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Submitted on 1 Jan 1979
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Effet Stark des niveaux de la configuration 5s 5d du cadmium
M. Chantepie, M. Tsika
To cite this version:
M. Chantepie, M. Tsika. Effet Stark des niveaux de la configuration 5s 5d du cadmium. Journal de
Physique, 1979, 40 (11), pp.1031-1035. �10.1051/jphys:0197900400110103100�. �jpa-00209188�
LE JOURNAL DE PHYSIQUE
Effet Stark des niveaux de la configuration 5s 5d du cadmium
M. Chantepie et M. Tsika
Laboratoire de Spectroscopie atomique (*), Université de Caen, 14032 Caen Cedex, France
(Reçu le 31 mai 1979, accepté le 20 juillet 1979)
Résumé.
2014Nous avons mesuré par la méthode des croisements de niveaux les valeurs absolues des coefficients de polarisabilité tensoriels des états 53D3, 53D2, 53D1 et 51D2 du cadmium. Grâce à l’interprétation théorique
des résultats, nous avons déterminé les signes de ces coefficients et aussi certains résultats concernant la nature des fonctions d’onde des niveaux de la configuration 5s 5d.
Abstract.
2014Using the level crossing technique, we have measured the absolute values of the tensorial Stark
polarizabilities of the 53D3, 53D2, 53D1 and 51D2 states of cadmium. By theoretical interpretation of the results
we have determined the signs of these coefficients and also some results concerning the nature of wave functions
of the states of the 5s 5d configuration.
Classification
Physics Abstracts
32.60
1. Introduction.
-En utilisant une technique de
croisements de niveaux identique à celle de Khadjavi et al. [1], nous avons pu mesurer les coef- ficients de polarisabilité tensoriels des états de la
configuration 5s 5d du cadmium. L’interprétation théorique des résultats montre que l’effet Stark de ces
niveaux est principalement dû au faible écart éner-
gétique entre les configurations 5s 5d et 5s 6p. En
tenant compte de ce fait, nous avons pu déterminer les signes des coefficients et vérifier certaines hypo-
thèses concernant la configuration 5s 5d.
2. Détermination expérimentale des valeurs abso- lues des coefficients de polarisabilité tensoriels des niveaux de la configuration 5s 5d du cadmium.
-2 .1 PRINCIPE DE LA MÉTHODE. - Les expériences
que nous avons réalisées sont comparables à celles décrites, à quelques variantes près, par l’un d’entre
nous [2-3] sur les niveaux de la configuration 6s 6d
du mercure. Elles consistent à déterminer les valeurs du champ magnétique Hc’ correspondant aux dégé-
nérescences accidentelles (croisements de niveaux), qui apparaissent pour un niveau de J donné, lorsque
les atomes sont soumis à des champs magnétiques et électriques parallèles et statiques. Lorsque ces champs
sont dirigés suivant la direction Oz, les valeurs des
champs de croisements dépendent du coefficient de
polarisabilité tensoriel a2(J) du niveau, de son facteur (*) Associé
auC.N.R.S. no 19, I.S.M.R.A.
de Landé gj, du magnéton de Bohr J1B et du carré de
l’amplitude E du champ électrique suivant la relation
k est un coefficient qui dépend du niveau J. Expéri-
mentalement nous ne pouvons observer que des croisements Am = m J - m J = 2 et 1. Nous trou- vons dans le tableau 1 les valeurs de Hc possibles pour des niveaux de J
=1, 2, 3 sans spin nucléaire (iso- tope pair) et pour le niveau hyperfin F
=3/2 (iso- tope impair, niveau J
=1, 1 = 1/2).
Dans nos expériences, les directions d’excitation et de détection sont perpendiculaires entre elles et perpendiculaires à celle de H ; lorsque la lumière
excitatrice et la lumière détectée sont polarisées à 45°
de H, on peut observer les croisements Om
=1 et 2 ; lorsque l’excitation a lieu en lumière naturelle et la détection en lumière (1, on ne peut observer que les croisements fun
=2.
2.2 DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL.
-Il est pratique-
ment identique à celui utilisé par Chantepie [2-3],
nous ne le décrirons donc pas. La seule différence réside dans le fait que la lampe excitatrice et la cellule de résonance à électrodes internes sont placées dans
un four dont la température est de 250 °C. Compte
tenu de cette température, il est impossible de pola-
riser l’excitation, nous ne pouvons donc observer que des croisements Am
=2.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197900400110103100
1032
Tableau 1.
-Position des croisements de niveaux en
fonction des coefficients de polarisabilité tensoriels.
[Level crossing positions as functions of tensorial polarizability coefficients.]
La mesure du champ électrique est obtenus à partir
de l’observation du croisement de niveaux Am
=1 de l’état 53P1 dont on connaît la valeur du coefficient de polarisabilité tensoriel d’après Khadjavi [1] ; pour observer ce croisement, nous utilisons une source
excitatrice extérieure au four, ce qui permet de pola-
riser l’excitation à 450 de H.
Pour un niveau 2S+ 1 D J’ nous avons :
Av étant la différence de potentiel inter électrode appliquée.
Pour chacune de nos expériences, nous vérifions
que Hc dépend linéairement de (AV)2. Notons enfin
que la valeur a2(53P1) que nous estimons d’après nos
expériences est de l’ordre de 1,7 kHz/(kV/cm)2
alors que d’après Khadjavi OC2(53pl) == (1,70 ± 0,02)
kHz/(kV/cm)2 . Les valeurs des facteurs de Landé sont soit connues expérimentalement (cas de 53P1 [4])
soit calculées dans le cas de l’approximation du couplage LS pur (niveaux 5D).
2.3 RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX.
-Lèlnode d’exci- tation est un mode d’excitation optique par échelons.
Les atomes sont d’abord peuplés (cf. Fig. 1) dans les
états 53p et 51 P pair absorption des raies (51S0-53p 1)
3 261 Â et (51S0-51 PI) 2 288 Â puis ensuite dans les états 52s+1DJ par absorption des raies 52S+ lp j@_
52s+1DJ’
Fig. 1.
-
En utilisant une cellule remplie avec un mélange isotopique enrichi à 99 % en 114Cd, nous avons pu observer sans difficulté les deux croisements Am
=2 des deux niveaux 51 D2 et 5 3D2 en détectant sur les
raies (SiPI-51D2) 6 438 Â et (53P1-53D2) 3 466 Â.
Les rapports signal/bruit sont de l’ordre de 10 après
une heure d’accumulation dans la mémoire d’un
analyseur multicanaux.
-