• Aucun résultat trouvé

Mise en évidence d'un effet de taille quantique pendant la croissance par plans atomiques successifs de couches ultra-minces d'indium et d'étain sur des films d'or

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Mise en évidence d'un effet de taille quantique pendant la croissance par plans atomiques successifs de couches ultra-minces d'indium et d'étain sur des films d'or"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00208529

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208529

Submitted on 1 Jan 1976

HAL

is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire

HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Mise en évidence d’un effet de taille quantique pendant la croissance par plans atomiques successifs de couches

ultra-minces d’indium et d’étain sur des films d’or

J.P. Chauvineau, C. Pariset

To cite this version:

J.P. Chauvineau, C. Pariset. Mise en évidence d’un effet de taille quantique pendant la croissance par

plans atomiques successifs de couches ultra-minces d’indium et d’étain sur des films d’or. Journal de

Physique, 1976, 37 (11), pp.1325-1330. �10.1051/jphys:0197600370110132500�. �jpa-00208529�

(2)

MISE EN ÉVIDENCE D’UN EFFET DE TAILLE QUANTIQUE

PENDANT LA CROISSANCE PAR PLANS ATOMIQUES SUCCESSIFS

DE COUCHES ULTRA-MINCES D’INDIUM

ET D’ÉTAIN SUR DES FILMS D’OR

J. P. CHAUVINEAU et C. PARISET

Institut

d’Optique (*),

Université Paris

XI,

91405

Orsay,

France

(Reçu

le 4 mai

1976, accepte

le

15 juin 1976)

Résumé. 2014 Pendant la croissance de films ultra-minces d’indium ou d’étain condensés sur des couches minces d’or à basse température, on a observé des oscillations de la conductibilité électrique

en fonction de

l’épaisseur

du film

superficiel.

Un premier type d’oscillations est attribué à la variation

périodique

de la densité des défauts

superficiels

résultant de la croissance par

plans atomiques

succes-

sifs du dépôt métallique. Un second phénomène d’allure

pseudo-périodique qui

se superpose au

précédent

dans certains cas, est analysé en terme d’effet de taille quantique à partir d’un modèle

simplifié du

potentiel

dans la couche double ; les variations de conductibilité électrique sont reliées

aux discontinuités

périodiques

que présente la densité d’état au niveau de Fermi dans le système lorsque

l’épaisseur

du film d’indium ou d’étain augmente.

Abstract. 2014 Ultra-thin In or Sn

overlayers

are grown by vapor

deposition

at low temperature

on

polycrystalline gold

films. The electrical conductivity of these double

layers

shows oscillations when the thickness of the outer layer is increased. A first group of oscillations is related to the

periodic change

in density of surface defects when In or Sn films grow

by

successive

monolayers.

A second type of oscillations

having

larger

period

is ascribed to quantum size effects in the double

layer.

A simple model is used to relate the electrical conductivity variations to the discontinuities

perio-

dically

appearing

in the density of states when the thickness of the

overlayer

increases.

Classification

Physics Abstracts

8.136 - 8.362

1. Introduction. - Au cours d’une etude

syst6mati-

que de

l’adsorption

d’atomes

m6talliques

sur des films

minces

d’or,

nous avons examine le

comportement

de la conductibilit6

electrique

de couches doubles

In/Au

et

Sn/Au pendant

la formation du film super- ficiel d’indium ou d’6tain.

Lorsque 1’epaisseur

moyenne de la couche adsorbee est inferieure a 10

A environ,

son influence sur la conductibilit6

electrique

est

approximativement 6qui-

valente a une modification de la reflexion des electrons de conduction de 1’or sur la surface recouverte par 1’adsorbat. Dans ces conditions la resistance

electrique

est sensible aux d6fauts de la couche

superficielle

dont la densite

depend

des facteurs

agissant

sur la

croissance du

depot

tels que la

temperature,

la vitesse

de condensation ou la nature et la

pression

des gaz residuels.

Pour des

6paisseurs

moyennes

plus 6lev6es, I’analyse

de la conductibilit6

electrique

de la couche double devient

plus complexe.

On doit tenir compte de l’interaction des electrons avec

l’interface,

la surface

libre et les d6fauts en volume de la couche adsorbee.

L’6tude d’un tel

systeme

a ete faite par Lucas

[1]

dans le cadre de la th6orie de Fuchs-Sondheimer

[2],

mais ce

modele simplifi6

ne

permet

pas de rendre

compte

des oscillations de conductibilit6

electrique

que nous avons observ6es avec des couches doubles

In/Au

et

Sn/Au, lorsque 1’epaisseur

moyenne du

depot superficiel

varie de 10,i 50

A

environ. La

p6riode

de ces oscillations 6tant d’un ordre de

grandeur comparable

a celui de la

longueur

d’onde associee

aux electrons de conduction du metal

adsorb6,

nous

proposons de les attribuer a un effet de taille

quantique

dans les couches doubles.

L’apparition

de ce

pheno-

mene est li6e a la formation a basse

temperature

de

couches ultra-minces d’indium ou d’6tain

qui pr6-

sentent une bonne structure interne et une faible

dispersion d’epaisseur.

2.

Preparation

des couches doubles. - Les

6vapora-

tions et les mesures sont faites dans une enceinte à ultra-vide

6quip6e

d’une pompe

ionique.

La

pression

est

comprise

entre

10-9

et

10- 10

torr

pendant

les

evaporations.

Le

porte-6chantillon

a

temperature

variable est enti6rement entour6 par un écran refroidi (*) Laboratoire associe au C.N.R.S.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197600370110132500

(3)

1326

par de 1’azote

liquide.

Les m6taux sont

6vapor6s

à

partir

de creusets en

tungstene

chauffes par effet Joule.

Une balance a quartz oscillant

placee pres

du porte- 6chantillon permet de mesurer la masse de metal condensee et la vitesse de

depot

sur le

substrat;

elle est 6talonn6e

p6riodiquement

avec des couches d’or dont

l’épaisseur

est mesur6e par des methodes interferentielles de rayons X dont la

precision

atteint

1 % [3].

2.1 COUCHES MINCES D’OR. - Elles sont

d6pos6es

sur des supports en verre

( fl’oat-glass)

à 20

OC, puis

recuites a 150 °C

pendant

une heure environ. Leur

6paisseur

est

g6n6ralement comprise

entre 200 et

300

A ;

ces couches sont

continues, d’6paisseur

rela-

tivement

homog6ne

avec des cristaux dont les surfaces voisines d’un

plan compact (111)

ont pour les electrons de conduction un taux de reflexion

sp6culaire

assez

élevé

(p ~- 0,8) [4]. L’6paisseur

6tant de l’ordre de

grandeur

du libre parcours moyen des electrons de conduction a la

temperature

ambiante on

peut

par l’interm6diaire de 1’effet dimensionnel sur la resistance

electrique

6tudier

simplement

les variations du taux de r6flexion

sp6culaire

en fonction des modifications de 1’etat des surfaces

(structure, impuret6s adsorb6es).

2.2 COUCHES MINCES D’INDIUM OU D’TTAIN. - Le second metal est ensuite

depose

sur la couche d’or maintenue a

temperature fixe;

la vitesse de conden- sation n’est que de

quelques

centiemes

d’angstrom/

seconde,

ce

qui permet

de controler avec

precision

la

masse

deposee.

On

enregistre

simultan6ment les variations de resistance

electrique

de la double couche

pendant

le

depot. Apres

ces mesures, les films sont sortis de 1’enceinte ! ultra-vide pour etre examines par diffraction de rayons X et par

microscopie

elec-

tronique

en transmission.

3. R6sultats

[5].

- Les courbes de la

figure

1

montrent les variations de resistance

electrique

obte-

FIG. I - - Variation de la resistance electrique de deux couches doubles Au/In enregistree pendant la croissance du film d’indium.

Courbe I : = - 190 °C ; Courbe II : t N - 250 °C. Résistance initiale de la couche d’or : t = 20 OC, Ro = 1,20 Q/D; t = - 190°C,

Ro = 0,37 Cl/O; t= -250°C, Ro = 0,17 Q/D.

nues par

superposition

d’indium sur deux couches d’or de meme

6paisseur

moyenne e - 215

A.

La

temperature

du film d’or est

respectivement

de

- 190 °C et - 250 °C dans les

experiences

I et II.

Qualitativement,

on observe dans les deux cas une

augmentation

assez

rapide

de la resistance

electrique qui

atteint un maximum pour une masse d’indium

6quivalente

a une

6paisseur

moyenne de 10

A

environ

(region A).

La resistance

electrique

de la double couche est alors

6quivalente

a celle d’une couche d’or seule dont la surface libre diffuserait presque tota- lement les electrons de conduction

(p ~ 0).

Cette

diffusion due a la

presence

de l’indium peut intervenir :

1)

A l’interface

Au-In,

au niveau

duquel le potentiel

n’a

plus

la

periodicite

de la surface libre de l’or en

raison du d6saccord entre les r6seaux cristallins des deux

metaux ;

2)

Dans la couche

d’indium,

du fait d’6ventuelles

imperfections

de structure;

3)

A la surface libre du film

d’indium,

si elle contient

6galement

des d6fauts

(lacunes, adatomes,

amas

bidimensionnels).

Cet accroissement de resistance est fortement module a - 250 °C par deux oscillations dont les minima

correspondent respectivement

a des

6pais-

seurs

6quivalentes

a une et deux couches monoatomi- ques du

type (111)

dans le

syst6me quadratique

à

faces centr6es

(q.f.c.)

de l’indium. On observe

pr6ci-

s6ment par diffraction de rayons X

qu’une

couche

d’indium

plus 6paisse, d6pos6e

dans les memes condi- tions sur un film d’or est orientee avec les

plans ( 111 )

sensiblement

parall6les

aux

plans (111)

de l’or et par

consequent

aux surfaces. Nous attribuons ces oscil- lations du

parametre

de

specularite

a la variation de la densite des d6fauts

superficiels

au cours de la

croissance par

plans atomiques

successifs du film d’indium en

6pitaxie

sur l’or

[6].

Au-dela du second

minimum,

la diffusion des electrons de conduction par la couche d’indium devient

pratiquement totale,

et la formation du troisieme

plan atomique

n’entraine

plus

de variation

appreciable

de la resistance elec-

trique.

Cependant,

a

partir

d’une masse d’indium

6qui-

valente a une

6paisseur

moyenne de 10

A,

on observe

une

brusque

diminution de resistance suivie de nou-

velles oscillations dont

1’amplitude

decroit

lorsque 1’epaisseur

du film d’indium

augmente,

et

qui dispa-

raissent au-delà de 50

A

environ

(Fig. 1, region B).

Ces dernières

observations, ajout6es

a la valeur de la

pseudo-p6riode

du

phenomene

voisine de 10

A,

nous font supposer que ces oscillations ont pour

origine

un effet de taille

quantique

dans la double couche constituee par le film ultra-mince d’indium et son substrat d’or.

Avant de proposer un modele a

1’appui

de cette

hypothese,

mentionnons

1’apparition

sur la courbe

enregistree

a -

250 °C,

d’une modulation du

pheno-

mene

precedent

par un second

syst6me

d’oscillations

(4)

dont la

periode

coincide sensiblement avec la distance interr6ticulaire

d111

de l’indium

q.f.c. ;

on peut donc supposer comme dans la

region

A que ces oscillations sont dues a une variation

p6riodique

de la densite des d6fauts

superficiels

au cours de la croissance par

plans atomiques

successifs de la couche d’indium.

On d6nombre une

vingtaine

de ces demières oscil-

lations ;

en

consequence 1’epaisseur

de la couche

d’indium doit rester bien

homog6ne pendant

sa

croissance,

au moins

jusqu’a

une valeur de l’ordre de 50

A.

En

particulier,

si les fluctuations

d’6paisseur

restent inferieures a la

longueur

d’onde

AF

des electrons de

conduction,

on sera dans une situation favorable a l’observation d’effets de taille

quantiques [7].

Jaklevic et Lambe

[1 S]

ont

cependant

montre que cette condition

pouvait

etre relax6e dans leurs

experiences

d’effet tunnel entre films minces. Ce type de croissance

indique

que la mobilite des atomes

d’indium,

des la

temperature

de - 250

OC,

est suffisante pour permettre la formation d’un reseau cristallin relativement bien ordonn6. Si on

augmente

la vitesse de diffusion super- ficielle en 6levant la

temperature jusqu’a - 190 °C,

on constate que

pour

la m8me vitesse de condensation des atomes, la variation

p6riodique

de la densite de d6fauts

disparait

alors que le

phenomene

d’oscilla-

tions de

grande p6riode

subsistc. 11 est donc

probable qu’a

cette

temperature

les defauts

superficiels

s’elimi-

nent très

rapidement;

la croissance du film se fait de

faqon

uniforme par

simple deplacement

lateral des marches de la surface libre. Un

phenomene

semblable

a ete obtenu en superposant de 1’etain sur des films d’or a basse

temp6rature (Fig. 2);

a

1’exception

du mini-

FIG. 2. - Variation de la resistance electrique de deux couches doubles Au/Sn enregistree pendant la croissance du film d’etain.

Courbe I : t ~- - 190 OC; Courbe II : t N 230 °C. R6sis- tance initiale de la couche d’or : t = 20 °C, Ro 1, 17 fl/ n

. t = - 190 °C, Ro = 0,35 Q/D; t = - 230 °C, Ro = 0,20 K2/ D.

mum de conductibilit6

electrique qui correspond

a la

formation de la

premiere

monocouche

d’6tain,

seules les oscillations de

plus grande p6riode

attribu6es

6galement

a un effet de taille

quantique apparaissent

nettement aux différentes

temperatures

choisies pour

ces

experiences.

4. Modèle de 1’effet de taille

quantique

dans les

couches doubles. - On suppose que dans une couche double le

potentiel

suivant 1’axe z

perpendiculaire

aux surfaces a la forme

indiqu6e

sur la

figure

3. Les

FIG. 3. - Modele de puits de potentiel pour une couche double.

6paisseurs

des films sont e et t et

correspondent respectivement

a la sous-couche d’or et a la couche

superficielle

d’indium ou d’6tain. Les niveaux de Fermi des deux m6taux 6tant mis en

coincidence, Vo repr6-

sente la difference

d’6nergie

entre les niveaux les

plus

bas de chacune des bandes

considerees ;

pour

l’indium,

les electrons

pris

en

compte correspondent

a la

portion

de la surface de Fermi situee dans la troisi6me zone

de Brillouin. Avec des barri6res de

potentiel

infinies

sur les surfaces z = - e et z = t, la fonction d’onde dans la direction z a la forme :

avec :

kil ,et

qll sont les

composantes

des vecteurs K et

Q paralleles

aux surfaces. La condition de continuite

I dTf I

i’interface z = 0 s’ecrit :

deY dz

a 1’interfacc z = 0 s’6crit :

Dans le cas

particulier ofi q k,

en

posant :

les

equations (1)

et

(2)

deviennent

respectivement :

(5)

1328

avec :

et

On

peut

r6soudre

graphiquement

ou

num6riquement

ce

systeme d’equations

pour une valeur fix6e de t ;

on obtient des

couples

de valeurs

ki et qi correspondant

aux niveaux

d’6nergies Ei(z) = h’ kf /2

m. Dans 1’es-

pace des vecteurs d’onde les 6tats propres du

systeme ,

de double couche sont situ6s sur des

plans perpendi-

culaires a 1’axe

KZ

= k.

En

realite,

dans nos

experiences 1’epaisseur t

du

film

superficiel

est

variable ; il

est donc

plus

int6ressant de determiner les valeurs de ce

parametre

pour les-

quelles

un des

plans

d6finis ci-dessus devient tangent à la surface de Fermi du metal

massif,

de rayon qF.

On a alors : -

d’ou :

so it :

ou :

Ainsi,

comme dans le cas d’une couche

unique d’6pais-

seur variable t la densit6 d’6tats pour une

energie

fix6e

N(E) pr6sente

en fonction de

1’6paisseur

t des

discontinuit6s

p6riodiques d’amplitude

d6croissante

qui

donnent lieu a des oscillations de differentes

propri6t6s macroscopiques

du

systeme

telle que la conductibilit6

electrique [7, 8] (Fig. 4). Cependant,

FIG. 4. - Densite d’etats en fonction de 1’6paisseur pour une energie fix6e, dans un puits de potentiel symetrique ; to = AF/2. (D’apres

Elinson et coll. [8]).

il

apparait

dans

1’expression (5)

un terme to =

OF(e)IqF qui

n’existe pas pour le

puits symetrique simple,

et

qui depend

de

1’epaisseur

locale e de la couche d’or :

La

dispersion d’6paisseur

dans la couche

d’or,

mesu- rable par des methodes interferentielles de rayons X

[3]

est

superieure

a la

p6riode

De =

n/kF ~ 2,6 A

de

F(e) ;

par

consequent

la valeur de to varie notable- ment d’un

point

a un autre de la couche d’or. Mais

on

peut

constater sur la

figure

5 que

lorsque

qF

kF,

FIG. 5. - La fonction 4i(.) = Arc

tg - kF [-

F tg (k,,. ) representee

I

pour

03A6F(e)

reste

petit

dans un

large

domaine de variation de

1’epaisseur e

par

rapport

a la

p6riode

Ae. On aura

donc une contribution

pr6pond6rante

des

regions

de la couche pour

lesquelles

le terme to de la relation

(5)

sera faible devant la

p6riode

bt =

AF/2.

Ce r6sultat

explique

que

malgre

la

dispersion d’6paisseur

dans la

couche

d’or,

les oscillations de la conductibilit6 en

fonction de

1’epaisseur

du film d’indium peuvent n6anmoins etre observ6es

exp6rimentalement,

avec

cependant

une

perte

de contraste due au

brouillage

par les domaines du film d’or pour

lesquels :

De

plus,

dans

I’hypoth6se

d’une croissance par

plans atomiques

successifs du film

d’indium, 1’6paisseur t augmente

localement de

faqon

discontinue

(bt

=

d1 11)

et varie d’une

region

a t’autre de la couche ce

qui

contribue

6galement

a r6duire

l’amplitude

des oscil-

(6)

lations de la courbe

NE(t)

en

plus

des causes habi-

tuellement cit6es telle que la duree de vie des 6tats propres du

syst6me.

Il reste a examiner comment la conductibilit6 mesur6e

depend

de la densite d’6tat du

systeme

de

double couche.

La conductibilit6 propre du fihn d’indium est tres faible par

rapport

a celle du film

d’or,

en

particulier

dans le domaine

d’6paisseur

0 t 20

A

ou l’on observe les

plus grandes

variations de la resistance

electrique.

Dans ce

domaine,

le

parametre

determinant est le taux de r6flexion

speculaire

des electrons du film d’or sur la surface recouverte d’indium. Les 6tats propres calcul6s

pr6c6demment

sur le mod6le

simplifi6

de double couche

correspondent

a des electrons r6fl6chis

sp6culairement

c’est-a-dire

qui, après

leur

s6j our

dans le film

d’indium,

reviennent dans la couche d’or en conservant leur

composante KII.

Le nombre

de ces electrons

depend

de deux facteurs :

1)

La densite d’6tat

N(EF).

On a vu que celle-ci oscillait avec

1’6paisseur

du film

d’indium,

ce

qui correspond

aux oscillations de

grande p6riode

2)

Le taux de reflexion

sp6culaire

sur la surface

libre du film

superficiel ;

a - 250

OC,

la croissance

par

plans atomiques

successifs entraine des oscillations de ce

param6tre,

de

p6riode dt1 =- dlll = 2,71 A

pour l’indium.

Ce mod6le

simplifi6

rend compte de 1’allure des courbes

exp6rimentales

de la variation de conduc- tibilit6

6lectrique

de la couche double en fonction de

1’epaisseur

du film

superficiel.

Des modeles

plus

61abor6s ont ete utilises pour d6crire les 6tats elec-

troniques

en utilisant la th6orie des bandes dans un

film

unique [9, 10];

les auteurs ont montre que leurs r6sultats étaient sensibles a la forme du

potentiel

au

voisinage

des surfaces. Avec des couches

doubles,

il serait de

plus

n6cessaire de

prendre

une forme

plus

exacte du

potentiel

a l’interface des deux m6taux.

La surface de Fermi de l’indium a 6t6 6tudi6e

exp6rimentalement,

en

particulier

par

Hughes

et

Shepherd [11] qui

ont utilise 1’effet de Haas-van

Alphen. D’apres

les

caracteristiques

de cette surface

dans la troisieme zone de Brillouin ou elle est constituee par des anneaux de quatre bras

/3,

on

peut

determiner

une

longueur

d’onde associee de l’ordre de 30

A, qui

est

superieure

a la valeur

AF ~

20

A

6valu6e a

partir

des courbes de la

figure

1. On doit

cependant

noter

qu’au voisinage

de la direction

[lllJ

le diametre

des

bras p

varie assez

rapidement

en fonction de

1’orientation,

et que pour

1’or,

dans cette meme

direction,

la surface de Fermi

pr6sente

des cols

qui

rendent assez peu r6aliste un modele d’61ectrons libres. On constate par ailleurs que la

pseudo-p6riode

des oscillations

quantiques

peut etre mesur6e avec

plus

de

precision

dans le

syst6me

Au-In que dans le

systeme

Au-Sn. Dans ce dernier cas, les variations de conductibilit6

electrique

sont

plus complexes

et

correspondent sch6matiquement

a la

superposition

de deux

syst6mes

d’oscillations de

p6riodes

diff6rentes a -

250 °C ;

cette observation s’accorde

qualitati-

vement avec les determinations

exp6rimentales

de la

surface de Fermi faites par Gold et

Priestley [Etain

blanc

quadratique; [12]]

et avec les effets de taille

quantique

observes par Komnik et coll.

[16]

dans des

films minces

d’etain ;

mais nos r6sultats sont insuf-

fisamment

precis

pour foumir des valeurs

qui puissent

etre

compar6es

de

fagon significative

avec ces dernières

mesures.

5. Conclusion. - Dans 1’etude de

1’epitaxie

de

metaux sur des films minces

d’or,

la mesure de la

conductibilit6

electrique peut

fournir des

renseigne-

ments int6ressants sur la structure et les

propri6t6s

de la couche

superficielle :

1)

Elle permet un

rep6rage

de

1’6paisseur pendant

la croissance du film

lorsque

la densite des d6fauts

superficiels

oscille avec une

p6riode correspondant

a la distance entre les

plans atomiques qui

se forment

successivement. Avec de nombreux

m6taux,

seul le minimum associ6 a la

premiere

monocouche

apparait [13]

mais dans le cas

particulier

de l’indium a -

250 °C,

on a pu observer une

vingtaine

d’oscillations de cette nature. On

peut

donc conclure que ce film croit selon le m6canisme de Frank-Van der Merve

[14]

et conserve

une

6paisseur

bien uniforme.

2)

La realisation d’une couche

superficielle

continue

et

homog6ne,

dont

1’epaisseur

est

comparable

a la

longueur

d’onde associ6e aux electrons de conduction entraine la

quantification

de

1’energie

du mouvement

transversal de ces electrons dans la couche double.

A cet effet de taille

quantique

sont associ6es des discontinuit6s

p6riodiques

de la densite d’6tats dans la couche double en fonction de

1’epaisseur

du film

superficiel;

elles se traduisent par des oscillations de conductibilité

electrique

de

période

sensiblement cons- tante

(6t

=

ÀF/2)

et

d’amplitude

d6croissante

qui apparaissent

a - 250 OC et - 190 °C

lorsque 1’epais-

seur du film d’indium ou d’6tain croit de 10 a 50

A

environ.

(7)

1330

Bibliographie

[1] LUCAS, M. S. P., Thin Solid Films 7 (1971) 435.

[2] SONDHEIMER, H., Adv. Phys. 1 (1952) 1.

[3] CROCE, P., NÉVOT, L., Rev. Phys. Appl. 11 (1976) 113.

[4] PARISET, C., CHAUVINEAU, J. P., Surf. Sci. 47 (1975) 543.

[5] Les résultats expérimentaux ont été présentés au second colloque international de Physique et Chimie des Sur- faces, Brest (1975).

[6] CHAUVINEAU, J. P., PARISET, C., Surf. Sci. 36 (1973) 155.

[7] TAVGER, B. A., DEMIKHOVSKII, V. Ya., Usp. Fiz. Nauk 96

(1968) 61 [Sov. Phys. Usp. 11 (1969) 644].

[8] ELINSON, M. I., VOLKOV, V. A., LUTSKIJ, V. N., PINSKER, T. N., Thin Solid Films 12 (1972) 383.

[9] SCHULTE, F. K., BROSS, H., J. Phys. C : Solid State Phys. 5 (1972) L-17.

[10] COTTEY, A. A., J. Phys. C : Solid State Phys. 6 (1973) L-16.

[11] HUCHES, A. J., SHEPHERD, J. P. G., J. Phys. C : Solid State

Phys. 2 (1969) 661.

[12] GOLD, A. V., PRIESTLEY, M. G., Phil. Mag. 5 (1960) 1089.

[13] PARISET, C., Thèse, Orsay (1976).

[14] BAUER, E., POPPA, H., Thin Solid Films 12 (1972) 167.

[15] JAKLEVIC, R. C., LAMBE, J., Phys. Rev. B 12 (1975) 4146.

[16] KOMNIK, Yu. F., BUCKHSHTAB, E. I., NIKITIN, Yu. V., CHU-

PRININ, F. I., SULKOWSKI, C., Thin Solid Films 11 (1972)

43.

Références

Documents relatifs

Les propriétés des couches minces d’oxyde de titane sont étudiées pour des applications en tant qu’ électrode transparente conductrice pour la collecte des porteurs de charge en

Mesure de l’épaisseur des films minces pendant leur formation sous

montrer que les effets d’une déformation sur les variations de résistivité constituent une méthode de choix pour l’étude des effets de taille quantiques dans.

d’être exposes pour des couches minces d’6paisseurs optiques inf6rieures a 2 000 A nous conduisent à considerer deux ph6nom6nes distincts se rapportant d’une part 4

Le réarrangement local des liaisons covalentes du sélénium, impliqué dans la création d'une paire de défauts chargés, peut expliquer l'in- fluence de la lumière absorbée sur

- Positions des maxima d’absorption dans l’ultraviolet et le visible de couches minces de phtalocyanines.. [Maxima absorption positions in the ultra-violet and the

qui ont été brièvement exposés ici montrent qu’au point de vue de l’effet de scintillation les couches minces discontinues d’argent ressemblent plus

montre que l’influence des couches de passage était tres faible dans la zone de reflexion totale qui nous. occupe ici, contrairement a ce qui se passe