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Nombres complexes

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Exo7

Nombres complexes

1 Forme cartésienne, forme polaire

Exercice 1

Mettre sous la formea+ib(a,b∈R) les nombres : 3+6i

3−4i ;

1+i 2−i

2

+3+6i

3−4i ; 2+5i

1−i +2−5i 1+i.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000001]

Exercice 2

Écrire sous la formea+ibles nombres complexes suivants : 1. Nombre de module 2 et d’argumentπ/3.

2. Nombre de module 3 et d’argument−π/8.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000003]

Exercice 3

Calculer le module et l’argument deu=

6−i 2

2 etv=1−i. En déduire le module et l’argument dew= uv.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000011]

Exercice 4

Déterminer le module et l’argument des nombres complexes : ee et e+e2iθ.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000013]

2 Racines carrées, équation du second degré

Exercice 5

Calculer les racines carrées de 1, i, 3+4i,8−6i,et 7+24i.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000027]

Exercice 6

1. Calculer les racines carrées de1+i

2. En déduire les valeurs de cos(π/8)et sin(π/8).

2. Calculer les valeurs de cos(π/12)et sin(π/12).

IndicationH CorrectionH Vidéo [000029]

Exercice 7

(2)

Résoudre dansCles équations suivantes :

z2+z+1=0 ; z2−(1+2i)z+i−1=0 ; z2−√

3z−i=0 ; z2−(5−14i)z−2(5i+12) =0 ;z2−(3+4i)z−1+5i=0 ; 4z2−2z+1=0 ;

z4+10z2+169=0 ; z4+2z2+4=0.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000031]

3 Racine n-ième

Exercice 8

Calculer la sommeSn=1+z+z2+· · ·+zn.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000047]

Exercice 9

1. Résoudre z3 =1 et montrer que les racines s’écrivent 1, j, j2. Calculer 1+j+j2 et en déduire les racines de 1+z+z2=0.

2. Résoudrezn=1 et montrer que les racines s’écrivent 1,ε, . . . ,εn−1. En déduire les racines de 1+z+ z2+· · ·+zn−1=0. Calculer, pour p∈N, 1+εp2p+· · ·+ε(n−1)p.

CorrectionH Vidéo [000048]

Exercice 10

Trouver les racines cubiques de 2−2iet de 11+2i.

CorrectionH Vidéo [000043]

Exercice 11

1. Soientz1,z2,z3trois nombres complexes distincts ayant le même cube.

Exprimerz2etz3en fonction dez1.

2. Donner, sous forme polaire, les solutions dansCde :

z6+ (7−i)z3−8−8i=0.

(Indication : poserZ=z3; calculer(9+i)2)

CorrectionH Vidéo [000056]

4 Géométrie

Exercice 12

Déterminer l’ensemble des nombres complexesztels que : 1.

z−3 z−5

=1, 2.

z−3 z−5

=

√ 2 2 .

(3)

IndicationH CorrectionH Vidéo [000060]

Exercice 13

Montrer que pouru,v∈C, on a|u+v|2+|u−v|2=2(|u|2+|v|2).Donner une interprétation géométrique.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000069]

Exercice 14

Soit(A0,A1,A2,A3,A4)un pentagone régulier. On noteOson centre et on choisit un repère orthonormé(O,−→u,−→v) avec−→

u =−−→

OA0, qui nous permet d’identifier le plan avec l’ensemble des nombres complexesC.

A0

A3

A4 A1 A2

O 1

i

1. Donner les affixesω0, . . . ,ω4des pointsA0, . . . ,A4. Montrer queωk1kpourk∈ {0,1,2,3,4}. Mon- trer que 1+ω1121314=0.

2. En déduire que cos(5)est l’une des solutions de l’équation 4z2+2z−1=0. En déduire la valeur de cos(5).

3. On considère le point Bd’affixe −1. Calculer la longueur BA2 en fonction de sin10π puis de √ 5 (on remarquera que sin10π =cos5 ).

4. On considère le pointI d’affixe 2i, le cercleC de centreI de rayon 12 et enfin le pointJ d’intersection deC avec la demi-droite[BI). Calculer la longueurBI puis la longueurBJ.

5. Application :Dessiner un pentagone régulier à la règle et au compas. Expliquer.

CorrectionH Vidéo [000077]

5 Trigonométrie

Exercice 15

Soitzun nombre complexe de moduleρ, d’argumentθ, et soitzson conjugué. Calculer(z+z)(z2+z2). . .(zn+ zn)en fonction deρ etθ.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000020]

Exercice 16

En utilisant les nombres complexes, calculer cos 5θ et sin 5θen fonction de cosθet sinθ.

IndicationH CorrectionH Vidéo [000080]

(4)

6 Divers

Exercice 17

SoitZ[i] ={a+ib; a,b∈Z}.

1. Montrer que siαetβ sont dansZ[i]alorsα+β etα β le sont aussi.

2. Trouver les élements inversibles deZ[i], c’est-à-dire les élémentsα∈Z[i]tels qu’il existeβ∈Z[i]avec α β=1.

3. Vérifier que quel que soitω∈Cil existeα ∈Z[i]tel que|ω−α|<1.

4. Montrer qu’il existe surZ[i]une division euclidienne, c’est-à-dire que, quels que soientαetβ dansZ[i]

il existeqetrdansZ[i]vérifiant :

α=βq+r avec |r|<|β|.

(Indication : on pourra considérer le complexe αβ)

CorrectionH Vidéo [000096]

(5)

Indication pourl’exercice 1N

Pour se “débarrasser” d’un dénominateur écrivez zz1

2 =zz1

2·¯z¯z2

2 =|zz1z¯2

2|2. Indication pourl’exercice 2N

Il faut bien connaître ses formules trigonométriques. En particulier si l’on connait cos(2θ)ou sin(2θ)on sait calculer cosθet sinθ.

Indication pourl’exercice 3N

Passez à la forme trigonométrique. Souvenez-vous des formules sur les produits de puissances : eiaeib=ei(a+b)eteia/eib=ei(a−b).

Indication pourl’exercice 4N

Pour calculer un somme du typeeiu+eivil est souvent utile de factoriser pareiu+v2 . Indication pourl’exercice 5N

Pourz=a+ibon chercheω=α+iβ tel que(α+iβ)2=a+ib. Développez et indentifiez. Utilisez aussi que

|ω|2=|z|.

Indication pourl’exercice 6N

Il s’agit de calculer les racines carrées de1+i

2 =eiπ4 de deux façons différentes.

Indication pourl’exercice 7N

Pour les équation du typeaz4+bz2+c=0, poserZ=z2. Indication pourl’exercice 8N

Calculer(1−z)Sn.

Indication pourl’exercice 12N

Le premier ensemble est une droite le second est un cercle.

Indication pourl’exercice 13N

Pour l’interprétation géométrique cherchez le parallélogramme.

Indication pourl’exercice 15N

Utiliser la formule d’Euler pour faire apparaître des cosinus.

Indication pourl’exercice 16N

Appliquer deux fois la formule de Moivre en remarquantei5θ = (e)5.

(6)

Correction del’exercice 1N

Remarquons d’abord que pourz∈C,zz=|z|2est un nombre réel, ce qui fait qu’en multipliant le dénominateur par son conjugué nous obtenons un nombre réel.

3+6i

3−4i=(3+6i)(3+4i)

(3−4i)(3+4i) =9−24+12i+18i

9+16 =−15+30i 25 =−3

5+6 5i.

Calculons

1+i

2−i=(1+i)(2+i)

5 =1+3i

5 , et

1+i 2−i

2

=

1+3i 5

2

=−8+6i 25 =−8

25+ 6 25i.

Donc

1+i 2−i

2

+3+6i 3−4i=− 8

25+ 6 25i−3

5+6

5i=−23 25+36

25i.

Soitz= 2+5i1−i. Calculonsz+z, nous savons déjà que c’est un nombre réel, plus précisément :z=−32+72iet doncz+z=−3.

Correction del’exercice 2N

1. z1=2eiπ3 =2(cosπ3+isinπ3) =2(12+i

3

2 ) =1+i√ 3.

2. z2=3e−iπ8 =3 cosπ8−3isinπ8 = 3

2+ 2 23i

2− 2

2 .

Il nous reste à expliquer comment nous avons calculé cosπ8 et sinπ8 : posonsθ = π8, alors 2θ = π4 et donc cos(2θ) =

2

2 =sin(2θ). Mais cos(2θ) =2 cos2θ−1. Donc cos2θ = cos(2θ)+12 = 14(2+√ 2).

Et ensuite sin2θ=1−cos2θ = 14(2−√

2). Comme 06θ= π8 6 π2, cosθ et sinθ sont des nombres positifs. Donc

cosπ 8 =1

2 q

2+

2 , sinπ 8 =1

2 q

2−√ 2.

Correction del’exercice 3N Nous avons

u=

√ 6−√

2i

2 =√

2

√ 3 2 −i

2

!

=√ 2

cosπ

6 −isinπ 6

=√ 2e−iπ6. puis

v=1−i=√ 2e−iπ4. Il ne reste plus qu’à calculer le quotient :

u v =

√ 2e−iπ6

2e−iπ4 =e−iπ6+iπ4 =ei12π.

Correction del’exercice 4N

D’après la formule de Moivre pourenous avons :

ee=ecosα+isinα=ecosαeisinα.

Orecosα>0 donc l’écriture précédente est bien de la forme “module-argument”.

(7)

De façon générale pour calculer un somme du typeeiu+eivil est souvent utile de factoriser pareiu+v2 . En effet eiu+eiv=eiu+v2

eiu−v2 +e−iu−v2

=eiu+v2 2 cosu−v 2

=2 cosu−v 2 eiu+v2 .

Ce qui est proche de l’écriture en coordonées polaires.

Pour le cas qui nous concerne :

z=e+e2iθ =e3iθ2 h

e2 +e2 i

=2 cosθ 2e3iθ2 .

Attention le module dans une décomposion en forme polaire doit être positif ! Donc si cosθ2 >0 alors 2 cosθ2 est le module de z et 3θ/2 est son argument ; par contre si cosθ2 <0 le module est 2|cosθ2| et l’argument 3θ/2+π (le+πcompense le changement de signe care=−1).

Correction del’exercice 5N

Racines carrées.Soitz=a+ibun nombre complexe aveca,b∈R; nous cherchons les complexesω∈Ctels queω2=z. Écrivonsω=α+iβ. Nous raisonnons par équivalence :

ω2=z⇔(α+iβ)2=a+ib

⇔α2−β2+2iα β=a+ib

Soit en identifiant les parties réelles entre elles ainsi que les parties imaginaires :

⇔ (

α2−β2=a 2α β=b

Sans changer l’équivalence nous rajoutons la condition|ω|2=|z|.





α22=√ a2+b2 α2−β2=a

2α β =b Par somme et différence des deux premières lignes :





α2=a+

a2+b2 2

β2=−a+

a2+b2 2

2α β =b





 α =±

q

a+ a2+b2 2

β =±

q−a+ a2+b2 2

α β est du même signe queb

Cela donne deux couples(α,β)de solutions et donc deux racines carrées (opposées)ω=α+iβ dez.

(8)

En pratique on répète facilement ce raisonnement, par exemple pourz=8−6i, ω2=z⇔(α+iβ)2=8−6i

⇔α2−β2+2iα β =8−6i

⇔ (

α2−β2=8 2α β =−6





α22=p

82+ (−6)2=10 le module dez α2−β2=8

2α β=−6





2=18 β2=1 2α β=−6





α =±√ 9=±3 β =±1

α etβ de signes opposés





α =3 etβ =−1 ou

α =−3 etβ= +1

Les racines dez=8−6isont doncω1=3−ietω2=−ω1=−3+i.

Pour les autres :

— Les racines carrées de 1 sont :+1 et−1.

— Les racines carrées deisont :

2

2 (1+i)et−

2 2 (1+i).

— Les racines carrées de 3+4isont : 2+iet−2−i.

— Les racines carrées de 7+24isont : 4+3iet−4−3i.

Correction del’exercice 6N

Par la méthode usuelle nous calculons les racines carréesω,−ω dez= 1+i

2, nous obtenons ω=

s√ 2+1 2√

2 +i s√

2−1 2√

2 , qui peut aussi s’écrire :

ω=1 2

q 2+

√ 2+i1

2 q

2−√ 2.

Mais nous remarquons quezs’écrit également

z=eiπ4 eteiπ8 vérifie

eiπ8

2

=e2iπ8 =eiπ4.

Cela signifie queeiπ8 est une racine carrée dez, donceiπ8 =cosπ8+isinπ8 est égal àωou−ω. Comme cosπ8 >0 alorseiπ8 =ω et donc par identification des parties réelles et imaginaires :

cosπ 8 =1

2 q

2+

2 et sinπ 8 =1

2 q

2−√ 2.

(9)

Correction del’exercice 7N

Équations du second degré.La méthode génerale pour résoudre les équations du second degréaz2+bz+c=0 (aveca,b,c∈Ceta6=0) est la suivante : soit∆=b2−4acle discriminant complexe etδ une racine carrée de

∆(δ2=∆) alors les solutions sont :

z1=−b+δ

2a et z2=−b−δ 2a .

Dans le cas où les coefficients sont réels, on retrouve la méthode bien connue. Le seul travail dans le cas complexe est de calculer une racineδ de∆.

Exemple : pourz2−√

3z−i=0,∆=3+4i, dont une racine carrée estδ =2+i, les solutions sont donc : z1=

3+2+i

2 et z2=

3−2−i

2 .

Les solutions des autres équations sont :

— L’équationz2+z+1=0 a pour solutions : 12(−1+i√

3), 12(−1−i√ 3).

— L’équationz2−(1+2i)z+i−1=0 a pour solutions : 1+i,i.

— L’équationz2−√

3z−i=0 a pour solutions : 12(2−√

3+i), 12(−2−√ 3−i)

— L’équationz2−(5−14i)z−2(5i+12) =0 a pour solutions : 5−12i,−2i.

— L’équationz2−(3+4i)z−1+5i=0 a pour solutions : 2+3i, 1+i.

— L’équation 4z2−2z+1=0 a pour solutions : 14(1+i√

3), 14(1−i√ 3).

— L’équationz4+10z2+169=0 a pour solutions : 2+3i,−2−3i, 2−3i,−2+3i.

— L’équationz4+2z2+4=0 a pour solutions :

2 2 (1+i√

3),

2 2 (1−i√

3),

2

2 (−1+i√ 3),

2

2 (−1−i√ 3).

Correction del’exercice 8N

Sn=1+z+z2+· · ·+zn=

n

k=0

zk.

Nous devons retrouver le résultat sur la sommeSn=1−z1−zn+1d’une suite géométrique dans le cas oùz6=1 est un réel. Soit maintenantz6=1 un nombre complexe. CalculonsSn(1−z).

Sn(1−z) = (1+z+z2+· · ·+zn)(1−z)développons

=1+z+z2+· · ·+zn−z−z2− · · · −zn+1les termes intermédiaires s’annulent

=1−zn+1. Donc

Sn=1−zn+1

1−z ,pourz6=1.

Correction del’exercice 9N

Calcul de racinen-ième.Soitz∈Ctel quezn=1, déjà|z|n=1 et donc|z|=1. Écrivonsz=e. L’équation devient

einθ =e0=1⇔nθ=0+2kπ,k∈Z⇔θ= 2kπ

n , k∈Z. Les solution sont donc

S =n

e2ikπn ,k∈Z o

.

Comme le polynômezn−1 est de degrénil a au plusnracines. Nous choisissons pour représentants : S =n

e2ikπn , k=0, . . . ,n−1o . De plus siε =e2iπn alorsS =

εk, k=0, . . . ,n−1 .Ces racines sont les sommets d’un polygone régulier àn

(10)

SoitP(z) =∑n−1k=0zk=1−z1−zn pourz6=1. Donc quelque soitz∈S\ {1}P(z) =0, nous avons ainsi trouvern−1 racines pourPde degrén−1, donc l’ensemble des racines dePest exactementS\ {1}.

Pour conclure soitQp(z) =∑n−1k=0εk p.

Sip=0+`n,`∈Zalorsεk pk`n= (εn)k`=1k`=1. DoncQp(z) =∑n−1k=01=n.

SinonQp(z)est la somme d’une suite géométrique de raisonεp: Qp(z) =1−(εp)n

1−εp = 1−(εn)p

1−εp = 1−1 1−εp =0.

Correction del’exercice 10N

1. Les trois racines cubiques ont même module√

2, et leurs arguments sont−π/12, 7π/12 et 5π/4. Des valeurs approchées sont 1,36603−0,36603i,−0,36603+1,36603iet−1−i.

2. −1−2i,(−1−2i)jet(−1−2i)j2où j=−1+i

3

2 (racine cubique de 1).

Correction del’exercice 11N

Soientz1,z2,z3trois nombres complexesdistinctsayant le même cube.

1. z16=0 car sinon on auraitz1=z2=z3=0. Ainsi(zz2

1)3= (zz3

1)3=1. Comme les trois nombres 1,(zz2

1)et (zz3

1)sont distincts on en déduit que ce sont les trois racines cubiques de 1. Ces racines sont 1,j=e2iπ3 et j2=e2iπ3 . A une permutation près des indices 2 et 3 on a donc :

z2= jz1 et z3= j2z1. 2. Soitz∈C. On a les équivalences suivantes :

z6+ (7−i)z3−8−8i=0⇔z3est solution deZ2+ (7−i)Z−8−8i=0

Etudions l’équation Z2+ (7−i)Z−8−8i=0. ∆= (7−i)2+4(8+8i) =80+18i= (9+i)2. Les solutions sont donc−8 et 1+i. Nous pouvons reprendre notre suite d’équivalences :

z6+ (7−i)z3−8−8i=0⇔z3∈ {−8,1+i}

⇔z3= (−2)3 ou z3= (√6 2ei12π)3

⇔z∈ {−2,−2e2iπ3 ,−2e2iπ3 }ouz∈ {√6

2ei12π,√6

2ei12,√6 2ei17π12}

⇔z∈ {−2,2e3,2e3,√6

2ei12π,√6

2ei4 ,√6 2ei17π12}.

L’ensemble des solutions est donc :

{−2,2e3,2e3,√6

2ei12π,√6

2ei4 ,√6

2ei17π12}.

Correction del’exercice 12N

Nous identifionsCau plan affine etz=x+iyà(x,y)∈R×R.

Remarquons que pour les deux ensemblesz=5 n’est pas solution, donc

z−3 z−5

=1⇔ |z−3|=|z−5|.

Ce qui signifie préci´sement que les points d’affixezsont situés à égale distance des points A,Bd’affixes res- pectives 3= (3,0)et 5= (5,0). L’ensemble solution est la médiatrice du segment[A,B].

(11)

Ensuite pour

z−3 z−5

=

√ 2

2 ⇔ |z−3|2= 1 2|z−5|2

⇔(z−3)(z−3) =1

2(z−5)(z−5)

⇔zz−(z+z) =7

⇔ |z−1|2=8

⇔ |z−1|=2

√ 2

L’ensemble solution est donc le cercle de centre le point d’affixe 1= (1,0)et de rayon 2√ 2.

Correction del’exercice 13N

|u+v|2+|u−v|2= (u+v)(u¯+v) + (u¯ −v)(u¯−v) =¯ 2uu¯+2vv¯=2|u|2+2|v|2.

Géométriquement il s’agit de l’identité du parallélogramme. Les points d’affixes 0,u,v,u+vforment un paral- lélogramme.|u|et|v|sont les longueurs des cotés, et|u+v|,|u−v|sont les longueurs des diagonales. Il n’est pas évident de montrer ceci sans les nombres complexes ! !

Correction del’exercice 14N

1. Comme(A0, . . . ,A4)est un pentagone régulier, on aOA0=OA1=OA2=OA3=OA4=1 et(−−→

OA0,−−→

OA1) =

5[2π],(−−→

OA0,−−→

OA2) = 5[2π],(−−→

OA0,−−→

OA3) = −5[2π],(−−→

OA0,−−→

OA4) = −5[2π],. On en déduit : ω0 = 1,ω1=e2iπ52=e4iπ53=e4iπ5 =e6iπ54=e2iπ5 =e8iπ5 ,. On a bienωi1i. Enfin, commeω16=0, 1+ω1+. . .+ω14=1−ω1−ω15

1 = 1−ω1−1

1 =0.

2. Re(1+ω1+. . .+ω14) =1+2 cos(5) +2 cos(5). Comme cos(5) =2 cos2(5)−1 on en déduit : 4 cos2(5) +2 cos(5 )−1=0. cos(5 ) est donc bien une solution de l’équation 4z2+2z−1=0.

Etudions cette équation :∆=20=22.5. Les solutions sont donc−1−

5 4 et −1+

5

4 . Comme cos(5)>0, on en déduit que cos(5) =

5−1 4 .

3. BA22=|ω2+1|2=|cos(5) +isin(5) +1|2=1+2 cos(5) +cos2(5) +sin2(5 ) =4 cos2(5). Donc BA2=

5−1 2 . 4. BI=|i/2+1|=

5

2 .BJ=BI−1/2=

5−1 2 .

5. Pour tracer un pentagone régulier, on commence par tracer un cercleC1et deux diamètres orthogonaux, qui jouent le rôle du cercle passant par les sommets et des axes de coordonnées. On trace ensuite le milieu d’un des rayons : on obtient le point I de la question 4. On trace le cercle de centreI passant par le centre deC1 : c’est le cercleC. On trace le segmentBI pour obtenir son pointJ d’intersection avecC. On trace enfin le cercle de centreBpassant parJ: il coupeC1en A2etA3, deux sommets du pentagone. Il suffit pour obtenir tous les sommets de reporter la distanceA2A3surC1, une fois depuis A2, une fois depuis A3. (en fait le cercle de centreB et passant parJ0, le point de C diamétralement opposé àJ, coupeC1enA1etA4, mais nous ne l’avons pas justifié par le calcul : c’est un exercice !)

Correction del’exercice 15N

(12)

Écrivonsz=ρe, alorsz=ρe−iθ. Donc P=

n

k=1

zk+zk

=

n

k=1

ρk

(e)k+ (e−iθ)k

=

n

k=1

ρk

eikθ+e−ikθ)

=

n

k=1

kcoskθ

=2n.ρ.ρ2. . . . .ρn

n

k=1

coskθ

=2nρ

n(n+1) 2

n

k=1

coskθ.

Correction del’exercice 16N Nous avons par la formule de Moivre

cos 5θ+isin 5θ=ei5θ = (e)5= (cosθ+isinθ)5.

On développe ce dernier produit, puis on identifie parties réelles et parties imaginaires. On obtient : cos 5θ = cos5θ−10 cos3θsin2θ+5 cosθsin4θ

sin 5θ = 5 cos4θsinθ−10 cos2θsin3θ+sin5θ

Remarque : Grâce à la formule cos2θ+sin2θ =1, on pourrait continuer les calculs et exprimer cos 5θ en fonction de cosθ, et sin 5θ en fonction de sinθ.

Correction del’exercice 17N

1. Soitα,β ∈Z[i]. Notonsα =a+ibetβ =c+id aveca,b,c,d∈Z. Alorsα+β = (a+c) +i(b+d) et a+c∈Z, b+d ∈Z doncα+β ∈Z[i]. De même, α β = (ac−bd) +i(ad+bc) etac−bd ∈Z, ad+bc∈Zdoncα β∈Z[i].

2. Soit α ∈Z[i] inversible. Il existe donc β ∈Z[i] tel que α β =1. Ainsi, α 6=0 et α1 ∈Z[i]. Remar- quons que tout élément non nul deZ[i] est de module supérieur ou égal à 1 : en effet∀z∈C,|z|>

sup(|Re(z)|,|Im(z)|)et siz∈Z[i]\ {0}, sup(|Re(z)|,|Im(z)|)>1. Si|α| 6=1 alors|α|>1 et|1/α|<1.

On en déduit 1/α=0 ce qui est impossible. Ainsi|α|=1, ce qui impliqueα∈ {1,−1,i,−i}.

Réciproquement, 1−1=1∈Z[i],(−1)−1=−1∈Z[i],i−1=−i∈Z[i],(−i)−1=i∈Z[i]. Les éléments inversibles deZ[i]sont donc 1,−1,iet−i.

3. Soitω∈C. Notons ω =x+iyavecx,y∈R. soitE(x) la partie entière dex, i.e. le plus grand entier inférieur ou égal àx :E(x)6x<E(x) +1. Six6E(x) +1/2, notonsnx =E(x), et si x>E(x) + 1/2, notonsnx=E(x) +1.nx est le, ou l’un des s’il y en a deux, nombre entier le plus proche dex:

|x−nx|61/2. Notonsnyl’entier associé de la même manière ày. Soit alorsα=nx+i·ny.z∈Z[i]et

|ω−α|2= (x−nx)2+ (y−ny)261/4+1/4=1/2. Donc|ω−α|<1.

4. Soitα,β ∈Z[i], avecβ 6=0. Soit alorsq∈Z[i]tel que|α

β −q|<1. Soitr=α−βq. Commeα ∈Z[i]

etβq∈Z[i],r∈Z[i]. De plus|r

β|=|α

β −q|<1 donc|r|<|β|.

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