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Rayonnement continu γ accompagnant la désintégration du méson μ

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00234516

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Submitted on 1 Jan 1951

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Rayonnement continu γ accompagnant la désintégration

du méson µ

A. Abragam, J. Horowitz

To cite this version:

(2)

952.

LETTRES

AUX

ÉDITEURS

RAYONNEMENT

CONTINU 03B3

ACCOMPAGNANT LA

DÉSINTÉGRATION

DU

MÉSON 03BC

Par A. ABRAGAM et J.

HOROWITZ,

Commissariat à

l’Énergie

atomique,

Laboratoires du Fort de

Châtillon,

Fontenay-aux-Roses.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME

12,

DÉCEMBRE

195i,

La

désintégration

du

méson 03BC

en un électron et deux

neutrinos

a pour effet de transférer une

charge électrique

élé-mentaire,

d’une

particule pratiquement

au

repos,

1e

méson 03BC, à

une

particule

de

grande vitesse,

l’électron.

On doit donc s’attendre à l’émission d’un rayon-nement

électromagnétique

accompagnant

la

désin-tégration,

c’est-à-dire à une

désintégration

représentée

par le schéma

On se propose de calculer le

spectre

et

l’énergie

totale de ce

rayonnement.

Un

problème

semblable s’est

posé

pour la radio-activité

(3,

où le

spectre

du

rayonnement (3

a été calculé par divers auteurs

[1],

[2],

[3]

et,

récemment mesuré avec une bonne

précision [4],

confirmant les

prévisions

théoriques

Dans la radioactivité

p,

le noyau dé recul assure la conservation de

l’impulsion

en

emportant

une

énergie

négligeable,

et les

particules légères

ne

sont soumises

qu’à

la conservation de

l’énergie.

Au

contraire, après

la

désintégration

du

méson p.;

il ne reste que des

particules légères

pour

lesquelles

la conservation de

l’impulsion

doit être réalisée en

même

temps

que celle de

l’énergie.

Il en

résulte,

en

particulier,

que

l’énergie

maximum du

photon qui,

dans le cas de la

radioactivité 03B2

est

égale

à

l’énergie

cinétique disponible,

n’en est que la moitié dans le

problème

actuel.

Pour décrire l’émission du

photon

dans

(2),

nous

devons

ajouter

à l’hamiltonien d’interaction

Je’,

responsable

de

(1),

les interactions

électromagné-tiques couplant

le méson et l’électron avec le

rayon-nement et faire un calcul de

perturbation

du deuxième ordre. Le passage de l’état initial du

système (méson 03BC

au

repos)

à l’état final

(électron,

neutrinos, photon

ayant

pour vecteurs d’onde

respectifs

k,

k’,

k",

1,

avec k + k’ +

k" +

1 =

o)

se fait par l’un ou l’autre des états intermédiaires :

a. Neutrinos

(k’,

k"),

électron

(k + 1);

b. Méson

(-1),

photon

(1).

Dans un

premier

calcul,

nous avons

adopté,

pour

des raisons de

simplicité, un couplage

scalaire

asso-ciant les deux neutrinos

g

est

la

constante

de

couplage, 03A6

la fonction d’onde du

méson, ~

celle de

l’électron, f’

et

f "

celles des deux

neutrinos, fi

la matrice de

Dirac,

B la matrice unitaire

gauche

introduite par Pauli et

jouissant

des

propriétés

On remarquera que Je’ est

antisymétrique

par

rapport

aux deux neutrinos.

Avec ce

couplage,

la

probabilité

par unité de

temps

de la

désintégration (1)

est donnée par

Pour la

désintégration (2),

nous ne nous

intéressons

qu’à

la

probabilité

relative

où fl

(k, l,

cos

w)

dk dl oc

(cos w)

est la

probabilité

diffé-rentielle d’émettre un électron k et un

photon 1

dans des directions faisant entre elles un

angle

w. Le calcul

(3)

953 montre que la contribution de l’état intermédiaire b est faible

et-

en la

négligeant

il vient

on a

posé

uk M et m sont les masses

du méson et de l’électron.

On voit sur

(3)

que P

présente

un maximum au

voisinage

de w = o,

caractéristique

bien connue du

rayonnement

émis par des

particules

de vitesse rela-tiviste.

Après intégration

sur k et cos w, on

trouve,

pour le

spectre

du

photon

(on a

posé

x =

1 -

2 lh

on a pos

2lh/Mc))

spectre

du

photon

(on a pose x =

Imax

Mc

La

probabilité

d’émission

d’un

photon d’énergie

supé-à y Mc2 st donn

rieure à

y -

est donnée par

2

F

(y) présente

pour y = o la

divergence

logarith-mique habituelle,

liée à l’émission des

photons

de très basse

énergie (catastrophe

infrarouge).

Cette

divergence,

inhérente à la méthode de

perturbation

employée,

n’a pas de

signification physique

réelle. A titre. indicatif :

L’énergie

moyenne T

dissipée

sous forme de

photons

dans la

désintégration

d’un

méson li

est donnée par

on a

pris

Si l’on tient

compte

de la contribution du deuxième état

intermédiaire,

la valeur de T est modifiée de moins de I o pour Ioo.

Nous

remercions

le Professeur V.

Weisskopf

qui

nous a conseillé

d’entreprendre

ce travail. 1

[1]

KNIPP J. K. et UHLENBECK G. E. 2014

Physica,

1936, 3, 425.

[2]

BLOCH F. 2014

Phys. Rev.,

1936,

50, 272.

[3]

WANG CHANG C. S. et FALKOFF D. L. 2014

Phys. Rev.,

1949,

76, 365.

4] MADANSKY L. et RASETTI F. 2014

Phys.

Rev., 1951, 83,

187.

Manuscrit reçu le 14 octobre

1951.

ÉTUDE

DES COURANTS

PRÉDISRUPTIFS

DANS L’AIR

COMPRIMÉ

Par M. ANDRÉ

BOULLOUD,

Laboratoire

d’Électrostatique

et de

Physique

du

métal,

Institut

Fourier,

Grenoble.

On a mesuré les courants

prédisruptifs supérieurs

à 10-10 A

passant

entre

plateaux

parallèles

pour des

Fig. - Courants

prédisruptifs

entre électrodes de cuivre.

écartements inférieurs à i mm, dans l’air

comprimé,

à une

cinquantaine

d’atmosphères.

Les courants i d’émission froide sous l’effet du

champ

électrique

E,

auxquels

on attribue

générale-ment les écarts à la loi de Paschen observés dans les gaz

comprimés [1],

[2],,

suivent la loi

[3]

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