Vingtième Année. — Nu 27 P r i x d u n u m é r o : 10 centimes.
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Jeudi 6 Avril 1905.
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Boites or Boites argent
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1 9 0 5
Boites or .Boites argent
Janvier. . . . 30,005 '190,466 Février. . . . 17,177 228,840 Mars . . . . 54,580 240,525
Bureau de la Chaux-de-Fondb 1 9 0 4
Boites or Boites argent
Janvier. . . . 36,262 3,629
Total
239,122 267,645 293,675
.. Total -
238,561 246,026 304,105
Total
39,891 Février. . . . 41,102: 4,062 Mars 30,047 4,381
Janvier.
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Boites or
28,506 5,325 40,875
Boites argent
3,630 3,955 5,221
45,224 43,428
Total
32,235 9,280 4(5,096
Le travail du samedi après-midi Le Conseil national suisse, par 61 voix contre îii, a adhéré au Conseil des Elats qui, à propos, du travail du samedi après- midi, avait admis un article de loi édictanl des prescriptions sur le travail à domicile!
Dorénavant l'ouvrier de fabrique sera, après sa sortie de la fabrique, soumis à des dispositions de loi en verlu desquelles on pourra le rechercher et le punir, s'il a emporté, de chez son patron, du travail à faire à son domicile particulier, le plus souvent par des membres de sa famille.
C'est une grave atteinte au principe de la liberté du travail et du droit individuel.
C'est l'espionnage, la délation, l'intrusion des policiers dans le domicile des citoyens pour surveiller leurs actes, élevés à la hauteur d'un principe et prenant place dans la législation de notre pays.
Joli triomphe, en vérité !
Mais à côté de ces conséquences d'une haute immoralité, il en est une autre, qui
peut consoler, au point de vue pratique du moins, ceux qui, eh Suisse, ont con- servé une parcelle d(|î respect pour la liberté des citoyens : e'^st que cette loi se heurtera à de telles difficultés, qu'elle en sera inapplicable. Ses partisans mêmes l'ont reconnu.
Alors? Et à quels mobiles a-t-on obéi?
On se souvient que. c'est la Chambre suisse de l'horlogerie q g i / l a première, a jeté le^ cri d'alanhe, .en dés rapports et pétitions adressés aux autorités fédérales et reproduits dans la Fédération lwrlogère.
Nous nous dispensons donc d'y revenir.
Mais nous dirons quand même, comme conclusion, qu'il eût été plus franc de pro- poser la revision de la Loi fédérale con- cernant le travail dans les fabriques, pour en faire une Loi fédérale concernant le travail dans les Jabriques, ateliers, exploi- tations quelconques et au domicile des citoyens, et de chercher à y introduire des dispositions restrictives du droit des ci- toyens, de leur liberté individuelle et de leur dignité d'homme, qui semblent des- tinées à servir de base à la législation de demain.
On a trouvé plus habile de procéder d'une façon détournée, pour nous orienter vers un but qu'on n'osait pas avouer fran- chement. Ce procédé ne couvrira pas de gloire ceux qui l'ont préconisé et fait triompher.
Les marques de fabrique et les montres importées en France Nous avons publié, dans notre n u m é r o du 30 mars écoulé, une longue circulaire de la Direction générale des Douanes de France qui se résume comme suit : Que tout produit étranger ou son emballage muni d'une mention ou indication quel- conque de nature à faire croire que ce pro- duit a été fabriqué en France, doit être muni des mots Importé de ou Fabriqué en suivis du nom du pays d'origine.
J u s q u ' à ces derniers temps, la mention Importé, sans autre, était jugée suffisante.
Nous disions aussi que le Secrétariat gé-
néral de la Chambre suisse de l'Horlogerie avait sollicité du- Département fédéral du commerce, qu'il veuille bien intervenir au- près de l'administration française, pour ob- tenir un délai de 3 mois.
Ces démarches ont été faites et il résulte d'une communication officielle qu'elles ont toutes chances d'aboutir dans un temps rap- proché.
Ä propos de la dernière grève des monteurs de boîtes
On lit dans la Solidarité lwrlogère de samedi l01 avril :
- . i . i - i i •
On connaît notre opinion, Le droit de grève est indiscutable : la grève était motivée et elle a produit même un immense effet bienfaisant pour les patrons, en les réunissant en un bloc pour dicter à la clientèle dès tarifs et conditions.de payement sensiblement améliorées, ce qui parle directement contre les conclusions du tribunal, mentionnant un' important préjudice. En se*ba- sanl sur la réalité, les conclusions du tribunal devraient attester justement le contraire.
Sur la même question nous recevons une cor- respondance, recommandant aux ouvriers boî- tiers la grève générale, si les patrons persistent de vouloir faire payer aux ouvriers la quinzaine, après avoir dicté eux-mêmes (les patrons Réd.) une hausse à la clientèle, qui justifierait' ; plutôt le payement des frais de grève aux ouvriers.
Nous ailirons l'attention des patrons sur* la gravité de la situation, s'ils persistent dans leur intention de faire saigner injustementd inutile- ment les ouvriers. Nous n'en disons pas davan- tage pour aujourd'hui, estimant que les patrons comprendront que des indemnités de: quelques centaines de francs ne sont pas'aussi valeureuses que la paix, et cela surtout en présence de la tiausse réalisée. Gaveanl consules.' .'-•;,' -
La Sentinelle, de son cô(é, recommande pouV l'avenir la lutte à outrance, plutôt que:dè ne pas voir figurer dans les conventions l'amnistie pour
faits de grève. ..-.' Faisons remarquer que le tribunal de prud'hom-
mes était composé de deux ouvriers et de deux patrons et présidé par M. Dubois, qui a tranché le litige en faveur des patrons.
Nous recommandons le calme à nos collègues, tout en leur conseillant de se tenir prêts à toutes
les éventualités. • •"
Quoi qu'en dise même le «haut» Conseil fédé- ral, la grève est une mise bas immédiate, "qui ne peut se tenir à des dispositions «légales»;
elle est classée dans les cas de force-majeure, ce que sait parfaitement le patronat.
Le bon droit est du côté des ouvriers.
• j e * <••
218 LA F E D E R A T I O N H O R L O G E R E S U I S S E
On peut naturellement différer d'opinion sur le point de savoir si, se plaçant au point de vue de leurs relations avec leurs ouvriers, les patrons monteurs de boites ont tort ou raison de s'en tenir au juge- ment rendu en leur faveur.
En nous plaçant au point de vue légal, le seul que nous ayons à envisager, nous ne pouvons que reproduire la partie sui- vante de l'arrêté du Conseil fédéral du 22 décembre 1890, se rapportant à une grève proclamée sans avertissement :
« Le recourant voudrait voir traiter une
« grève autrement que comme une sortie
« illicite et sans avis préalable d'un seul
« individu. Le Conseil fédéral ne voit pas
« où il en prend le droit, aussi longtemps
« qu'il n'existe pas de loi spéciale sur les
« grèves. Si, par exemple, cent hommes
« sortent en même temps, ce n'est que le
« fait cent fois répété de la sortie d'un
« seul individu; c'est la même illégalité
« commise par beaucoup à la fois. »
Kn résumé, la loi prévoit une différence entre la sortie de un ou plusieurs ouvriers d'une fabrique, quand cette sortie se pro- duit avec l'avertissement prévu ou sans cet avertissement.
Dans le second cas, c'est-à-dire, quand la grève éclate sans avertissement préalable, comme le lirent les monteurs de boites, le salaire de six j o u r s est dévolu au patron, il peut le retenir et n'a pas besoin de le réclamer; c'est la loi, et, tant que la loi ne sera pas modifiée par des dispositions visant les grèves, les patrons auront le droit de bénéficier de?celte5 disposition, comme les ouvriers pourront réclamer, et seront certains d'obtenir, une indemnité de quinzaine, dans le cas d'un renvoi sans avertissement de la part du patron.
Quant à la question des dommages et intérêts que les patrons peuvent réclamer devant le tribunal compétent, celui-ci de- meure juge de les octroyer o u - n o n , selon qu'il envisage que la retenue des six jours de salaire couvre ou ne couvre pas le dommage; c'est affaire d'appréciation.
Le tarif allemand
Le professeur Hewins, dont l'opinion fail au- torité en maliére de questions économiques, a fuit, lundi dernier, nu Westminster Palace Hotel, sous les auspices de la «Tarif Reform Associa- lion », une conférence au sujet du nouveau tarif allemand. L'assistance comptait plusieurs mem- bres des deux Chambres du Parlement anglais et de nombreux journalistes tan t anglais qu'étran- gers.
Le professeur Hewins appuie celte thèse que l'Angleterre aura à modifier, au moins provisoi- rement, son système de «libres Importations» si elle veut conserver à son commerce les débou- chés nécessaires, el fail ressortir que la clause de la nation la plus favorisée ne suffit pas néces- sairement pour assurer l'égalité de traitement.
Si l'Angleterre se décidait à modifier sa politique fiscale actuelle, la France et l'Angleterre pour- raient peul-èlre coopérer pour assurer à leurs industries textiles un traitement plus avantageux"
Celte proposilion provoque dans l'assistance de vifs applaudissements. M. Hewins estime que le nouveau tarif allemand aura en effet, pour ré- sultat de rétrécir les débouchés pour les textiles anglais et de si | primer presque complètement là concurrence anglaise en ce qui concerne le fer, l'acier el )a machinerie. M. Hewins ne croit pas, cependant, que le nouveau larif allemand ait pour but spécial d'attaquer le commerce anglais.
L'impôt du timbre
dans le canton de Neuchâtel Le parti socialiste neuchàlelois avait, di- manche , une assemblée de délégués à Chambrelien. Une résolution défavorable à l'impôt du timbre y a été volée.
Il en a été de même à l'assemblée géné- rale de la Société des fabricants d'horloge- rie de la Chaux-de-Fonds. A la fin de la séance de vendredi, les participants qui étaient encore là ont volé une résolution de principe unanime .contre l'impôt du timbre. Toutefois les députés présents ont réservé leur vole au Grand Conseil. -
Nos relations commerciales avec la France.
Dans un article publié par le Schweizerisches Kaufmännisches Cenlralblalt et intitulé : « Nos relations commerciales avec l'Italie el la France et l'arrangement franco-suisse », les passages suivants intéressent spécialement l'horlogerie :
Nos relations douanières avec la France ne sont pas ce qu'elles devraient être, grâce aux mesures qui sont prises contre nous par l'admi- nistration des contributions indirectes de ce pays. Nous désirons émettre notre opinion à ce sujet, qui ne manque! pas d'actualité, puisque dans un an, ou peut-être avant, de; nouvelles négociations seront probablement entamées entre les deux pays pour conclure un traité de com- merce. Actuellement les relations avec la France sont réglées par une entente commerciale conclue en 1895. après une guerre de tarifs qui dura de 1893 à 1895 el qui cessa surtout grâce aux récla- mations des négociants en vins français et des populations horlogères françaises qui en souf- fraient le plus.
11 convient de rappeler comment, lors des pourparlers en vue de l'arrangement commer- cial entre les deux pays, les délégués français des industries iniéressées et les journaux pro- mirent des changements dans lés procédés du fisc français. La nécessité pour les Français de finir celte guerre de tarifs était manifeste. Si ceux de nos compatriotes horlogers qui aidèrent Numa Uroz à conclure l'accord de 1895 avaient été un peu plus énergiques él plus habiles, on aurait alors pu une fois pour loutes mettre fin aux agissements injustes qui se sont continués depuis neuf ans, malgré toutes les promesses de la pari defnotre riche et puissante voisine.
Il est de toute nécessité de parler de ces agisse- ments, afin que nos futurs négociateurs et nos autorités sachent prendre des mesures qui en empêcheront le relotir, car non seulement la dignité de la Suisse en souffre, mais aussi nos affaires subissent un grave préjudice que patrons, employés el ouvriers sont tous intéressés à voir disparailre.
En effet, un ouvrier ou un mailre d'atelier veut-il aujourd'hui travailler pour la France, on lui saisil son ouvrage quand il va le livrer. Un voyageur se fuit-il adresser ses échantillons de valeur en France, il ne peut les recevoir qu'après des formalités sans fin; ou môme de petits envois sans valeur sonl purement cl simplement confis- qués sans avis à l'expéditeur; La douane laissera passer deux paquets semblables et arrêtera les suivants. Un voyageur prend-il des commissions en France, on le laissera faire quelques livrai- sons, puis on séquestrera tout-à-coup les envois s'ils deviennent un peu conséquents. Bien des maisons de commerce suisses ont dii de ce chef renoncer à envoyer un voyageur en France et ont du ensuite licencier du personnel.
Voici quelques faits à mentionner à l'appui de ce qui vient d'être avancé : Un fabricant de boites or, Suisse, voyant que le soi-disant arran- gement de commerce; de 18ÜÖ (ixait un droil d'entrée en France sur les objets d'or et d'argent, vint lui-même en Frniice et demanda à la direc- tion du contrôle des objets d'or quelles formalités il aurait à remplir pour entrer ses boites en France : on lui refusa de contrôler les boites qu'il désirait envoyer1 — refus qui équivalait à une prohibition d'entrée pour ses marchandises
— et on lui parlait à! cet égard des lois somp- tuaires édictées par Hpnri IV... Notez cependant que quelques maisoifs privilégiées de Genève peuvent livrer des boites soignées en France et ont un compte avec le bureau de contrôle fran-
çais « ad hoc », comme cela est aussi permis à quelques fabricants de pendants el de couronnes soignées de Genève, loul simplement parce que ces objets, qui ne peuvent se faire aussi bien à Besançon, passent ensuite pour de l'ouvrage français.
Avant 1891 une maison suisse livrait beaucoup de mouvements de montres en France; ceux-ci étaient 1res appréciés à cause de leurs qualités.
Un beau jour, sous un prétexte incompréhen- sible, la régie française séquestra tous les envois en route. Le vrai molif était que les fabriques françaises ne pouvanl luller contre cette concur- rence, avaient demandé qu'on interdit celte venle en France, ce qui fut accordé.
Un voyageur d'une fabrique suisse de montres or à répétition avait fait adresser des échantillons de montres au nouveau bureau de transit à Besançon ; il ne put retirer ses montres lui- même, malgré toutes les pièces de légitimation qu'il possédait. Ce ne fut que grâce aux efforls et aux réclamations énergiques d'un compatriote habitant la ville, qui perdit bien du lemps pour remplir les formalités les plus extraordinaires, que le voyageur put enfin avoir ses montres : Les autorités françaises voulaient dégoûter les fabricants suisses de se servir du bureau de transit.
Autre exemple : Un décorateur-peintre de la Chaux-de-Fonds avait demandé quelles forma- lités il y avail à remplir pour pouvoir décorer des boites de montres pour les fabricants fran- çais. Après maints atermoiements entre les diffé- rents bureaux des contributions indirectes, il lui fut répondu qu'en vertu d'une circulaire du gou- vernement français de 1883 il était interdit aux fabricants d'horlogerie français de faire travailler des ateliers suisses. Or, celle réponse est con- trairc à ce. qui fut enlendu et promis lors de la conclusion de l'accord de 1895.
Dernièrement enfin les journaux ont de nou- veau élevé des plaintes au sujel des abus el des chicanes de la douane et du contrôle français.
Ensuite de ces difficultés douanières et des droits élevés qui furent acceptés par nos délégués suisses, en 1895, le nombre des fabriques suisses de tous genres qui s'établissent en France va en grandissant; c'est une preuve que l'arrangement cnqucslion a été une grande erreur. Il eût mieux valu pour la Suisse de continuer la guerre de larifs que de lâcher sans compensation une posi- tion qui est à regretter aujourd'hui, car elle nous permettrait de remédier à bien des ennuis causés par le protectionnisme français.
Il serait donc du plus grand intérêt pour nos fabricants el commerçants suisses, que le gou- vernement fédéral insistât à l'occasion des pour- parlers à entamer en vue de la conclusion d'un traité de commerce, pour régler le traitement douanier d'une manière plus équitable, afin que plus tard il ne fùL plus possible que le fisc fran- çais nous appliquât une circulaire datant de 1883, ou les lois somptuaires d'Henri IV, ou peut-être même quelques règlements signés pur le bon roi Dagobert et contresignées par le grand saint Eloi. ' •".*••
» i
Il y a un mélange de vrai el de fantai- siste dans l'article ci-dessus. Ce qui est vrai, c'est que l'administration française agit sans méthode el, souvent, dans le b u t de nous être désagréable. Mais on ne peut insérer, dans un trailé de commerce ou dans un arrangement, une clause disant que les fonctionnaires de l'un ou l'autre pays seront corrects.
Ce qu'il y a de fantaisiste, c'est de pré- tendre que les monteurs de boites de Genève, peuvent seuls faire poinçonner des boites en France. Nous pourrions citer les noms d'autres monteurs de boites suisses qui travaillent régulièrement pour la place de Besançon où leurs boites reçoivent le poinçon spécial de garantie frappé sur les boites importées, comme c'est le cas du reste pour les boites de Genève. L'auteur de l'article ne sait probablement pas que le poinçon de garantie français n'est pas le môme pour les boites fabriquées en France et pour les boites importées.
LA FEDERATION HOHLOGÈRE SUISSE 219
N o u s s e r i o n s enfin t r è s c u r i e u x d e v o i r la c i r c u l a i r e d e 188:}, q u i i n t e r d i t a u x fa- b r i c a n t s d ' h o r l o g e r i e français d e faire tra- v a i l l e r d e s a t e l i e r s s u i s s e s .
Q u a n d d e s a b u s se p r o d u i s e n t , il faut l e s s i g n a l e r a u x a u t o r i t é s c o m p é t e n t e s , q u i s ' e m p r e s s e n t d e faire les r é c l a m a t i o n s v o u - l u e s , q u a n d elles s o n t j u s t i f i é e s .
Les grèves de New-York
L e s é c h o s d e la g r è v e d e s e m p l o y é s d e s l i g n e s a é r i e n n e s e t s o u t e r r a i n e s d e N e w - Y o r k q u i j e t a i t , il y a q u e l q u e s j o u r s , u n si g r a n d d é s a r r o i d a n s l'activité d e la g r a n d e m é t r o p o l e , n e t e n d e n t p a s à la glorification d e s m e n e u r s d e c e l l e levée d e b o u c l i e r s . L e p u b l i c se m o n t r a d ' a b o r d fa- v o r a b l e , s a n s l e s b i e n c o m p r e n d r e a u x r e - v e n d i c a t i o n s o u v r i è r e s , m a i s q u a n d il v i t a v e c q u e l l e l é g è r e t é a v a i e n t agi l e s h u r l u - b e r l u s e n r u p t u r e d e b a n , et q u ' i l e u t a s s i s t é à d e u x g r a v e s a c c i d e n t s , s a n s p a r l e r d e t o u t e s l e s c o n t r a r i é t é s q u ' o n l u i fit s u b i r , il c h a n g e a d e s e n t i m e n t . L e m o u v e m e n t a p i t e u s e m e n t é c h o u é , e t si l e s a n c i e n s e m - p l o y é s o n t é t é a d m i s à p o u v o i r r e p r e n d r e d u s e r v i c e , c'est a p r è s a v o i r é t é p r é v e n u s q u ' o n n e r e n v e r r a i t p e r s o n n e p o u r l e u r faire p l a c e e t q u e t o u s ' l e s t i t r e s à l ' a v a n - c e m e n t r é s u l t a n t d e l e u r a n c i e n n e t é c e s s e - r a i e n t d ' ê t r e v a l a b l e s . L e c o u p d e g r â c e fut d o n n é à c e l l e m a l h e u r e u s e é q u i p é e l e j o u r oîi le chef d e la F r a t e r n i t é d e s i n g é - n i e u r s d e l o c o m o t i v e s , M . S t o n e , d é c l a r a a u x g r é v i s t e s q u e l e u r a l t i t u d e c o n s t i t u a i t u n e « v i o l a t i o n d i r e c t e d e s l o i s » d e c e t t e a s s o c i a t i o n . Il a j o u t a e n c o r e q u e « l e s o r -
g a n i s a t i o n s o u v r i è r e s d o i v e n t t e n i r l e u r s e n g a g e m e n t s si elles v e u l e n t r é u s s i r » . C ' é - tait là u n l a n g a g e clair et n e t . O n a r e - g r e t t é s e u l e m e n t q u e ce s é v è r e r a p p e l à l ' o r d r e n e se soit l'ail c n l e n d r c q u ' a u m o - m e n t o ù il élait déjà d e v e n u é v i d e n t p o u r t o u t le m o n d e (pie la g r è v e était c o n j u r é e . P o u r q u o i M. S l o n e n'a-t-il p a s p a r l é p l u s tôt, d u m o m e n t q u ' i l y a v a i t e u infraction a u x r è g l e s q u ' i l avait m i s s i o n d e faire r e s - p e c t e r ? La r é p o n s e à c e l t e q u e s t i o n se d e - v i n e .
Il était h o r s d e d o u t e q u e la r u p t u r e m o m e n t a n é e d e s s e r v i c e s d e I r a n s p o r t , d o n t d é p e n d u n e g r a n d e c o m m u n a u t é p o u r s o n e x i s t e n c e m a t é r i e l l e et d o n t la s u s p e n - s i o n a r r ê t e l o u t , d e v a i t faire a v a n c e r l ' i d é e d e la m u n i c i p a l i s a l i o n d e s l i g n e s i n l r a - u r b a i n e s d e N e w - Y o i k . Cela n ' a p a s m a n - q u é . « L ' e x p l o i t a t i o n d e s t r a m w a y s p a r l a m u n i c i p a l i t é n e s e r a p r o b a b l e m e n t p a s s a n s i n c o n v é n i e n t s , écrit YOulloolt, m a i s ce s e r a , s e l o n n o u s , la m a n i è r e la p l u s efficace q u i p u i s s e ê t r e a d o p t é e d e p a r e r a u x g r è v e s d e s c h e m i n s d e 1er é l e c t r i q u e s . »
D'un correspondant du Journal de Genève.
Nouvelles diverses
U n e m o n t r e d e 3 0 k i l o s . La boulique des
«Horlogers Réunis», à High-Holborne, (Lon- dres), expose en- ses vitrines une montre colos- sale. Ce bijou, de quarante centimètres de dia- mètre, pèse soixante livres. Les curieux peuvent voir, distinctement, comment fonctionnent tous les rouages, observation impossible à faire sans loupe, sur les montres de modèle ordinaire. En- richi de vingt-trois rubis, l'instrument, d'une précision parfaite, a coûté (main-d'œuvre et em- ploi de métaux précieux) soixante-quinze mille francs,
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Augmentation de 1,633 boites or el 8,797 boites argent, sur le mois correspondant de 1904.
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