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Problème Partie 1

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Texte intégral

(1)

SESSION 2011 E3A

Concours ENSAM - ESTP - EUCLIDE - ARCHIMEDE Epreuve de Mathématiques A PSI

Questions de cours

1) Soit(A, B)∈(Mn(R))2.

Aet Bsont semblables⇔∃P∈GLn(R)/ B=P−1AP.

2) 2.1 Vrai.

Démonstration.SoientAet Bdeux matrices semblables. Il existeP∈GLn(R)telle queB=P−1AP.

Soitfl’endomorphisme de Rn canoniquement associé àA. SoientB0 la base canonique deRn et B la base de Rn telle queP=PBB

0.

D’après les formules de changement de bases,A=MatB0(f)etB=MatB(f). Mais alors, rg(A) =rg(f) =rg(B).

2.2 Faux.SoientA=I2et B=I2+E1,2=

1 1 0 1

. AetBsont inversibles et donc rg(A) =rg(B) =2.

D’autre part, une matrice semblable àI2est égale àI2 et commeB6=I2,Bn’est pas semblable à A.

2.3 Vrai.

Démonstration.SoientAet Bdeux matrices semblables. Il existeP∈GLn(R)telle queB=P−1AP.Mais alors det(B) =det(P−1AP) = 1

det(P)×det(A)×det(P) =det(A).

2.4 Faux.Avec le contre-exemple de la question 2.2, on a det(A) =det(B) =1 maisAet Bne sont pas semblables.

2.5Le polynômeX2+5X−6= (X−1)(X+6)est annulateur deA. Puisque les polynômesX−1et X+6sont premiers entre eux, le théorème de décomposition des noyaux permet d’affirmer queRn=Ker(A−In)⊕Ker(A+6In).

2.6SiA=In, alorsA2+5A−6In=On. Pourtant, Ker(A+In)⊕Ker(A−6In) =Ker(2In)⊕Ker(−5In) ={0}⊕{On}= {0}6=Rn.

2.7 Vrai. Soient Aet Bdeux matrices semblables. Il existe P∈ GLn(R)telle que B = P−1AP.Mais alors, les matrices A−XIn et B−XIn sont semblables carP−1(A−XIn)P=P−1AP−XP−1InP=B−XIn. D’après la question 2.3,

χB=det(B−XIn) =det(A−XIn) =χA.

2.8 Faux.Avec le contre-exemple de la question 2.2, on aχAB= (1−X)2 maisAetBne sont pas semblables.

Problème Partie 1

1) 1.1B=tAA=

0 2 0 1 0 1 0 2 0

0 1 0 2 0 2 0 1 0

=

4 0 4 0 2 0 4 0 4

. La matriceBest symétrique réelle et donc la matrice Best diagonalisable.

1.2La matriceBest symétrique réelle et on sait que ses valeurs propres sont réelles. Soientλ∈Rune valeur propre deB puisXun vecteur propre unitaire associé.

λ=λkXk22tXX=tX(λX) =tXBX=tXtAAX=t(AX)AX=kAXk22>0.

On a montré que les valeurs propres deBsont des réels positifs.

1.3En développant suivant la première colonne, on obtient χB=

4−X 0 4

0 2−X 0

4 0 4−X

= (4−X)2(2−X) −16(2−X) = (2−X)((4−X)2−16) = (−X)(2−X)(8−X).

(2)

2) 2.1On suppose queR3est muni de sa structure euclidienne canonique de sorte que la base canonique(−→ i ,−→

j ,−→ k)est orthonormée.

C est la surface d’équation 2(x+z)2+y2 = 1. On pose



X= (x+z)/√ 2 Y=y

Z= (−x+z)/√ 2

. La matrice de passage associée à ce

changement de bases estP=

√1

2 0 1

√2

0 1 0

− 1

√2 0 1

√2

. Cette matrice est orthogonale car ses colonnes sont unitaires et deux

à deux orthogonales.

La nouvelle base (−→e1,−→e2,−→e3) définie par la matrice P est donc une base orthonormée de R3. Dans cette nouvelle base, une équation cartésienne de C est 4X2+Y2 = 1. On reconnaît un cylindre elliptique d’axe (OZ) c’est-à-dire la droite d’équations

X=0

Y=0 ou encore

x+z=0 y=0 .

C est un cylindre elliptique d’axe la droite ∆de repère (O,−→u)où−→u =−→i −−→k.

∆est un axe de symétrie de C. Tout plan perpendiculaire à∆, c’est-à-dire tout plan d’équation y= λ, est un plan de symétrie deC ainsi que les plans(XOY)et(YOZ)d’équations respectivesx−z=0et x+z=0.

2.2SoitM(x, y, z)∈R3.

•M∈C ∩(yOz)⇔

x=0

2x2+4xz+y2+2z2=1 ⇔

x=0

y2+2z2=1 .C1est l’ellipse d’équations

x=0

y2+2z2=1 .

• M ∈ C ∩ (xOz) ⇔

y=0

2x2+4xz+y2+2z2=1 ⇔

y=0

2(x+z)2=1 . C2 est la réunion des droites d’équations



 y=0 x+z= 1

√2 et



 y=0 x+z= − 1

√2 .

•M∈C ∩(xOy)⇔

z=0

2x2+4xz+y2+2z2=1 ⇔

z=0

2x2+y2=1 .C3 est l’ellipse d’équations

z=0

2x2+y2=1 . 2.3 Sections.

1

−1

1

−1 y

z

O C1

1

−1

1

−1 x

z

O C2

1

−1

1

−1 x

y

O C3

(3)

Surface.Le dessin ci-dessous est réalisé avec Maple.

3) 3.1Sip=0, le reste de la division euclidienne deXp=1parX3−10X2+16Xest1.

Soitp∈N. La division euclidienne de Xp parX3−10X2+16X=X(X−2)(X−8)s’écrit Xp= (X3−10X2+16X)×Qp+apX2+bpX+cp, oùQ∈R[X]et ap,bpet cpsont trois réels.

En évaluant en0, on obtientcp=0puis en évaluant en2 et8, on obtient 4ap+2bp=2p

64ap+8bp=8p ⇔ap= 1

48(8p−4×2p)etbp= 1

24(16×2p−8p).

Le reste de la division euclidienne deXp parX3−10X2+16Xest 1

48((8p−4×2p)X2+ (32×2p−2×8p)X).

3.2 XB = −X(X−2)(X−8) = −(X3−10X2+16X). D’après le théorème de Cayley-Hamilton, B3−10B2+16B =

−χB(B) =O3.

Puisque0est valeur propre de B, la matriceBn’est pas inversible.

3.3D’après les deux questions précédentes, pourp∈N,

Bp= (B3−10B2+16B)×Qp(B) +apB2+bpB=apB2+bpB= 1

48((8p−4×2p)B2+ (32×2p−2×8p)B) 3.4T0=I3. Soitp∈N.

Tp=I3+ Xp

k=1

1

k!(akB2+bkB) =I3+ 1 24

Xp

k=1

1

k!(16×2k−8k)

! B+ 1

48 Xp

k=1

1

k!(8k−4×2k)

! B2

Par suite,

plim+Tp=I3+ 1 24 16

+

X

k=1

2k k! −

+

X

k=1

8k k!

! B+ 1

48

+

X

k=1

8k k! −4

+

X

k=1

2k k!

! B2

=I3+ 1

24(16(e2−1) − (e8−1))B+ 1

48((e8−1) −4(e2−1))B2.

Ensuite,B2=

4 0 4 0 2 0 4 0 4

4 0 4 0 2 0 4 0 4

=

32 0 32 0 4 0 32 0 32

et donc

(4)

plim+

Tp=

1 0 0 0 1 0 1 0 1

+ 1

24(16(e2−1) − (e8−1))

4 0 4 0 2 0 4 0 4

+ 1

48((e8−1) −4(e2−1))

32 0 32 0 4 0 32 0 32

=

1 0 0 0 1 0 1 0 1

+ 1

12(−e8+16e2−15)

2 0 2 0 1 0 2 0 2

+ 1

12(e8−4e2+3)

8 0 8 0 1 0 8 0 8

= 1 12

6e8+6 0 6e8+6

0 12e2 0

6e8+6 0 6e8+6

= 1 2

e8+1 0 e8+1 0 2e2 0 e8+1 0 e8+1

.

Partie 2

1) A=

0 1 0 0 3 0 2 0 0 2 0 3 0 0 1 0

 .

Doncu1=e1,u2=f(e1) =3e2,u3=f2(e1) =3f(e2) =3e1+6e3etu4=f(3e1+6e3) =3(3e2)+6(2e2+e4) =21e2+6e4. Par suite, MatB(u1, u2, u3, u4) =

1 0 3 0 0 3 0 21 0 0 6 0 0 0 0 6

. Cette matrice est triangulaire supérieure à coefficients diagonaux tous non nuls et donc cette matrice est inversible. On en déduit que

U = (u1, u2, u3, u4)est une base deE.

2) Par définition,f(u1) =u2,f(u2) =u3,f(u3) =u4 et enfin

f(u4) =21f(e2) +6f(e4) =21(e1+2e3) +6(3e3) =21e1+60e3=10(3e1+6e3) −9e1= −9u1+10u3. Donc

M=

0 0 0 −9 1 0 0 0 0 1 0 10 0 0 1 0

 .

3) En développant suivant la dernière colonne, on obtient

χf=

−X 0 0 −9

1 −X 0 0

0 1 −X 10

0 0 1 −X

= −X

−X 0 0

1 −X 0

0 1 −X

−10

−X 0 0 1 −X 0

0 0 1

+9

1 −X 0

0 1 −X

0 0 1

= (−X)4−10(−X)2+9=X4−10X2+9.

4) χA=X4−10X2+9= (X2−1)(X2−9) = (X−1)(X+1)(X−3)(X+3).Aadmet4 valeurs propres réelles simples à savoir−1,1,−3et3.

•SoitX=

 x y z t

∈M4,1(R).

(5)

X∈Ker(A−3I4)⇔







−3x+y=0 3x−3y+2z=0 2y−3z+3t=0 z−3t=0







y=3x z=3t

3x−9x+6t=0 6x−9t+3t=0



 t=x y=3x z=3x

.

Ker(A−3I4) =Vect(X1)oùX1=

 1 3 3 1

 .

•SoitX=

 x y z t

∈M4,1(R).

X∈Ker(A+I4)⇔







x+y=0 3x+y+2z=0 2y+z+3t=0 z+t=0







y= −x t= −z 2x+2z=0

−2x−2z=0



z= −x y= −x t=x

.

Ker(A+I4) =Vect(X2)oùX2=

 1

−1

−1 1

 .

•SoitX=

 x y z t

∈M4,1(R).

X∈Ker(A−I4)⇔







−x+y=0 3x−y+2z=0 2y−z+3t=0 z−t=0







 y=x t=z 2x+2z=0 2x+2z=0



z= −x y=x t= −x

.

Ker(A−I4) =Vect(X3)oùX3=

 1 1

−1

−1

 .

•SoitX=

 x y z t

∈M4,1(R).

X∈Ker(A+3I4)⇔







3x+y=0 3x+3y+2z=0 2y+3z+3t=0 z+3t=0







y= −3x z= −3t

−6x−6t=0

−6x−6t=0



t= −x y= −3x z=3x

.

Ker(A+3I4) =Vect(X4)oùX4=

 1

−3 3

−1

 .

5) SoitP=

1 1 1 1

3 −1 1 −3 3 −1 −1 3 1 1 −1 −1

. AlorsP−1AP=D. Maintenant,

PK= 1 8

1 1 1 1

3 −1 1 −3 3 −1 −1 3 1 1 −1 −1

1 1 1 1

3 −1 −1 3 3 1 −1 −3 1 −1 1 −1

= 1 8

8 0 0 0 0 8 0 0 0 8 8 0 0 0 0 8

=I4.

−1

(6)

6) Pourt∈R, posonsX(t) =

 x(t) y(t) z(t) u(t)

 .







 x=y y=3x+2z z=2y+3u u =z

⇔X=AX⇔X=PDP−1X⇔P−1X=DP−1X⇔(P−1X)=D(P−1X)

⇔∃(a, b, c, d)∈R4/∀t∈R, P−1X(t) =

 ae3t be−t cet de−3t

⇔∃(a, b, c, d)∈R4/∀t∈R, X(t) =

1 1 1 1

3 −1 1 −3 3 −1 −1 3 1 1 −1 −1

 ae3t be−t cet de−3t

∃(a, b, c, d)∈R4/∀t∈R, X(t) =

ae3t+be−t+cet+de−3t 3ae3t−be−t+cet−3de−3t 3ae3t−be−t−cet+3de−3t ae3t+be−t−cet−de−3t

 .

Les solutions du système sont les fonctions de la forme

t7→ae3t

 1 3 3 1

 +be−t

 1

−1

−1 1

 +cet

 1 1

−1

−1

+de−3t

 1

−3 3

−1

,(a, b, c, d)∈R4.

Partie 3

1) SoitQ∈En. Le polynômenXQ est de degré au plusn+1de même que le polynôme (X2−1)Q. Doncg(Q)est un polynôme de degré au plusn+1.

De plus, si on notean le coefficient deXn dansQ, alors le coefficient deXn+1dansg(Q)est égal àxan=nan =0. Donc g(Q)est un polynôme de degré au plusn. Ainsi,g est bien une application deEn dans lui-même.

Soient(Q1, Q2)∈En et (λ1, λ2)∈R2.

g(λ1Q12Q2) =nX(λ1Q12Q2)− (X2−1)(λ1Q12Q2)

1(nXQ1 − (X2−1)Q1) +λ2(nXQ2 − (X2−1)Q2) =λ1g(Q1) +λ2g(Q2).

Finalement

g∈L(En).

2) 2.1Sur] −1, 1[, l’équation(Eλ est équivalente à l’équation :y+λ−nx x2−1y=0.

‘La fonctionx7→ λ−nx

x2−1 est continue sur] −1, 1[et on sit alors que l’ensemble des solutions de(Eλ)sur] −1, 1[ est unR-espace vectoriel de dimension1.

Pourx∈] −1, 1[, posonsa(x) = λ−nx x2−1 = λ

2 1

x−1− 1 x+1

−n 2

2x

x2−1. Une primitive de la fonctionasur] −1, 1[est la fonctionA : x7→ λ

2(ln(1−x)−ln(1+x)−n

2 ln(1−x2) =ln

1−x 1+x

λ/2

(1−x2)−n/2

!

=ln (1−x)(λ−n)/2(1+x)(−λ−n)/2 Soitf une fonction dérivable sur] −1, 1[.

fsolution de(Eλ)sur] −1, 1[⇔f+af=0⇔eAf+aeAf=0⇔(eAf)=0

⇔∃C∈R/∀x∈] −1, 1[, eA(x)f(x) =C⇔∃C∈R/∀x∈] −1, 1[, f(x) =Ce−A(x)

⇔∃C∈R/∀x∈] −1, 1[, f(x) =C(1−x)(n−λ)/2(1+x)(n+λ)/2.

(7)

Les solutions de(Eλ)sur] −1, 1[, sont les fonctions de la formex7→C(1−x)(n−λ)/2(1+x)(n+λ)/2,C∈R.

2.2(Eλ)admet une solution polynomiale non nulle si et seulement si la fonctionf : x7→(1−x)(n−λ)/2(1+x)(n+λ)/2 est polynomiale.

Suspposons que la fonction f : x 7→ (1−x)(n−λ)/2(1 +x)(n+λ)/2 soit polynomiale. Quand x tend vers 1, f(x) ∼ 2(n+λ)/2(1−x)(n−λ)/2. Mais un équivalent de f en 1 doit être de la forme C(x−1)N où N est un entier. Ceci impose

n−λ 2 ∈N.

De même, un équivalent defen−1 est2(n−λ)/2(1−x)(n+λ)/2 et donc n+λ 2 ∈N. Réciproquement, si n−λ

2 et n+λ

2 sont des entiers naturels, alors la fonction x7→(1−x)(n−λ)/2(1+x)(n+λ)/2 est une solution polynomiale non nulle de(Eλ)sur ] −1, 1[. Notons alors que

n−λ

2 ∈Net n+λ

2 ∈N⇔∃k∈N/ n−λ

2 =ket n+λ

2 ∈N⇔∃k∈N/λ=n−2ket n+n−2k

2 ∈N

⇔∃k∈J0, nK/ λ=n−2k.

(Eλ)admet une solution polynomiale non nulle si et seulement si λ∈{n−2k, k∈J0, nK}.

3) Pourk∈J0, nK, posonsλk=2n−kpuisPk = (1−X)(n−λk)/2(1+X)(n+λk)/2= (1−X)k(1+X)n−k.

D’après la question précédente, ∀k ∈ J0, nK, g(Pk) = nXPk− (X2−1)Pk = λkPk. Donc λ0, . . . , λn sont n+1 valeurs propres deux à deux distinctes deg. Puisque dim(En) =n+1, on a trouvé toutes les valeurs propres deg et chacune de ces valeurs propres est simple.

Sp(g) = (λk)06k6n où∀k∈J0, nK,λk=2n−k.

∀k∈J0, nK, Eλk =Vect(Pk)oùPk= (1−X)k(1+X)n−k.

4) g(1) =nXpuis pourk∈J1, nK,g(Xk) =nXXk− (X2−1)kXk−1= (n−k)Xk+1+kXk−1. Donc la matrice degdans la base canonique deEn est la matriceA. Puisque gest diagonalisable,Aest diagonalisable dansR.

5) La déterminant deAest le produit de ses valeurs propres et donc det(A) =

Yn

k=0

(n−2k) = (−n)×−(n−2)×. . .×(n−2)×n.

Sinest pair, det(A) =0. Sinest impair, on peut posern=2p+1oùp>1. Dans ce cas,

det(A) = (−(2p+1))(−(2p−1)). . .(−1)(1). . .(2p−1)(2p+1) = (−1)p+1(1 . . .(2p−1)(2p+1))2

= (−1)p+1

(2p+1)(2p)(2p−1). . . 1 (2p)(2p−2). . . 2

2

= (−1)p+1(2p+1)!2 22p(p!)2 .

Partie 4

1) On sait qu’il existe une et une seule solution au problème de Cauchy :y′′−y=0,y(0) =1et y(0) =0. La fonction x7→chxest solution de ce problème et donc∀x∈R,y1(x) =chx. De même,∀x∈R,y2(x) =shx.

2) G =Vect(gk)06k6n est un espace vectoriel de dimension au plusn+1. Vérifions alors la famille(gk)06k6n est libre.

Supposons par l’absurde qu’il existe(λ0, . . . , λn)6= (0, . . . , 0)tel que Xn

k=0

λkgk=0. Soitp=Min{k∈J0, nK/ λk6=0}. Par définition

∀x∈R,λp(chx)n−p(shx)p+. . .+λn(chx)0(shx)n=0.

Pourx6=0, on divise les deux membres de cette égalité par(shx)pet en faisant tendrexvers0, on obtientλp=0ce qui est absurde. Donc, la famille(gk)06k6n est libre et finalement

la famille(g ) est une base deG.

(8)

3) 3.1Soitk∈J1, n−1K. Puisquey1 =y2ety2 =y1,

∆(gk) = (n−k)y1(y1)n−k−1yk2+kyn−k1 y2yk−12 = (n−k)(y1)n−k−1yk+12 +kyn−k+11 yk−12 = (n−k)gk+1+kgk−1. D’autre part,∆(g0) =ny1yn−11 =nyn−11 y2=ng1et ∆(gn) =ny2yn−12 =ny1yn−12 =ngn−1.

Ainsi,∆(G) =Vect(∆(gk))06k6n⊂Vect(gk)06k6n =G et finalement∆induit un endomorphisme deG.

3.2Soientλ∈Retf∈C(R,R).

∆(f) =λf⇔f=λf⇔∃C∈R/∀x∈R, f(x) =Ceλx.

Donc tout réelλest valeur propre de∆et de plus, pour toutréelλ,Eλ(∆) =Vect(fλ)où∀x∈R,fλ(x) =eλx. 3.3Soitk∈J0, nK. Pour tout réelx,

gk(x) = 1

2n(ex+e−x)n−k(ex−e−x)k=

n−kX

p=0

ap(ex)p(e−x)n−k−p

 Xk

q=0

bq(ex)q(e−x)k−q

=

n−kX

p=0

ape(2p−n+k)x

 Xk

q=0

bqe(2q−k)x

= X

(p,q)∈J0,n−kK×J0,kK

apbqe(2(p+q)−n)x

X

(p,q)J0,n−kK×J0,kK

apbqϕp+q(x).

De plus, sip∈J0, n−kKetq∈J0, kK, alorsm=p+q∈J0, nK. Ainsi, ∀k∈J0, nK, gk∈Vect(ϕm)06m6n. On en déduit queG=Vect(gk)06k6n ⊂Vect(ϕm)06m6n.

Mais alors dim(Vect(ϕm)06m6m) 6 n+1 = dimG 6 dim(Vect(ϕm)06m6m) puis dim(Vect(ϕm)06m6m) = n+1 = dimG.

En résumé,G⊂Vect(ϕm)06m6m et dim(Vect(ϕm)06m6m) =dimG <+∞et doncG=Vect(ϕm)06m6m.

Enfin,(ϕm)06m6m est une famille génératrice deGde cardinaln+1=dim(G)<+∞et donc(ϕm)06m6mest une base deG.

3.4Pour chaquem∈J0, nK, ϕm est un vecteur propre de∆et donc deδ associé à la valeur propre2m−n. On a ainsi trouvén+1valeurs propres2 à2 distinctes deδ. Puisque dim(G) =n+1, on a trouvé toutes les valeurs propres deδ : ces valeurs propres sont lesλm=2m−n,m∈J0, nK. De plus, ces valeurs propres étant simples, les sous-espaces propres sont des droites et donc∀m∈J0, nK,Eλm(δ) =Vect(ϕm).

3.5La question 3.1 montre queS=A.

3.6On a ainsi retrouvé ainsi la diagonalisabilité deAet ses valeurs propres.

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