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éditorial Oncoforum Urology 2008

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Texte intégral

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Progrès en urologie (2009) 19 Suppl. 2, S27-S28

Correspondance.

Adresse e-mail : [email protected] (M. Rouprêt).

© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

éditorial

Oncoforum Urology 2008

M. Rouprêt

Services d’Urologie, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Assistance-Publique Hôpitaux de Paris, Groupe Hospitalo-Universitaire Est, Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie, Université Paris VI, Paris, France

L’oncologie est la spécialité médicale d’étude, de diagnostic et de traitement des cancers. Le terme vient du grec « onkos », signifiant vrac, masse ou tumeur, et le suffixe

« -logie », signifiant « étude de ». Avant même l’instauration du Plan Cancer et des Réunions de Concertations Pluridisciplinaires (RCP), les chirurgiens spécialistes d’orga- nes, s’intéressaient déjà à la stratégie thérapeutique inhérente au traitement global des tumeurs. Aujourd’hui, cet intérêt nécessaire est renforcé notamment par les découvertes récentes concernant l’étude des voies de la carcinogenèse, ou par le développement de procédures chirurgicales mini-invasives (robotique, télémanipulation, nouveaux moyens physiques ablatifs), ou enfin avec la mise à disposition de traitements moléculaires ciblés.

Aussi sont apparus depuis quelques temps des « onco-chirurgiens », désireux de ne plus se cantonner à la simple réalisation d’actes techniques sophistiqués, mais de prendre pleinement leur place dans la prise en charge du patient, tout au long de l’histoire natu- relle de sa maladie. Ceci est particulièrement vrai en Urologie où les « onco-urologues » s’investissent pleinement dans le diagnostic et la prise en charge des principaux cancers urologiques que sont le cancer de la prostate, de la vessie et de la voie excrétrice, du rein et celui des organes génitaux externes. Cette évolution s’inscrit dans une démarche ins- titutionnelle voulue par l’ensemble de la communauté urologique française et défendue par l’Association Française d’Urologie depuis plusieurs années.

Historiquement, dans la Rome antique, le mot latin « forum » désignait, d’une manière générique, une place publique d’échange. Au sens moderne, en français, un « forum » peut désigner : une réunion avec débat autour d’un thème ; en informatique, un espace virtuel qui permet de discuter « librement » sur plusieurs sujets divers ; ou en science politique, un espace de négociation et d’échange sur un thème précis et entre différents acteurs.

Ce n’est donc pas un hasard si les principaux acteurs de l’onco-urologie française se sont retrouvés le 13 Décembre 2008 pour animer ce nouvel « onco-forum ». Cette réunion annuelle exceptionnelle a permis de condenser en une journée les principales informations MOts clés

Tumeur de la voie excrétrice supérieure ; Carcinome urothélial ; Cancer du testicule ; Surveillance ; Pronostic ; Récidive

MOts clés Urinary tract cancer;

Renal cell carcinoma;

Prostate cancer;

Urothelial carcinoma;

Testis cancer;

Surveillance;

Prognosis;

Recurrence

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S28 M. Rouprêt

ou évolutions à prendre en compte, glanées dans les principaux congrès internationaux de l’année. Concernant le cancer de la prostate, un programme de surveillance active (PSA) ne peut se concevoir actuellement que dans les cadres de protocole puisque les critères d’inclusion et les modalités exactes de cette surveillance ne sont pas parfaitement éta- blis. Les modalités de prescription de l’hormonothérapie ne cessent d’évoluer que ce soit en association avec la radiothérapie dans les formes localement avancées, en traitement adjuvant après prostatectomie totale ou dans le choix de schéma intermittent. Outre la chimiothérapie, les formes hormono-résistantes de cancer de la prostate entrent dans l’ère des thérapeutiques ciblées avec l’apparition des anti-angiogéniques et notamment des anti-récepteurs aux endothélines qui s’annoncent prometteurs. Dans le cancer du rein métastatique, la néphrectomie est indiquée avant les anti-angiogéniques lorsqu’elle est envisageable. Pour ce qui est des carcinomes urothéliaux de la vessie, la fluores- cence tend à démontrer un intérêt pour la prise en charge des tumeurs superficielles mais les indications précises restent à définir. Il s’avère enfin que l’imagerie moléculaire dynamique (tomographie par émission de positons) est contributive pour l’évaluation des masses résiduelles après traitement de première ligne dans les tumeurs séminomateuses du testicule.

Voici, en quelques points, les éléments indispensables à découvrir en détail dans ce nouveau document de synthèse publié à l’attention de tous les urologues français afin qu’ils puissent rester « à la page » ou « up-to-date », comme aiment à le souligner nos collègues anglo-saxons. Bonne lecture à tous.

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