Dynamique nonlin´ eaire et chaos
Mahdi Ben Jelloul
Laboratoire de Physique des Oc´eans Universit´e de Bretagne Occidentale
L3 – Ann´ee universitaire 2004–2005
Plan
1 Introduction-D´efinitions
2 Notions g´en´erales sur la stabilit´e
3 Syst`eme dynamique unidimensionnel
4 Syst`eme dynamique bidimensionnel
5 Syst`eme `a plus de deux dimensions – Chaos
Stabilit´ e lin´ eaire
Lin´earisons le syst`eme bidimensionnel : x˙1
˙ x2
=
f1(x1,x2) f2(x1,x2)
autour d’un point fixexe : η˙1
˙ η2
=
∂f1
∂x1
xe
∂f1
∂x2
xe
∂f2
∂x1
xe
∂f2
∂x2
xe
η1
η2
La stabilit´e lin´eaire est donn´ee par l’´etude de lamatrice jacobienne ∂fi
∂xi
i,j . Dans la suite on noteraL l’op´erateur lin´eaire et L la matrice jacobienne.
Valeurs propres
La stabilit´e du point fixe d´epend des valeurs propres de L.
Elles sont solutions de det (L−λI) = 0
Comme L est un op´erateur r´eel, ses valeurs propres complexes sont complexes conjugu´ees et leurs modes propres associ´es complexes conjugu´es.
La somme des valeurs propres est ´egale `a la trace de la matrice jacobienne et le produit `a son d´eterminant.
Valeurs propres
La stabilit´e du point fixe d´epend des valeurs propres de L.
Elles sont solutions de det (L−λI) = 0
Comme L est un op´erateur r´eel, ses valeurs propres complexes sont complexes conjugu´ees et leurs modes propres associ´es complexes conjugu´es.
La somme des valeurs propres est ´egale `a la trace de la matrice jacobienne et le produit `a son d´eterminant.
Valeurs propres
La stabilit´e du point fixe d´epend des valeurs propres de L.
Elles sont solutions de det (L−λI) = 0
Comme L est un op´erateur r´eel, ses valeurs propres complexes sont complexes conjugu´ees et leurs modes propres associ´es complexes conjugu´es.
La somme des valeurs propres est ´egale `a la trace de la matrice jacobienne et le produit `a son d´eterminant.
Valeurs propres
La stabilit´e du point fixe d´epend des valeurs propres de L.
Elles sont solutions de det (L−λI) = 0
Comme L est un op´erateur r´eel, ses valeurs propres complexes sont complexes conjugu´ees et leurs modes propres associ´es complexes conjugu´es.
La somme des valeurs propres est ´egale `a la trace de la matrice jacobienne et le produit `a son d´eterminant.
Classification
Illustration
Portrait de phase
Unicit´e d’une trajectoire.
Les trajectoires ne se coupent jamais.
Tracer les “nullclines” aident a d´ecrire la dynamique Tracer les vari´et´es stables, trajectoire atteignant un point stable `a t= 0 d´ecrite pourt→ −∞ et lesvari´et´es instables, trajectoire rejoignant un point stable `at = 0 d´ecrite
pourt → ∞ et les
Portrait de phase
Unicit´e d’une trajectoire.
Les trajectoires ne se coupent jamais.
Tracer les “nullclines” aident a d´ecrire la dynamique Tracer les vari´et´es stables, trajectoire atteignant un point stable `a t= 0 d´ecrite pourt→ −∞ et lesvari´et´es instables, trajectoire rejoignant un point stable `at = 0 d´ecrite
pourt → ∞ et les
Portrait de phase
Unicit´e d’une trajectoire.
Les trajectoires ne se coupent jamais.
Tracer les “nullclines” aident a d´ecrire la dynamique Tracer les vari´et´es stables, trajectoire atteignant un point stable `a t= 0 d´ecrite pourt→ −∞ et lesvari´et´es instables, trajectoire rejoignant un point stable `at = 0 d´ecrite
pourt → ∞ et les
Portrait de phase
Unicit´e d’une trajectoire.
Les trajectoires ne se coupent jamais.
Tracer les “nullclines” aident a d´ecrire la dynamique Tracer les vari´et´es stables, trajectoire atteignant un point stable `a t= 0 d´ecrite pourt→ −∞ et lesvari´et´es instables, trajectoire rejoignant un point stable `at = 0 d´ecrite
pourt → ∞ et les
Ensembles limite et attracteurs
On s’int´eresse aur´egime permanent atteint apr`es extinction du r´egime transitoire.
Unpoint est dit non errant si les trajectoires initialis´ee dans son voisinage y reviennent. L’ensemble des points non errants pris en t→ ±∞ forme unensemble limite.
On d´efinitl’ entrant (le sortant) d’un ensemble limite comme
´
etant l’ensemble des points qui s’accumulent sur lui pour t → ∞ (t → −∞).
Si un ensemble limite contient son sortant alors c’est un attracteur.
Son entrant, si non vide, est alors le bassin d’attraction.
Ensembles limite et attracteurs
On s’int´eresse aur´egime permanent atteint apr`es extinction du r´egime transitoire.
Unpoint est dit non errant si les trajectoires initialis´ee dans son voisinage y reviennent. L’ensemble des points non errants pris en t→ ±∞ forme unensemble limite.
On d´efinitl’ entrant (le sortant) d’un ensemble limite comme
´
etant l’ensemble des points qui s’accumulent sur lui pour t → ∞ (t → −∞).
Si un ensemble limite contient son sortant alors c’est un attracteur.
Son entrant, si non vide, est alors le bassin d’attraction.
Ensembles limite et attracteurs
On s’int´eresse aur´egime permanent atteint apr`es extinction du r´egime transitoire.
Unpoint est dit non errant si les trajectoires initialis´ee dans son voisinage y reviennent. L’ensemble des points non errants pris en t→ ±∞ forme unensemble limite.
On d´efinitl’ entrant (le sortant) d’un ensemble limite comme
´
etant l’ensemble des points qui s’accumulent sur lui pour t → ∞ (t → −∞).
Si un ensemble limite contient son sortant alors c’est un attracteur.
Son entrant, si non vide, est alors le bassin d’attraction.
Ensembles limite et attracteurs
On s’int´eresse aur´egime permanent atteint apr`es extinction du r´egime transitoire.
Unpoint est dit non errant si les trajectoires initialis´ee dans son voisinage y reviennent. L’ensemble des points non errants pris en t→ ±∞ forme unensemble limite.
On d´efinitl’ entrant (le sortant) d’un ensemble limite comme
´
etant l’ensemble des points qui s’accumulent sur lui pour t → ∞ (t → −∞).
Si un ensemble limite contient son sortant alors c’est un attracteur.
Son entrant, si non vide, est alors le bassin d’attraction.
Dynamique asymptotique
En deux dimensions, les ensembles non-errants qui d´ecrivent la dynamique asymp- totique sont limit´es :
les points fixes les cycles limites les connexions-cols (boucles homoclines ou h´et´eroclines)
Dynamique asymptotique
En deux dimensions, les ensembles non-errants qui d´ecrivent la dynamique asymp- totique sont limit´es :
les points fixes les cycles limites les connexions-cols (boucles homoclines ou h´et´eroclines)
Dynamique asymptotique
En deux dimensions, les ensembles non-errants qui d´ecrivent la dynamique asymp- totique sont limit´es :
les points fixes les cycles limites les connexions-cols (boucles homoclines ou h´et´eroclines)
Bifurcations
Il y a bifurcation si la partie r´eelle d’une valeur propre traverse l’axe des ordonn´ees, i.e. devient positive.
En dimension deux, les valeurs propres sont soit toutes les deux r´eelles, soit complexes conjugu´ees.
Le cas des valeurs propres r´eelles distinctes se ram`ene au cas `a une dimension car une des deux valeurs r´eelles restera
n´egative.
Dans le cas des valeurs propres r´eelles complexes conjugu´ees qui traversent simultan´ement l’axe des ordonn´ees, on a une bifurcation de Hopf.
Bifurcations
Il y a bifurcation si la partie r´eelle d’une valeur propre traverse l’axe des ordonn´ees, i.e. devient positive.
En dimension deux, les valeurs propres sont soit toutes les deux r´eelles, soit complexes conjugu´ees.
Le cas des valeurs propres r´eelles distinctes se ram`ene au cas `a une dimension car une des deux valeurs r´eelles restera
n´egative.
Dans le cas des valeurs propres r´eelles complexes conjugu´ees qui traversent simultan´ement l’axe des ordonn´ees, on a une bifurcation de Hopf.
Bifurcations
Il y a bifurcation si la partie r´eelle d’une valeur propre traverse l’axe des ordonn´ees, i.e. devient positive.
En dimension deux, les valeurs propres sont soit toutes les deux r´eelles, soit complexes conjugu´ees.
Le cas des valeurs propres r´eelles distinctes se ram`ene au cas `a une dimension car une des deux valeurs r´eelles restera
n´egative.
Dans le cas des valeurs propres r´eelles complexes conjugu´ees qui traversent simultan´ement l’axe des ordonn´ees, on a une bifurcation de Hopf.
Bifurcations
Il y a bifurcation si la partie r´eelle d’une valeur propre traverse l’axe des ordonn´ees, i.e. devient positive.
En dimension deux, les valeurs propres sont soit toutes les deux r´eelles, soit complexes conjugu´ees.
Le cas des valeurs propres r´eelles distinctes se ram`ene au cas `a une dimension car une des deux valeurs r´eelles restera
n´egative.
Dans le cas des valeurs propres r´eelles complexes conjugu´ees qui traversent simultan´ement l’axe des ordonn´ees, on a une bifurcation de Hopf.
Bifurcation de Hopf supercritique
La forme normale est :
˙
x1=σx1+ωx2− g10x1+g100x2
x12+x22 +. . . ,
˙
x2 =−ωx1+σx2− −g100x1+g10x2
x12+x22 +. . . , que l’on peut mettre sous forme complexe :
z =x1+i x2, g1 =g10 +i g100, z˙ = (σ−iω)z −g1|z|2z.
En notantz(t) =ρ(t)eiφ(t), il vient :
˙
ρ=σ ρ−g0ρ3, φ˙=−ω−g00ρ2.
Sig0 >0, c’est une bifurcation de Hopf supercritique.
Cycle limite
La bifurcation de Hopf supercritique d´estabilise un point fixe en un cycle limite.
L’amplitude des oscillations varie comme la racine carr´ee de l’´ecart au seuil µ1/2 ∝(r−rc)1/2.
La p´eriode des oscillations `a la bifurcation est celle donn´ee par la partie imaginaire de la valeur propre au seuil + termes ∝µ.
Cycle limite
La bifurcation de Hopf supercritique d´estabilise un point fixe en un cycle limite.
L’amplitude des oscillations varie comme la racine carr´ee de l’´ecart au seuil µ1/2 ∝(r−rc)1/2.
La p´eriode des oscillations `a la bifurcation est celle donn´ee par la partie imaginaire de la valeur propre au seuil + termes ∝µ.
Cycle limite
La bifurcation de Hopf supercritique d´estabilise un point fixe en un cycle limite.
L’amplitude des oscillations varie comme la racine carr´ee de l’´ecart au seuil µ1/2 ∝(r−rc)1/2.
La p´eriode des oscillations `a la bifurcation est celle donn´ee par la partie imaginaire de la valeur propre au seuil + termes ∝µ.
Bifurcation de Hopf sous-critique
˙
ρ=σ ρ−g0ρ3, φ˙=−ω−g00ρ2.
Sig0 <0, il manque des termes nonlin´eaires d’ordre plus ´elev´e n´ecessaires `a la saturation de l’instabilit´e.
˙
ρ=σ ρ−g0ρ3−g5ρ5, φ˙=−ω−g00ρ2.
La bifurcation est souscritique. On passe d’un point fixe + cycle limite instable + cycle limite stable `a un seul cycle limite stable.
Bifurcation noeud-col d’un cycle
˙
ρ=rρ+ρ3−ρ5, φ˙=ω+bρ2.
0>r>rc
r=rc
r<rc
Pour r <rc =−1/4, un point fixe stable.
Pourr =rc, Un point fixe stable + un cycle limite semi-stable.
Pour r >rc =−1/4, un point fixe stable et coexistence de 2 cycles limites stable et instable.
Bifurcation noeud-col d’un cycle
˙
ρ=rρ+ρ3−ρ5, φ˙=ω+bρ2.
0>r>rc
r=rc
r<rc
Pour r <rc =−1/4, un point fixe stable.
Pourr =rc, Un point fixe stable + un cycle limite semi-stable.
Pour r >rc =−1/4, un point fixe stable et coexistence de 2 cycles limites stable et instable.
Bifurcation noeud-col d’un cycle
˙
ρ=rρ+ρ3−ρ5, φ˙=ω+bρ2.
0>r>rc
r=rc
r<rc
Pour r <rc =−1/4, un point fixe stable.
Pourr =rc, Un point fixe stable + un cycle limite semi-stable.
Pour r >rc =−1/4, un point fixe stable et coexistence de 2 cycles limites stable et instable.
Bifurcation de p´ eriode infinie
Consid´erons le syst`eme suivant :
˙
ρ=ρ(1−ρ2), φ˙ =r−sinφ.
r>1 r<1
Pour r >1, pr´esence d’un cycle limite stable.
Pour r = 1, La p´eriode du cycle limite devient infinie T ∝(r−rc)−1/2 avec la pr´esence d’un point semi-stable.
Apparition d’un couple de points fixes stable/instable.
Bifurcation de p´ eriode infinie
Consid´erons le syst`eme suivant :
˙
ρ=ρ(1−ρ2), φ˙ =r−sinφ.
r>1 r<1
Pour r >1, pr´esence d’un cycle limite stable.
Pour r = 1, La p´eriode du cycle limite devient infinie T ∝(r−rc)−1/2 avec la pr´esence d’un point semi-stable.
Apparition d’un couple de points fixes stable/instable.
Bifurcation de p´ eriode infinie
Consid´erons le syst`eme suivant :
˙
ρ=ρ(1−ρ2), φ˙ =r−sinφ.
r>1 r<1
Pour r >1, pr´esence d’un cycle limite stable.
Pour r = 1, La p´eriode du cycle limite devient infinie T ∝(r−rc)−1/2 avec la pr´esence d’un point semi-stable.
Apparition d’un couple de points fixes stable/instable.
Bifurcation homocline
Peut ˆetre en TP.
Stabilit´ e structurelle
Th´eor`eme de Peixoto :
Seuls sont structurellement stables (robustes) les points fixes et cycles limites non marginaux.
Les boucles homoclines, h´et´eroclines sont structurellement instables
Stabilit´ e structurelle
Th´eor`eme de Peixoto :
Seuls sont structurellement stables (robustes) les points fixes et cycles limites non marginaux.
Les boucles homoclines, h´et´eroclines sont structurellement instables
Syst` emes m´ ecaniques
G´en´eralement les syst`emes m´ecaniques conservatifs peuvent se mettre sous une forme hamiltonienne. `A deux dimensions on a alors :
d dt
p q
= −∂H∂q,
∂H
∂p
! , o`u H =H(p,q) est le hamiltonien du syst`eme.
Le hamiltonien est un invariant du syst`eme. En physique, le hamiltonien est souvent l’´energie du syst`eme.
Syst` emes m´ ecaniques
G´en´eralement les syst`emes m´ecaniques conservatifs peuvent se mettre sous une forme hamiltonienne. `A deux dimensions on a alors :
d dt
p q
= −∂H∂q,
∂H
∂p
! , o`u H =H(p,q) est le hamiltonien du syst`eme.
Le hamiltonien est un invariant du syst`eme. En physique, le hamiltonien est souvent l’´energie du syst`eme.
Advection
Pour un ´ecoulement incompressible bidimensionnel : divu=∇·u= 0 =⇒ u=−∂yψ, v =∂xψ, o`u ψ est la fonction courant de l’´ecoulement bidimensionnel.
Autre exemple : la position d’un point mat´eriel advect´e par l’´ecoulement est r´egit par :
˙
x =u =−∂yψ, y˙ =v=∂xψ.
Advection
Pour un ´ecoulement incompressible bidimensionnel : divu=∇·u= 0 =⇒ u=−∂yψ, v =∂xψ, o`u ψ est la fonction courant de l’´ecoulement bidimensionnel.
Autre exemple : la position d’un point mat´eriel advect´e par l’´ecoulement est r´egit par :
˙
x =u =−∂yψ, y˙ =v=∂xψ.
Equation du mouvement ´
On consid`ere un pendule de massem, de longueur l dans le champ de gravit´e g.
Le th´eor`eme du moment cin´etique nous conduit `a : θ¨+g
l sinθ= 0
Pour des faibles amplitudes (approximation lin´eaire), le syst`eme se r´eduit `a :
θ¨+ g lθ= 0
dont les solutions sont des fonctions harmoniques de p´eriode ω =p
g/l.
Dans la suite, on adimensionne le temps par 1/ω et on se contentera d’´etudier : ¨θ+gl sinθ= 0.
Equation du mouvement ´
On consid`ere un pendule de massem, de longueur l dans le champ de gravit´e g.
Le th´eor`eme du moment cin´etique nous conduit `a : θ¨+g
l sinθ= 0
Pour des faibles amplitudes (approximation lin´eaire), le syst`eme se r´eduit `a :
θ¨+ g lθ= 0
dont les solutions sont des fonctions harmoniques de p´eriode ω =p
g/l.
Dans la suite, on adimensionne le temps par 1/ω et on se contentera d’´etudier : ¨θ+gl sinθ= 0.
Equation du mouvement ´
On consid`ere un pendule de massem, de longueur l dans le champ de gravit´e g.
Le th´eor`eme du moment cin´etique nous conduit `a : θ¨+g
l sinθ= 0
Pour des faibles amplitudes (approximation lin´eaire), le syst`eme se r´eduit `a :
θ¨+ g lθ= 0
dont les solutions sont des fonctions harmoniques de p´eriode ω =p
g/l.
Dans la suite, on adimensionne le temps par 1/ω et on se contentera d’´etudier : ¨θ+gl sinθ= 0.
Formulation hamiltonienne
R´e´ecrivons ¨θ+gl sinθ= 0 sous la forme : d
dt θ
ν
=
ν,
−sinθ
,
Le syst`eme est donc hamiltonien pourH= ν22 −cosθ.E =H est l’´energie du syst`eme, c’est un invariant.
Les points fixes sont (θ, ν) = (kπ,0).
Pour le point fixe (0,0) la matrice jacobienne vaut : 0 1
−1 0
,
Formulation hamiltonienne
R´e´ecrivons ¨θ+gl sinθ= 0 sous la forme : d
dt θ
ν
=
ν,
−sinθ
,
Le syst`eme est donc hamiltonien pourH= ν22 −cosθ.E =H est l’´energie du syst`eme, c’est un invariant.
Les points fixes sont (θ, ν) = (kπ,0).
Pour le point fixe (0,0) la matrice jacobienne vaut : 0 1
−1 0
,
Formulation hamiltonienne
R´e´ecrivons ¨θ+gl sinθ= 0 sous la forme : d
dt θ
ν
=
ν,
−sinθ
,
Le syst`eme est donc hamiltonien pourH= ν22 −cosθ.E =H est l’´energie du syst`eme, c’est un invariant.
Les points fixes sont (θ, ν) = (kπ,0).
Pour le point fixe (0,0) la matrice jacobienne vaut : 0 1
−1 0
,
Oscillations
Dans la limite des petites oscillations au voisinage de (0,0), E = 1
2ν2+1 2θ2−1
. On a des oscillations au voisinage du minimum d’´energie.
Leur rayon dans l’espace des phase vautν2+θ2= 2(E + 1).
C’est un cas particulier d’un th´eor`eme plus g´en´eral qui dit qu’autour d’un point fixe isol´e correspondant `a un minimum local d’une quantit´e conserv´ee, toutes les trajectoires sont ferm´ees.
Le fait de parler d’un voisinage n’implique pas que l’on soit dans une dynamique lin´eaire ! !
Oscillations
Dans la limite des petites oscillations au voisinage de (0,0), E = 1
2ν2+1 2θ2−1
. On a des oscillations au voisinage du minimum d’´energie.
Leur rayon dans l’espace des phase vautν2+θ2= 2(E + 1).
C’est un cas particulier d’un th´eor`eme plus g´en´eral qui dit qu’autour d’un point fixe isol´e correspondant `a un minimum local d’une quantit´e conserv´ee, toutes les trajectoires sont ferm´ees.
Le fait de parler d’un voisinage n’implique pas que l’on soit dans une dynamique lin´eaire ! !
Oscillations
Dans la limite des petites oscillations au voisinage de (0,0), E = 1
2ν2+1 2θ2−1
. On a des oscillations au voisinage du minimum d’´energie.
Leur rayon dans l’espace des phase vautν2+θ2= 2(E + 1).
C’est un cas particulier d’un th´eor`eme plus g´en´eral qui dit qu’autour d’un point fixe isol´e correspondant `a un minimum local d’une quantit´e conserv´ee, toutes les trajectoires sont ferm´ees.
Le fait de parler d’un voisinage n’implique pas que l’on soit dans une dynamique lin´eaire ! !
Stabilit´ e structurelle
Lorsque l’on perturbe de fa¸con conservative un syst`eme dynamique conservatif, ses centres sont structurellement stables.
Le fait de rester conservatif est fondamental car sinon ce serait le th´eor`eme plus g´en´eral de Peixoto qui s’appliquerait et les centres ne seraient pas robustes (exemple du pendule amorti).
Stabilit´ e structurelle
Lorsque l’on perturbe de fa¸con conservative un syst`eme dynamique conservatif, ses centres sont structurellement stables.
Le fait de rester conservatif est fondamental car sinon ce serait le th´eor`eme plus g´en´eral de Peixoto qui s’appliquerait et les centres ne seraient pas robustes (exemple du pendule amorti).
voir reproductions
Crit` ere de non existence
Syst`eme gradient :
˙
x=−∇V.
Le long d’une orbite ferm´ee, la variation deV vaut :
∆V = I
C
∇V ·dl= 0 = Z T
t0
∇V ·xdt˙ =− Z T
t0
|x|˙ 2dt, donc l’orbite ferm´ee se r´eduit `a un point fixe.
Existence d’une fonctionnelle de Lyapunov : s’il existe une fonction d´efinie positive qui d´ecroˆıt au cours du temps, alors le point o`u la fonction s’annule est un point fixe stable et il n’existe pas d’orbite p´eriodique.
En pratique ces crit`eres sont peu exploitables.
Crit` ere de non existence
Syst`eme gradient :
˙
x=−∇V.
Le long d’une orbite ferm´ee, la variation deV vaut :
∆V = I
C
∇V ·dl= 0 = Z T
t0
∇V ·xdt˙ =− Z T
t0
|x|˙ 2dt, donc l’orbite ferm´ee se r´eduit `a un point fixe.
Existence d’une fonctionnelle de Lyapunov : s’il existe une fonction d´efinie positive qui d´ecroˆıt au cours du temps, alors le point o`u la fonction s’annule est un point fixe stable et il n’existe pas d’orbite p´eriodique.
En pratique ces crit`eres sont peu exploitables.
Crit` ere de non existence
Syst`eme gradient :
˙
x=−∇V.
Le long d’une orbite ferm´ee, la variation deV vaut :
∆V = I
C
∇V ·dl= 0 = Z T
t0
∇V ·xdt˙ =− Z T
t0
|x|˙ 2dt, donc l’orbite ferm´ee se r´eduit `a un point fixe.
Existence d’une fonctionnelle de Lyapunov : s’il existe une fonction d´efinie positive qui d´ecroˆıt au cours du temps, alors le point o`u la fonction s’annule est un point fixe stable et il n’existe pas d’orbite p´eriodique.
En pratique ces crit`eres sont peu exploitables.
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e duplan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞,
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e du plan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞,
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e du plan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞,
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e du plan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞,
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e du plan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞, alorsC est une orbite ferm´ee, ou C va converger vers une orbite ferm´ee (ne se r´eduisant pas `a un point fixe).
Existence d’orbite ferm´ ee : Th´ eor` eme de Poincar´ e-Bendixon
Supposons que
1 R est un domaine ferm´e born´e duplan,
2 x˙ =f(x) est un champ de vecteur continˆument diff´erentiable dans un ouvert contenant R,
3 R ne contient aucun point fixe,
4 et il existe un trajectoire C confin´ee dansR (qui se trouve dans R `a l’instant initial et y reste jusqu’`a t→+∞, alorsC est une orbite ferm´ee, ou C va converger vers une orbite ferm´ee (ne se r´eduisant pas `a un point fixe).
Le th´eor`eme de Poincar´e-Bendixon ne concerne que la dynamique dans le plan. C’est un r´esultat th´eorique tr`es important car il exclue tout ph´enom`ene chaotique dans le plan.
Syst` emes de Li´ enard
L’´equation diff´erentielle du second ordre :
¨
x+f(x) ˙x+g(x) = 0 estl’´equation de Li´enardo`u
−g(x) joue le rˆole d’une force nonlin´eaire de rappel.
−f(x) ˙x est une force d’amortissement nonlin´eaire.
Syst` emes de Li´ enard
L’´equation diff´erentielle du second ordre :
¨
x+f(x) ˙x+g(x) = 0 estl’´equation de Li´enardo`u
−g(x) joue le rˆole d’une force nonlin´eaire de rappel.
−f(x) ˙x est une force d’amortissement nonlin´eaire.
Syst` emes de Li´ enard
L’´equation diff´erentielle du second ordre :
¨
x+f(x) ˙x+g(x) = 0 estl’´equation de Li´enardo`u
−g(x) joue le rˆole d’une force nonlin´eaire de rappel.
−f(x) ˙x est une force d’amortissement nonlin´eaire.
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
Th´ eor` eme de Li´ enard
Supposons que les fonctionsf et g v´erifient :
f(x) et g(x) sont continˆument diff´erentiables pour toutx; g(−x) =−g(x),g est un fonction impaire ;
g(x)>0 pour toutx >0 ;
f(−x) =f(x),f est un fonction paire ; La fonction impaire F(x) =Rx
0 f(u)du exactement une seule racine positivex=a, est n´egative pour 0<x<a,
est positive and non d´ecroissante pour x>aet F(x)→ ∞quandx→ ∞
alors le syst`eme `a un unique cycle limite autour de l’origine dans l’espace des phases.
Oscillations de relaxation
Consid´erons l’oscillateur de van der Pol :
¨
x+µ(x2−1) ˙x+x = 0.
Pour µ >0, on a un syst`eme de Li´enard : on a donc des oscillations autour de l’origine (point fixe instable).
Dans le cas µ→ ∞ on a des oscillations de relaxation, successions de mouvements lents puis tr`es rapides.
Oscillations de relaxation
Consid´erons l’oscillateur de van der Pol :
¨
x+µ(x2−1) ˙x+x = 0.
Pour µ >0, on a un syst`eme de Li´enard : on a donc des oscillations autour de l’origine (point fixe instable).
Dans le cas µ→ ∞ on a des oscillations de relaxation, successions de mouvements lents puis tr`es rapides.
Oscillations de relaxation
Consid´erons l’oscillateur de van der Pol :
¨
x+µ(x2−1) ˙x+x = 0.
Pour µ >0, on a un syst`eme de Li´enard : on a donc des oscillations autour de l’origine (point fixe instable).
Dans le cas µ→ ∞ on a des oscillations de relaxation, successions de mouvements lents puis tr`es rapides.
Variation de µ
Solutions de l’´equation de van der Pol pourµ= 0.1, µ= 1, µ= 10.
Analyse de vdP
On peut ´ecrire :
¨
x+µ(x2−1) ˙x = d dt
˙ x+µ
x3 3 −x
. Pour :
F(x) = x3
3 −x, w = ˙x+µF(x), il vient :
˙
w = ¨x+µ(x2−1) ˙x=−x. L’oscillateur de van der Pol peut donc se r´e´ecrire :
˙
x =w −µF(x),
˙
w =−x.
Analyse de vdP
On peut ´ecrire :
¨
x+µ(x2−1) ˙x = d dt
˙ x+µ
x3 3 −x
. Pour :
F(x) = x3
3 −x, w = ˙x+µF(x), il vient :
˙
w = ¨x+µ(x2−1) ˙x=−x. L’oscillateur de van der Pol peut donc se r´e´ecrire :
˙
x =w −µF(x),
˙
w =−x.
Analyse de vdP
On peut ´ecrire :
¨
x+µ(x2−1) ˙x = d dt
˙ x+µ
x3 3 −x
. Pour :
F(x) = x3
3 −x, w = ˙x+µF(x), il vient :
˙
w = ¨x+µ(x2−1) ˙x=−x. L’oscillateur de van der Pol peut donc se r´e´ecrire :
˙
x =w −µF(x),
˙
w =−x.
Prenons la limiteµ−>∞:
˙
x =w −µF(x),
˙
w =−x.
Afin de garder des variables d’ordre 1 quandµ→ ∞, posons w =µy.
˙
x=µ[y−F(x)],
˙ y =−1
µx.
Au premier ordre enµ, La dynamique de x est rapide et consiste en une relaxation vers F−1(y) tel quey =F(x), donc x(t) estasservi`ay(t).
La dynamique dey(t) est lente.
Prenons la limiteµ−>∞:
˙
x =w −µF(x),
˙
w =−x.
Afin de garder des variables d’ordre 1 quandµ→ ∞, posons w =µy.
˙
x=µ[y−F(x)],
˙ y =−1
µx.
Au premier ordre enµ, La dynamique de x est rapide et consiste en une relaxation vers F−1(y) tel quey =F(x), donc x(t) estasservi`ay(t).
La dynamique dey(t) est lente.
−2
−1.5
−1
−0.5 0 0.5 1 1.5 2
−3 −2 −1 0 1 2 3
y=F(x) rapide
lent
lent
rapide
Echelles de temps ´
Dans ce probl`eme on a donc deux ´echelles de temps :
Echelle de temps rapide : dynamique de´ x(t) sur l’´echelle de temps O(µ−1)1.
Echelle de temps lente : dynamique de´ y(t) sur l’´echelle de temps O(µ)1 .
Echelles de temps ´
Dans ce probl`eme on a donc deux ´echelles de temps :
Echelle de temps rapide : dynamique de´ x(t) sur l’´echelle de temps O(µ−1)1.
Echelle de temps lente : dynamique de´ y(t) sur l’´echelle de temps O(µ)1 .
D´ efinition et exemples
On d´efinit les oscillateurs faiblement nonlin´eaires les syst`emes d´ecrit par des ´equations de la forme :
¨
x+x+h(x,x) = 0,˙
o`u h(x,x) est un fonction suffisamment diff´˙ erentiable et 1 un petit param`etre.
Les ´equations diff´erent de celle de l’oscillateur harmonique par un terme n´egligeable au premier ordre.
Exemples d’oscillateurs faiblement nonlin´eaires :
¨
x+x+(x2−1) ˙x= 0, oscillateur de van der Pol,
¨
x+x+x3= 0, oscillateur de Duffing,
D´ efinition et exemples
On d´efinit les oscillateurs faiblement nonlin´eaires les syst`emes d´ecrit par des ´equations de la forme :
¨
x+x+h(x,x) = 0,˙
o`u h(x,x) est un fonction suffisamment diff´˙ erentiable et 1 un petit param`etre.
Les ´equations diff´erent de celle de l’oscillateur harmonique par un terme n´egligeable au premier ordre.
Exemples d’oscillateurs faiblement nonlin´eaires :
¨
x+x+(x2−1) ˙x= 0, oscillateur de van der Pol,
¨
x+x+x3= 0, oscillateur de Duffing,
D´ efinition et exemples
On d´efinit les oscillateurs faiblement nonlin´eaires les syst`emes d´ecrit par des ´equations de la forme :
¨
x+x+h(x,x) = 0,˙
o`u h(x,x) est un fonction suffisamment diff´˙ erentiable et 1 un petit param`etre.
Les ´equations diff´erent de celle de l’oscillateur harmonique par un terme n´egligeable au premier ordre.
Exemples d’oscillateurs faiblement nonlin´eaires :
¨
x+x+(x2−1) ˙x= 0, oscillateur de van der Pol,
¨
x+x+x3= 0, oscillateur de Duffing,
D´ eveloppements perturbatifs
Consid´erons l’oscillateur faiblement nonlin´eaire suivant :
¨
x+ 2x˙+x = 0, x(0) = 0, x(0) = 1,˙ dont on peut calculer la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
On va chercher un solution sous la forme d’un d´eveloppement en perturbations :
x=x0(t) +x1(t) +2x2(t) +3x3(t) +. . .
D´ eveloppements perturbatifs
Consid´erons l’oscillateur faiblement nonlin´eaire suivant :
¨
x+ 2x˙+x = 0, x(0) = 0, x(0) = 1,˙ dont on peut calculer la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
On va chercher un solution sous la forme d’un d´eveloppement en perturbations :
x=x0(t) +x1(t) +2x2(t) +3x3(t) +. . .
R´ esolution ordre par ordre
Ordre z´ero :
¨
x0+x0 = 0, x0(0) = 0, x˙0(0) = 1, se r´esout :x0(t) = sint
Ordre 1 :
¨
x1+x1+ 2 ˙x0= 0, x1(0) = 0, x˙1(0) = 0,
¨
x1+x1 =−2 cost, x1(0) = 0, x˙1(0) = 0, se r´esout en sommant une solution de l’´equation homog`ene avec une solution particuli`ere (variation de la constante) :
x1h(t) =s1sint+c1cost, x1p(t) =S1(t) sint+C1(t) cost,
Finalement : x1=−tsint car le for¸cage estr´esonnant.
R´ esolution ordre par ordre
Ordre z´ero :
¨
x0+x0 = 0, x0(0) = 0, x˙0(0) = 1, se r´esout :x0(t) = sint
Ordre 1 :
¨
x1+x1+ 2 ˙x0= 0, x1(0) = 0, x˙1(0) = 0,
¨
x1+x1 =−2 cost, x1(0) = 0, x˙1(0) = 0, se r´esout en sommant une solution de l’´equation homog`ene avec une solution particuli`ere (variation de la constante) :
x1h(t) =s1sint+c1cost, x1p(t) =S1(t) sint+C1(t) cost,
Finalement : x1=−tsint car le for¸cage estr´esonnant.
Terme s´ eculaire
La solution `a l’ordre 1 vaut donc :
x(t;) = sint−tsint+O(2).
On retrouve bien le d´eveloppement `a l’ordre 1 de la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
Du fait du for¸cager´esonnant, la solution comporte un terme s´eculairequi croˆıt ind´efiniment.
La solution trouv´ee est le d´ebut d’un d´eveloppement en s´erie convergent de la solution exacte. Pourt donn´e, il faut que soit assez petit pour que l’approximation soit bonne.
Terme s´ eculaire
La solution `a l’ordre 1 vaut donc :
x(t;) = sint−tsint+O(2).
On retrouve bien le d´eveloppement `a l’ordre 1 de la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
Du fait du for¸cager´esonnant, la solution comporte un terme s´eculairequi croˆıt ind´efiniment.
La solution trouv´ee est le d´ebut d’un d´eveloppement en s´erie convergent de la solution exacte. Pourt donn´e, il faut que soit assez petit pour que l’approximation soit bonne.
Terme s´ eculaire
La solution `a l’ordre 1 vaut donc :
x(t;) = sint−tsint+O(2).
On retrouve bien le d´eveloppement `a l’ordre 1 de la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
Du fait du for¸cager´esonnant, la solution comporte un terme s´eculairequi croˆıt ind´efiniment.
La solution trouv´ee est le d´ebut d’un d´eveloppement en s´erie convergent de la solution exacte. Pourt donn´e, il faut que soit assez petit pour que l’approximation soit bonne.
Terme s´ eculaire
La solution `a l’ordre 1 vaut donc :
x(t;) = sint−tsint+O(2).
On retrouve bien le d´eveloppement `a l’ordre 1 de la solution exacte :
x(t;) =
e−tsin√
1−2t
√
1−2 .
Du fait du for¸cager´esonnant, la solution comporte un terme s´eculairequi croˆıt ind´efiniment.
La solution trouv´ee est le d´ebut d’un d´eveloppement en s´erie convergent de la solution exacte. Pourt donn´e, il faut que soit assez petit pour que l’approximation soit bonne.
−3
−2
−1 0 1 2 3
0 10 20 30 40 50
solution ”perturbative”
solution exacte
x(t)
t =.1
La solution est erron´ee d`es que t O(1). Il nous faudrait une s´erieinfinie pour corriger cette d´erive.
La v´eritable solution ´evolue en fait sur deux ´echelles de temps : une ´echelle de temps rapide :t =O(1),
une ´echelle de temps lente : t=O(1/).
−3
−2
−1 0 1 2 3
0 10 20 30 40 50
solution ”perturbative”
solution exacte
x(t)
t =.1
La solution est erron´ee d`es que t O(1). Il nous faudrait une s´erieinfinie pour corriger cette d´erive.
La v´eritable solution ´evolue en fait sur deux ´echelles de temps : une ´echelle de temps rapide :t =O(1),
une ´echelle de temps lente : t=O(1/).
D´ eveloppements en ´ echelles (de temps) multiples
Comment trouver une solution qui :
Donne pour un 1 fix´e une solution valable pour tout t, ne n´ecessite pas de calculer beaucoup (un infinit´e) de termes.
En s’aidant de l’observation r´ev´elant la pr´esence de deux ´echelles de temps, on introduit une d´ependance explicite selon deux temps t=t0 (temps rapide) et t=−1t1 (temps lent) :
x(t;) =x0(t0,t1) +x1(t0,t1) +O(2) Par cons´equent la d´erivation en temps s’´ecrit :
˙ x = dx
dt = ∂x
∂t0
∂t0
∂t + ∂x
∂t1
∂t1
∂t = ∂x
∂t0 +∂x
∂t1
D´ eveloppements en ´ echelles (de temps) multiples
Comment trouver une solution qui :
Donne pour un 1 fix´e une solution valable pour tout t, ne n´ecessite pas de calculer beaucoup (un infinit´e) de termes.
En s’aidant de l’observation r´ev´elant la pr´esence de deux ´echelles de temps, on introduit une d´ependance explicite selon deux temps t=t0 (temps rapide) et t=−1t1 (temps lent) :
x(t;) =x0(t0,t1) +x1(t0,t1) +O(2) Par cons´equent la d´erivation en temps s’´ecrit :
˙ x = dx
dt = ∂x
∂t0
∂t0
∂t + ∂x
∂t1
∂t1
∂t = ∂x
∂t0 +∂x
∂t1
D´ eveloppements en ´ echelles (de temps) multiples
Comment trouver une solution qui :
Donne pour un 1 fix´e une solution valable pour tout t, ne n´ecessite pas de calculer beaucoup (un infinit´e) de termes.
En s’aidant de l’observation r´ev´elant la pr´esence de deux ´echelles de temps, on introduit une d´ependance explicite selon deux temps t=t0 (temps rapide) et t=−1t1 (temps lent) :
x(t;) =x0(t0,t1) +x1(t0,t1) +O(2) Par cons´equent la d´erivation en temps s’´ecrit :
˙ x = dx
dt = ∂x
∂t0
∂t0
∂t + ∂x
∂t1
∂t1
∂t = ∂x
∂t0 +∂x
∂t1
Application au cas de l’oscillateur amorti
A l’ordre z´` ero O(0) :
∂t0t0x0+x0= 0, qui se r´esout en :
x0=A(t1)eit0+ c.c.,
o`u A(t1) est l’amplitude complexe de l’oscillation, “constante”
sur le temps rapide t0, mais d´epend du temps lent t1. A l’ordre 1,` O(1) :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0).
Application au cas de l’oscillateur amorti
A l’ordre z´` ero O(0) :
∂t0t0x0+x0= 0, qui se r´esout en :
x0=A(t1)eit0+ c.c.,
o`u A(t1) est l’amplitude complexe de l’oscillation, “constante”
sur le temps rapide t0, mais d´epend du temps lent t1. A l’ordre 1,` O(1) :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0).
Elimination des r´ ´ esonances
Explicitons l’´equation `a r´esoudre sous forme d’unoscillateur forc´e par le second membre :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0) =−(2i∂t1A+ 2iA)eit0+c.c. , Les termes proportionnels eit0 et e−it0 peuvent ˆetre vu comme des for¸cages r´esonnants qui vont donc induire une r´eponse x1
r´esonnante qui va diverger en tempst0.
Afin de pouvoir garder un d´eveloppement coh´erent, il est n´ecessaire quex1 reste born´e.
On posera donc comme condition de solvabilit´e, l’´elimination des r´esonances qui se traduit par l’´equation d’amplitude :
2i∂t1A+ 2iA= 0,
qui se r´esout en : A(t1) =a e−t1 o`u aest une constante.
Elimination des r´ ´ esonances
Explicitons l’´equation `a r´esoudre sous forme d’unoscillateur forc´e par le second membre :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0) =−(2i∂t1A+ 2iA)eit0+c.c. , Les termes proportionnels eit0 et e−it0 peuvent ˆetre vu comme des for¸cages r´esonnants qui vont donc induire une r´eponse x1
r´esonnante qui va diverger en tempst0.
Afin de pouvoir garder un d´eveloppement coh´erent, il est n´ecessaire quex1 reste born´e.
On posera donc comme condition de solvabilit´e, l’´elimination des r´esonances qui se traduit par l’´equation d’amplitude :
2i∂t1A+ 2iA= 0,
qui se r´esout en : A(t1) =a e−t1 o`u aest une constante.
Elimination des r´ ´ esonances
Explicitons l’´equation `a r´esoudre sous forme d’unoscillateur forc´e par le second membre :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0) =−(2i∂t1A+ 2iA)eit0+c.c. , Les termes proportionnels eit0 et e−it0 peuvent ˆetre vu comme des for¸cages r´esonnants qui vont donc induire une r´eponse x1
r´esonnante qui va diverger en tempst0.
Afin de pouvoir garder un d´eveloppement coh´erent, il est n´ecessaire quex1 reste born´e.
On posera donc comme condition de solvabilit´e, l’´elimination des r´esonances qui se traduit par l’´equation d’amplitude :
2i∂t1A+ 2iA= 0,
qui se r´esout en : A(t1) =a e−t1 o`u aest une constante.
Elimination des r´ ´ esonances
Explicitons l’´equation `a r´esoudre sous forme d’unoscillateur forc´e par le second membre :
∂t0t0x1+x1=−(2∂t0t1x0+ 2∂t0x0) =−(2i∂t1A+ 2iA)eit0+c.c. , Les termes proportionnels eit0 et e−it0 peuvent ˆetre vu comme des for¸cages r´esonnants qui vont donc induire une r´eponse x1
r´esonnante qui va diverger en tempst0.
Afin de pouvoir garder un d´eveloppement coh´erent, il est n´ecessaire quex1 reste born´e.
On posera donc comme condition de solvabilit´e, l’´elimination des r´esonances qui se traduit par l’´equation d’amplitude :
2i∂t1A+ 2iA= 0,
qui se r´esout en : A(t1) =a e−t1 o`u aest une constante.
Satisfaction des conditions initiales
Les conditions initiales doivent ˆetre satisfaites `a tous les ordres.
La condition x(0) = 0 se traduit par : x0(0) = 0, x1(0) = 0, soit a+ c.c. = 0.
La condition ˙x= 1 se traduit par :
∂t0x0 = 1, ∂t1x0+∂t0x1 = 0, soit : ia+ c.c. = 1.
Il vient a=−i/2 d’o`u : x0 =−ieit0−t1
2 + c.c. =e−t1sint0
Satisfaction des conditions initiales
Les conditions initiales doivent ˆetre satisfaites `a tous les ordres.
La condition x(0) = 0 se traduit par : x0(0) = 0, x1(0) = 0, soit a+ c.c. = 0.
La condition ˙x= 1 se traduit par :
∂t0x0 = 1, ∂t1x0+∂t0x1 = 0, soit : ia+ c.c. = 1.
Il vient a=−i/2 d’o`u : x0 =−ieit0−t1
2 + c.c. =e−t1sint0
Satisfaction des conditions initiales
Les conditions initiales doivent ˆetre satisfaites `a tous les ordres.
La condition x(0) = 0 se traduit par : x0(0) = 0, x1(0) = 0, soit a+ c.c. = 0.
La condition ˙x= 1 se traduit par :
∂t0x0 = 1, ∂t1x0+∂t0x1 = 0, soit : ia+ c.c. = 1.
Il vient a=−i/2 d’o`u : x0 =−ieit0−t1
2 + c.c. =e−t1sint0
La solution approch´eeasymptotique(en opposition `a convergente) vaut donc :
x(t;) =e−t1sint0+O() =e−tsint+O().
−1.5
−1
−0.5 0 0.5 1 1.5
0 10 20 30 40 50
exact asympt.
=.1
Oscillateur de Duffing
L’oscillateur de Duffing
¨
x+x+x3 = 0, est un oscillateur nonlin´eaire conservatif.
En effet, il conserve l’´energie : E = x˙2
2 +x2 2 +x4
4 .
On applique la m´ethode des d´eveloppements asymptotiques multi-´echelles en temps en cherchant une solution de la forme
x(t;) =x0(t0,t1) +x1(t0,t1) +O(2)