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Alorsf est une isométrie affine deE

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Caractérisation des isométries

Proposition 1 ([Gou, p. 329]). Soient E un espace euclidien (de dimension finie), et f:E →E de classeC1 telle que pour toutx∈E,dxf est une isométrie linéaire deE. Alorsf est une isométrie affine deE.

Preuve.

Étape 1. daf est une isométrie pour touta∈Edonc d’après l’inégalité des accroissements finis,kf(x)−f(y)k6 kx−yk pour tousx, y∈E. Soita∈E.daf ∈O(E)⊂GL(E)donc d’après le théorème d’inversion locale f induit un isomorphisme

f: a∈Ua−→f(a)∈Vf(a) x7−→X :=f(x),

et quitte à se restreindre à une boule centrée enf(a)et incluse dansVf(a), on peut supposerVf(a)convexe.

CommedXf1= (dxf)1est encore une isométrie, on a donc égalementkx−yk=kf1(X)−f1(Y)k6 kX−Yk=kf(x)−f(y)k pour tousx, y∈Ua.

Étape 2. Pour tousx, y∈Ua,

hf(x)−f(y), f(x)−f(y)i=hx−y, x−yi,

donc en différentiant par rapport à x,

∀h∈E, hf(x)−f(y),dxf(h)i=hh, x−yi puis, en différentiant par rapport à y,

∀(h, k)∈E2, hdxf(h),dyf(k)i=hh, ki.

D’où, puisquedxf etdyf sont des isométries,

∀h∈E, kdxf(h)−dyf(h)k22=kdxf(h)k22+kdyf(h)k22−2khk22

= 0.

df est donc constante surUa.

Étape 3. Soit A := {x ∈ E | dxf = d0f}. A est fermé (image réciproque du fermé {d0f} de Lc(E) par l’application continuedf), ouvert d’après la question précédente (pour touta∈A, a∈Ua ⊂A), et non vide (0 ∈A). E étant connexe, on en déduit que A=E. Ainsidf est constante, et df −d0f est nulle.

Par l’inégalité des accroissements finis, f −d0f est constante égale à (f −d0f)(O) =f(O). Finalement f(# —

OM) =f(O) +#—

f(# —

OM)pour toutM ∈E, où #—

f := d0f ∈O(E):f est une isométrie affine.

Références. [Gou, p. 329]

214 Théorème d’inversion locale, théorème des fonctions implicites. Exemples et applications.

215 Applications différentiables définies sur un ouvert deRn. Exemples et applications.

[Gou] XavierGourdon: Analyse. 2ème édition.

[email protected] v20140910 1/1

Références

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