• Aucun résultat trouvé

Chap. 4

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chap. 4"

Copied!
10
0
0

Texte intégral

(1)

Chapitre 4 : Alg` ebres de Lie, centralisateurs de tores, tores maximaux et groupe de Weyl

R´ef´erences pour ce chapitre :

[Bo] Armand Borel, Linear algebraic groups (2nd enlarged edition), Springer-Verlag, 1991.

[Hu] James E. Humphreys, Linear algebraic groups (corrected 2nd printing), Springer-Verlag, 1981.

[Po] Patrick Polo, Cours de M2 `a l’UPMC 2005-2006, disponible sur la page de l’auteur : www.imj-prg.fr/

e

patrick.polo/M2 (§§12 & 15-16 )

[Sp] Tonny A. Springer, Linear algebraic groups (2nd edition), Birkh¨auser, 1998.

Et aussi :

[SGA3] Sch´emas en groupes (SGA 3), t. I, nouvelle ´edition recompos´ee et annot´ee, Documents Math´ema- tiques 7, Soc. Math. France, 2011. (II,§§4-5 et VIB,§6)

[DG] Michel Demazure & Pierre Gabriel, Groupes alg´ebriques, Masson & North-Holland, 1970. (§§II.1.3, II.5.2 & IV.2)

11. Alg`ebre de Lie d’un k-sch´ema en groupes

Soit k un corps et G un k-sch´ema en groupes (affine de type fini, comme d’habitude).

PosonsA =k[G] et notonsm l’id´eal d’augmentation de A.

11.1. Premi`ere d´efinition. —

D´efinition 11.1 (Espaces tangents de Zariski). — Soient X un k-sch´ema de type fini et x un point rationnel de X i.e. un point dont le corps r´esiduelκ(x) est k.(1) Soit mx

l’id´eal maximal de l’anneau local OX,x.

(i) L’espace tangent (de Zariski) `a X en x est le k-espace vectoriel TxX = (mx/m2x).

(CommeX est de type fini,mx est un id´eal de type fini doncmx/m2x etTxX sont de dimension finie.)

(ii) Sif :X →Y est un morphisme dek-sch´emas, alors y=f(x) est un point rationnel deY etf induit un morphisme de k-alg`ebres φ:OY,y →OX,x; on a my−1(mx) donc φ induit une application lin´eaire my/m2y →mx/m2x. Sa transpos´ee

TxX = (mx/m2x) //(my/m2y) =TyY

est not´ee dxf et appel´ee la diff´erentielle de f en x. SiU est un ouvert de X contenant x, on a TxU =TxX.

D´efinition 11.2 (Alg`ebre de Lie de G). — (i) On note Lie(G) le k-espace vectoriel TeG, il ne d´epend que de la composante neutre G0, i.e. on a Lie(G0) = Lie(G). Il est muni d’une structure de G-module, d´eduite de l’action par conjugaison de G sur lui-mˆeme : i.e. le morphisme G×G→ G, (g, h) 7→g ·h= ghg−1 munit A =k[G] d’une structure de G-module, qui laisse stable l’id´eal d’augmentationm, donc induit sur m/m2 et sur son dual Lie(G) une structure de G-module, appel´ee «l’action adjointe» deG sur Lie(G).

(ii) Il r´esulte de la d´efinition que siKest un corps contenantketGK = Spec(A⊗K), alors Lie(GK) est leK-espace vectoriel Lie(G)⊗K. Donc : «la formation de Lie(G) commute `a l’extension des scalaires de k `a K ».

(1)Ceci ´equivaut `a se donner l’´el´ement deX(k) donn´e par le morphisme Spec(k) = Spec(κ(x))X.

1

(2)

(iii) Si π : G → H est un morphisme de k-sch´emas en groupes, l’application lin´eaire deπ: Lie(G)→Lie(H) est not´ee Lie(π) ; c’est un morphisme de G-modules. En effet, faisant agirGsurH parg·h=π(g)hπ(g−1), le comorphismeπ]:k[H]k[G] est un morphisme deG-modules, ainsi que les applications lin´eaires induites entremH etmG, puis entremH/m2H et mG/m2G et enfin entre Lie(G) et Lie(H).

On peut montrer, et l’on admettra, le r´esultat d’alg`ebre commutative suivant, o`u k d´esigne une clˆoture alg´ebrique de k :

Th´eor`eme 11.3. — (i) On a toujours dim Lie(G)≥dim(G).

(ii) L’´egalit´e dim Lie(G) = dim(G) a lieu si et seulement si G est g´eom´etriquement r´eduit, i.e. si G×k= Spec(A⊗k) est r´eduit. Dans ce cas, on dit que Gest lisse.

Exemples 11.4. — (1) Si G = Ga,k ou Gm,k alors Lie(G) = k et l’action adjointe est triviale, car G est commutatif. De mˆeme si G = Gra,k ×Gsm,k alors Lie(G) = kr+s avec action triviale de G.

(2) Lie(GLn,k) = Mn(k) et l’action adjointe est l’action par conjugaison, i.e. pour tout X ∈Mn(k), toute k-alg`ebre R etg ∈GLn(R), on a dansMn(k)⊗R=Mn(R) l’´egalit´e :

g·(X⊗1) =g(X⊗1)g−1

(3) Supposons car(k) = p et G = αp,k = Spec(k[T]/Tp). Alors Lie(G) = k avec ac- tion triviale de G. Noter qu’ici dim Lie(G) = 1 > dim(G) = 0. Idem si G = µp,k = Spec(k[T]/Tp−1).

(3 bis) Soitk un corps non parfait, par exemple k =Fp(T), et soit t un ´el´ement de k qui n’est pas une puissance p-i`eme, par exemple t=T. Soit Gle sous-groupe de G2a,k efini par l’´equation Xp =tYp, i.e.G = Spec(A) o`u A = k[X, Y]/XptYp). Soit u une racine p-i`eme de t dans k, alors le polynˆome Xp−tYpse factorise dansk[X, Y] en (XuY)pet l’on en d´eduit qu’il est irr´eductible dansk[X, Y]. Donc Aest int`egre, a fortiori r´eduite, maisAk n’est pas r´eduite. On voit par ailleurs que les images deX et Y dansm/m2 en forment une base, donc dim Lie(G) = 2>dim(G) = 1.

Notation 11.5. — Si V est unk-espace vectoriel de dimension finie, on notera V le fonc- teur qui `a toute k-alg`ebreR associe V ⊗R. Il est repr´esent´e par lek-sch´ema Spec(S(V)), que l’on d´esignera aussi par V.

11.2. Deuxi`eme d´efinition. — On note une variable de carr´e nul, i.e. pour toute k-alg`ebre R, R[] d´esigne R[T]/(T2). (Ne pas confondre cet avec l’augmentation ε: A k. Au tableau, on ´ecriratau lieu de). On va donner une seconde d´efiniton de Lie(G).

D´efinition 11.6 (λ-d´erivations). — (i) SoientB une k-alg`ebre de type fini,λ:B →k un morphisme de k-alg`ebres et m son noyau, qui correspond `a un point rationnel x de X = Spec(B). Pour toute k-alg`ebre R, on note Derλ(B, R) l’ensemble des applications k-lin´eaires δ:B →R qui v´erifient, pour tout a, b∈B :

(∗) δ(ab) = λ(a)δ(b) +λ(b)δ(a).

Ceci entraˆıne, d’une part, que δ(1) = δ(1·1) = 2δ(1) d’o`u δ(1) = 0 et, d’autre part, que δ(m2) = 0. eciproquement, pour tout ξ Homk(m/m2, R) notons δξ l’application lin´eaire A R efinie par δξ(1) = 0 et δξ(a) = ξ(a modm2) pour tout a m. En utilisant que a0 =aλ(a)·1 est dansm, on voit sans difficult´e queδξ est uneλ-d´erivation, i.e. v´erifie (∗). D´esignant par Derλ(B, R) l’ensemble de cesλ-d´erivations, on a donc une identification canonique (fonctorielle enR) :

TxX⊗R= Homk(m/m2, R) = Derλ(B, R).

(3)

(ii) Notons pR le morphisme de R-alg`ebres R[] → R envoyant sur 0 et notons π l’application X(R[]) → X(R) d´efinie par g 7→ pR◦g pour tout g ∈ X(R[]). Alors, on a une bijection, fonctorielle en R :

Derλ(B, R) ={g ∈X(R[])|π(g) = λ}.

En effet, un ´el´ement du membre de droite est un morphisme de k-alg`ebresg :B →R⊕R de la forme g(b) = λ(b) +δ(b), et la condition que g soit un morphisme de k-alg`ebres s’´ecrit, pour tout a, b∈B :

λ(ab) +δ(ab)= λ(a) +δ(a)

λ(b) +δ(b)

=λ(ab) + λ(a)δ(b) +λ(b)δ(a) , ce qui ´equivaut `a la condition δ ∈Derλ(B, R).

(iii) Revenons `a notrek-alg`ebre de HopfA=k[G], munie de son augmentationε:A→k.

Pour toute k-alg`ebre R, l’application π : G(R[]) → G(R) est un morphisme de groupes, et comme l’´el´ement neutre de G(R) estε : A →R, on obtient que Lie(G)(R) = TeG⊗R s’identifie, comme ensemble, `a :

{g ∈G(R[])|π(g) = e}= Ker

G(R[])→G(R) .

De plus, d’apr`es le lemme ci-dessous, cette identification respecte la structure de groupe, i.e. pour tout x, y dans le R-module TeG⊗R, la sommex+y correspond au produit des

´

el´ements correspondants deG(R[]).

Lemme 11.7. — (i) Pour tout x∈m, on a ∆(x)≡x⊗1 + 1⊗x mod m⊗m.

(ii) Par cons´equent, si R est une k-alg`ebre et si g = ε +δ et g0 = ε+δ0 sont deux

´

el´ements de Ker G(R[])→G(R)

alors leur produit est l’´el´ement gg0 =ε+(δ+δ0).

D´emonstration. — (i) Soit x∈m. Comme A=k·1⊕m on peut ´ecrire de fa¸con unique

∆(x) =t·(1⊗1) +y⊗1 + 1⊗z+u

avec t ∈ k, y, z ∈ m et u ∈ m⊗m. Comme x = (ε⊗id)∆(x) = (id⊗ε)∆(x) on obtient t= 0 et y=x=z. Ceci prouve (i).

(ii) On a bien sˆur (gg0)(1) = 1 = ε(1), et pour tout x ∈ m, notant mR[] (resp.mR) la multiplication de R[] (resp.R), on a :

(gg0)(x) =mR[](g⊗g0)∆(x) = δ(x) +δ0(x) +2mR(δ⊗δ0)(u) et comme 2 = 0 ceci ´egale(δ+δ0)(x).

D´efinitions 11.8. — (i) On d´efinit le foncteur Lie(G) comme le sous-foncteur en groupes R 7→ Ker G(R[]) → G(R)

du foncteur en groupes T G : R 7→ G(R[]). D’apr`es ce qui pr´ec`ede, il est repr´esent´e par le k-sch´ema Spec(S(m/m2)), i.e. pour tout R on a

Lie(G)(R)'Homk(m/m2, R)'Lie(G)⊗R.

C’est un sous-foncteur en groupes distingu´e de T G. Par ailleurs, on a Lie(G0) = Lie(G) puisque Lie(G0) = Lie(G).

(ii) Pour tout morphisme de k-sch´emas en groupes φ : G → H, on a un diagramme commutatif `a lignes exactes :

1 //Lie(G)(R)

//G(R[])

φR[]

//G(R)

φR

1 //Lie(H)(R) // H(R[]) //H(R)

(4)

Il en r´esulte que φR[] induit un morphisme de groupes Lie(G)(R) → Lie(H)(R), qu’on notera Lie(φ)(R).De plus, sif :k[H]k[G] est le morphisme dek-alg`ebres de Hopf correspondant `a φ, on voit que si (δ1, . . . , δn) est unek-base de Lie(G) alors

Lie(G)(φ)(R)(ε+X

i

δiri) =ε+X

i

if)ri

donc Lie(G)(φ)(R) est simplement l’applicationR-lin´eaire Lie(G)RLie(H)Rinduite par l’appli- cation lin´eaire Lie(φ) : Lie(G)Lie(H).

(iii) La suite de foncteurs en groupes :

(?) e //Lie(G) //T G π // G //e

o`u π est induit par la projection pR : R[] → R envoyant sur 0, est exacte. En effet l’inclusion iR:R ,→R[] est une section de pR (i.e.pR◦iR = idR), fonctorielle en R, donc induit par fonctorialit´e un scindage i:G ,→T Gde π. Donc la suite est bien exacte, et de plus scind´ee, donc T G est le produit semi-direct de Lie(G) parG.

On laisse au lecteur le soin de v´erifier que l’action «par conjugaison» de G sur Lie(G) ainsi obtenue co¨ıncide avec la structure deG-module sur Lie(G) d´efinie en 11.2

(iv)T Gest repr´esentable par unk-sch´ema en groupes Lie(G)oG, produit semi-direct de Lie(G) etG, et appel´e lefibr´e tangent deG.

Tirons maintenant des cons´equences de la d´efinition pr´ec´edente.

Proposition 11.9. — Soit φ : G → G0 un morphisme de k-sch´emas en groupes et soit H = Ker(φ). On a Lie(H) = Ker(Lie(φ)).

D´emonstration. — D’apr`es ce qui pr´ec`ede, pour toute k-alg`ebre R, on a Lie(H)(R) ={g ∈H(R[])|π(g) =eH(R)}

={g ∈G(R[])|π(g) =eG(R) et φ(g) =eH(R[])}= Ker(Lie(φ))(R)

On utilisera plus bas le corollaire suivant. On rappelle qu’un k-sch´ema en groupes est dit lisse s’il est g´eom´etriquement r´eduit. Dans ce cas, on dira que c’est un «k-groupe alg´ebrique lisse».

Corollaire 11.10. — Soit φ:G→G0 un morphisme de k-groupes alg´ebriques lisses. On suppose G0 connexe et Lie(φ) surjective.

(i) Alors on a G0 'G/H, o`u H = Ker(φ).

(ii) D’autre part, H est un k-groupe alg´ebrique lisse.

D´emonstration. — Comme G et G0 sont des k-groupes alg´ebriques lisses, on sait que φ induit un isomorphisme de G/H sur un sous-groupe ferm´e lisse G00 de G0. Il s’agit donc de montrer que G00 =G0. Comme G0 est irr´eductible, il suffit de montrer que dim(G00) ≥ dim(G0). Or dim(G00) = dim(G/H) = dim(G)−dim(H) et, d’apr`es le th´eor`eme 11.3 et l’hypoth`ese que G est g´eom´etriquement r´eduit, on a :

(∗) dim(G)−dim(H) = dim(g)−dim(H)≥dim(g)−dim(h) = dim(g/h),

o`u l’on a pos´eg= Lie(G) eth= Lie(H). Et, comme Lie(φ) :g→g0 = Lie(G0) est suppos´ee surjective et que h est son noyau, on a donc, en utilisant encore 11.3

dim(g/h) = dim(g0) = dim(G0).

(5)

Il en r´esulte que dim(G00) ≥ dim(G0), d’o`u G00 = G0, ce qui prouve (i). Mais l’´egalit´e dim(G00) = dim(G0) entraˆıne que l’in´egalit´e dans (∗) est aussi une ´egalit´e, et donc H est lisse, d’apr`es 11.3 `a nouveau.

Remarques 11.11. — (1) Dans le corollaire pr´ec´edent, il est n´ecessaire de supposer G0 connexe, car siG0 n’est pas connexe etid´esigne l’inclusion deG=G00 dansG0, alors Lie(i) est un isomorphisme, Ker(i) ={e}et G0 6'G.

Si car(k) = p >0, il est n´ecessaire de supposerGlisse, car par exemple siiest l’inclusion deG=αp,k dans G0 =Ga,k, alors Lie(i) est un isomorphisme, Ker(i) ={e} et G0 6'G.

Par contre, l’hypoth`ese queG0 soit lisse n’est pas indispensable et d´ecoule des hypoth`eses.

(2) Si car(k) =p >0, il se peut aussi que φ soit la projection canonique de G sur G/H mais que Lie(φ) ne soit pas surjective : c’est le cas par exemple pour φ : Ga,k → Ga,k, x 7→ xp, dont le noyau est H = αp,k. Dans ce cas, Lie(H)→ Lie(G) est un isomorphisme et Lie(φ) = 0.

D´efinition 11.12 (Centralisateurs, normalisateurs et points fixes) Soient G un k-sch´ema en groupes, H un sous-sch´ema en groupes ferm´e de G.

(i) Le centralisateur CG(H) de H dans G est le sous-foncteur en groupes de G d´efini par : pour toute k-alg`ebre R,

CG(H)(R) =

g ∈G(R)

pour toute R-alg`ebre R0 eth∈H(R0), on a gR0h gR−10 =h

o`ugR0 est l’image de g dans G(R0), et lenormalisateur deH dans G est d´efini par : NG(H)(R) =

g ∈G(R)

pour toute R-alg`ebre R0, on a gR0H(R0)gR−10 =H(R0)

(ii) D’autre part, siE est un foncteur sur lequelH agit (i.e. pour toute k-alg`ebreR on a une action de H(R) sur E(R), ceci de fa¸con fonctorielle en R), on d´efinit le sous-foncteur EH des points fixes (ou des invariants) par :

EH(R) =

x∈E(R)

pour toute R-alg`ebre R0 eth ∈H(R0), on a h·xR0 =xR0

o`uxR0 d´esigne l’image de xdansE(R0). SiE est un foncteur en groupes et siH y agit par automorphismes de groupe, alors EH est un sous-foncteur en groupes de E.

Th´eor`eme 11.13 (Centralisateurs et normalisateurs). — Soient G un k-sch´ema en groupes et H un sous-sch´ema en groupes ferm´e de G.

(i) CG(H) et NG(H) sont repr´esent´es par des sous-sch´emas en groupes ferm´es de G.

(ii) D’autre part, si H agit par automorphismes de groupes sur un k-sch´ema en groupes E, alors EH est repr´esent´e par un sous-sch´ema en groupes ferm´e de E.

(iii) Si H est lisse, on a : (2)

CG(H)(k) ={g ∈G(k)| ∀h∈H(k), gh=hg}

NG(H)(k) = {g ∈G(k)|gH(k)g−1 =H(k)}

EH(k) ={x∈E(k)| ∀h∈H(k), h·x=x}

(iv) Si G est lisse et H diagonalisable, alors CG(H) et NG(H) sont lisses.

(v) On aLie(CG(H)) = Lie(G)H = Lie(G)H.

(2)Noter que le cas deCG(H) est un cas particulier deEH, car si on fait agitH surGpar conjugaison, on aGH =CG(H).

(6)

D´emonstration. — On admet les points (i–iv). Prouvons (v). Appliquant la d´efinition de EH `a E = Lie(G), sur lequel Get donc H agit par conjugaison, on obtient :

Lie(G)H(R) =

g ∈G(R[])

π(g) =e et pour toute R-alg`ebre R0 et h∈H(R0), on a h·gR0 =gR0

D’autre part,

Lie(CG(H))(R) = {g ∈CG(H)(R[])|π(g) =e}

=

g ∈G(R[])

π(g) =e et pour toute R[]-alg`ebre R0 et h∈H(R0), on a h·gR0 =gR0

Or toute R-alg`ebre R0 est aussi une R[]-alg`ebre via la projection R[] →R, donc l’in- clusion Lie(G)H(R)⊂Lie(CG(H))(R) est une ´egalit´e pour toutR. Ceci prouve la premi`ere

´

egalit´e de (v).

La seconde est aussi un fait g´en´eral. Notons π la projection de k[H] sur le quotient C =k[H]/k1. Si V est unH-module, i.e. un k[H]-comodule, posons ∆V = (idV ⊗π)◦∆V ; alors on a une suite exacte :

0 // VH //V V // V ⊗C et pour toute k-alg`ebre R, la suite

0 // VH ⊗R //V ⊗R V⊗idR //V ⊗C⊗R

est exacte (tout k-ev est un k-module libre donc plat), donc VH ⊗ R est le noyau de l’application R-lin´eaire

V⊗R:V⊗ →V ⊗C⊗R'V ⊗R⊗C et il est clair que tout ´el´ement de ce noyau appartient `a

VH(R) =

x∈VR=V ⊗R

pour toute R-alg`ebre R0 eth∈H(R0),

on a h(x⊗1) =x⊗1 dans VRRR0 =V ⊗R0

Or, appliquant ceci `aR0 =R⊗k[H] et au morphisme de k-alg`ebres h:k[H]→R⊗k[H], φ 7→ 1⊗φ, on obtient qu’un tel x v´erifie ∆V⊗R(x) = x⊗1, donc appartient au noyau de

V⊗R. Ceci prouve que VH(R) =VH ⊗R, d’o`u la seconde ´egalit´e de (v).

12. Tores maximaux et groupe de Weyl

On suppose k =k et «k-groupe alg´ebrique» signifie : «k-groupe alg´ebrique lisse ».

Lemme 12.1. — Soit G un k-groupe alg´ebrique.

(i) Soit Γ un sous-groupe abstrait de G(k) et H son adh´erence dans G(k). Alors H est un sous-groupe ferm´e de G(k).

(ii) Soit S un ensemble d’´el´ements semi-simples de G(k) qui commutent, et H le sous- groupe ferm´e engendr´e par S, i.e. l’adh´erence du sous-groupe Γ engendr´e par S. Alors H est un k-groupe alg´ebrique diagonalisable.

D´emonstration. — (i) Soit g ∈Γ. Alors gΓ⊂Γ⊂H(k) donc l’image inverse deH(k) par l’application continuex7→gx contient Γ donc H(k). On a donc ΓH(k)⊂H(k).

Soit alors h ∈ H(k). Alors Γh ⊂ H(k) donc l’image inverse de H(k) par l’application continuex7→xhcontient Γ doncH(k). DoncH(k) est stable par multiplication. De mˆeme, notons ι le morphisme g 7→ g−1. Alors ι(Γ) = Γ ⊂ H(k) donc, par continuit´e, H(k) est stable par ι. Ceci prouve que H est un sous-groupe ferm´e de G.

(7)

(ii) On peut supposer que G est un sous-groupe ferm´e d’un certain GL(V). Comme S est une famille commutative d’´el´ements semi-simples de GL(V), il existe une base de V form´ee de vecteurs propres communs. Identifiant GL(V) `a GLn,k au moyen de cette base, on obtient queSest contenu dans le toreT des matrices diagonales, donc il en est de mˆeme de Γ et donc H(k) est un sous-groupe ferm´e de T(k), doncH est diagonalisable.

Th´eor`eme 12.2 (Structure des groupes r´esolubles connexes) Soit G un k-groupe alg´ebrique r´esoluble connexe.

(i) Il existe un tore T de G tel que le morphisme de k-groupes alg´ebriques T ,→ G → G/Gu soit un isomorphisme.

(ii) Pour tout tel T, le morphisme de vari´et´es T ×Gu →G, (t, u)7→tu est un isomor- phisme. En particulier, Gu est connexe.

(iii) Deux tels tores sont conjugu´es par un ´el´ement de G(k).

(iv) Tout sous-groupe ferm´e lisse diagonalisable S de G est contenu dans un tel tore.

(iv bis) Ces tores sont appel´es les tores maximaux de G.

(v) Si S est un sous-groupe ferm´e lisse diagonalisable de G, alors CG(S) est connexe et

´

egal `a NG(S).

D´emonstration. — On proc`ede par r´ecurrence sur dim(G). On sait d´ej`a que le th´eor`eme est vrai si tout ´el´ement semi-simple deG(k) est central. (Dans ce cas, toutS comme en (v) est central doncCG(S) =G.) On peut donc supposer qu’il existe un ´el´ement semi-simple s non central ; soit S le sous-groupe diagonalisable qu’il engendre.

Alors, d’apr`es le point (iii) du th´eor`eme 11.13,H =CG(S)0 est un sous-groupe alg´ebrique (lisse !) de G, r´esoluble connexe et de dimension <dim(G).

Notons D le quotient G/Gu, qui est un tore. Comme Gu est lisse, on a une suite exacte 0 //Lie(Gu) //Lie(G) //Lie(D) // 0

et ce sont des S-modules pour l’action adjointe de S. Comme S est diagonalisable et agit trivialement sur Ddonc sur Lie(D), on obtient en prenant les S-invariants (i.e. les espaces de poids χ pourχ= le caract`ere trivial de S) la suite exacte ci-dessous :

0 // Lie(Gu)S //Lie(G)S //Lie(D) // 0

Or, d’apr`es le th´eor`eme 11.13, on a Lie(G)S = Lie(CG(S)) = Lie(H) et, de plus,Hest lisse.

On d´eduit alors du corollaire 11.10 que le noyauH∩Gu deH →D=G/Gu, est lisse, donc co¨ıncide avec Hu, et que D'H/Hu. Alors, par hypoth`ese de r´ecurrence, il existe un tore T de H tel que le morphisme compos´e T ,→ H → H/Hu = G/Gu soit un isomorphisme.

Ceci prouve (i).

Le point (ii) est clair. Prouvons (iii). SoitT0 un autre tel tore, alors dim(T0) = dim(D) = dim(T). D’autre part, T0 agit `a gauche sur la vari´et´e G/T ' Gu et, d’apr`es le th. 10.7, celle-ci est isomorphe `a l’espace affine Ank, o`u n = dim(Gu). D’apr`es la proposition 12.3 plus bas, il en r´esulte que T0(k) poss`ede un point fixe dans (G/T)(k) = G(k)/T(k) ; il existe donc g ∈ G(k) tel que T0(k)g ⊂ T(k) d’o`u T0(k) ⊂ gT(k)g−1. Comme gT g−1 est irr´eductible et que le ferm´e T0 est de mˆeme dimension, il en r´esulte que T0 =gT g−1. Ceci prouve (iii).

Prouvons (iv) et (v) par r´ecurrence sur dim(G). Observons d’abord que le morphisme compos´e S(k) → D(k) = G(k)/Gu(k) est injectif, d’apr`es la d´ecomposition de Jordan.

Donc c’est OK si S est central, car alors, d’une part, CG(D) = G. D’autre part, le sous- groupe ferm´eS0 engendr´e par D(k) etT(k) est diagonalisable, et commeS0(k)→D(k) est injectif et que T(k)→D(k) est bijectif, on obtient S0(k) = T(k) d’o`u S ⊂T.

(8)

Donc on peut supposer que H =CG(S)0 est de dimension <dim(G). Par hypoth`ese de r´ecurrence, S est contenu dans un tore maximal de T deH. Alors

CG(S) = T ·GSu.

Or on peut montrer queGSu est connexe ([DG,§IV.2.3, Cor. 3.10]), doncCG(S) est connexe.

Ceci prouve (iv) et la premi`ere assertion de (v).

Enfin, soit n ∈ NG(S)(k) et s ∈ S(k). Comme G/Gu = D est ab´elien, alors nsn−1s−1 est un ´el´ement de Gu(k) ; mais comme nsn−1 ∈ S(k), c’est aussi un ´el´ement de S(k) donc un ´el´ement semi-simple. On a donc nsn−1s−1 =e d’o`u nsn−1 = s. Ceci montre que n ∈CG(S)(k), d’o`uNG(S) =CG(S).

Proposition 12.3. — (k=k) Tout tore T op´erant sur un espace affine Ank y poss`ede au moins un point fixe.

D´emonstration. — `a ajouter ult´erieurement, ou `a faire en TD.

On va d´eduire du th´eor`eme 12.2 un certain nombre de cons´equences.

D´efinition 12.4. — Soit G un k-groupe alg´ebrique connexe. Une paire de Borel est un couple (T, B) form´ee d’un tore de G qui est maximal pour l’inclusion (i.e. siT ⊂T0 o`u T0 est un tore, alors T =T0) et o`uB est un sous-groupe de Borel de Gcontenant T.

Remarquons que tout tore, ´etant r´esoluble et connexe, est contenu dans un sous-groupe de Borel, donc tout tore maximal de Gfait partie d’une paire de Borel.

Th´eor`eme 12.5 (Conjugaison des paires de Borel et des tores maximaux) Soit G un k-groupe alg´ebrique connexe.

(i) Toutes les paires de Borel de G sont conjugu´ees sous G(k).

(ii) En particulier, tous les tores maximaux de de G sont conjugu´es.

D´emonstration. — Soient (T, B) et (T0, B0) deux paires de Borel. Comme tous les Borel sont conjugu´es, il existe g ∈ G(k) tel que B0 = gBg−1. Alors gT0g−1 et T sont deux tores maximaux de B, donc il existe b ∈ B(k) tel que bgT0g−1b−1 = T. On a de plus bgB0g−1b−1 = bBb−1 = B. Ceci prouve (i), et comme tout tore maximal fait partie d’une paire de Borel, (ii) en d´ecoule.

On admet le th´eor`eme suivant. Pour la preuve, voir [Po, 15.33] ou [Bo], [Hu] ou [Sp].

Th´eor`eme 12.6 (Union des sous-groupes de Borel). — Soit G un k-groupe alg´e- brique connexe. Alors G est la r´eunion de ses sous-groupes de Borel.

Th´eor`eme 12.7 (Sous-groupes de Borel du centralisateur d’un tore) Soit G un k-groupe alg´ebrique connexe et S un tore de G.

(i) Le centralisateur CG(S) est connexe.

(ii) Si B est un Borel de G contenant S, alors B∩CG(S) = CB(S) est un sous-groupe de Borel de CG(S).

D´emonstration. — (i) Soitg ∈CG(S)(k). D’apr`es le th´eor`eme 12.6, il existe un sous-groupe de BorelB0 tel que g ∈B0(k). Notons πla projection G→G/B0, alors g fixe le pointπ(e) deX =G/B0, donc la vari´et´e des points fixes

Xg(k) ={x∈X(k)|gx=x}

est non vide. C’est une sous-vari´et´e ferm´ee de G/B0, donc elle est projective. Comme g commute `a S, alors Xg est stable par S, car pour tout s ∈ S(k) et x ∈ Xg(k) on a gsx =sgx=sx. Donc, d’apr`es le th´eor`eme du point fixe de Borel, S(k) poss`ede un point fixe dans Xg(k), donc il existe g1 ∈ G(k) tel que le point g1B0(k) soit fix´e par g et par

(9)

S; alors g et S sont contenus dans le sous-groupe de Borel B = g1B0g1−1. Mais alors g appartient `aB∩CG(S) =CB(S) qui est connexe (d’apr`es le th´eor`eme 12.2) donc contenu dans CG(S)0. Ceci prouve (i).

Esquissons la preuve de (ii). CommeB0 =B∩CG(S) ´egaleCB(S) il est lisse, r´esoluble et connexe. Pour montrer que c’est un Borel de C =CG(S), il suffit de montrer que la vari´et´e C/B0 est projective. Notant π la projection G→G/B, on voit que C/B0 est isomorphe `a laC-orbite du pointπ(e). Or on peut montrer que cette orbite est ferm´ee dans G/B, donc projective. (Voir [Po, 15.37] ou [Bo], [Hu] ou [Sp].)

Le th´eor`eme suivant nous permettra de d´efinir bientˆot le groupe de Weyl d’un k-groupe alg´ebrique r´eductif.

Th´eor`eme 12.8 (Rigidit´e des tores). — SoitS un tore deG. AlorsNG(S)0 =CG(S).

Esquisse de d´emonstration. — Posons N = NG(S), H = N0 et C = CG(S). On a S = Spec(kZd), o`u d = dim(S). D’apr`es l’anti-´equivalence de cat´egories entre les groupes ab´e- liens et les k-sch´emas en groupes diagonalisables, le groupe des automorphismes de S est le groupe abstrait Γ = GLd(Z).

Or, `a tout groupe abstrait Γ, on peut associer unk-sch´ema discret Γ = r´eunion disjointe de copies de Spec(k) index´ees par Γ, et o`u la loi de groupes est induite par celle de Γ.

On peut montrer (voir en TD) que l’action de N sur S induit, pour toutek-alg`ebre R, un morphisme de groupes N(R) → Γ(R) et d’apr`es Yoneda ceci induit donc un morphisme de k-sch´emas en groupes φ : N → Γ. Or l’espace topologique sous-jacent `a Γ est discret, i.e. tout point est ouvert et ferm´e. CommeHest connexe, on a n´ecessairementφ(H) = {e}, donc l’action de H sur S est triviale, et donc l’inclusion CG(S)⊂H est une ´egalit´e.

On obtient de plus que lek-sch´ema en groupesN/H est isomorphe `aW, pour un certain sous-groupe fini W de Γ, ce qui prouve que H est lisse, en admettant que CG(S) l’est.

(Pour cela, voir [DG, §II.2, Th. 2.8].)

Si l’on admet que H est lisse, on peut donner une autre d´emonstration de l’´egalit´e H =CG(S), voir [Po, Th. 8.16] ou [Bo], [Hu] ou [Sp].

Th´eor`eme 12.9 (Normalisateur d’un Borel ou parabolique) Soit G un k-groupe alg´ebrique connexe.

(i) Pour tout Borel B de G, on a NG(B)(k) =B(k).

(ii) Un sous-groupe ferm´e lisse P de G est dit parabolique s’il contient un Borel. Dans ce cas, on a NG(P)(k) =P(k) = P0(k).

D´emonstration. — On admet le point (i), voir [Po, Th. 15.39] ou [Bo], [Hu] ou [Sp].

D´eduisons-en (ii). Supposons que P contienne un Borel B, on a alors B ⊂ P0. Soit x ∈ NG(P)(k), alors xBx−1 est aussi un Borel de P0 donc il existe p ∈ P0(k) tel que pxBx−1p−1 =B, doncpxest un ´el´ementbdeB(k) et doncx=p−1bappartient `aP0(k).

D´efinition 12.10 (La vari´et´e des sous-groupes de Borel)

Soit Gun k-groupe alg´ebrique connexe. NotonsB l’ensemble des sous-groupes de Borel de G. Alors G(k) agit par conjugaison sur B, et pour tout B ∈ B, le stabilisateur de B dans G(k) estNG(B)(k) = B(k), donc B s’identifie `a (G/B)(k), ceci pour tout choix d’un Borel B. On dira que B est la vari´et´e des sous-groupes de Borel de G, et aussi la vari´et´e des drapeaux deG; c’est une vari´et´e projective.

Pour tout sous-ensemble S de G(k), on note BS l’ensemble des points fixes de S dans B; c’est une sous-vari´et´e ferm´ee de B (´eventuellement vide), form´ee des sous-groupes de Borel B qui contiennent S (car un point B de B est fix´e par S ssi S est contenu dans NG(B)(k) = B(k)).

(10)

Th´eor`eme 12.11 (Sous-groupes de Cartan). — Soient G un k-groupe alg´ebrique connexe et T un tore maximal. Alors C =CG(T) est appel´e un sous-groupe de Cartan.

(i) C est un k-groupe alg´ebrique connexe et nilpotent.

(ii) Tout sous-groupe de Borel B de G contenant T contient C.

D´emonstration. — (i) On sait d´ej`a que C = CG(T) est lisse et connexe. Soit B un sous- groupe de Borel de C. Alors T est un tore maximal de B central, donc en particulier distingu´e. Donc, d’apr`es le th´eor`eme 12.2,T contient tout ´el´ement semi-simple deB, donc ceux-ci sont centraux, donc B est isomorphe `a T × Bu et B est nilpotent. D’apr`es un exercice de la feuille de TD no. 3, ceci entraˆıne que B =C, donc C est nilpotent (a fortiori r´esoluble).

(ii) Soit maintenant B un sous-groupe de Borel de G. D’apr`es le th´eor`eme 12.2, B ∩C est un Borel de C, donc ´egal `a C puisque C est r´esoluble connexe. Donc C ⊂B.

D´efinition 12.12 (Groupe de Weyl de G). — Soient G un k-groupe alg´ebrique connexe et T un tore maximal. On appelle groupe de Weyl de G le groupe fini W = WG = NG(T)/CG(T). On le note parfois W(G, T), mais comme tous les tores maximaux sont conjugu´es il ne d´epend pas, `a isomorphisme pr`es, du choix de T.

Proposition 12.13. — Soient G un k-groupe alg´ebrique connexe, B sa vari´et´e des dra- peaux et T un tore maximal de G. Alors W(G, T) agit de fa¸con libre et transitive sur BT.

D´emonstration. — Posons N =NG(T) et C =CG(T). Si B appartient `aBT, i.e. si B est un Borel contenant T, il en est de mˆeme de n·B = nBn−1 pour tout n ∈ N(k). Ceci montre que l’action de N(k) sur B laisse stableBT.

Fixons B ∈ BT. Son stabilisateur dans N(k) est le groupe des k-points de N ∩B = NB(T). Or d’apr`es le th´eor`eme 12.2, on aNB(T) =CB(T) = C∩B, et ceci ´egaleC d’apr`es le th´eor`eme pr´ec´edent (carC ⊂B). Le stabilisateur dansN(k) de chaqueB ∈BT est donc C(k) et il en r´esulte queW(G, T) =N(k)/C(k) agit sur BT et y agit librement (i.e. avec des stabilisateurs triviaux).

Enfin, soit B0 un autre ´el´ement de BT. Comme les Borels sont conjugu´es, il existe g ∈ G(k) tel que B0 = gBg−1. Alors g−1T g et T sont des tores maximaux de B donc il existe b ∈B(k) tel que g−1T g =b−1T b. Alors gb−1 est un ´el´ement n deN(k), d’o`ug =nb et donc B0 = nBn−1. Ceci montre que l’action de N(k) sur BT est transitive, et donc l’action induite de W(G, T) l’est aussi.

Références

Documents relatifs

• Pour le calcul des incertitudes sur cette relation théorique, même si on a utilisé des résistances théorique- ment égales, il faut tenir compte du fait qu'on a utilisé

Indication : Montrer d'abord qu'il sut d'établir l'identité pour les permuta- tions cycliques (cf. 3.b), ensuite qu'il sut de l'établir pour les permutations cycliques d'ordre 2

R´ evision du cours de BCPST1 ` a destination

Or ce dernier sous-groupe est p-divisible d’après III.6.c) et donc, d’après la question précédente, il est inclus dans D. Comme A est p-primaire, il en va de même pour S. On

La notion de modèle est souvent associée à une représentation formalisée et, plus souvent qu'autrement, restreinte à un ensemble d'équations mathématiques' Cependant,

On jugera, évidemment, qu'il est plus vraisemblable qu'un modèle donne une évaluation correcte du futur sfil peut recréer la situation actuelle d'une façon

580) est faite pour les ordres oG; elle reste valable dans notre cas... Dans la suite, nous employons done les notations

Légèrement décolletée, vêtue d'une robe rouge sombre manteau marron, coiffée d'un chapeau de paille... Fond