PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦3 - 1/12/18 - CORRIGÉ A. MARTIN
ÉLECTRICITÉ
I. Etude d’un électrolyseur
1. Dipôle passif : la caractéristique statique passe par l’origine (i= 0 etu= 0).
Dipôle symétrique : la caractéristique statique est impaire, donc les deux pôles peuvent être permutés sans effet sur l’état du circuit.
Dipôle linéaire : la caractéristique statique est une droite, et la relation courant tension est une équation différentielle linéaire à coefficients constants.
L’électrolyseur est doncun dipôle passif, symétrique, et non linéaire.
2. a)D’après le graphe, l’intensitéIest nulle dans le régime 2 quelle que soit la tension (dans le domaine [−E1, E1]). On peut donc remplacer le dipôle par un interrupteur ouvert, c’est-à-dire le supprimer.
b)On est ramené à une circuit de type pont de Wheatstone. On décomposeU en passant parA(ou B) :U=VM−VA+VA−VN. L’application de la formule du pont diviseur de tension dans chaque branche entreAetBconduit alors àU=xE−(1−x)E, donc U= (2x−1)E.
c)D’après le graphe, le régime 2 existe sous la double condition −E1 ≤ U ≥ E1. Ceci équivaut donc à−E1 ≤(2x−1)E ≥E1. CommeE≥ 0, on obtient la condition nécessaire et suffisante
1 2
1−E1
E
≤x≤1 2
1 +E1
E
, c’est-à-dire 0,25< x <0,75.
3. a)D’après le graphe, dans le régime 3 la caractéristique est une demi-droite d’équationI=U−ER 1
1 ⇐⇒
U=R1I+E1. Cette relation est cohérente avec le schéma équivalent proposé.
b)Première méthode :On applique la loi des noeuds en termes de potentiel, qui combine loi des noeuds et loi d’Ohm : on exprime d’abordU=VM−VNen fonction deI, puis on imposeU=R1I+E1ce qui détermineI.
Par commodité, on impose une masse au pointA, donc VA= 0 et VB = E. La loi des noeuds en termes de potentiel conduit alors enM àI =−VxRM +(1−x)RE−VM ⇐⇒VM =xE−x(1−x)RI, et enN àI = (1−x)RVN +VNxR−E ⇐⇒ VN = (1−x)E+x(1−x)RI. Ceci mène àU = VM−VN = (2x−1)E−2x(1−x)RI. En imposant par ailleurs queU=R1I+E1, on en déduit
I=αE+βE1
γR1+δR avec α= 2x−1 , β=−1 , γ= 1 et δ= 2x(1−x) .
c)D’après le graphe, le régime 3 correspond àI >0⇐⇒(2x−1)E−E1>0⇔ x >1 2
1 +E1
E
= 0,75.
4. a)D’après le graphe, dans le régime 1 la caractéristique est une demi-droite d’équationI=U+ER 1
1 ⇔
U=R1I−E1. Cette relation est cohérente avec le schéma équivalent proposé.
b)Le calcul deI(x) est en tout point identique au précédent, mis-à-part le fait que la sourceE1a été retournée. Donc il suffit de changerE1en−E1dans le résultat, ce qui conduit à I=αE−βE1
γR1+δR . De même que précédemment, la condition d’existence du régime 1 est I < 0 et conduit bien à
x <1 2
1−E1
E
= 0,25.
1
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II. Champ mégagauss
1. Avant le basculement de K de la position 2 vers 1, le condensateur est chargé et le régime est stationnaire.
Donc le condensateur est équivalent à un interrupteur ouvert et le courant y est nul (aussi dans la branche de droite qui est de fait ouverte). Par conséquentla tension sur les résistances est nulleet uc=E. Aux bornes de la bobine la tension est aussi nullecar le courant l’est.
2. On noteicle courant rentrant dans le condensateur en convention récepteur par rapport à la tensionuc. On a donc la puissance reçue par le condensateur
Pr C=uc.ic=C.uc.duc dt =dξe
dt avec ξe=1 2Cu2c
l’énergie électrique contenue dans le condensateur. L’énergie reçue par le condensateur entre le début et la fin de la charge est donc
Wr C= ˆ ∞
0
Pr Cdt= 1
2Cu2c ∞
0
= 1
2Cu2c(∞)−1 2Cu2c(0)
d’où Wr C=1
2CE2 = 54 kJ. 3. Le courant est maintenant nul dans la branche de gauche. La loi des mailles de la maille de droite s’écrit
Ldi
dt+ri−uc= 0 pour tout t >0.
Commei=−Cdudtc, on dérive cette équation et on la multiplie parL1, ce qui donne : d2i
dt2+r L
di dt+ 1
LCi= 0.
4. On peut alors poser ω0= 1
√
LC = 9,1×105rad.s−1et Q=1 r
s L C = 0,91.
5. Le courantidoit évoluer continûment à cause de la bobine, or il est nul àt= 0−car l’interrupteur était en position 2 donc la branche ouverte. Donc i(0+) =i(0) = 0 .
On noteuLla tension aux bornes de la bobine en convention récepteur par rapport au courant. Par la loi des mailles et en utilisant la continuité de la tension aux bornes du condensateur, on obtient
Ldi
dt(0+) =uL(0+) =uC(0+)−ri(0+) =E−0 d’où di dt(0+) =E
L .
6. Le discriminant de l’équation caractéristiquex2+ωQ0x+ω20= 0 est ∆ = 4ω024Q12−1<0 carQ >12. La solution générale s’écrit donc (pas de solution particulière car pas de second membre) :
i(t) =e−
ω0t
2Q (Acos(ωt) +Bsin(ωt)) avec ω=ω0 s
1− 1
4Q2 , pour tout t >0.
L’application des conditions initiales permet de trouver les constantesAetB: i(0+) = 0 =A et di
dt(0+) =E
L=Bω d’où i(t) = E Lωe−
ω0t 2Q sin(ωt) .
7. On représente ci-dessous le couranti(t) en trait épais, et l’enveloppe exponentielle supérieureLωE e−2Qωt en trait fin. La première annulation a lieu à l’instant T2, puis à l’instantT, avecT=2πω la pseudo-période.
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0 t
i
2Q ω0
T
2 T
E Lω
8. Par proportionnalité, le champ magnétique suit le même profil temporel que le courant. Le temps carac- téristique de décroissance de l’enveloppe exponentielle est τ=2Q
ω0
= 2,0µs, qui est (comme on peut le voir ci-dessus) un bon ordre de grandeur de la durée de vie du champ magnétique.
9. Au départ on a stocké une énergie électriqueEe = 12CE2 dans le condensateur. L’énergie magnétique stockée dans la bobine vautEm=12Li2. Si tout est converti on obtient
1
2Li2max=1
2CE2 ⇔ imax= s
C
LE = 3,3×106A et imax=µ0
D s
C
LE = 2,0×102T. 10. Lors de la décharge, une partie de l’énergie stockée est perdue (dissipée) par effet Joule dans la résistance
r. On ne peut donc pas transférer l’intégralité de l’énergie dans la bobine, ce qui aboutit à un courant maximal inférieur.
11. Attention erreur d’énoncé !... il fallait lire « bloquée » et non « passante », sinon il n’y a plus aucun rapport avec la première partie de l’énoncé.
Première méthode :
Commei=−Cdudtc, on intègre l’expression précédente : uc(t)−uc(0) = ´t
0 duc
dt(t0) dt0=−C1´t
0i(t0)dt0=−LCωE ´t 0e−t
0
τ sin(ωt0)dt0
= −LCωE 2j1 ´t 0e−t
0 τ
ejωt0−e−jωt0dt0=−LCωE 2j1
e(−1τ+jω)t−1
−τ1+jω −e(−τ1−jω)t−1
−1τ−jω
= − E
LCω(1 τ2+ω2)
e−tτ 2j
(ejωt−1)(−1τ−jω)−(e−jωt−1)(−1τ+jω)
= − E
LCω(1 τ2+ω2)
e−tτ 2j
−τ12jsin(ωt)−2jωcos(ωt) + 2jω
Commeuc(0) =Eetτ12+ω2=ω20, on obtient finalement
uc(t) =E e−tτ 1
ωτsin(ωt) + cos(ωt)
=Eω02
ω2 e−tτ cos(ωt+ϕ) avec ϕ=−arctan(τ ω) . Seconde méthode (plus rapide et moins risquée...) :
On établit l’équation différentielle vérifiée paruc, à savoir ¨uc+ωQ0u˙c+ω20uc= 0 (cf cours). Puis on la résout directement, ce qui donneuc(t) =e−tτ (A0cos(ωt) +B0sin(ωt)) avec les conditions initiales suivantes :
uc(0) =E=A0 et u˙c(0+) =−1
Ci(0) = 0 =−A0
τ +B0ω⇒B0= E τ ω, ce qui conduit à la même expression que ci-dessus.
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12.On obtient cos(ωt0+ϕ) = 0⇔ωt0+ϕ=π2 d’où t0=1 ω
π
2+ arctan(τ ω)
avecω=ω0
q1−4Q12 = 7,6×105rad.s−1, d’oùt0= 3,4µs.
13.La tensionucne peut continuer à décroître selon l’expression précédente car la diode devient passante et assimilable à un fil. Le condensateur est alors court-circuité etuc(t) = 0 pour toutt≥t0. On peut s’en convaincre par l’absurde : le courantiest nécessairement positif (à cause de la diode). Supposons qu’à un instant ultérieur la diode redevienne bloquée, alors le courant doit circuler dans le condensateur qui est à cet instant de charge nulle. Donc comme dudtc =−Ci <0,ucva décroître et devenir négative immédiatement, donc la diode va repasser immédiatement en mode passant.
Ainsi le courant évolue définitivement dans un circuit r-L série, vérifiant l’équation différentielle di
dt+τLi= 0 avec τL=L
r pour tout t≥t0.
L’expression trouvée en6.permet d’écrire la condition initiale, par continuité du courant dans la bobine :
i(t0) = E Lωe−
ω0t0
2Q cos(ϕ) car ωt0=π 2−ϕ .
Et la solution s’écrit alors i(t) =i(t0)e−
t−t0 τL . 14.On chercheτ0vérifiant
i(t0+τ0) =i(t0)
10 ⇔ e−τ
0 τL = 1
10 ⇔ τ0=τLln 10 = 2,3µs.
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