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Aspects collectifs dans le néon 19 et le fluor 17

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HAL Id: jpa-00235761

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235761

Submitted on 1 Jan 1958

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Aspects collectifs dans le néon 19 et le fluor 17

P. Lehmann, A. Lévêque, R. Barloutaud, T. Grjebine

To cite this version:

P. Lehmann, A. Lévêque, R. Barloutaud, T. Grjebine. Aspects collectifs dans le néon 19 et le fluor

17. J. Phys. Radium, 1958, 19 (1), pp.44-45. �10.1051/jphysrad:0195800190104400�. �jpa-00235761�

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44.

ASPECTS COLLECTIFS DANS LE NÉON 19 ET LE FLUOR 17

Par P. LEHMANN, A. LÉVÊQUE, R. BARLOUTAUD et T. GRJEBINE

Section des Réactions Nucléaires à Basse Énergie, C. E. N., Saclay.

Résumé. - Les résultats expérimentaux obtenus sur 17F et 19Ne peuvent s’expliquer à partir

de calculs basés sur le modèle collectif.

Abstract.

2014

Experimental results on 17F and 19Ne support the collective description in this region.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE -ET LE RADIUM TOME 19, JANVIER 1958,

La décroissance rapide de l’état de 872 keV

dans 170 [1] a été expliquée par des oscillations

quadrupolaires du coeur 160 couplées au neutron

extérieur [2]. Bohr et Mottelson ont montré que l’effet de ces oscillations sur la transition E2, dans

le cas d’un couplage faible, équivalait à l’addition

d’une charge effective au nucléon extérieur au

coeur. Cette charge effective est donnée dans ce

cas [3] par la formule

__ _ _

où Z’ et C2 sont la charge et la tension de surface effective du coeur, r étant le rayon de la particule

èxtérieure.

La valeur du paramètre kIC2’ calculée [4] à partir

de la vie moyenne de la transition E2 permet de prévoir également le moment quadrupolaire du

fondamental de 170 récemment remesuré [5] ; en supposant r --- Ro, on trouve, pour la charge effec-

tive : (0,4 :f: 0,1) e et pour le rapport théorique des probabilités des transitions E2 de 160 et 17F une

valeur de 12 + 1.

Nous avons récemment mesuré [6] la période de

la transition E2 entre le niveau 1/2+ à 500 keh et

le fondamental dans 17F. Le rapport expérimental

FIG. 1.

des probabilités de transition est 9,7 ::1:: 5 ; il est

bien compatible avec l’explication d’un couplage

faible identique à celui de 170 . Lorsqu’un nombre

croissant de particules est ajouté au coeur, on peut s’attendre à une déformation croissante ; c’est dans

le cas de la masse 19 que les résultats expéri-

mentaux sont les plus abondants.

Dans le cas de 19Ne, nous avons cherché les y de désexcitation des niveaux 1 J2- et 5/2+ et avons

mesuré la période de ce dernier [7] ; les résultats

sont indiqués sur la figure 1 ; la probabilité réduite

de transition est 1,8 fois plus forte que dans 19F.

Les propriétés des noyaux de masse 19 ont été

interprétées par Paul [8] et Rakavy [9]. Ce dernier

calcule les déformations en employant les fonc-

tions d’onde asymptotiques [10], c’est-à-dire en

négligeant dans l’hamiltonien décrivant les états d’un nucléon dans le potentiel déformé, le terme de couplage spin-orbite. Ce terme influe peu sur les déformations à l’équilibre, à condition que celles-ci soient suffisantes.

On a pu alors expliquer le spectre de 19F et les probabilités de transitions y à partir de trois

bandes de rotation.

Rakavy prévoit, pour les états K = 1/2 de parité négative (correspondant à un trou dans le

coeur 160), une déformation e: = 0,546 très diffé-

rente de la valeur 0,39 prévue pour les deux bandes positives. Il est logique qu’un noyau ayant

15 nucléons dans le coeur et 4 nucléons extérieurs soit plus déformé qu’un noyau ayant 16 nucléons

dans le coeur et 3 nucléons extérieurs. Sa méthode lui donne d’autre part même déformation pour 19F et 19 Ne.

Les niveaux 1/2+ et 5/2+ de 19F appartiendraient

à la même bande de rotation K = 1/2+ et le

niveau 1/2- à celle de K =1/2-.

Pour une déformation faible, on passerait de

de l’état 1/2+ à l’état 1/2- dans 19F en déplaçant

un proton de la couche p 1/2 à la couche d 5/2 ; ,la

différence d’énergie de ces deux couches est de 12 MeV environ en l’absence de déformation.

Dans le cas de 19F, il faut en outre enlever l’énergie

de formation d’une paire de protons, soit envi-

ron 4 MeV. Ainsi, le niveau 1/2- se trouverait

à 8 MeV environ. Si 19F est déformé, il faut en

outre tenir compte de la différence des gains d’énergie dus à la déformation pour les deux états ;

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0195800190104400

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celle-ci, calculée par Rakavy, est - de 8,3 MeV.

Étant donnée l’incertitude sur la valeur exacte de

l’énergie de paire, nous pouvons considérer l’accord

comme satisfaisant ; un raisonnement analogue s’applique dans le cas de I9Ne.

Pour les niveaux 5/2+, la situation est plus com- plexe. En tant que membre de la série de rotation du fondamental, l’énergie d’un tel niveau dépend

de deux paramètres, le moment d’inertie et le para- mètre de découplage.

Les auteurs [8, 9] ont considéré un moment

d’inertie rigide ; ce choix est logique pour un noyau impair, fortement déformé. Quand on passe de 19F à 19Ne, on peut penser que le remplacement

d’un neutron par un proton augmentera quelque

peu la déformation, donc rendra plus pur en K l’état 5/2+. L’augmentation de la probabilité

réduite de transition est probablement plus liée à la

variation du mélange de K que directement fonc- tion de l’augmentation de la déformation à l’équi-

libre. Les résultats expérimentaux obtenus sur 17F

et lBNe semblent confirmer la validité des calculs faits en prenant pour base le modèle collectif.

BIBLIOGRAPHIE

[1] THIRION (J.) et TELEGDI (V.), Phys. Rev., 1953, 92, 1253.

[2] ELLIOTT (J. P.) et FLOWERS (B. H.), Proc. Roy. Soc., 1955, 229 A, 536.

[3] ALDER (K.), BOHR (A.), HUUS (T.), MOTTELSON (B.)

et WINTHER (A.), Rev. Mod. Physics, 1956, 28, 432.

[4] RAZ (B. J.), Phys. Rev., 1957, 107, 635.

[5] STEVENSON (M. J.) et TOWNES (C. H.), Phys. Rev.

1957,107, 635.

[6] LEHMANN (P.), LÉYÊQUE (A.), GRJEBINE (T.), PICOU (J. L.) et BARLOUTAUD (R.), C. R. Acad. Sc., 1957, 245, 2259.

[7] BARLOUTAUD (R.), LEHMANN (P.), LÉVÊQUE (A.),

PHILLIPS (G. C.) et QUIDORT (J.), C. R. Acad. Sc., 1957, 245, 422.

[8] PAUL (E.), Phil. Mag., 1957, 2, 311.

[9] RAKAVY (G.), Nucl. Physics, 1957, 4, 375.

[10] NILSSON (S. J.), Dan. Mat. Fys. Medd., 1955,29, 16.

Références

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