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Pour d´ebuter en g´eom´etrie : chasse aux angles et

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Academic year: 2021

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(1)

Pour d´ebuter en g´eom´etrie : chasse aux angles et

´el´ements de g´eom´etrie du triangle

C´ ecile Gachet

Ce document, r´edig´e `a partir de cours donn´es lors de stages olympiques ou d’autres ´ev´enements math´ematiques destin´es `a des coll´egiens et lyc´eens, a pour but de vous familiariser avec les r´esultats de base en g´eom´etrie.

Table des mati` eres

1 Quelques conseils pour r´ediger un probl`eme de g´eom´etrie 2

2 Droites remarquables dans un triangle 3

2.1 M´ediatrices . . . 3

2.2 Hauteurs . . . 3

2.3 M´edianes . . . 3

2.4 Bissectrices . . . 3

3 El´´ ements dechasse aux angles” 4 3.1 Notions d’angle g´eom´etrique et d’angle orient´e . . . 4

3.2 Premi`eres figures de style . . . 5

3.3 Th´eor`emes de l’angle au centre et de l’angle inscrit . . . 5

4 Points remarquables dans un triangle 10 4.1 Centre du cercle circonscrit . . . 10

4.2 Orthocentre . . . 10

4.3 Centre de gravit´e . . . 11

4.4 Centre du cercle inscrit . . . 13

5 Triangles semblables 14

6 Solutions des exercices 16

(2)

1 Quelques conseils pour r´ ediger un probl` eme de g´ eom´ etrie

R´esoudre un probl`eme de g´eom´etrie est une vaste entreprise : il y a tant de d´eparts possibles ! Voici quelques conseils de m´ethode pour bien d´ebuter, et tirer le meilleur profit de ce que vous aurez appris dans la pratique :

• commencez par lire l’´enonc´e en faisant une grande figure `a main lev´ee, dans le cas g´en´eral : s’il est question d’un triangleABC quelconque, il faut montrer le r´esultat quel que soit le triangle. Il ne faut donc pas le tracer isoc`ele, ni rectangle...

• rajoutez sur votre figure les informations qui vous semblent importantes (si on mentionne le centre du cercle circonscrit, tracez ce cercle : peut- ˆ

etre voyez-vous des points cocycliques ? ; s’il est question du cercle inscrit, pensez aux bissectrices du triangle, rajoutez ses points de tangence aux cˆot´es du triangle ;...)

• si n´ecessaire, n’h´esitez pas `a faire une figure propre pour voir ce qui se passe : si vous faites des conjectures int´eressantes, vous aurez ensuite une meilleure id´ee des ´etapes interm´ediaires de votre d´emonstration.

• au moment de r´ediger, pensez `a votre lecteur : faites une figure lisible, et reportez-y les points et les angles (en couleur si possible) que vous avez introduit (donnez leur des noms !). Ne recopiez pas l’´enonc´e, mais d´efinissez bien en une phrase les objets que vous introduisez (soit C le cercle de diam`etre [AB]” ;soit M le projet´e orthogonal deP sur la bissectrice deA”...).b

• annoncez les ´etapes de votre raisonnement si elles ne s’enchaˆınent pas imm´ediatement (on commence par une chasse aux angles” ;montrons maintenant que les trianglesABC et M OH sont semblables”...)

• enfin, n’oubliez pas que c’est `a force d’entraˆınement et d’exercices qu’on apprend `a r´esoudre des probl`emes de plus en plus complexes !

(3)

2 Droites remarquables dans un triangle

2.1 M´ ediatrices

D´efinition 2.1 La m´ediatrice d’un segment[AB]est la perpendiculaire `a(AB) passant par le milieu de [AB].

Proposition 2.2 Un point appartient `a la m´ediatrice d’un segment si et seule- ment si il est ´equidistant des deux extr´emit´es de ce segment.

En d’autres termes, si un point appartient `a la m´ediatrice d’un segment, alors il est ´equidistant des deux extr´emit´es de ce segment, et r´eciproquement (dans l’autre sens”), si un point est ´equidistant des deux extr´emit´es d’un segment, alors il appartient la m´ediatrice de ce segment.

2.2 Hauteurs

D´efinition 2.3 Le projet´e orthogonal d’un point A sur une droite (d) est le point d’intersection dedet de la perpendiculaire `a(d)passant parA.

D´efinition 2.4 Dans un triangleABC, la hauteur issue de A est la perpendi- culaire `a(BC)passant parA.

2.3 M´ edianes

D´efinition 2.5 Dans un triangleABC, la m´ediane issue deAest la droite qui relieA et le milieu de[BC].

2.4 Bissectrices

D´efinition 2.6 La bissectrice d’un angle est la demi-droite qui le partage en deux angles adjacents de mˆeme mesure.

D´efinition 2.7 La distance d’un point A `a une droite (d) est la plus petite distance entre Aet un point D de la droite (d).

Proposition 2.8 SoitA un point,(d) une droite, H le projet´e orthogonal de A sur (d). La distance deA `a(d)vaut AH.

Exercice 2.9 Montrer la proposition 2.8.

Proposition 2.10 Un point est sur la bissectrice d’un angle si et seulement si il est ´equidistant des deux cˆot´es de l’angle.

(4)

3 El´ ´ ements de

chasse aux angles”

3.1 Notions d’angle g´ eom´ etrique et d’angle orient´ e

Ce paragraphe donne quelques d´efinitions et notations utilis´ees par la suite : vous pouvez le n´egliger en premi`ere lecture en restant dans une approche intui- tive, quitte `a y revenir d`es que vous en avez besoin.

D´efinition 3.1 Un angle est une portion de plan d´elimit´ee par deux demi- droites issues du mˆeme point.

Ce point est le sommet de l’angle, et les demi-droites en sont les cˆot´es.

Deux demi-droites[AB)et[AC)d´eterminent ainsi deux angles. Celui qui est enti`erement contenu dans un demi-plan est appel´e angle saillant (i), et l’autre est appel´e angle rentrant (ii).

(i) (ii)

En g´en´eral, l’angle d´elimit´e par [AB) et [AC) est not´eBAC, mais on peutd rencontrer la notation A, s’il n’y a pas d’ambigu¨ıt´b e.

Il arrive de donner des noms aux angles qui reviennent souvent dans une figure. On utilise alors des lettres latines comme x, y, z, mais aussi des lettres grecques comme α (qui se lit alpha”), β (qui se lit bˆeta”), γ (qui se lit

gamma”),ϕ(qui se litphi”).

Enfin, on pourra rencontrer des angles orient´es de droites. Cette notation n’est pas obligatoire, mais vivement conseill´ee car elle all`ege souvent la r´edaction.

L’angle orient´e entre deux droites est une notion qui g´en´eralise l’angle g´eom´etrique (avec un chapeau). L’angle orient´e entred1 etd2se note (d1, d2) et correspond

`

a la mesure de l’angle dont il faut tourner la droited1 pour la rendre parall`ele (´eventuellement confondue) `a la droite d2, `a 180˚ pr`es, et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Il faut connaˆıtre quelques r`egles de calculs sur ces angles : tout d’abord, la convention suivante : si le sens inverse des aiguilles d’une montre est posi- tif” (c’est ce qu’on a dit au paragraphe pr´ec´edent), le sens des aiguilles d’une montre est, quant `a lui, n´egatif. Autrement dit, pour toutes droitesd1, d2, on a : (d1, d2) =−(d2, d1).

Il faut aussi mentionner une propri´et´e tr`es importante, bien qu’assez in- tuitive : la relation de Chasles : pour toutes droites d, d1, d2, on a (d1, d2) = (d1, d) + (d, d2). Cela nous permet de composer/d´ecomposer des angles comme bon nous semble, ce qui est tr`es utile !

(5)

3.2 Premi` eres figures de style

Il est n´ecessaire, dans l’apprentissage de la g´eom´etrie, de se rendre fami- lier avec un certain nombre de configurations revenant sans cesse dans les probl`emes ou exercices. Pour acqu´erir ces automatismes, il est conseill´e au lec- teur de regarder r´eguli`erement (du moins au d´ebut) les figures suivantes, qui illustrent quelques r´esultats de g´eom´etrie appris au coll`ege absolument cruciaux, exprim´es sous une forme peut-ˆetre inhabituelle, qu’il faut toutefois apprendre `a reconnaˆıtre ainsi.

ϕ

ϕ

ϕ

ϕ

“Chaque fois que je vois des droites parall`eles dans un probl`eme d’angles, je pense aux angles correspondants et alternes-internes sur toutes les s´ecantes !”

α

β

α+β

“Chaque fois que je veux calculer l’angle entre deux droites, je pense `a la relation de Chasles !”

Remarque.Une autre mani`ere de voir les choses est de dire :“chaque fois que je vois un triangle, je pense que la somme de ses angles vaut 180˚!”

A M B

C AM=BM=CM

A M B

C le cercle de centreM passe parA, B, C

A M B

C le triangleABC estrectangle enC

“Chaque fois que je vois des ´egalit´es de longueurs qui font penser au diam`etre d’un cercle, je pense `a un triangle rectangle !”

3.3 Th´ eor` emes de l’angle au centre et de l’angle inscrit

SoitC un cercle de centre O, et A, B, M, N, M0 quatre points de ce cercle, avecM, N, Odu mˆeme cˆot´e de (AB), etM0 de l’autre cˆot´e de (AB).

(6)

A

B

N

C

M M0

O

D´efinition 3.2 Les anglesAM Bd et AN Bd sont appel´es angles inscrits dansC.

L’angleAOBd est appel´e angle au centre dans C.

Les anglesAM B,d AN Bd etAOBd interceptent le mˆeme arc du cercle C.

Th´eor`eme de l’angle au centre. On a : AOBd = 2AM Bd D´emonstration.On peut d´ecomposer l’angle :

2AM Bd = 2AM Od + 2OM B.d Or les trianglesAM OetOM B sont isoc`eles enO. Donc :

2AM Od + 2OM Bd =AM Od +M AOd +OM Bd +OBM .d

Comme la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, on en d´eduit que : AM Od +M AOd +OM Bd +OBMd = 180˚−AOMd + 180˚−BOMd =AOBd (attention au passage entre les angles saillants et rentrants).

En fin de compte, on a donc bien : 2AM Bd =AOB.d 2 On en d´eduit que :

AN Bd =1

2AOBd =AM B,d et que :

AMd0B= 1

2(360˚−AOB) = 180˚−d AM Bd

(car un angle rentrant vaut 360˚moins l’angle saillant correspondant). Ceci nous am`ene `a ´enoncer le th´eor`eme suivant :

Th´eor`eme de l’angle inscrit. SoitZ un point du plan quelconque.

Le pointZ est sur le cercleC si et seulement si l’une de ces conditions est satisfaite :

(i) Z et M sont du mˆeme cˆot´e de (AB) etAZBd =AM Bd ;

(7)

(ii) Z et M sont de part et d’autre de (AB) etAZBd = 180˚−AM B.d D´efinition 3.3 Quatre points A, B, M, N appartenant `a un mˆeme cercle sont dits cocycliques.

Ainsi, le th´eor`eme de l’angle inscrit permet non seulement de montrer que quatre points sont cocycliques en connaissant des ´egalit´es d’angles, mais aussi de montrer que des angles sont ´egaux (ou suppl´ementaires, ou...) en sachant que des points sont cocycliques.

En montrant que des angles sont ´egaux ou suppl´ementaires, on peut donc trouver des points cocycliques, et d´eduire du th´eor`eme de l’angle inscrit d’autres relations entre les angles de ces points, qui nous permettent de trouver encore plus de points cocycliques, donc encore plus d’angles...

De cette mani`ere, on comprend de mieux en mieux ce qui se passe dans la figure, et on avance dans la r´esolution du probl`eme... C’est ce qu’on appelle la

“ chasse aux angles”, et qui est une m´ethode tr`es utile en g´eom´etrie.

Proposition 3.4 Un cas particulier tr`es fr´equent du th´eor`eme de l’angle inscrit est le suivant : soit A, B, M trois points du plan. Le point M est sur le cercle de diam`etre [AB] si et seulement si l’angleAM Bd est droit.

En particulier, siA, B, M, N sont quatre points du plan, tels que AM Bd est un angle droit, alors ces quatre points sont cocycliques si et seulement si AN Bd est un angle droit, et ce ind´ependamment de la position relative de M, N et (AB).

A O B

M

N

M0

D´efinition 3.5 La tangente(d)`a un cercleC de centreO en un point P est la droite perpendiculaire `a(OP)passant par P.

On dit alors que la droite(d)et le cercle C sont tangents.

Proposition 3.6 Un autre cas particulier tr`es utile : soitCun cercle,A, B, M, N quatre points de ce cercle tels que M etN sont du mˆeme cˆot´e de (AB). On a AM Bd = AN B. Rapprochant maintenant le pointd M de A, en restant sur le cercle. La droite (AM) se rapproche de la tangente(t) `a C en A, et la droite (M B)se rapproche de la droite (AB), tandis que le th´eor`eme de l’angle inscrit

(8)

reste toujours vrai, autrement dit l’angle entre les droites (AM)et(M B)reste

´

egal `aAN B.d

Intuitivement, on peut donc comprendre que le th´eor`eme de l’angle inscrit reste vrai dans le cas limite o`u (AM) = (t) et (M B) = (AB). Donc l’angle entre(t) et(AB)est ´egal `aAN B.d

Voici une figure pour r´ecapituler ce que nous dit ce magnifique th´eor`eme :

180˚−ϕ

ϕ

ϕ ϕ

A

B

N

C

M M0

O

Exercice 3.7 (Droites parall`eles et antiparall`eles.)SoientC1,C2deux cercles ayant deux points d’intersectionA etB. SoientdA une droite passant parA et dB une droite passant par B. On note C et E les points d’intersection dedA

avec C1 et C2 respectivement, et on d´efinit de mˆeme D et F comme les points d’intersection dedB avec C1 etC2 respectivement.

Montrer que les droitesCD etEF sont parall`eles.

Exercice 3.8 (Premier th´eor`eme de Miquel.)SoientC1,C2deux cercles de centres respectifs O1 et O2 s’intersectant en X et Y. Soit A un point de C1 et B l’intersection deAY etC2.

Montrer queXO1O2 etXAB sont semblables.

Exercice 3.9 (Second th´eor`eme de Miquel.) SoitABC un triangle,P un point deBC,Q un point deCA,R un point deAB. Les cercles circonscrits `a AQR et `aBRP ont pour second point d’intersectionX.

Montrer queX est aussi sur le cercle circonscrit `aCP Q.

(9)

Exercice 3.10 (Droite de Simpson.)SoientABC un triangle,P un point et A0, B0, C0 ses projet´es orthogonaux sur les cˆot´es(BC),(CA),(AB)du triangle.

Montrer que A0, B0, C0 sont align´es si et seulement si P est sur le cercle circonscrit `aABC.

Exercice 3.11 SoitC un cercle etBC une corde de ce cercle. SoitA le milieu de l’arc BC. On consid`ere deux cordes deC passant par A, notons-les AD et AE, etF et Gles points d’intersection respectifs de ces cordes avec BC.

Montrer que les pointsD, E, F, G sont cocycliques.

Exercice 3.12 SoientC1,C2 deux cercles ayant deux points d’intersectionP et Q. Soit d une droite coupant Γ1 en A et C et C2 en B et D, les points ´etant dispos´es dans l’ordre A, B, C, Dsur la droite.

Montrer queAP Bd =CQD.d

Exercice 3.13 (Point de Miquel.) Soient A, A0, B, B0 quatre points, C le point d’intersection de (AA0)et (BB0)et D le point d’intersection de(AB) et (A0B0).

Montrer que les cercles circonscrits `aCA0B0, CAB, DAA0, DBB0sont concou- rants.

L’exercice suivant est tr`es important : en effet, de nombreux exercices de chasse aux angles s’av`erent en ˆetre des cons´equences directes.

Exercice 3.14 (Th´eor`eme du cube.) Soient A, B, C, D, A0, B0, C0, D0 des points tels que A, B, C, D cocycliques, A, A0, B, B0 cocycliques, B, B0, C, C0 co- cycliques,C, C0, D, D0 cocycliques, D, D0, A, A0 cocycliques.

Montrer queA0, B0, C0, D0 sont cocycliques.

Exercice 3.15 Soient A, B, C, Dquatre points sur un cercleC. On note A0 et C0 les projet´es orthogonaux respectifs de A et de C sur BD, et B0 et D0 les projet´es orthogonaux respectifs de B et deD sur AC.

Montrer que les pointsA0, B0, C0, D0 sont cocycliques.

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4 Points remarquables dans un triangle

4.1 Centre du cercle circonscrit

Th´eor`eme 4.1 Dans un triangle, les m´ediatrices des trois cˆot´es sont concou- rantes en un point ´equidistant des trois sommets du triangle.

D´emonstration. SoitABC un triangle. Les m´ediatrices de [AB] et [BC] ne sont pas parall`eles (sinon (AB) et (BC) seraient perpendiculaires `a une mˆeme droite, or (AB) et (BC) ne sont pas parall`eles).

Ces deux m´ediatrices ont donc un point d’intersectionO. D’apr`es la proposition 2.2, on a doncOA=OB=OC. DoncOest ´equidistant deAetC, donc, r´eciproquement, d’apr`es la proposition 2.2Oappartient aussi `a la m´ediatrice de [AC].

Donc les m´ediatrices deABC sont concourantes enO, etOA=OB=OC. 2 Remarque.CommeO est ´equidistant des trois sommets du triangles, il existe un cercle de centreO qui passe par ces trois sommets.

D´efinition 4.2 Le cercle passant par les sommets d’un triangle est appel´e le cercle circonscrit au triangle. Son centre, souvent not´eO, est le point de concours des m´ediatrices des cˆot´es du triangle.

A

B

C O

4.2 Orthocentre

Th´eor`eme 4.3 Dans un triangle, les trois hauteurs sont concourantes.

D´emonstration. Soit ABC un triangle. Soit DEF le triangle obtenu en prenant les parall`eles `a (BC), `a (CA) et `a (AB) passant parA, B, Crespectivement.

(11)

A

B

C

D

E F

Par construction,ACBF est un parall´elogramme. DoncAC=BF. De mˆeme, on aAC =BD(en regardant le parall´elogrammeABCD. DoncBF =BD, doncB est le milieu de [DF]. De mˆeme,AetCsont les milieux respectifs de [F E] et [ED].

Donc les hauteurs dans ABC sont les m´ediatrices dans DEF. Or, d’apr`es le th´eor`eme 4.1, les m´ediatrices dansDEF sont concourantes.

Donc les hauteurs deABC sont concourantes. 2

D´efinition 4.4 Dans un triangle, le point de concours des hauteurs, souvent not´eH, est appel´e l’orthocentre du triangle.

Exercice 4.5 SoitABC un triangle,A0, B0, C0les pieds des hauteurs issues de A, B, C respectivement,H l’orthocentre.

Tracer tous les cercles passant par plus de quatre points parmi ceux nomm´es ci-dessus.

Exercice 4.6 SoientABC un triangle dont les trois angles sont aigus,H son orthocentre et A0, B0, C0 les pieds des hauteurs issues de A,B etC.

Calculer les angles deA0B0C0 en fonction de ceux deABC (qu’on noteraα, β etγ).

Montrer que H est le centre du cercle inscrit `a A0B0C0 (la d´efinition du centre du cercle inscrit se trouve quelques pages plus loin).

Exercice 4.7 SoientABC un triangle,O le centre de son cercle circonscrit et H son orthocentre.

Montrer queBAOd =CAHd .

Exercice 4.8 (Sym´etriques de l’orthocentre.)SoitABC un triangle d’or- thocentre H.

Montrer que les sym´etriques de H par rapport `a(AB),(BC),(CA)sont sur le cercle circonscrit `aABC.

Exercice 4.9 Soient ABC un triangle, O le centre de son cercle circonscrit, H son orthocentre. Dans ce triangle, on note D le pied de la hauteur issue de A etE le pied de la hauteur issue de C.

Montrer que O est sur la bissectrice int´erieure commune aux angles DHCd etAHE.d

(12)

4.3 Centre de gravit´ e

Th´eor`eme 4.10 Soit un triangle ABC, A0, B0 et C0 les milieux respectifs de [BC],[CA],[AB]. Les propri´et´es suivantes sont v´erifi´ees :

(i) les m´edianes sont concourantes en un pointG;

(ii) ce point partage les m´edianes aux deux tiers :AG=23AD;

(iii) la figure form´ee par les trois m´edianes partage le triangle en six petits triangles d’aires ´egales.

D´emonstration. SoitGle point d’intersection de (BB0) et (CC0).

A

B

A0 C B0 C0

G

M

N

SoitM etN les milieux de [BG] et [CG].

D’apr`es le th´eor`eme de la droite des milieux dans ABC, le segment [B0C0] est parall`ele `a [BC] et moiti´e moins grand. On montre la mˆeme propri´et´e pour le segment [M N] en se pla¸cant dansBCG.

DoncM N B0C0est un parall´elogramme. AinsiGM=GB0, d’o`uBG= 23BB0. On

´

etablit de mˆeme queCG=23CC0.

Par sym´etrie des rˆoles deA, B, C, on montre de mˆeme que le pointG0d’intersection de (AA0) et (CC0) est aux deux-tiers des deux m´edianes, d’o`uG=G0.

Donc les trois m´edianes se coupent toutes trois aux deux-tiers de leur longueur en G.

A

B

D C F E

G

Enfin, comme GA0 = 13AA0, d’apr`es le th´eor`eme de Thal`es, la longueur de la hauteur deGBC issue de Gest ´egale au tiers de la longueur de la hauteur deABC issue deA(puisqu’elles sont toutes deux perpendiculaires `a (BC), elles sont parall`eles entre elles).

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Ainsi, commeBA0= 12BC, compte tenu de la formule : aire = 1

2base×hauteur, on obtient que l’aire deGBD vaut 16 de l’aire deABC.

Le raisonnement est le mˆeme pour les cinq petits triangles restants. 2 D´efinition 4.11 Le point de concours des m´edianes d’un triangle, souvent not´e G, est appel´e le centre de gravit´e du triangle.

4.4 Centre du cercle inscrit

Th´eor`eme 4.12 Dans un triangle ABC, les bissectrices des trois angles A,b Bb etCbsont concourantes en un pointI. Ce pointIest ´equidistant de(AB),(BC) et(CA).

D´emonstration. SoitABC un triangle. SoitI le point d’intersection des bissectrices des anglesBbetC.b

D’apr`es la proposition 2.10,I est ´equidistant de (BC) et de (BA) d’une part, de (CB) et de (CA) d’autre part. DoncI est aussi ´equidistant de (AC) et (AB). Donc, d’apr`es la proposition 2.10,I appartient `a la bissectrice de l’angleA.b

Les trois bissectrices sont donc concourantes enI. 2 Remarque.CommeIest ´equidistant de (AB),(BC) et (CA), il existe un cercle de centreI passant par les projet´es orthogonaux deIsur (AB),(BC) et (CA).

Ce cercle est donc tangent au trois cˆot´es du triangle.

D´efinition 4.13 L’unique cercle tangent aux trois cˆot´es d’un triangle est ap- pel´e le cercle inscrit de ce triangle. Son centre, souvent not´e I, est le point de concours des bissectrices du triangle.

Proposition 4.14 Soit un cercle C de centre O, A et B deux points sur ce cercle tels que les tangentes `aCenAet enB se coupent enZ. AlorsZA=ZB.

A

B

C I

A0 B0

C0

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5 Triangles semblables

Dans le langage courant, on dit que deux figures sont semblables lorsqu’elles ont la mˆeme “ forme”. Autrement dit, deux figures semblables sont identiques,

`

a leur position sur la feuille et `a leur taille pr`es.

Par exemple, les trois bonshommes ci-dessous sont semblables :

Pour des triangles, le fait d’ˆetre semblable est une propri´et´e tr`es int´eressante, parce qu’elle relie des ´egalit´es d’angles et des ´egalit´es de rapports de longueurs ! En effet, dire que deux triangles ont la mˆeme “ forme”, c’est dire qu’ils ont les mˆemes angles, mais c’est aussi dire que les longueurs de leurs cˆot´es respectifs sont proportionnels !

Ainsi, on donne une proposition rassemblant les d´efinitions ´equivalentes de triangles semblables :

Proposition 5.1 Les quatre conditions suivantes sont deux `a deux ´equivalentes :

• les triangles ABC et A0B0C0 sont semblables (ce qui est not´e ABC ∼ A0B0C0),

• Ab=cA0,Bb=cB0, etCb=cC0,

ABAC = AA00BC00 et BCBA= BB00CA00,

• Ab=cA0 et ABAC = AA00BC00.

Remarque.Attention, les longueurs dont on prend les rapports dans la troisi`eme condition doivent ˆetre celles des segments adjacents aux angles ´egaux choisis.

Exemple 5.2

A

B

C A

B

C A0

B0

C0 A00

B00

C00

Dans cet exemple,ABC, A0B0C0 etA00B00C00 sont semblables.

Attention, ce n’est pas pour autant queABC etA0C0B0 sont semblables ! En effet, d’apr`es la d´efinition, cela impliquerait queABCd =A0dC0B0. Or, s’il semble bien queABCd =A0dB0C0, on n’a pas pour autant l’autre ´egalit´e : il faudrait pour cela queA0dB0C0=A0dC0B0...

(15)

Moralit´e : il faut toujours faire attention `a l’ordre des lettres lorsqu’on ´ecrit que deux triangles sont semblables !

Exercice 5.3 Quels sont les trianglesABC tels que ABC et ACB sont sem- blables ? Quels sont les trianglesABC tels queABC etBCAsont semblables ? Exercice 5.4 (Puissance d’un point par rapport `a un cercle.) Soit C un cercle, P un point `a l’ext´erieur de ce cercle. Soient (d),(d0) deux droites passant par P et coupant C en A, A0 (dans cet ordre) etB, B0 (dans cet ordre) respectivement.

Montrer queP A·P A0=P B·P B0.

Exercice 5.5 (Lemme d’Euclide.) Soit ABC un triangle rectangle en C et H le pied de la hauteur issue de C.

Montrer queAH×AB=AC2. Montrer queBH×BA=BC2. Montrer queAH×BH=CH2.

Exercice 5.6 (Th´eor`eme du pˆole sud.)SoitABC un triangle,C son cercle circonscrit. Soit I le centre du cercle inscrit, IA le pied de la bissectrice issue deA etS le point d’intersection de cette bissectrice et deC.

Montrer queS est sur la bissectrice de [BC]. Ce point S est appel´e le pˆole sud deABC (par rapport `aA).

Montrer queBS =CS=IS. Le cercle de centreS passant par B, C, I est appel´e le cercle antarctique deABC (par rapport `aA).

Montrer que les trianglesABS etBIAS sont semblables.

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6 Solutions des exercices

Solution de l’exercice 2.9.

d

A

H

D

Pour tout pointD de (d), le triangleAHD est rectangle en H, donc d’hy- pot´enuse [AD]. Or l’hypot´enuse d’un triangle rectangle est son plus long cˆot´e.

DoncAD≥AHpour toutD, autrement ditAH est minimale (etH appar- tient bien `a (d)). Donc la distance deA`a (d) vaut bienAH.

Solution de l’exercice 3.7.

ϕ

ϕ ϕ

A

C

1

C

2

B C

F D

E

Posonsϕ:=CDB. Comme les pointsd A, B, C, Dsont cocycliques, on obtient que BACd = 180˚−ϕ. De plus, les points C, A, E sont align´es dans cet ordre.

DoncBAEd =ϕ.

En outre, les pointsA, B, F, E sont cocycliques. DoncBF Ed = 180˚−ϕ.

Donc les droitesCD etEF sont parall`eles.

Solution de l’exercice 3.8.

(17)

α α 90˚−α

β β 90˚−β

O1 O2

X

Y A

B l

On effectue une chasse aux angles : en posantXAYd =α, on trouveXOd1Y = 2αgrˆace au th´eor`eme de l’angle au centre. Or, la figure ´etant sym´etrique par rapport `a l’axe (O1O2), on en d´eduit queXOd1O2=α.

De mˆeme, on montre queXBYd =XOd2O1, ce qui conclut.

En outre, on remarque au passage que, pour deux cercles de centres O1 et O2s’intersectant en deux pointsX etY, les droitesO1O2 etXY sont perpen- diculaires.

Solution de l’exercice 3.9.

A B

C

Q R

P

X

α

180˚−α

β 180˚

α+β 180˚

−αβ

−β

On poseα:=BACd et β :=CBA. Comme les pointsd A, Q, R, X sont cocy- cliques, on aQXRd = 180˚−α. De mˆeme, on a aussi P XQd = 180˚−β. On en d´eduit queRXPd =α+β= 180˚−P XC, card P XCd = 180˚−BACd −CBAd = 180˚−α−β. Donc les pointsC, P, R, X sont ´egalement cocycliques.

(18)

Solution de l’exercice 3.10.

A

B C

P C0

A0 B0

On ne change pas une m´ethode qui marche : proc´edons `a une chasse aux angles. Grˆace aux angles droits, on aP, A0, B, C0 etP, A0, B0, C cocycliques. On en d´eduit :

(P B, P C)−(AB, AC) = (P B, P A0) + (P A0, P C) + (AC, AB)

= (C0B, C0A0) + (B0A0, B0C) + (B0C, C0B)

= (A0B0, A0C0)

Ainsi, P est sur le cercle circonscrit `a ABC si et seulement si l’angle que nous venons de calculer est nul modulo 180˚, ce qui ´equivaut bien `a A0, B0, C0 align´es.

Solution de l’exercice 3.11. En posant ϕ:=DEAd et µ:=CEA, on peutd r´ediger une chasse aux angles usuelle, en passant par les ´etapes indiqu´ees sur la figure.

On peut aussi r´ediger cette chasse aux angles `a l’aide d’angles orient´es.

D

B C

A

E

F G

ϕ µ

µ

(19)

L’anglebleu fonc´eest de mesure 180˚−ϕ, et l’anglevertest de mesure 180˚−µ−ϕ.

Pour montrer que les pointsD, E, F, Gsont cocycliques, il suffit de montrer que (ED, EG) = (F D, F G). Or :

(ED, EG) = (ED, EA), car les pointsE, A, Gsont align´es,

= (ED, EC) + (EC, EA), d’apr`es la relation de Chasles,

= (AD, AC) + (EC, EA), car les pointsA, C, D, Esont cocycliques,

= (AD, AC) + (AC, BC), car les arcs ABetAC sont de mˆeme longueur,

= (AD, BC), d’apr`es la relation de Chasles,

= (F D, BC), car les pointsA, D, F sont align´es,

= (F D, F G), car les pointsB, C, F, Gsont align´es.

Donc les pointsD, E, F, Gsont cocycliques.

Solution de l’exercice 3.12.

C

1 P

C

2

Q A

D

B C

Les anglesbleus sont de mesureϕ, les anglesrougesde mesureµ, et les angles violetsde mesureϕ+µ.

En chasse aux angles usuelle : on pose ϕ:= AP Bd et µ := BAPd . Comme la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, P BAd = 180˚−ϕ−µ, d’o`u P BDd =ϕ+µ.

De plus, comme les pointsA, C, P, Qsont cocycliques, on aCQPd =CAPd = BAPd =µ.

Enfin, comme les pointsB, D, P, Qsont cocycliques, on a DQPd =P BDd = ϕ+µ.

Ainsi,DQCd =DQPd −CQPd =ϕ+µ−µ=ϕ=AP B, et c’est ce qu’il fallaitd prouver.

Autre solution :

(20)

En angles orient´es :

(AP, BP) = (AP, AB) + (AB, BP)

= (AP, AC) + (BD, BP), car les pointsA, B, C, Dsont align´es,

= (QP, QC) + (BD, BP), car les pointsA, C, P, Qsont cocycliques,

= (QP, QC) + (QD, QP), car les pointsB, D, P, Qsont cocycliques,

= (QD, QC).

Autre solution :

Une autre approche de cet exercice consiste `a rajouter les droites AP et DQ. Ces derni`eres sont en effet assez sympathiques comme on sait qu’elles sont parall`eles : c’´etait l’exercice 3.7.

C

1 P

C

2

Q A

D

B C

E

F ϕ ϕ

ϕ ϕ

Posons maintenantϕ:=AP B. On a alorsd BP Ed = 180˚−ϕ, et donc, comme les points B, D, E, P sont cocycliques, BDEd = ϕ. Comme les droites DE et AF sont parall`eles, on a donc F ACd = ϕ. Comme les points A, C, F, Q sont cocycliques,F QCd = 180˚−ϕ, d’o`u l’on d´eduit queDQCd =ϕ.

Autre solution :

En angles orient´es, cela donne :

(AP, BP) = (P E, BP), car les pointsA, E, P sont align´es,

= (DE, BD), car les pointsB, D, E, P sont cocycliques,

= (AF, BD), car les droitesAF etDE sont parall`eles,

= (AF, AC), car les pointsA, B, C, Dsont align´es,

= (QF, QC), car les pointsA, C, F, Qsont cocycliques,

= (QD, QC), car les pointsD, F, Qsont align´es.

Solution de l’exercice 3.13.

(21)

A B

B0 A0

C

D

On d´efinit P comme l’intersection des cercles circonscrits `a CA0B0 et `a DBB0. Montrons que P, D, A, A0 sont cocycliques et alors, par sym´etrie, on aura gagn´e.

Or, par chasse aux angles :

(A0P, P D) = (A0P, P B0) + (P B0, P D)

= (A0C, CB0) + (BB0, BD)

= (AA0, BB0) + (BB0, AD)

= (AA0, AD), ce qui conclut.

Solution de l’exercice 3.14. Plutˆot que d’utiliser une figure, on repr´esente souvent la configuration du th´eor`eme du cube par un diagramme donnant les relations entre les points impliqu´es. Le th´eor`eme dit alors que, si pour cinq faces du “ cube”, les quatre sommets de la face sont cocycliques, alors c’est aussi vrai pour la sixi`eme face.

β α

γ δ

A B

D C

A0 B0 D0 C0

(22)

Par cocyclicit´e, la somme de deux angles de la mˆeme couleur vaut toujours 180˚. CommeA, B, C, Dsont cocycliques,α+β+γ+δ= 180˚. Donc la somme des quatre angles int´erieurs marqu´es vaut 180˚−α+180˚−β+180˚−γ+180˚−δ= 540˚.

De plus, la somme des angles autour d’un point vaut 360˚ : donc on a deux angles oppos´es dansA0B0C0D0 dont la somme vaut 720˚−540˚= 180˚.

DoncA0, B0, C0, D0 sont cocycliques.

Solution de l’exercice 3.15. Dans cet exercice, les projet´es orthogonaux nous donnent beaucoup d’angles droits. Ceci nous permet de trouver beaucoup de points cocycliques : par exemple, AAd0B = 90˚ et ABd0B = 90˚. Ainsi, les points A, A0, B, B0 sont cocycliques. On obtient de mˆeme que B, B0, C, C0 et C, C0, D, D0 et D, D0A, A0 sont cocycliques, ce qui nous permet de tracer les quatre cercles verts de la figure ci-dessous.

A

B

C

C

D

A0

C0

B0 D0

Les anglesbleus clairsont de mesure 90˚.

D`es lors, d’apr`es le th´eor`eme du cube, comme A, B, C, Dsont cocycliques, A0, B, C0, D0 le sont aussi.

Solution de l’exercice 4.5. D’apr`es le th´eor`eme de l’angle inscrit dans le cas particulier d’un angle droit, on peut tracer les six cercles suivants :

(23)

A

B

C C0

A0

B0 H

Solution de l’exercice 4.6. R´eutilisons la figure de l’exercice pr´ec´edent : comme les points A, C, A0 et C0 sont cocycliques (sur un cercle bleu), on a BAd0C0 = 180˚−d CAd0C0 = α. De mˆeme A, B, A0 et B0 sont cocycliques donc CAd0B0 = 180˚−BAd0B0 =α, doncB0dA0C0 = 180˚−2α.

Passons `a la deuxi`eme question : on veut montrer queHest sur la bissectrice de B0dA0C0 (et des trois angles analogues), donc il suffit de v´erifier HAd0B0 = HAd0C0. Or,H,A0,B0etCsont cocycliques (sur un cercle rouge) doncHAd0B0= HCBd 0=Cd0CA= 90˚−α(carACC0 est rectangle enC0). De mˆeme en utilisant le cercle rouge passant par H, A0, C0 et B, on v´erifie que HAd0C0 = 90˚−α, doncH est bien sur les bissectrices des angles deA0B0C0.

Solution de l’exercice 4.7. Cet exercice se r´esout tr`es bien au moyen d’une chasse aux angles rapide, faisant intervenir les propri´et´es angulaires deOet de H – propri´et´es qu’il faut au demeurant maˆıtriser–.

(24)

A

B C

H

O

γ γ

γ

90˚

90˚

Les anglesvertssont de mesure 90˚−γ.

Ainsi, si l’on poseBCAd =γ, commeO est le centre du cercle circonscrit au triangleABC, BOAd = 2γ. De plus, par d´efinition deO, on a aussiOA=OB, et donc le triangleBOAest isoc`ele enO. DoncBAOd = 90˚−γ.

D’autre part, commeHest l’orthocentre du triangleABC, on sait que le pied de la hauteur issue deAdans le triangleABC, not´eA0, est le point d’intersection des droitesAHetBC. Dans le triangleAA0C, on connaˆıt deux angles :AAd0C= 90˚ et Ad0CA=γ. Comme la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, on en d´eduit queCAAd0= 90˚−γ. DoncCAHd = 90˚−γ.

DoncBAOd =CAHd .

Solution de l’exercice 4.8. Il suffit de noter HA le sym´etrique de H par rapport `a (BC) et de montrer queA, B, C, HAsont cocycliques : le fait queHB

et HC, d´efinis de fa¸con analogue, soient sur le mˆeme cercle, suivra alors par sym´etrie de l’´enonc´e.

Or BHdAC = BHCd par sym´etrie, et on calcule grˆace aux angles droits BHCd = 180˚−HBCd −HCBd =ABCd +ACBd = 180˚−BACd

DoncA, B, C, HA sont cocycliques, d’o`u le r´esultat.

Solution de l’exercice 4.9.

(25)

A

B C

H O D E

L’anglebleuest de mesure 60˚, les anglesorangesont de mesure 120˚, les anglesrougesde mesure 30˚.

CommeBDHd = 180˚−BEHd = 90˚, les pointsB, D, E, H sont cocycliques.

Ainsi,DHEd = 180˚−60˚= 120˚. Donc AHCd = 120˚.

De plus, comme ABCd = 60˚, d’apr`es le th´eor`eme de l’angle au centre, AOCd = 2×60˚= 120˚.

Donc les pointsA, C, H, O sont cocycliques.

De plus, comme le triangleAOCest isoc`ele enO, on aOACd = 30˚. Donc, par cocyclicit´e,OHCd = 30˚. CommeCHDd = 180˚−DHEd = 60˚, on a ´egalement OHDd = 60˚−30˚= 30˚.

Comme la bissectrice commune des anglesAHEd et CHDd d´edouble chacun de ces angles de 60˚ en deux angles de 30˚, tout comme le fait la droiteOH, on en d´eduit que le pointO est sur cette bissectrice.

Solution de l’exercice 5.3. Les trianglesABC etACBsont semblables si et seulement siAb=AbetBb=Cb(pas besoin de pr´eciser la troisi`eme ´egalit´e d’angle, puisque dans chaque triangle, la somme des angles vaut 180˚). Autrement dit, ABC etACB sont semblables si et seulement si le triangle ABC est isoc`ele en A.

Les triangles ABC et BCA sont semblables si et seulement si Ab = Bb et Bb=C, ce qui ´b equivaut `a ABC´equilat´eral.

Solution de l’exercice 5.4.

(26)

µ

ϕ ϕ 180˚−ϕ

P

A

B

B0

A0

Il semble que P AB et P B0A0 sont semblables. De plus, cela suffirait pour conclure : on aurait alors P AP B = P BP A00, et c’est ce qu’on veut.

Montrons-le. Tout d’abord, l’angle enP est le mˆeme dans les deux triangles ; il reste donc `a montrer que P BAd = P Ad0B0. Posons P BAd = ϕ. On a alors ABBd0= 180˚−ϕ, d’o`u, par cocyclicit´e,AAd0B0=ϕ, ce qui conclut.

Solution de l’exercice 5.5. Du fait que la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, on obtient ais´ement les ´egalit´es d’angles indiqu´ees en couleur sur la figure ci-dessous.

A

C

B H

On en d´eduit que les trianglesABC,ACH etCBH sont semblables.

Donc ABAC =AHAC, d’o`uAB×AH=AC2. Donc BABC = BCBH, d’o`uBA×BH=BC2. Donc AHCH = CHBH, d’o`uAH×BH=CH2.

(27)

Solution de l’exercice 5.6. PosonsBACd =α, ACBd =γ et CBAd =β. On a alors α+β+γ = 180˚. On fait une chasse aux angles utilisant le fait que A, B, C, S cocycliques.

A

B C

S IA I

Les anglesrosessont de mesure α2, les anglesvertssont de mesureγ et les anglesvioletssont de mesure β2.

Ainsi, le triangleBCSest isoc`ele enS, doncSest sur la m´ediatrice de [BC].

De plus, comme la somme des angles dans un triangle fait 180˚, on aBISd = 180˚−γ−α2β2 =α2 +β2. DoncBIS isoc`ele enS, d’o`uCS=BS=IS.

Enfin, commeBSAd =IAdSB et BASd =IAdBS, les triangles ABS et BIAS sont bien semblables.

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