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CHANSON NOUVELLE,
Touchant la prife d'Anverst de> Fort
&
Châteauxpar les ordres ae
Sa
M,ije[iét
exécutéparMonfeigneur le Comte de Clermont,
Compofé
parBelle-Humeur.A
taNversbeautétu esvientbrillanted'enchanter,mon
Roi
,
voudrois-tubien,
ma
charmante,
époufer ce
Monarque
Françoisîreçois-moi(ans effroi
,
je viensici pourtecourtifer de près, t’eft Louis deBourbon
qui te preffe tout de bon.
R
èponfe de laVille.J’entens frapperà
ma
porte,
quedefîrez-vouscharmantguerrier ï
je
me pâme
demi-morte,
me
Tentant deil près courtifer;Bollandois , chers Anglois
confeillez
moi
doncici pour cefujet, lesFrançois, jelesvois
quifontprêts d’enrrerchezmoi.
R
èponfe des Alliés dlaVille.Que
nous dites-vous,Madame
;A
\
2
je vouscroiois êtreen fureté
,
repofez-vousfurnos armes ,
lesFrançois n’oferont approcher ' nous avons des Canons,
Bombes
8c Boulets,&d’autresmunitions Garnilonà foulon
pour (outenir l’action.
Képonje dela
V
illeàla Gaewifon.Je comprends votrelangage,
Que
celt un peu pour m’encourager, maisvotre C">efhabile&
fage, . a b;ende^uoi vous faire jafer :dans
mon
lit cette nuit,lor que vousétiez tous alorsendormis
je
me
vis inveftifans
pouvom
faireaucun cris.QO
Le Fort ainte Marguerite
fitle premierqueIon emporta
&
celuideSaintPhilippe , fe rendit fanspouüer unhélasj déformaisjene voisquedesFrançois venir logerchezmai, Antrichienvc’eft de loin
quej’auraivotreentretien.
En
Unifiant ces morales ne pourrai-je pas Impériaux, vous donner un jolibaluoique enfermez dans votreChâteau
î
anoaiers
, Bombardiers
,
3
quevotre muiîque(oitbien préparée
„
Grenadiers avancez pour ouvrir latranchée.
O
.Sapeurs §c braves Mineurs;
courageicimes foldaisFrançais, c’eft pour la gloire
&
l’honneur de LouisQuinze le paillantRoi;raraplan à prefent
j’apperçoisarborerlebeau drapeaublanc.
Gouverneur àcerteheure
il fauteederau Vainqueur;
Villes &C Châteauxredoutables Citadelle, Remparts, Battions,
il rfettpointVilleimprenable, fousla puifTancedu grandBourbon, d'autres Villesàcoup fur
pourrons bien danler un beaub anîe à leur tour
,
&
la ville deMons
aprèsco-nnoîtroncles Fiançais.
*
C’eft à vous, grand Dieude gloire , à qui nous voulonsremercier
&
adrefter nosprièrespour un Roifi fouvent protégé ,
prionsdoncen action ,
&
chantonsenFiance partoutTe Btam
jJ ,wiA(,tucIOIS ?
nous falTenr chanter la paix;
F 1 N.
WR3FSRS3
CHANSON NOUVELLE
Sur
Jeretour du Roi
àlaCour»
Compofé
par BJle-Humeur.T>
Raves Français, plus de trifteffèAJ LOUIS
notre Roi bien aimé, ,comble nos
vœux
enallogreffe, par (on agréable arrivéenous pouvonsbien icichanter par toutela France,
que le Seigneur a confervé SaMajefté.
Ah
, que votreJgÊaimable retour n°US“onne contentement
,
âa5» \criailles
&
votreCour
vousdefiroit àtousmomens
,
votreDauphinen ellcharmé
&
fa Princellequi eft toute prêted’acoucher, vous lefçavez,
,
Votreprefence,grandMonarque*
réjouitla
Cour
entièrement, votre peuple en donnedes marquesvous y voyant pareillementj vousallezetrèletémoin
d’une PrincefTe
qui vous reconnoît pourfourieH de tout fonbien.
>3
Léfruitqu’elle porte enfesentrailles
neprovient que de votre fang , Paris Sc la
Cour
de Verfailles n’afpire quaprès ce cher enfant, 8c li e’eft u.i bon grosgarçon,comme
onle fouhaite,Il pourra relever le
nom
deBourguignon.
Si c’eftune aimable Princefle, que Dieu veuillenousenvoyer
,
nous aurons la
même
tendrelfe,comme
étant un enfantpremier nosvœux
ne fontque desfumées»dans ce palfage ce queleSeigneur a placé
fe trouve entier.
Préparons-noustousà lafête de ce bel enfant défilé,
jouez haut-bois , fonnez trompettes» pourlagloiredenotre accouchée>
faifons par-tout des feux de joie
ft9
A
»ijteconHôiflanee
i*un
Dauphin
qui eft filsdreRoi
&
pere après.Chantez,
ma
mufe, lanaiiïance qui eft due à cette Maifonen Efpagne tout
comme
en France,”l’on peut chanter* vive Bourbon, que Dieuveuillevous délivrer, v.
chere Princefle,
$c fafl'e vuiderle flacon au Bourguigon.
couplet del'Auteur.
Que
ce foitunmal ou femelle^Je peux chanter cette chanfon
monté
deflusmon
efcabelle je publiela gloiredes Bourbonss Paris &:Vevfailles,je crois,auront mémoire
qu’ilsonr eu deschanfonsde
moi
furcefujet.
FIN.
CHANSON NOUVELLE.
T
cachantladanfequife donneenBrabant,Compofé
parLelleHameau
Sur l’Air: de Maddori
.
leRui
.
J
quiE fuisvientcegrandpourentrerRoibien-aimien danfe7 ip\
pourrai-je fans appreheniec paroître dans l’afiemblée.
J’ai quittéVerfailles
&
Parispour éternifer
ma
gloire, en Brabant jeme
réjouis ,donnant unbal accompli.
Ne
pourrai-jepas bien danfer un air agréable&
tendre ,Anglois, Autrichiens paroiflez plucôt que dereculer. r
RèponfedesAlliés.
GrandBolubon ,c’eftavecraifon que nous danlons en arriéré, voyant prendre tousnosTalions, nous allons à reculons.
LeRoi.
Qu’appréhendez vousaujourd'hui!
pourquoi danfer enarriéré ?
les pas en avantfont plusjolis
<juand ils font bien accomplis.
Réporfedes Alliés.
Vous
fçavez bien qu’àFontenoy9bous perdîmesla cadence, Cumberland, cejeune cadet,
manqua
dspas au menuet.Le Rei
*
Quelledanfevoulez-vousdanfeEè acceptez un jolibranle,
mes violons lont tous prépare®
la fimphonie va jouer;
Réponfe desAllés.
Nous
les entendons bien deloin;, ronfler autourdelafalle,Malines
, Anvers le fentbien3
l’harmonie de ce refrein.
Le Roi.
Ce
n’eft quedes échantillonsy vous allez voir autredanfe quand j’auraice jolifallon,
fautque vousdanhez au fon.
Anvers, c’eft toi ,
mon
cher cœur qui fera laReine dubalfournées toi fans tropderigueur,
tu aurasde mesfaveurs.
Réponfede
U
Vaille.Quoique
fçaehant fortpeudanfers exeufez-moi, grandMonarque*
je fuisprête àvous facriner»
mes
rréfors les plus cachez.Le Roi,
Je n’exigerai rien detoi faut que tu fois ;
ma
charmante", foumife à un puillant Roi,le
Monarque
des François.Rêpohfe deLi Ville.
Entrez, je vouslivre
mon
cœur,&
)z vouscede mescharmes >poiledant un hbeautréfor , je vouslivre tousmesPorts,
9 le Reï:
SuivezM'noi mesbravesPrajtiçois*
entrez , prenezplaceaubal
,
éclatez partout mesexploits
,
en danfantcebeau menuet.
FIN.
^(4*4« 4» 4*4»4«4»3sC4»4» 4» 4* 4« 4» 4* 4»4»
CHANSON NOUVELLE.
Sur un air nouveau.
La
Ville 5c le Nia, eaud’Anverspariant à laReined’Hongrie»R
Ëinejc’eft aujourd'huiQue
je vousfaisma
plainte»de
mon
Château aifis 9 je m\y. trouve contraint® \ dans cetteguette >je
me
trouve enveloppée parun Roi votre advedaire »ave:uie fsrte Armée.
Rêp
nfe de laRein:diHongrie»Ton
discours ennuyeux de peineme
rraverfe i tonfort eft-il douteux}Ville 5c Ciiâ cru d'Anvers, tu
me
reprochesque laFranceell près de toij
endoioelle être
R
proche?c’eft bien plus que je ne c.OiS.
La Vile.
Sijene voyois pas
de fortes apparences, qu’elle ârnve à grand pas chez moi l’Année de France je fçaurois faire
mais les Troupes de Louis font entrées dans
ma
barrièremon
Château e- ••vefl.iLa Reine d'Hongrie*
Anvers , je Içi-.is bien
qu’il y a dansia Flandre beaucoup d’Hanovrisns
,
&
des Troupes d’Hollande>moi
pour nia pari*,
mes
Troupes j’ai envoyé des Pandours&
des liulTards cela doit faire une Armée.Ja Ville.
Reine des Alliés
i€ font pas groll'e
tomme
,cela ne peutaller
qu’à cinquante mille
hommes
&
LouisQuinze
a deux cens mille eombattans répandus dans la Province.
Quoi
faire préfbnrement ?La Reine d'Hongrie.
L’on peuvoit te garder
&fiire
mine
à la France>m’as-tu pas une
Armée
II pour former ra défenfe?
je peux connoîue
que mes gens ont eulapeur,
&c ont bactu la retraite , èc t'ontlailleau vainqueur.
La
Ville.Je ne fuis plusàvous, faut ceder à la force ,
&
le pire de tout ,Reine c’eil qu’on s’efforce à faire le liege
de
mon
Château fi puiiïanc, ôc vous le verrez au piège avant qu’il loir pe i de ems.La Reine d'Hongrie. «
Ton
Château cit iie^e,
nouvelle defagrcable,
il pourra refilter3
il eit prefque imprenable3
fes Fortereiles
font nombreufes ôc bien minées
,
dedans ton Château, Anvers, deux mille
hommes
y font entrés.La
Ville.Reine,il n’eftpas d’eadroit qui puilfe faite réfftance.
aux Troupes du Roi.
Vous
avez vu laFrance prendre Fribourg ,Ypres i Oftende,aufÏÏNieuport
,
ïi
s’ils fiégeoient
Luxembourg
,fans doute il l’auroir et eue.
La Reine d'Hongrie.
Quoi
unh beau circuitabandonne l’Autrichej
adieu ce beau pays
&
Anvers la riche*le Roi à Londres
ne fera pas bien çoncent9
j’y vasenvoyer du
monde
pour refifter plus long rems.
La
Ville.Quand
iln’en faudra plus, vous m’envoyerez desTroupes?votre Anvers eft perdu>
laFrance m’entrecoupe?
toute l’Europe
va (çavoir dans peu dici que laFiance m’enveloppe êc que
mon
Château eft pris»F i
N.
Lû
&
approuvéparmoi Cenfeur pour laPolice
Vû
l’approbation,permis d’imprimer,ce a» Juin 1746.M A R V
IL L E.^
Regiflré furleRegiftrede laCommunauté
des Libraires
&
Imprimeurs de Paris.VINCENT
Chezla V.Valleyre^iuc delaHuchetïo.