 = √ 4 = 2.
Calul d'un argumentde
z 6
:cos θ = x r = 1
2 sin θ = y
r =
√ 3 2
π 3
1 2
√ 3 2
don
θ = π
3
(2π
près).z 6
a pour moduler = 2
etpour argumentθ = π 3
.Théorème 4 : Égalité de deux nombres complexes
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si ils ont même module et même argument (à 2π près.)
Autrement dit, z = r(cos θ + j sin θ) et z ′ = r ′ (cos θ ′ + j sin θ ′ ) sont égaux si et seulement si r = r ′ et θ = θ ′ + k2π.
Théorème 5 : propriété des modules et des arguments
| zz ′ | = | z || z ′ | arg(zz ′ ) = arg(z) + arg(z ′ )
| z
z ′ | = | z |
| z ′ | arg( z
z ′ ) = arg(z) − arg(z ′ )
Remarque:Pourquoiutilisertanttlaformealgebrique,tanttlaformetrigonométrique?
On priviligiera la forme algébrique lorsque on s'interresse à une translation et que l'on
veut additionnerdesnombres etàlaformetrigonométriquelorsque l'ons'interresse àdes
rotations etque l'on veut multiplieres nombres.
1.4.
Forme exponentielle
Définition 9 :
On pose par définition :
e
i
θ = cos θ + j sin θ
Les propriétés sur les modules etles arguments se traduisent dès lors :
Théorème 6 :
e i
θ
e
i
θ ′ = e i(θ+θ ′ ) et
ei
θ
e
i
θ ′ = e i(θ − θ ′ )
En généralisantla formule, onobtient :
Théorème 7 : Formule de Moivre
(cos θ + j sin θ) n = cos(nθ) + j sin(nθ)
Des relationse
i
θ = cos θ + j sin θ
ete−
iθ = cos − θ − j sin θ
,ondéduitlesformulesd'Euler:Théorème 8 : Formule d’Euler
cos θ =
ei
θ +
e−
iθ
2 sin θ =
ei
θ −
e−
iθ 2i
Remarque : Les formules d'Euler et de Moivre sont à la base de la méthode permettant
de linéariser
cos n θ
(ousin n θ
).Définition 10 :
Linéariser une expression trigonométrique, c’est trouver une expression du premier degré qui lui soit égale.
Exerie résolu 5 :
Linéariser
cos 4 θ
.Solution : A l'aide de la relation
(a + b) 4 = a 4 + 4a 3 b + 6a 2 b 2 + 4ab 3 + b 4
et de laformule d'Euler,onérit
cos 4 θ = (
eiθ + 2
e−
iθ ) 4
= (
eiθ ) 4 +4(
eiθ ) 3
e−
iθ +6(
eiθ ) 2 16 (
e−
iθ ) 2 +4
eiθ (
e−
iθ ) 3 +(
e−
iθ ) 4
=
ei4θ +4
ei2θ +6+4 16
e−
i2θ +
e−
i4θ
= (
ei4θ +
e−
i4θ )+4( 16
ei2θ +
e−
i2θ )+6
= 2 cos 4θ+4 cos 2θ+6
= cos4θ 8 + 16 cos2θ 2 + 3 8
2.
Équations du seond degré
2.1.
Équations du seond degré à oeients réels
Théorème 9 : Équation du second degré
On considère l’équation az 2 + bz + c = 0 où a, b et c sont trois nombres réels.
On pose ∆ = b 2 − 4ac.
• si ∆ > 0, l’équation admet deux solutions − b ± √
∆ 2a ;
• si ∆ = 0, l’équation admet une solution double − b 2a ;
• si ∆ < 0, l’équation n’admet pas de solution dans
Rmais admet deux solutions conjuguées dans
C: − b ±
j√
− ∆
2a .
2.2.
Raine arrée d'un nombre omplexe
2.2.1 Reherhe sous forme trigonométrique
Nous allons traiterun exemplequi sera plus parlantque la théorie.
On veut déterminer la raine arrée de
1 +
j√
3
('est à dire résoudre l'équationz 2 = 1 +
j√
3
).On herhez
sous la formeρ
eiθ
.z 2 = 1 +
j√
3 ⇔ ρ
eiθ 2
= ρ 2
ei2θ = 2
eiπ 3
Commedeux nombres sont égaux si etseulementsi leur module sontégaux et leur argu-
ment égaux à
2π
près, onobtientle système :( ρ 2 = 2
2θ = π
3 + k2π ⇔
( ρ = √ 2 θ = π
6 + kπ ⇔
( ρ = √ 2 θ = π
6
ouθ = 7π 6
Ainsi, lesraines arréesde
p 1 +
j√
3
sont√ 2
eiπ 6 =
√ 6 2 +
j√ 2 2
et−
√ 6 2 −
j√ 2 2
Remarque :
•
La méthode a l'avantage d'être la même si l'on veut résoudre une équation du typez 3 = α
,z 8 = α
, ...•
La méthode a un gros inonvenient : Il n'est pas toujours possible de trouver lavaleur exate d'un argument d'un nombre omplexe. Par suite, on n'obtiendra pas de valeurexate pour laraine arrée.La méthode i-dessous est plus longue mais plus exate.
2.2.2 Reherhe sous forme algébrique
Traitonsun autre exemple.
On veut déterminer la (les) raine(s) arrée(s) de
4 + 3
j. On herhe lessolutions sous laforme
x +
jy
.z 2 = (x +
jy) 2 = 4 + 3
j⇔ x 2 − y 2 +
j2xy = 4 + 3
jDeux nombres omplexes étant égaux si et seulement si leur partie réelle et leur partie
imaginairesont égales,on obtient lesystème :
x 2 − y 2 = 4
2xy = 3
On peut résoudre e système en exprimant
x
en fontion dey
(x = 3
2y
) que l'on re-porte dans le première ligne qui devient une équation bi-arrée (type
ax 4 + bx 2 + c = 0
)quel'onrésoutparun hangementdevariablepourobteniruneéquationduseonddegré.
Une astue onsisteà utiliserun autre renseignement:
( | z 2 | = | 4 + 3
j| = √
4 2 + 3 2 = 5
| z 2 | = | z | 2 = p
x 2 + y 2 2
= x 2 + y 2
On onlut que
x 2 + y 2 = 5
. On peut remplaer le système préédent par le systèmesuivant :
x 2 + y 2 = 5 x 2 − y 2 = 4
Par addition (et soustration) des lignes, on obtient
x 2 = 9/2
ety 2 = 1/2
, donx =
± 3 √
2/2
ety = ± √
2/2
.Or2xy = 3
, donx
ety
sont de même signe.Les solutionssont don
√ 2
2 (3 +
j)
et− √ 2 2 (3 +
j).
2.3. Équations du seond degré à oeients omplexes
Nous savons déjà résoudre les équations du seond degré pour lesquelle les oeients
sont des nombres réels (par exemple :
2x 2 + 3x + 9 = 0
). On s'interresse désormais à la résolution des équations du seonddegré pour lesquellesles oeientssont des nombresomplexes (par exemple
z 2 − (3 + 2i)z + 1 + 3i = 0
).Les régles onnues pour lesoeientsréels s'étendent auas omplexe.
Théorème 10 :
L’équation ax 2 + bx + c = 0 avec a, b et c nombres complexes admet toujours deux solutions dans
C:
x = − b + δ
2a
etx = − b − δ 2a où δ est une racine carrée de ∆ = b 2 − 4ac.
Remarque : Toute ladiulté est de déterminer la rainearrée de
∆
.Preuve.
ax 2 + bx + c = 0 ⇔ a
"
x + b
2a 2
− b 2 − 4ac 4a 2
#
= 0 ⇔
x + b 2a
2
= b 2 − 4ac (2a) 2
.En notant
δ
lenombre telqueδ 2 = b 2 − 4ac
,on obtientx + b
2a = ± δ 2a
d'oùx = − b ± δ 2a
Exerie résolu 6 :
Résoudre dans Cl'équation
(1 −
j)z 2 − (5 −
j)z + 4 + 2
j= 0
Solution : C'estuneéquationduseonddegréave
a = 1 −
j,b = − (5 −
j)
etc = 4 + 2
j.1
. On alule ledisriminantde ette équation:∆ = b 2 − 4ac = ( − (5 −
j)) 2 − 4(1 −
j)(4 + 2
j) = 25 − 10
j+
j2 − 4(4 + 2
j− 4
j− 2
j2 ) = 24 − 10
j− 4(6 − 2
j) = − 2
j2
. On herhe laraine de− 2
j sous formealgébrique.z 2 = − 2
j⇔ (x +
jy) 2 = − 2
j⇔ x 2 − y 2 +
j2xy = − 2j
Par uniitéde laforme algébrique,onobtient:
x 2 − y 2 = 0 2xy = − 2
On utilise le module de
− 2
j pour résoudre plus failement lesystème :( | z 2 | = | − 2
j| = p
0 2 + ( − 2) 2 = 2
| z 2 | = | z | 2 =
p x 2 + y 2 2
= x 2 + y 2
Ononlutque
x 2 +y 2 = 2
.Onpeutremplaerlesystèmepréédentparlesystèmesuivant :
x 2 + y 2 = 2 x 2 − y 2 = 0
Par addition (et soustration) des lignes, on obtient
x 2 = 2/2
ety 2 = 2/2
, donx = ± 1
ety = ± 1
. Or2xy = − 2
,donx
ety
sont de signe ontraire.Les rainesde
∆
sont donδ 1 = 1 −
j etδ 2 = − 1 +
j.3
. On alule lessolutions :x 1 = − b + δ 1
2a = (5 −
j) + (1 −
j)
2(1 −
j) = (6 − 2
j)(1 +
j)
2(1 −
j)(1 +
j) = 8 + 4
j4 = 2 +
jx 2 = − b + δ 1
2a = (5 −
j) − (1 −
j)
2(1 −
j) = 4(1 +
j)
2(1 −
j)(1 +
j) = 4 + 4
j4 = 1 +
jx 3 = − b + δ 2
2a = (5 −
j) + ( − 1 +
j) 2(1 −
j) = x 2
x 4 = − b + δ 2
2a = (5 −
j) − ( − 1 +
j) 2(1 −
j) = x 1
Les aluls ave
δ 2
donnent les mêmes solutions que les aluls fait avedelta 1
,'est pourquoi, dans la pratique,on ne les faitpas.
lessolutions sont
x 1 = 2 +
j etx 2 = 1 +
j.3.
Lignes de niveau
Définition 11 :
Dans un repère orthonormal (O; ~ u, ~v), la ligne de niveau k d’une fonction f est l’ensemble des points d’abscisse x (ou d’affixe z) tels que f(x) = k (ou f (z) = k)
Exemple : Soit
f
lafontion dénie sur R parf (x) = x 2
.La ligne de niveau
1
de lafontionf
est{− 1; 1 }
.La ligne de niveau
− 1
de lafontionf
est vide.Théorème 11 : Les principales lignes de niveau sont : 1
.Ligne de niveau de la fonction f : z 7→
Re(z).
f (z) = k ⇔ f (a + jb) = a = k
La ligne de niveau k de la fonction
Re(z) est la droite d’équation x = k 2
.Ligne de niveau de la fonction f : z 7→ | z | .
| z | = k ⇔ OM = k
La ligne de niveau k de la fonction | z | est le cercle de centre O et de rayon k.
(d’où la necessité d’avoir k > 0, sinon la ligne de niveau est vide) 3
.Ligne de niveau de la fonction f : z 7→ arg(z).
arg(z) = k ⇔ ( → u ; − OM) = − − − −→ k
La ligne de niveau k de la fonction arg(z)est la demi-droite d’origine O exclu et d’angle polaire k.
Exemple :
1 2 3 4 5
− 1
− 2
− 3
− 4
− 5
1 2 3 4 5
− 1
− 2
− 3
− 4
− 5
En bleu, laligne de niveau
2
de la fontionRe(z)
.En rouge,la ligne de niveau
π
4
de lafontionarg(z)
.En vert, laligne de niveau
3
de la fontion| z |
.4.
Complexes et transformations géométriques
Les fontions sont un proédé qui a un nombre fait orrespondre un autre nombre. Dans
le as des fontions qui àun omplexeassoieun autre omplexe(exemple :
f : z 7→ z 2
),on obtientaussi, en utilisantlareprésentation géométrique des omplexes, une opération
qui à un point du plan assoie un autre point. Nous allons voir dans ette setion, les
transformations déritepar ertaines fontionstypes.
4.1.
Transformations assoiées à
f : z 7→ z + α, α ∈
CThéorème 12 :
La tranformation géométrique associée à f : z 7→ z + α (α est un complexe) est la translation de vecteur d’affixe α.
Preuve. Soit
M ′
lepoint d'axez ′ = f (z)
.z ′ = z + α ⇒ z ′ − z = α ⇒ − M M − − − − − −→ ′ = → u
où→ u
estun veteur xed'axeα
.Exemple :
f : z 7→ z + (3 − i)
2 4
− 2
2 4 6
− 2
− 4
− 6
Par
f
, l'imagede la gure noire est lagure rouge. Pour l'obtenir, onpeut :•
soitalulerlesimagesdehaundespointsdelagure(l'imagedeA
d'axez = 2+2i
est
f (2 + 2i) = 2 + 2i + 3 − i = 5 + i
, ... ;•
soiteetuer la translationde veteur(3; − 1)
(e quiest plus rapide).4.2.
Transformations assoiées à
f : z 7→ z
Théorème 13 :
La tranformation géométrique associée à f : z 7→ z est la symétrie d’axe (O; ~ u).
Preuve. Soit
M ′
lepoint d'axez ′ = f (z)
.si
M
apour axea + jb
,alorsM ′
a pour axea − jb
.Exemple :
f : z 7→ z
2 4
− 2
− 4
2 4 6
− 2
− 4
− 6
Par
f
,l'imagedelagurenoireestlagurerouge.Pourl'obtenir,onaeetuélasymétried'axe
(O, → u)
4.3.
Transformations assoiées à
f : z 7→ az
,a ∈
CThéorème 14 :
La tranformation géométrique associée à f : z 7→ az est la composée d’une rotation de centre 0, d’angle arg(a) et d’un agrandissement de centre O de rapport | a | .
Preuve. Soit
M ′
lepoint d'axez ′ = f (z)
.z ′ = az ⇔
| z ′ | = | a || z |
arg(z ′ ) = arg(z) + arg(a) ⇔
( OM ′ = | a | OM
( → u ; − OM − − − − −→ ′ ) = ( → u ; − OM − − − −→ ) + arg(a)
Définition 12 :
La transformation géométrique associée à f : z 7→ az est appellée similitude de centre O, d’angle arg(a) et de rapport | a | .
Remarque : dans leas oùlerapportest de 1, ils'agit simplementd'une rotation.
Exemple :
f : z 7→ 2
eiπ 2 z
2 4 6
− 2
2 4 6
− 2
− 4
− 6
− 8
− 10
Par
f
, l'imagede la gure noire est lagure rouge. Pour l'obtenir, onpeut :•
soitalulerlesimagesdehaundespointsdelagure(l'imagedeA
d'axez = 2+2i
est
f (2 + 2i) = (2 + 2i)(2
eiπ 2 ) = (2 + 2i)(2i) = − 4 + 4i
, ... ;•
soit eetuer la rotationde entreO
etd'angleπ
2
suiviede l'homothétie de rapport 2 et de entreO
(e qui est plus rapide).4.4. Transformations assoiées à
f : z 7→ 1 z
Définition 13 :
La transformation géométrique associée à f : z 7→ 1
z est appellée inversion com- plexe.
Remarque : Lepoint
O
n'a pas d'image par ette transformation.Théorème 15 : image d’une droite
L’image d’une droite qui ne passe pas par O est un cercle qui passe par O mais privé
de O.
Preuve.Onpeutfaireunedémonstrationdansleasgénéral,maisonseborneraàl'étuded'un
exemple. (Ilsut deremplaer les valeursdonnéespar deslettres pouravoir leasgénéral).
Soit
M ′
lepoint d'axez ′ = f(z)
et( D )
ladroite d'équation2x + 4y + 1 = 0
.Cherhonsd'abord lelien entre lesoordonnées de
M
etelledeM ′ = f (z)
.M ′ = f (M ) ⇔ z ′ = 1
z
etz 6 = 0
⇔ z = 1
z ′
etz ′ 6 = 0
⇔ x + iy = 1
x ′ + iy ′ = x ′ − iy ′
x ′2 + y ′2
et(x ′ ; y ′ ) 6 = (0; 0)
⇔
par identiation
x = x ′ x ′2 + y ′2 y = − y ′
x ′2 + y ′2 (x ′ ; y ′ ) 6 = (0; 0)
D'autre part, si
M
estsur ladroite( D )
,sesoordonnées vérient2x + 4y + 1 = 0
.En utilisant dansl'équation de ladroite, les expressions de
x
ety
obtenue dansle système, onobtient :
2
x ′ x ′2 + y ′2
− 4
y ′ x ′2 + y ′2
+ 1 = 0
d'où2x ′ − 4y ′ + (x ′ 2 + y ′ 2 ) = 0.
Cetteéquations'éritenore
(x ′ + 1) 2 + (y ′ − 2) 2 = 5
ouenoreAM ′2 = 5
(soitAM = √
5
)donM ′
estsurleerle deentreA( − 1; 2)
etde rayon√
5
.Illustration :
f : z 7→ 1 z
L'imagede la droite par
f
est leerle bleu. (On peut aluler l'imageparf
de pointsitué sur ladroite).
2 4
− 2
− 4
2 4 6
− 2
− 4
− 6
( D ) : 2x + 4y + 1 = 0
Remarque : En utilisant le même raisonnement et en utilisant des valeurs littérales, on
montre que l'imagede ladroite d'équation
ax + by + c = 0
est leerle privé du pointO
de entre
( − a 2c ; b
2c )
et de rayon√ a 2 + b 2 2 | c |
.Théorème 16 : image d’un cercle
L’image d’un cercle passant par O et privé de O est une droite.
Preuve.
f (f (z)) = z
donl'image de l'image d'unpointM
este même point.Par onséquent, l'image de l'image d'une droite est elle-même d'où l'image d'un erle est une
droite.
Remarque : L'image d'unerle ne passant pas par
O
est un erle. Cette propriétén'estpas auprogramme.
4.5.
Compositions de transformations élémentaires
Exerie résolu 7 :
Soit
s
la transformationqui àM (z)
assoieM ′ (z ′ )
telle quez ′ = (1 + √
3
j)z + 3
j. 1
. Déomposers
en une suession de transformations élémentaires.2
. Soit( C )
leerle de entreΩ
d'axe2
j etde rayon1.Dans un repère
(O; ~u, ~v)
, onstruire l'imagede e erle par la transformationf
.(On ne demande auunalul).
Solution :
1
. On as : z − → X z − → Y (1 + √
3
j)z − → Z (1 + √
3
j)z + 3
joù
X
est lafontionz 7→ z
(symétried'axe (Ox));Y : z 7→ (1 + √
3
j)z
(similitudede rapport| 1 + √
3
j| = 2
etd'anglearg(1 + √ 3
j) = π
3
);Z : z 7→ z + 3
j (translationde veteur 3j).2
. On eetuelesdiérentestransformationssurleerledeentre(0; 2)
etde rayon1
.X
Y
Z
L'image du erle rouge initialest leerle noir.
5.
Nombres omplexes en életriité
5.1.
Introdution de la notation
On onsidère leiruit életrique:
u(t)
i 1 (t)
i 2 (t) i(t)
Lorsquel'onétudieuniruitenrégimesinusoïdaldepulsation
ω
,lesgrandeurséletriquess'érivent :
u(t) = U √
2 sin ωt i(t) = I √
2 sin (ωt − ϕ) i 1 (t) = I 1
√ 2 sin (ωt − ϕ 1 ) i 2 (t) = I 2
√ 2 sin (ωt − ϕ 2 )
On voit que les termes qui hangent d'une grandeur à l'autre sont la valeur eae
(U, I, I 1 , I 2 )
etledéphasage(ϕ, ϕ 1 , ϕ 2 )
.Seulsestermessontdonintérréssants,lesautres ne hangeant pas.Remarque: EDFdistribuedestensionséletriques sinusoïdalesde fréquene
f = 50
Hertz.Lapulsationest
ω = 2πf ≈ 314
rad.s−1
:'estlamêmeonstantepourtouteslesfontionsi
etu
ainsi dénies.D'où l'idée de représenter, dans un premier temps, les grandeurs életriques par des
veteurs, dont la longueur est proportionnelle à la valeur eae, et en faisant ave un
axe de réferene un angle égal au déphasage ('est laméthode de Fresnel).
L'inonvénientde ette méthode est quel'on ne dispose pas sur lesveteurs de toutesles
opérations intervenant dans les aluls en életriité (notamment inverse d'un veteur).
Les grandeurs (intensité ou tension) étant de la forme
a(t) = A √
2 sin (ωt + ϕ)
, on leurassoie le nombre omplexe, noté
A
, de moduleA
(valeur maximale ou eae) et d'ar-gument
ϕ
(déphasage à l'originedes tempsen radian.)Définition 14 : Notation complexe d’une grandeur physique
A toute tension (intensité) sinusoïdale u (i), on associe le nombre complexe, noté U (I )
• de module U , la valeur efficace de u,
• d’argument ϕ, la phase initiale de u.
5.2.
Intêret de la notation : Addition de grandeur sinusoïdale
Nousvenonsd'introduireune notation. Unequestionest alorslégitime:A quoielanous
sert-il?
Pourrépondreàettequestion,ononsidèreun premierexempleonretave lasituation
i-dessous :
i(t) i 1 (t)
i 2 (t)
Loi des noeuds
Connaissant
i 1 (t) = I 1
√ 2 sin(ωt + ϕ 1 )
eti 2 (t) = I 2
√ 2 sin(ωt + ϕ 2 )
,onherhe àonnaîtrei(t)
, 'est à dire onherhe lavaleur eaeI
etla valeur du déphasageϕ
.Laloidesnoeuds nousditque
i(t) = i 1 (t) + i 2 (t) = I 1
√ 2 sin(ωt + ϕ 1 ) + I 2
√ 2 sin(ωt + ϕ 2 )
.Il faut alors plusieurs lignes de aluls (voir la démonstrationdu théorème) pour arriver
à transformer l'ériture i-dessus en elle voulue. L'utilisation des omplexes évite es
diultés (voirexemple).
Théorème 17 :
Dans le cas de signaux de même pulsation, on a
I 0 = I 1 + I 2 U 0 = U 1 + U 2
Preuve. La loidesnoueds nousditque, àhaque instant
t
,i(t) = i 1 (t) + i 2 (t)
.En utilisant larelation
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a
,on montre que:i 1 (t) + i 2 (t) = I 1 √
2 sin(ωt + ϕ 1 ) + I 2 √
2 sin(ωt + ϕ 2 )
= h I 1 √
2 sin(ωt) cos ϕ 1 + I 1 √
2 sin ϕ 1 cos(ωt) i + h
I 2 √
2 sin(ωt) cos ϕ 2 + I 2 √
2 sin ϕ 2 cos(ωt) i
= I 1 √
2 cos ϕ 1 + I 2 √
2 cos ϕ 2
sin(ωt) + I 1 √
2 sin ϕ 1 + I 2 √ 2 sin ϕ 2
cos(ωt).
D'autre part
i(t) = I √
2 sin(ωt + ϕ)
= I √
2 cos ϕ
sin(ωt) + I √
2 sin ϕ
cos(ωt).
Puisquelarelation
i(t) = i 1 (t) + i 2 (t)
estvraieàhaqueinstant,elleestdonvraieenpartiulierau temps
t = 0
, d'où√
2 I sin ϕ = √
2 I 1 sin ϕ 1 + √
2 I 2 sin ϕ 2
(ar on a alorssin(ωt) = 0
etcos(ωt) = 1)
. La relation est aussi vraie ent = π
2
. On obtient√ 2 I cos ϕ = √
2 I 1 cos ϕ 1 +
√ 2 I 2 cos ϕ 2 .
Onpeutainsiérire:I = √
2 I (cos ϕ +
jsin ϕ)
= √
2 I cos ϕ +
j√
2 I sin ϕ
= √
2 I 1 cos ϕ 1 + √
2 I 2 cos ϕ 2 +
j√
2 I 1 sin ϕ 1 +
j√
2 I 2 sin ϕ 2
= √
2 I 1 (cos ϕ 1 +
jsin ϕ 1 ) + √
2 I 2 (cos ϕ 2 +
jsin ϕ 2 )
= I 1 + I 2
Exemple : Considérons
i 1 = 2 √ 2 sin
ωt + π 4
et
i 2 = 3 √ 2 sin
ωt − π 6
.
Ondéterminelaformealgébriquede
I 1
etI 2
pouradditionneresnombresplusfailement.On obtient:
I 1 = 2 cos π
4
+
jsin π 4
= √
2 (1 +
j) I 2 = 3
cos
− π 6
+
jsin
− π 6
= 3 2
√ 3 −
j.
Nous en déduisons que
I = I 1 + I 2 = √
2 + 3 √ 3 2
! +
j√ 2 − 3
2
.
Comme on ne reonnais pas de lignes trigonométriques onnues, on utilise des valeurs
approhées.
I ≈ 4, 012289774 − 0, 08578643763
jNousen déduisons quel'intensitéeaevautenviron
| I | ≈ 4, 01
Ampèresetune mesurede son argument
− 0, 021
radians, etdoni(t) ≈ 4, 01 √
2 sin(ωt − 0, 021)
5.3.
Impédane omplexe
Définition 15 : impédance
L’impédance complexe du circuit est le nombre complexe Z = U I .
L’impédance du circuit est le module de l’impédance complexe noté | Z |
Théorème 18 :
En courant sinusoïdal, dans un circuit en série ou en parrallèle, la loi d’association des impédances est la même que celle des résistances, en courant continu, dans le même type de circuit.
Théorème 19 :
L’impédance complexe d’un circuit contenant une résistance est Z = R.
L’impédance complexe d’un circuit contenant une bobine parfaite est Z =
jLω.
L’impédance complexe d’un circuit contenant un condensateur parfait est Z = 1
j
Cω = − 1 Cω
j.
Preuve. Onne feraqueleasde labobineparfaite, lesautres as étant similaire.
Par dénitiondel'intensité
i(t)
,onau(t) = L
di(t)
d
t
.Commei(t) = I √
2 sin (ωt + ϕ)
,onobtientu(t) = L d(I √
2 sin (ωt + ϕ))
d
t
= LI √
2ω cos (ωt + ϕ)
= LωI √ 2 sin
ωt + ϕ + π 2
ar
sin x + π
2
= cos(x)
Don
U = h
ILω, ϕ + π 2 i
etpar suite,
Z = U I =
h
ILω, ϕ + π 2 i [I, ϕ] = h
Lω, π 2
i =
jLω.
On montre de même que l'impédane omplexe d'un ondensateur parfait de apaité
C
vaut1
j
Cω
(pardénitioni(t) = C
du(t)
d
t
)6. Exeries
Révisions
2.1
On donnez 1 = − 2 + 3
j etz 2 = 4 −
j. Érire sous formealgébrique:1
.z 1 + z 2
2
.2z 1 − 3z 2
3
.z 1 × z 2
4
.z 1 × z 1
5
.z 1 2
6
.z 1 z 2
7
.3 z 1 + z 2
8
.z 1 + z 2
z 1 − z 2
2.2
Érire sous forme algébriquehaun des nombres omplexes suivants:1
.z 1 = 5 +
j3
j2
.z 2 = 2 7 −
j3
.z 3 = 1 + 2
j(2 +
j) − 5
4
.z 4 = 3 +
j(4 + 2
j) + (5 −
j) 5
.z 5 = 3
j2 − 5
j6
.z 6 = 3 +
j− 1
1 + 2
j7
.z 7 = 1 − 3
j+ 2 +
j3
j8
.z 8 = 5j
(2 −
j) − (2 − 5
j) 2 9
.z 9 = 5
j(2 −
j)(3 − 2
j)
2.3
Érire en fontion dex
ety
la forme algébrique de haun des nombres omplexessuivants :
1
.5
x +
jy 2
.2 − 3
jx + 4
j3
.1 +
j2 + x +
jy 4
.5 +
j(1 − 3
j) − (x +
jy)
2.4
Résoudre haune des équationssuivantes.1
. jz + 2 −
j= 0
;2
. jz = 1 −
j;3
.(3 + 5
j)z = 1 − z
;4
.1
z +
j= 3 +
j;5
.z + 1 z − 1 = 2
j;6
.(
jz + 1)(z + 3
j) = 0
;7
.(7 −
j)z + 3 = 0
;8
.z − z ′ =
jj
z + z ′ = 1
;9
.2z + z ′ = 1 −
jz −
jz ′ = 0
.2.5
LeplanomplexeP
est rapporté aurepére orthonormal(O; ~u, ~v)
d'unitégraphique2 m. On note i le nombre omplexe de module1 et d'argument
π 2
.Soit
P (z) = z 3 − 8z − 32
, oùz
est un nombre omplexe.1
.a
. CalulerP (4)
.b
. Déterminerles réelsa, b, c
tels que:P (z) = (z − 4) (az 2 + bz + c)
.c P (z) = 0
Dans le plan omplexe,ononsidère lespoints A, B, Cet D d'axes respetives:
z
A= − 2 − 2
i; z
B= − 2 + 2
i; z
C= 2e iπ 3
etz
D= z
B× z
C.
où iest lenombre omplexe de module 1 etd'argument
π 2
.2
. Déterminer laformealgébrique dez
C puis elle dez
D.3
.a
. Calulerle module etun argument dez
B.b
. Endéduire lemodule et un argument dez
D.4
. Déduire desquestions2.et3.b. lesvaleursexates decos 13π
12
etde
sin 13π
12
.
2.6
1
. Mettre sous formealgébrique puis plaer dans un repère haun des nombres suiv-ants :
a
.z 1 = [4 ; π 4 ]
;b
.z 2
de module2
etd'argument− π 6
;c
.z 3 = [1 ; 4π 3 ]
.2
. Mettre sous forme trignométriquehaun des nombres suivants :a
.z 4 = 2 − 2
i;b
.z 5 = 2 √
3 + 2
i;c
.z 6 = 1
√ 2 (1 +
i)
.2.7
On onsidère lesdeux nombres omplexes suivants:z 1 = 1 +
i√
3
etz 2 = 1 −
i.1
. Déterminer lemodule et un argumentdez 1
etz 2
.2
. En déduirele module etun argument des nombres omplexes :z 1 ; 1
z 1
; (z 1 × z 2 ) ; z 1
z 2
; z 2 8
2.8
On note ile nombre omplexede module 1et d'argumentπ 2
.1
. Résoudre dans l'ensembleC des nombres omplexesl'équationz 2 + 9
z 2 − 9z + 27
= 0.
2
. Dans le plan muni d'un repère orthonormal(O; ~u, ~v)
, d'unité graphique 1 m, ononsidère les points A, B etC d'axes respetives :
z
A= 3
i; z
B= 9 2 + 3 √
3
2
i etz
C= 9 2 − 3 √
3 2
i.
a
. Érire haun des nombres omplexesz
A, z
B etz
C sous la former
eiθ
oùr
estun nombre, réel positif et
θ
un nombre réel.b
. Soit I le pointd'axez
I= 2
. Calulerles distanes AI, BI etCI.EndéduirequelespointsA,B etCsontsur un mêmeerledontonpréisera
leentre etle rayon.
c
. À l'aide d'une règle et d'un ompas, onstruire les points I, A, B et C. Onutilisera une feuille de papier millimétré et on laissera apparents les traits de
onstrutionpour lespointsB et C.
2.9
On note ile nombre omplexede module 1et d'argumentπ 2
.1
.a
. Résoudre dans l'ensembledes nombres omplexesC l'équationd'inonnuez
:z 2 − 2z + 4 = 0.
On désigne par
z 1
la solution de partie imaginaire positive et parz 2
l'autresolution.
b
. Déterminerle module etun argument de haune des solutions.c
. Endéduirelemoduleetunargumentdez 1 2
etdez 2 2
;aluleresdeux nombressous formealgébrique.
2
. Le plan omplexe est muni d'un repère orthonormal(O; ~u, ~v)
d'unité graphique 1m.
On désigne par A, B, A
′
etB
′
les points d'axes respetives :
z
A= 1 +
i√
3 ; z
B= 1 −
i√
3 ; z
A′ = − 2 + 2
i√
3
etz
B′ = − 2 − 2
i√ 3.
a
. Plaer es points de façon préisedans le plan omplexe.b
. Justierque AA′
B′
B est un trapèze isoèle.3
. Soit R la rotationde entre O etd'angle2π 3
.Calulerl'axe des imagesde haun des pointsB et A
′
par la rotationR.
Que remarque-t-on?
2.10
Linéariser haune des expressions suivantes :1
.cos 3 x 2
.cos 2x sin 3x
3
.sin 4 x 4
.cos x sin 2 x
5
.cos 4 x 6
.cos 5x cos 7x
Déduire une primitive de haune des expressions données.
2.11
Lebutdeetexerieestlarésolutiondansl'intervalle[0,2π
℄del'équation2 sin x − sin 3x = 0
.1
. Linéarisersin 3 x
et en déduireque :4 sin 3 x − sin x = 2 sin x − sin 3x
2
. Résoudre dans l'intervalle [0; 2π
℄ leséquations suivantes :a
.sin x = 0 b
.sin x = 1 2 c
.sin x = − 1 2
3
. Endéduirelessolutionsappartenantàl'intervalle[0;2π
℄del'équation2 sin x − sin 3x = 0
.Équations du second degré
2.12
Enutilisantlaméthodedonnée dansleours,déterminerlarainearréedehaundes nombres suivants :
20 + 48
j; 3 + 4
j; − 3 + 4
j; − 16 + 30
j;
j2.13
En utilisant la formule donnée en ours, et les résultats de l'exerie préédent,1
.z 2 + (2 −
j)z − 2
j= 0 2
.z 2 + 2z + 1 −
j= 0
3
.z 2 − (3 + 2
j)z + (1 + 3
j) = 0 4
.z 2 + 2(1 +
j)z − 5(1 + 2
j) = 0
5
.z 4 + (1 − 2
j)z 2 − 2
j= 0
(poserX = z 2
)2.14
Équation biarrée.1
. Résoudre dans l'ensembleC l'équationz 2 − z + 1 = 0
.2
. Donner les solutionssous forme trigonométrique.3
. Déduire des questionspréédentes lessolutionsde l'équationz 4 − z 2 + 1 = 0
.2.15
Equations du seond degré dépendantd'un paramètre.Soit
k
un nombre réel. On onsidère l'équationd'inonnuez
:z 2 − 2(1 +
jk 2 )z + 1 − k 4 = 0
Le but de e devoir maison est de trouver les solutions, dans C, de ette équation en
fontion de la valeur de