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Facteurs de Landé des niveaux de la configuration 6s 6d du mercure

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(1)

HAL Id: jpa-00208427

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208427

Submitted on 1 Jan 1976

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Facteurs de Landé des niveaux de la configuration 6s 6d du mercure

M. Huet

To cite this version:

M. Huet. Facteurs de Landé des niveaux de la configuration 6s 6d du mercure. Journal de Physique,

1976, 37 (4), pp.329-334. �10.1051/jphys:01976003704032900�. �jpa-00208427�

(2)

FACTEURS DE LANDÉ DES NIVEAUX DE LA CONFIGURATION 6s 6d

DU MERCURE

M. HUET (*)

Laboratoire de

Spectroscopie Atomique (**),

Université de

Caen, 14032

Caen

cedex,

France

(Reçu

le 21 octobre 1975,

accepte

le 28 novembre

1975)

Résumé. 2014 Par interférométrie Fabry-Pérot l’auteur a mesuré les facteurs de Landé électroniques

des niveaux 6s 6d

3D3, 3D2, 3D1

et

1D2

du mercure, à partir d’un isotope pair très pur. Les précisions

obtenues sont meilleures que 2 x 10-4. Les mesures sur chacun des niveaux

6 3D2

et 6

1D2

sont compatibles entre elles et vérifient la règle de somme. Elles permettent de

préciser

les coefficients de

couplage

intermédiaire de ces deux niveaux. La transition 6

1D2-6 3P0

a pu

également

être observée dans un champ magnétique conformément à la théorie.

Abstract. 2014 Using the Fabry-Pérot

interferometry

technique the author has measured the Landé factors of the 6s 6d

3D3, 3D2, 3D1

and

1D2

levels of mercury,

using

a very pure even

isotope.

He

obtains a précision better than 2 x 10-4. The measurements for the 6

3D2

and 6

1D2

levels are in

agreement and verify the sum rule.

They yield

a precise value for the intermediate

coupling

constant

of these two levels. The 6

1D2-6 3P0

transition has been observed in a magnetic field

according

to the

theory.

Classification Physics Abstracts

5.235

1. Introduction. - Les valeurs des facteurs de Lande

électroniques g

des niveaux des

configurations

6s

6p

et 6s 7s du mercure sont

d6jA

connues avec une bonne

precision,

de l’ordre de

10-4,

par des

experiences

de resonance

magn6tique

sur vapeur

[1]

et sur

jet atomique [2],

ou par interférométrie

Fabry-

P6rot

[3, 4].

nest int6ressant d’6tendre ces mesures sur les niveaux de la

configuration

6s 6d afin d’am6- liorer les r6sultats les

plus

r6cents de Van Kleef et Fred

[5]

dont la

precision

n’excede

jamais 10- 3.

Les mesures de facteurs de Lande que nous allons d6crire ci-dessous

compl6tent

un ensemble de travaux effectués dans notre laboratoire et visant a mesurer

ind6pendamment

pour les divers niveaux de la confi-

guration

6s 6d de

HgI

les constantes de structure

hyperfine

A

[7],

les

rapports A/g [6]

et les facteurs de

Lande g.

2. Mesures d’effet Zeeman par interférométrie

Fabry-Pérot.

-

L’analyse

de la lumiere 6mise par

une

lampe plac6e

dans un

champ magn6tique statique permet

de

determiner,

pour une raie

donn6e,

les facteurs de Lande des niveaux entre

lesquels

s’effectue

1a transition

optique.

Afin d’6viter les effets de second ordre dus au

champ magn6tique (cf. § 4.2)

nous

mesurons 1’ecart

6nerg6tique

entre les sous-niveaux Zeeman

correspondant

aux transitions

les indices 1 et 2 caract6risant les niveaux mis en

jeu

dans la transition etudiee. Dans ces

experiences

nous

nous sommes intéressés aux transitions

dipolaires électriques

entre les 6tats 6

3 D 3,

6

3 D 2,

6

3D l’ 61 D 2

de la

configuration

6s 6d et les 6tats 6

3P2,

6

3pl,

6

3Po,

6

1 PI

de la

configuration

6s

6p

du mercure,

en utilisant une source a

isotope pair.

Les différentes raies observables sont sch6matis6es sur la

figure

1.

Celles

qui

ont 6t6 utilis6es sont les suivantes :

Suivant les valeurs de

Ji

et

J2

des niveaux consid6r6s

nous observons un spectre Zeeman

correspondant

a l’un des quatre sch6mas de la

figure

2. L’observation est faite

perpendiculairement

au

champ magn6tique.

Les raies sont isol6es du spectre au moyen d’un mono-

chromateur a reseau

puis analys6es

avec un inter-

f6rom6tre de

Fabry-P6rot, plan,

a cales

fixes, place

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01976003704032900

(3)

330

FIG. 1. - Schema des transitions observ6es et longueurs d’ondes en A des raies correspondantes.

dans une enceinte 6tanche. Un

diaphragme

et un montage

photoelectrique permettent

de detecter l’in- tensite lumineuse au centre des anneaux.

Chaque

composante Zeeman donne son

systeme

d’anneaux.

L’interférogramme

est obtenu par

balayage

en pres- sion de 1’air a rintcrieur de l’enceinte. Les mesures

peuvent

8tre réalisées

ind6pendamment

sur les deux

polarisations x

ou a. La

precision

est

grandement

accrue en étalonnant

l’interf&rogramme

en nombres

d’ondes a l’aide d’un r6fractom6tre a deux ondes

qui

permet de

rep6rer

la variation de l’indice de l’air contenu dans l’enceinte du

Fabry-P6rot. Lorsque

les mesures font intervenir les facteurs de Lande des niveaux de la

configuration

6s

6p

nous utilisons les valeurs suivantes :

3. Conditions

experimentales.

- Le montage

exp6-

rimental a

d6ji

6t6 decrit de

fagon

d6taill6e dans les references

[3]

et

[4]. Quelques

modifications ont 6t6

apportées :

3.1 L’électroaimant a un entrefer r6duit a 20 mm

afin

d’augmenter l’homogénéité

du

champ magn6ti-

que

produit

dans la

region centrale ;

les mesures du

champ,

effectuées avec une sonde a protons

(ou

à

lithium pour les

champs sup6rieurs

a 18

kG)

et pour

chaque enregistrement,

sont connues a

1,5

x

10- 5 pres

environ.

3.2 Le monochromateur a reseau doit permettre de

s6parer

le doublet

3 131,55 A-3 131,83 A (6 3P1-6 3D,

et

6 1 D2)

ainsi que le doublet 3

662,88 A-

3

663,28 A (6 3P2-6 3D,

et 6

’D2).

Nous avons utilise

un r6seau de 76 x 65 mm a 2 160 traits par mm, blaze dans le

proche U.V.,

dans un

montage

du type Ebert-Fastie. Les fentes d’entr6e et de

sortie,

de

largeur r6glable,

sont des arcs de cercle dont le centre est au

foyer

du miroir concave; celui-ci a un diam6tre

d’ouverture de 210 mm et une distance focale de 1 150 mm. Nous avons du tenir

compte

de 1’ccart

angulaire,

a la sortie du

monochromateur,

entre les

composantes

Zeeman observ6es. En

n6gligeant

l’in-

fluence de la

diffraction,

la fonction de transmission d’un tel

appareil,

pour deux fentes de meme

largeur

et

pour une radiation

parfaitement monochromatique,

est une fonction

triangle,

r6sultat de la convolution de deux fonctions

rectangle

de même

largeur.

Elle

introduit des erreurs sur la

position

et l’intensit6 des composantes dans 1’etude d’une structure

qui

a

une certaine

largeur

en nombres d’ondes

[8].

Pour

s’affranchir de cette

difficulte,

une solution consiste a utiliser une fente de sortie

plus large

que la fente d’entr6e. Dans ces conditions la fonction

d’appareil

est

trap6zoidale.

En

ajustant

les

largeurs

de fentes

pour que la structure 6tudi6e reste incluse dans le

palier

de la fonction

trapeze,

les composantes sont alors toutes transmises avec leurs intensit6s maxi- males et non

deplacees

en nombres d’ondes.

3.3 Les composantes x ou a sont s6lectionn6es au

moyen d’un

prisme

de Wollaston ou d’un

polariseur

lincaire

(HNP’B Polaroid).

Nous avons constate

que des

impuretés,

dont les

longueurs

d’onde cor-

respondaient

aux transitions a pour la meme

raie,

subsistaient dans la lumi6re de

polarisation

n a cause

de la forme

cylindrique

de la

lampe

a mercure utilis6e :

des rayons lumineux initialement emis

obliquement

par rapport a 1’axe

optique

du

montage

peuvent se réfléchir sur la

paroi

du tube source et etre r6fract6s dans la direction d’observation. Cet effet est

prati-

quement

supprim6

par

1’emploi

de tubes source de

section carr6e

(de

4 mm de

cote).

Le r6sidu

d’impuretés,

du a la

dépolarisation

par la face utile de la

lampe,

devient alors

n6ghgeable.

3.4 Trois etalons de

Fabry-P6rot

ont ete utilises : les lames du

premier,

recouvertes de 11 couches de

cryolithe

et fluorure de

plomb altemées,

ont une

bande réftéchissante centree sur A = 3 126

A.

L’inter- valle

spectral

libre a ete mesure par la m6thode des coincidences en utilisant les raies a 2

967, 3 125,7, 3 131,5

et

3 131,8 A

de la

sourceà 202Hg

et les nombres

d’ondes dans le vide mesur6s par Burns et Adams

[9].

Nous avons trouv6 un intervalle

spectral

libre

(4)

FIG. 2. - Spectres Zeeman pour les niveaux J = 0 1 J = 3 et intensit6s relatives correspondantes.

Aul

=

400,133

±

0,001

mK

(1

mK =

10- 3 CM- 1).

La finesse

experimentale,

resultant de la finesse instrumentale et de la

largeur Doppler

de la source, est d’environ 11. Le second 6talon permet de travailler dans la

region spectrale

centr6e sur A = 3 650

A.

L’intervalle

spectral,

determine par la même

m6thode,

est

Aa2

=

645,040

±

0,001

mK. La finesse effective est de 14. Le troisieme

etalon,

a 7 couches altemées de

cryolithe

et sulfure de

zinc,

couvre la

region

du

spectre situ6e autour de 5 461

A ;

nous avons choisi

un intervalle

spectral

de

537,7

mK donnant une

finesse de 1’ordre de 16.

3.5 L’utilisation comme référence d’un r6fracto- metre a deux ondes permet de comparer d’une maniere directe et

precise

les nombres d’ondes dans le vide des raies 6mises par la source au mercure. Nous avons

mesure en

particulier

la diff6rence

d’énergie

entre les

niveaux 6

3D1

et 6

1 D2

pour

l’isotope

202 du mercure.

Cet 6cart doit 8tre connu avec assez de

precision

afin

de

calculer,

comme nous le ferons

plus loin,

1’effet

Paschen-Back des niveaux 6

3D1

et 6

’D2.

Bums

et Adams

[9] n’indiquent

pas de

precision

sur leurs

résultats. Celle-ci

peut

8tre estim6e a

quelques

mK.

Nous utilisons les transitions de ces deux niveaux

vers le niveau 6

’P, (doublet

a 3 131

A)

et vers le

niveau 6

3P2 (doublet

a 3 663

A). Chaque

doublet

est

enregistr6

en une seule

fois,

avec des fentes de monochromateur suffisamment

larges. Auparavant

l’intervalle

spectral

libre de 1’6talon

correspondant

est determine en prenant comme référence le nombre d’ondes des raies standard a 3 126

A

dans le

premier

cas, a 3 655

A

dans le second cas. Nous obtenons ainsi deux d6terminations de 1’ecart entre les niveaux 6

3D1

et 6

’D2, respectivement

2

968,4 :t 0,3

mK et

2

967,7

±

0,8

mK. La

lampe

utilisee contient environ

1,5

mg de mercure 202 pur a

99,7 %,

en provenance du laboratoire Bernas a

Orsay,

et

1,5

torr

d’argon.

Ces valeurs sont tres peu differentes de celle mesu-

r6e par Gerstenkorn et

Verges (1) qui

obtiennent

(1) Gerstenkom, S., Communication personnelle.

(5)

332

2

967,6 ± 0,1

mK avec une source du meme type mais ne contenant que du mercure pur. La

presence d’argon

suffit a provoquer les differences

enregistr6es.

4.

Exploitation

des risultats. Corrections. - Pour

une transition donnee nous avons choisi la

polari-

sation et le

champ magn6tique

de

faqon

que les compo- santes Zeeman utilis6es pour la mesure soient isol6es le mieux

possible

des composantes voisines sur

1’enregistrement. Chaque

ensemble de mesures porte

sur une dizaine

d’enregistrements

donnant une cen-

taine de r6sultats individuels

qui pr6sentent

une

distribution d’allure

gaussienne.

La valeur moyenne obtenue ainsi est alors affectee de corrections de deux types.

4.1 La

premiere

est due a

l’ empiètement

des

composantes

quand

la

structure

est

complexe

et que la resolution par le

Fabry-P6rot

n’est pas totale.

Ces corrections sont faibles

(de

l’ordre de 10-’ en

valeur

relative) grace

aux choix

signales

ci-dessus.

Nous les avons 6valu6es de la mani6re suivante : nous

enregistrons

d’abord la fonction

profil

de la raie en

champ nul;

nous calculons ensuite Fintensitc de

chaque

composante connaissant les

positions exp6-

rimentales moyennes sur

l’interférogramme,

les inten-

sites

r6sultantes,

et en tenant compte

uniquement

des

effets de

pied

de la fonction

profil.

Nous pouvons reconstruire alors le

signal resultant, chaque

compo- sante 6tant affect6e de Fintensite calculee et de sa

position expérimentale

moyenne. Nous déterminons

finalement,

sur la courbe ainsi

reconstituee,

le

d6pla-

cement du diametre de

chaque pic

par 1’effet des composantes voisines. Les corrections ainsi obtenues

se sont toutes av6r6es suffisamment faibles pour

qu’il

ne soit pas n6cessaire d’it6rer le

proc6d6.

4.2 Le second type de corrections

provient

de

1’effet

Paschen-Back;

ces

corrections,

nulles au second ordre

puisque

nous avons choisi de mesurer la diffe-

rence

d’énergie

entre deux niveaux de nombres quan-

tiques magn6tiques

M

opposes,

ne sont

cependant

pas

n6gligeables,

6tant donn6s les faibles 6carts

d’6nergie

entre les niveaux de la

configuration,

6s 6d

(la largeur

totale est de 98

cm-’)

et les

champs

assez intenses

utilises

(jusqu’a

20

kG).

Cet effet a 6t6 calcul6 sur les niveaux de M =

± 2, M = + 1, M = 0 en

consid6-

rant dans son ensemble la

configuration

6s 6d. Les elements de matrice du Hamiltonien Zeeman sont donn6s par Lurio et al.

[10].

Les

energies

en

champ

nul

sont, en prenant comme

origine

le niveau 6

’D2,

E(6 3 D 1) =

2 968

mK, E(6 3 D2) =

63 028

mK, E(6 3D3)

= 98 119 mK. Ces valeurs sont tir6es des

mesures d’exc6dents fractionnaires

exposées prece-

demment. Elles sont connues a mieux que 1 mK

pres

et different sensiblement de celles de Bums et Adams

[12] qui

obtiennent

respectivement

2

966,

63

030,

98 069 mK. Dans les elements de matrice du Hamiltonien Zeeman interviennent les coefficients

de

couplage

interm6diaire a

et fl

des fonctions d’onde r6elles des atomes dans les niveaux de nombre quan-

tique

J =

2,

soit

ou l’indice ’ se rapporte au

couplage

L.S pur.

Nous avons

pris

pour calculer la correction Paschen-Back les valeurs ’

g(3D3) = 1,334 11,

g(3D1)

=

0,498

84

qui

sont celles obtenues dans un

couplage

L.S pur; les valeurs

g(3D2)

et

g(iD2)

sont

celles tir6es des resultats non

corriges ;

a

et fl

sont

obtenus a

partir

des relations

th6oriques

Ces valeurs suffisent pour effectuer la

correction,

une variation meme

importante

de ces

parametres

n’en-

trainant pas de modification notable des corrections elles-memes.

5. R6sultats et commentaires. - Les valeurs obte-

nues

après

corrections

figurent

dans le tableau I.

Les incertitudes

indiquées

entre

parentheses

sont

prises 6gales

a trois fois 1’ecart standard et

augment6es

de l’incertitude due a la determination du

champ magn6tique.

Dans toutes les mesures faisant intervenir des differences avec les facteurs de Lande des niveaux 6

3P2,

6

3P1

ou 6

’P,

de la

configuration

6s

6p,

nous

avons

pris

les valeurs des references

[1, 2, 3].

Les

facteurs de Lande des niveaux 6

3P1

et

6 3P2

ont ete

mesures a nouveau,

respectivement

a

partir

des

transitions 6

3pl -6s

7s

’So

a 4 077

A [4]

et 6

3P2-6s

7s

3SI

a 5 461

A (ce travail)

en

polarisation

a. Les r6sul-

tats sont en

parfait

accord avec ceux des references

[1]

et

[2].

D’autre

part, l’étude

de cette meme raie verte en

polarisation n

a confirme la valeur anormalement elevee et

déjà

observ6e

[4],

pour

le g

du niveau 7

351.

Tous nos resultats sont en accord avec ceux de Van Kleef et Fred

(V. K,

et

F.),

mais la

precision

est am6-

lior6e d’un facteur de l’ordre de 10 et de

plus

les

mesures

correspondant

au niveau 6

3D2

sont toutes

compatibles

contrairement a celles de ces auteurs

(tableau I,

colonne

8).

Nous notons que la

regle

de

somme est verifiee pour les niveaux 6

3D2

et

6 1 D2 : experimentalemcnt

nous obtenons

en retenant les valeurs les

plus pr6cises,

alors que la valeur calcul6e a

partir

de la relation

(1)

est

2,167

05.

Il est

important

de connaitre les

parametres

de cou-

plage

interm6diaire avec une bonne

precision

car ils

interviennent dans tous les calculs relatifs aux croi- sements de niveaux ou aux structures

hyperfines.

Nous pouvons determiner ces

parametres

a

partir

des mesures de

g(3D2)

et

g(l D2) :

la mesure la

plus

precise

de

g(’D2)

donne

(6)

TABLEAU I

Résultats

expérimentaux.

Les valeurs du

champ magnétique

B sont

exprimies

en

Gauss,

les

longueurs

d’onde en

A

La

precision

atteinte dans nos mesures n’est

cependant

pas suffisante pour determiner la

grandeur

des cor-

rections

diamagn6tique

et relativiste. La valeur de a

est assez

proche

de celle que l’on obtient a

partir

de la

structure fine de la

configuration (formule 29,7

de

Nuclear Moments

[11]) :

a =

0,806

6. Sur la base d’un

couplage jj [10]

nous obtenons les coefficients

C1

=

0,967, 37(10)

et

C2

=

0,253 36(36).

Les valeurs obtenues sur les niveaux

’D3

et

’D,

s’6cartent tres peu de celles obtenues en

couplage

L. S.

Ces niveaux semblent peu affect6s par un eventuel

m6lange

de

configurations.

6. Raie interdite

61 D2-6 3Po .

- La transition

entre les deux niveaux

61 D2

et 6

3Po,

strictement interdite pour un

isotope pair

en

champ nul,

est

possible

par effet Paschen-Back en

placant

les atomes

dans un

champ magn6tique.

Nous 1’avons observ6e et nous avons mesure le

rapport

de l’intensith de cette raie a celle issue du niveau 6

3D,

en

polarisation

7r.

Dans un

champ

de 12

kG,

ce rapport est de

0,02,

en accord avec un calcul

th6orique qui

tient compte du rapport des

populations

dans les niveaux 6

3D,

et

6 ’ D2

estim6 a

partir

des

probabilités

de transition

vers le niveau 6

3P1

et des intensités

expérimentales

des raies vers ce meme niveau. D’autre part, en mesu-

rant les exc6dents fractionnaires dans le vide de la transition a 2 967

A (6 3Dl,

M = 0 vers 6

3p 0)

nous

avons pu observer le

deplacement

sous 1’effet du

champ magn6tique

du sous-niveau 6

3D1,

M = 0

(Tableau II).

Ces valeurs sont en

parfait

accord d’une part avec le resultat de la

diagonalisation

de la sous-matrice cor-

respondant

a M = 0

(colonne 3)

et d’autre part

avec les mesures ant6rieures de Van Kleef et Fred

(Tableau

XI de la reference

[5]).

TABLEAU II

Comparaison

des

déplacements

observés et calcules

du sous-niveau 6

3D!,

M = 0 dans le

champ magnetique

B. B est

exprime

en

kG,

les

deplacements

sont en mK.

7. Conclusion. - Nous avons am6lior6 de

faron

sensible la

precision

dans les mesures absolues de facteurs de Land6 de la

configuration

6s 6d du mer-

cure. La méthode donne des r6sultats d’une

precision comparable

a ceux obtenus sur les niveaux m6ta- stables par resonance

magnétique.

Elle a

l’avantage

de

pouvoir

etre

appliqu6e

a tous les niveaux. Le fait que la

regle

de somme soit vérifiée semble

indiquer

que la

perturbation responsable

de l’abaissement du niveau

6 1 D2

au-dessous du

triplet

D du mercure ne

modifie pas le facteur de Lande de ce

niveau,

c’est- a-dire

qu’il s’agit

exclusivement de la

configuration 5d1 ° 6 p2

donnant naissance a un niveau

singulet D2

et non a des niveaux de

triplet

a cause du

principe

d’exclusion de Pauli. Les resultats obtenus ici seront utilises dans une

publication

ulterieure pour deter- miner les constantes de structure

hyperfine

a

partir

des croisements de niveaux observes

[6].

(7)

334

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Références

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