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Production d'un faisceau continu d'ions de 12 mA

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235728

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235728

Submitted on 1 Jan 1957

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Production d’un faisceau continu d’ions de 12 mA

J. Coutant, F. Prévot, R. Vienet

To cite this version:

J. Coutant, F. Prévot, R. Vienet. Production d’un faisceau continu d’ions de 12 mA. J. Phys. Radium,

1957, 18 (11), pp.644-645. �10.1051/jphysrad:019570018011064400�. �jpa-00235728�

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644

PRODUCTION D’UN FAISCEAU CONTINU D’IONS DE 12 mA

Par J. COUTANT, F. PRÉVOT et R. VIENET,

C. E. N.; Saclay.

FIG. 1. - Ensemble de la source d’ions.

et du dispositif de focalisation du faisceau.

A : Admission de gaz.

B : Capuchon formant anode.

C : Ampoule de quartz.

D : Canal d’extraction (inox).

E : Diaphragme d’extraction (aluminium).

F : Première électrode (graphite).

G : Deuxième électrode (inox).

H : Troisième électrode (inox).

I : Cible (graphite).

Une source d’ions continue a été mise au point avec

son dispositif de focalisation du faisceau. Elle est caractérisée par la possibilité d’obtenir un courant

d’ions intense pour une puissance consommée et un

débit de gaz relativement bas.

La source est du type haute fréquence (20 MHz).

L’ampoule est en quartz. L’admission de gaz se fait à la partie supérieure sur un capuchon métallique qui joue également le rôle d’anode. A la partie inférieure, l’extraction du faisceau se fait par un canal en acier

inoxydable de 3 mm de diamètre intérieur (fig. 2).

La tension d’extraction est appliquée entre ce canal (potentiel 0) et l’anode.

L’obtention d’un faisceau aussi intense que possible

se heurte au phénomène de charge d’espace particu-

lièrement sensible à basse énergie et qui exerce à la

fois une action d’autolimitation du courant et de

divergence du faisceau extrait. Il est donc nécessaire d’accélérer les ions sur une faible distance, immédia-

tement en dessous du canal d’extraction, ce qui nous a

conduit à donner à la première électrode la forme conique représentée sur la figure 1. Le champ ainsi

créé atteint 30 kV/CDl et communique aux ions une énergie de 25 keV. La convergence de la lentille for- mée par cette électrode et le canal d’extraction est

néanmoins insuffisante pour assurer à elle seule la focalisation du faisceau.

FIG, 2.

-

Détail du dispositif d’extraction.

Une lentille supplémentaire est donc nécessaire. Sa convergence doit être grande avec des tensions maniables, ce que réalise le système suivant : Après la première électrode, de charge d’espace, une seconde

électrode qui sera mise pour des raisons de simplicité

au potentiel de la masse ralentit le faisceau ; les phéno-

mènes de charge d’espace à ce niveau ne sont plus gênants, le diamètre du faisceau étant d’ailleurs

beaucoup plus grand qu’au niveau de l’extraction. La troisième électrode est à un potentiel fortement négatif.

Nous avons ainsi focalisé, par exemple, un faisceau

de 7 mA pour une puissance consommée par l’oscil-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019570018011064400

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645 lateur de 700 W et un débit d’hydrogène de 75 cm3

T. P. N./heure avec les tensions suivantes :

--

Extraction : + 3 kV.

-

Première électrode :

-

15 kV.

-

Troisième électrode :

-

70 kV.

Nous avons pu mettre en évidence, du moins pour des densités de plasma pas trop intenses, une influence

notable de la tension d’extraction sur la convergence de la lentille formée par le plasma et le canal d’extrac-

tion, et par suite sur l’angle d’émission du faisceau.

Cette source est suceptible de fournir jusqu’à 12 mA (avec le canal de 3 mm). Elle fonctionne dans notre

laboratoire depuis deux mois totalisant près’ de

150 heures de marche dont 30 consécutives. L’ensemble

est suceptible de fonctionner sous pression.

. Ce travail a été fait au Service de Physique Appliquée dirigé par M. S. D. Winter. M. G. Rommel a participé

activement aux discussions sur la source d’ions.

Lettre reçue le 31 octobre 1957.

REVUE DES LIVRES BROGLIE (L. DE), Mécanique ondulatoire du photon et

théorie quantique des champs, 1 vol. de 208 p., 16 X 25 cm, broché, Gauthier-Villars, Paris 1957,

2 900 F. -

Signalons une réédition de cet important ouvrage où M. de Broglie reprend l’exposé de la mécanique ondulatoire du photon (théorie le photon est considéré comme pro- venant de la fusion de deux corpuscules de Dirac, de spin 1 /2, le neutrino et l’antineutrino) et compare ses résultats avec ceux de la théorie quantique des champs (théorie due à Fermi, Heisenberg, Pauli etc., l’on intro- duit des relations d’anticommutation dans les équations aux dérivées partielles des champs). La première édition, épuisée, est de 1949.

J. WINTER.

GOUDET (G.) et MEULEAU (C.), Les semi-conducteurs, diodes, transistors et autres applications, 1 vol.,

16 X 25 cm, 436 p., 108 fig., Eyrolles, Paris, 1957,

5 500 F.

Ce livre ne contient pas seulement un exposé complet

des différentes applications récentes des propriétés des

semi-conducteurs aux thermistors, varistors, diodes à .cristal et redresseurs, triodes et tétrodes à cristal, cellules

photoélectriques et phototransistors ; exposé qui en ferait

un livre d’un intérêt certain pour tous les ingénieurs spécia-

lisés dans cette branche de la technique. Il contient en

plus dans sa première partie qui occupe plus de la moitié de l’ouvrage, un exposé très clair des bases de physique théorique nécessaires pour comprendre le comportement

des semi-conducteurs. Cette partie théorique fait de ce

livre un véritable manuel de physique moderne.

A. LANGEVIN.

LEGRAS (J.), Techniques de résolution des équations aux

dérivées partielles.

-

Équation de la chaleur.

-

Équa-

tion de Laplace.

-

Équation des ondes. (1 vol. broché,

14 X 22 cm, xvi + 180 pages, Dunod, Paris, 1956, 1 450 F.).

Parcourons la table des matières...

Au chapitre I

«

Quelques propriétés des équations aux

dérivées partielles linéaires », nous trouvons l’énoncé du

problème de Cauchy et la définition des caractéristiques.

Le chapitre Il

«

Équation de la chaleur », nous place

, dans le vif du sujet, en résolvant quelques problèmes simples de propagation unidimensionnelle de la chaleur,

successivement par la méthode de séparation des variables (x et t), par la méthode d’identification et par la méthode des différences finies avec calculs pas-à-pas.

Les chapitres III, IV et V sont consacrés à l’équation

de Laplace (à deux variables). Après une révision rapide

de la théorie des fonctions analytiques, on examine divers

procédés de résolution, classés en trois catégories : méthodes algébriques (transformations conformes, séparation des variablès, usage des fonctions de Green), méthodes analo-

giques (membrane élastique, cuve rhéographique) et

méthodes numériques (résolution globale, directe ou par

approximations successives ; emploi des réseaux élec-

triques ; usage du procédé de relaxation).

L’étude de l’équation des ondes (toujours à deux variables) occupe le chapitre VI. Les techniques de réso-

lution utilisées sont la méthode des caractéristiques (avec

le procédé Bergeron, qui en est une adaptation graphique),

et la méthode des solutions particulières, dans le cas les

variables se séparent. Lorsqu’on tient compte d’un amortis- sement, l’équation des ondes devient celle des télégra- phistes, à laquelle est appliquée la méthode des différences finies.

Pour conclure, le chapitre VII montre comment cer-

taines techniques utilisées pour les équations à deux ’

variables peuvent s’appliquer à des équations à un plus grand nombre de variables. Les exemples choisis sont : l’équation des ondes et l’équation de Laplace à trois variables, et l’équation de la chaleur’ à trois et quatre

variables.

L’ouvrage, conçu sans doute pour l’enseignement supé- rieur, ne laissera pas d’intéresser et de secourir bien des

ingénieurs et chercheurs.

M. JESSEL.

H E I S E N B E RG (W.), Les principes physiques de la théorie des

quanta (traduit de l’allemand par CHAMPION (B.) et

HOCHARD (E.). 1 vol., 16 X 25 cm, 124 pages, 22’ figures,

2 planches, Gauthier-Villars, Paris, 1957, 1200 F. Signa-

lons un nouveau tirage de la traduction de cet ouvrage

célèbre, Heisenberg a exposé systématique-ment ses

idées qui bouleversèrent la physique atomique (édition originale, 1930).

. WINTIER.

J. WINTER.

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