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Les équations d'ondes du second ordre dans la théorie du méson

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Les équations d’ondes du second ordre dans la théorie

du méson

Gérard Petiau

To cite this version:

(2)

LES

ÉQUATIONS

D’ONDES DU SECOND ORDRE DANS LA

THÉORIE

DU

MÉSON

Par GÉRARD PETIAU. Institut Henri Poincaré.

Sommaire. - Nous nous

proposons dans ce travail d’établir et d’étudier les équations d’ondes du second ordre pour le corpuscule de spin

h/203C0

(méson) placé dans un champ électromagnétique. Après

avoir rappelé les résultats du problème correspondant dans la théorie de l’électron de Dirac, nous considérons le cas des équations d’ondes du

corpuscule

de spin h/203C0

sous leurs différents aspects : équations de Proca vectorielles ou scalaires, équations matricielles du méson, équations du photon de M. Louis de Broglie.

1. Les

équations

du second ordre de la théorie

l’électron de Dirac. ~-- Les

équations

d’ondes de Dirac

représentent

l’évolution de l’électron par les

solutions 1

du

système

d’équations

linéaires

. - ,

s

désigne

la

charge

de la

particule

(pour

l’élec-tron E

==2013e.)

A,

===-A1,

A,

=--A2,

Az

--uA3,

V =

A

o

représentent

les

composantes

du

potentiel

vecteur et le

potentiel

scalaire du

champ

électro-magnétique

dans

lequel

est

placé

le

corpuscule.

Ce

champ

est défini par les

composantes

liées par les relations

la connexion étant définie par les coefficients

V-11 OC2, oc3, oc4 forment un

système

quatre

matrices

du

quatrième

rang telles que

Si nous

multiplions l’équation (1)

par

l’opérateur

- ’ .

-nous obtenons immédiatement

or

d’où

l’équation

Pour

rapprocher

cette

équation

de

l’équation

d’onde

non relativiste

correspondant

à l’hamïltonien

-nous devons la

multiplier

par

20134,

ce

qui

nous 2m0

donne

l’équation

ou encore, en

posant

(3)

117

L’équation

du second ordre dérivée de l’hamiltonien

classique

se trouve donc

complétée

par un terme

supplé-mentaire dû à l’intervention de

l’énergie

potentielle

correspondant

à l’existence du moment

électro-magnétique

propre de

composantes

Nous pouvons

également

arriver à ce résultat en utilisant au lieu de la variable

d’espace-temps

1,

la variable d’univers ict =

x4.

1 Nous avons alors en

posant

A~ _~ iA o

d’où

et en

multipliant

l’équation (1)

par

Ía4

La

multiplication

de cette

équation

par

l’opérateur

adjoint

-

Ímoc

donne immédiatement

et en divisant par z ma

Le moment

électromagnétique

propre de compo-santes

-4 hF.

introduit

l’opérateur

d’énergie

7t mo C

potentielle

supplémentaire

LI a

""

2. Les

équations

d’ondes du second ordre

dans la théorie de Proca. -~ On sait

que cette théorie considère deux

types

d’équations

d’ondes caractérisant les mésons vectoriels ou

pseudo-scalaires. Nous examinerons successivement ces

deux cas,

A. Cas du méson vectoriel. - Les

équations

d’ondes

représentant

le

corpuscule

s’écrivent

,

CL, "v, 5, Ce

représentant

le

quadrivecteur

et le

tenseur

antisymétrique

du second ordre dont l’évo-lution caractérise l’état du

corpuscule..

D,,,

D, sont les

opérateurs

Nous poserons

Nous introduisons encore la connexion 9pp =- 1,

900 =1.

Le

système

(1), (2)

s’écrira avec ces notations

tandis que le

champ

extérieur est défini par

A,,

F

On voit facilement que l’on a

A

partir

du

système

(3), (4),

nous pouvons déduire

deux nouvelles

équations

qui

en sont les consé-quences.

D’une

part,

si nous

appliquons

l’opérateur

Dit

à

(4),

nous avons

d’où

D’autre

part,

l’équation (3)

nous donne par

permutation

circulaire

que nous écrivons encore

(4)

équa-tions

(3)

et

(4)

vont nous conduire aux

équations

du second ordre.

Appliquons

Dv à

(3),

nous avons

d’où

Le second membre

traduit,

d’une

part,

l’existence d’un moment

magnétique

propre par le terme

en ?

et montre, d’autre

part,

une action

mésique

d’un

type particulier

par le terme

en .

C à

Si nous considérons

l’équation (8)

sous la forme

.,

et si nous

appliquons

l’opérateur

DP,

nous obtenons

ou encore

ce

qui

nous donne

l’équation

du second ordre

Nous pouvons encore modifier cette

équation

en

évaluant le dernier terme.

En

effet,

nous avons

Or nous avons vu que

nous en tirons

Reportant

dans

l’équation

(10),

nous obtenons

finalement

Ici encore à côté du terme traduisant l’existence

du,

moment

magnétique J

(FP’.15"Jp

apparaissent

de nouveaux termes

correspondant

à des effets

mésiques

sans

équivalence

dans la théorie

de l’électron.

B. Cas du méson scalaire

(ou pseudoscalaire).

-Le

corpuscule

est

représenté

par l’invariant

(ou

le

pseudo-invariant)

J et le vecteur

(ou

pseudo-vecteur)

liés par les

équations

et nous avons encore

Nous obtenons immédiatement la relation

.,,

et

l’équation

du second ordre

De même

l’équation

(3)

nous donne

et il nous reste

Cette

équation

peut

d’ailleurs se déduire

immédia-tement de

(4).

En

effet,

nous avons

Appliquant

D~

à

(4),

on en tire avec

(1)

(5)

119

magnétique

9- e xE

Ur mais pas d’action de

caractère nouveau.

3. Les

équations

du second ordre et les

équations

matricielles du méson. - Nous

représentons

le méson par

l’équation

d’onde

sont des matrices telles que

Nous passons de

l’équation (1)

à la

formé d’univers

correspondante

en

multipliant

cette

équation

par

in,

posant

x4 =

ict,

~--

iA o

=

A4,

Nous avons alors entre matrices la relation

et

l’équation

(1)

devient

Nous déduirons

l’équation

du second ordre à

partir

de

(2).

Pour

cela,

nous

séparons

le terme

d’indice li.

et nous écrivons

Multipliant

par

(i

-r§)

et tenant

compte

de

rÎj.

=

T’~,,

nous obtenons

.

ou encore, divisant par

imoc,

Or

l’équation

(2)

multipliée

par s’écrit

Par

addition,

nous en tirons

Si

PIIL

==

P4

cette

équation correspond

à

l’équation

d’évolution pour toutes les fonctions d’ondes du

corpuscule.

A

partir

de

(2)

et

(3)_nous

allons obtenir

l’équa-tion du second ordre.

Multipliant (3)

par P~ et sommant sur p., nous obtenons

(6)

120

Or,

nous avons par

ailleurs,

d’où nous tirons

L’équation (4)

devient alors

Mais nous avons

d’où

l’équation

du second ordre

Remarquons

que l’on

peut

encore écrire le terme

en

Il F. 12

sous la forme 2TTmoc2

Nous voyons ici s’introduire le

pseudovecteur

associé au

pseudovecteur

pour donner le terme de

l’équation

du second ordre

(en

divisant par

2 ma)

.

correspondant

à une

énergie

potentielle

supplé-mentaire

s’ajoutant

à celle

provenant

du moment

magnétique

propre.

4. Les

équations

du second ordre et les

équa-tions de

type

photonique.

-- Nous considérons

l’équation

du

corpuscule

de

spin

:1t

sous la forme donnée par M. L. de

Broglie

aux

équations

générales

du

photon.

désignant

deux

systèmes

de matrices

anticommutantes

indépendantes,

le

corpuscule

de

spin

h

est

représenté

par

les solutions de

l’équation

d’ondes

.- -..

que nous écrivons encore

en introduisant les

opérateurs

sU’),

(r = 1, 2)

tels que

L’opérateur

s,,,) est tel que

en

posant

Les

opérateurs

Sll) et s’2> ne commutent pas et nous avons

(7)

121

théorie du

photon

T

Nous aurons donc

Si nous

appliquons

l’opérateur

2 .(s~ - s2)

à

l’équation

(2),

nous obtenons

et finalement

Cette

équation qui

s’écrit encore

correspond

â

l’équation

de condition associée à

l’équation

(1)

dans la théorie du

photon. -’

Si nous

multiplions l’équation

(2)

+

s,2),

2

on obtient

Mais

l’équation

(4)

multipliée

---s~?~)

donne

d’oit nous déduisons

Nous obtenons ici une

première

forme

d’équation

du second ordre. Nous allons la

préciser

en calculant .

le dernier terme.

La

règle

de

multiplication

nous donne

et si nous

désignons

par un indice’ les r pour

lesquels

les indices ne

prennent

que des valeurs

différentes,

nous avons

Le terme

en A

s’écrit alors

Or si l’on

multiplie l’équation

(1)

par on a avec

d’où,

pour le terme

précédent, l’expression

Reportant

dans

(6),

il vient

(8)

la ~ Partie 3. Nous avons, en

effet,

et,

par

suite,

en tenant

compte

de = 0,

Il y a donc bien

équivalence

entre

l’équation

(7)

ci-dessus et

l’équation (5.3).

Divisant par 2moc, nous avons donc

l’équation

du second ordre du

corpuscule

de

spin h)

sous les

27t formes

équivalentes,

Dans le cas du méson

scalaire,

les conditions de

réduction du

système

des matrices

ry

donnent

et

de telle sorte que

l’équation (8)

se réduit à

Dans les

équations

(8)

et

(9)

nous voyons

appa-raître un terme

correspondant

à

l’énergie

potentielle

d’origine

électromagnétique

Si l’on remarque que les valeurs propres de . la matrice i

rv r)

sont o, ± i, on voit que l’on

peut

considérer le méson comme

possédant

un moment

électromagnétique

propre de valeurs propres

correspondant

au

magnéton

mésique.

Pour l’électron de

spin

4h ,

le

magnéton

est

± ---

.)

(

1t

Mais alors que dans la théorie de l’électron le

terme

d’énergie

magnétique

propre était seul à

compléter

l’équation

du second ordre

classique,

nous voyons ici que dans la théorie du méson deux

autres termes s’introduisent et caractérisent la « structure

quantique »

du méson

plus

complexe

que celle de l’électron.

Je remercie M. Louis de

Broglie

pour la

bien-veillante attention

qu’il

a

apportée

à ce travail.

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