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A. MARTINMÉCANIQUE
I. L’atome d’Hydrogène
I.1. Le modèle historique de Bohr
1. La force électrostatique F ~
eappliquée par le noyau sur l’électron est centrale de centre O, donc d’après le théorème du moment cinétique pour l’électron dans R galiléen en O fixe :
d L(O) ~ dt
R
= −−→
OM ∧ F ~
e= ~ 0 donc L(O) = ~ −−→
OM ∧ m
e~ v = −−−−−−→
constante = ~ L
0Donc à tout instant −−→
OM est orthogonal à ~ L
0. Ainsi le mouvement est inscrit dans le plan orthogonal à L ~
0passant par O.
2. • Dans le plan du mouvement, la vitesse vaut ~ v = ˙ r~ u
r+ r θ~ ˙ u
θ. Comme −−→
OM = r~ u
r, cela conduit à L ~
M/R(O) = ~ L
0= m
er
2θ ~ ˙ u
z, qui est constant donc C = r
2θ ˙ est une constante, qu’on appelle la constante des aires.
• Si le mouvement est circulaire, alors r = constante, donc comme C = constante on a aussi ˙ θ = constante. La vitesse angulaire est donc constante, tout comme la vitesse linéaire v = r θ. ˙ Le mou- vement est donc uniforme.
Autre solution : par projection du "PFD" selon ~ u
r, cf réponse à la question suivante...
3. On applique le Principe Fondamental de la Dynamique (PFD) à l’électron dans R supposé galiléen. Le mouvement étant circulaire uniforme, on obtient simplement
−m
ev
2r = − e
24πε
0r
2⇔ v = e
√ 4πε
0m
er .
4. Posons K = e
24πε
0, la force appliquée à l’électron est F ~ = −
Kr2~ u
r. Pour un déplacement élémentaire d −−→
OM
avec −−→
OM = r~ u
r, le travail élémentaire reçu par l’électron s’écrit δW = F .d ~ −−→
OM = − K
r
2~ u
r.(dr~ u
r+ rd~ u
r) = − K
r
2dr car ~ u
r.d~ u
r= 0 puisque ~ u
rest de norme constante. On en déduit
δW = −dE
p(r) avec E
p(r) = − K r .
La fonction E
pne dépend que de la position de M donc la force est donc conservative.
5. D’après 3., on obtient
E
c= 1
2 m
ev
2= e
28πε
0r = K
2r ⇔ E
c= − E
p2 . 6. La vitesse étant ~ v = v~ u
θavec v = r θ ˙ pour un mouvement circulaire, on obtient
~ L
M/R(O) = m
erv ~ u
z.
De nouveau en réutilisant 3., on obtient L = e
rm
er
4πε
0.
1
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A. MARTIN7. La corde vibrant autour de la position de repos circulaire de rayon r doit nécessairement être continue donc périodique, comme représenté ci- contre. Cela implique que la circonférence est un nombre entier de fois la longueur d’onde (figure ci-contre pour n = 5) :
2πr = nλ .
En injectant la définition de la longueur d’onde de De Brœglie on obtient L = m
erv = r h
λ = rh n
2πr d’où L = n
~.
N
M r
8. En réutilisant le résultat de la question 6., on en déduit n~ = L = e
r
m
er
n4πε
0⇔ r
n= a
Bn
2avec a
B= 4πε
0~2m
ee
2.
9. En réutilisant la résultat de la question 5., on en déduit
1E
m= E
c+ E
p= − E
p2 + E
p= E
p2 = − K
2r = − e
28πε
0r . Combiné au résultat précédent cela conduit à une quantification de E
m:
E
n= − Ry
n
2avec Ry = m
ee
432π
2ε
20~2.
10. • r
1= a
B≈
9×109×9×1010−31−68×162×10−40≈
9×9×2561× 10
−6≈
250001× 10
−6d’où r
1= a
B≈ 0, 4 × 10
−10m.
• Pour obtenir Ry en eV, il suffit de le diviser par e : E
1= −Ry ≈ − 9 × 10
−31× 16
3× 10
−60× 9
2× 10
184 × 10
−68≈ −9
3× 4 × 256 × 10
−5d’où E
1≈ −10 eV . Remarque : valeurs exactes a
B≈ 0, 529 × 10
−10m et E
1≈ −13, 6 eV.
I.2. Spectre de raies de l’hydrogène
11. La longueur d’onde d’émission ou d’absorption vérifie hν = hc
λ = |E
n− E
m| = Ry
1 n
2− 1
m
2⇔ λ = hc Ry
1 n
2− 1
m
2−1
.
La raie Balmer H
αcorrespond à n = 2 et m = 3 d’où
2λ
α= 36hc
5Ry ≈ 36 × 6 × 10
−34× 3 × 10
85 × 10 × 16 × 10
−20≈ 1 × 10
−6m .
Le résultat obtenu est dans l’infra-rouge donc invisible... compte tenu de la précision du calcul. La vraie valeur correspond à une couleur rouge.
1. Ce résultat est démontré dans le cas général dans le chapitre sur le problème newtonien.
2. Valeur exacteλα≈0,6562µm.
2
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A. MARTIN12. Sachant que l’écart relatif est très faible (
∆σσexpm
1), on peut obtenir l’écart en longueur d’onde par calcul différentiel
3dλ = d 1
σ
= − dσ
σ
2⇒ ∆λ = ∆σ
expσ
2m≈ 36
15
2× 10
10≈ 2 × 10
−11m . Cela correspond à un écart relatif de
∆λλα
≈ 0, 002%, ce qui est très faible et nécessite un spectroscope puissant.
Deuxième méthode avec développement limité à l’ordre 1 (équivalente mais moins rapide) :
∆λ =
σ 1m−∆σ/2
−
σ 1m+∆σ/2
=
σ1m
1
1−∆σ/(2σm)
−
1+∆σ/(2σ1m)
≈
σ1m
(1 + ∆σ/(2σ
m) − 1 + ∆σ/(2σ
m)) =
∆σσ2exp m.
13. La différence de marche entre 2 rayons successifs passant par les fentes A et A
0s’écrit (cf schéma ci-contre) :
δ = HA
0− AH
0= a sin i − a sin i
0.
On observe de la lumière dans la direction i
0pà condition que cette dif- férence de marche soit un nombre entier p fois la longueur d’onde pour qu’il y ait interférence constructive entre tous les rayons issus de chaque fente allant dans cette direction, d’où
sin i − sin i
0p= p λ a . 14. Pour l’ordre p = 1 avec i = 0 on a, de nouveau en utilisant la méthode différentielle :
sin i
1= − λ
a ⇒ d sini
1= − dλ
a ⇔ cos i
1di
1= − dλ
a ⇒ ∆i
1= ∆λ a cos i
1.
Pour l’application numérique on suppose i
1suffisamment petit pour que cos i
1≈ 1, ce qui est raisonnable puisque c’est l’ordre p = 1 :
∆i
1≈ 2 × 10
−11× 6 × 10
5≈ 1 × 10
−5rad d’où ∆i
1≈ 6 × 10
−4◦.
Cela confirme que l’écart est faible et qu’il sera difficile à mesurer avec un spectroscope à réseau. D’où l’utilité de passer au Michelson.
15. Les surfaces d’interférences constructives sont les lieux du point M correspondant à une condition d’in- terférence constructive du type
δ(M ) = S
2M − S
1M = pλ , p ∈
N.
Ce sont des hyperboloïdes
4de révolution d’axe de symétrie O
y, dont l’allure est représentée sur la figure ci-dessous. Sur l’écran qui est orthogonal à l’axe de révolution, les franges sont des cercles concentriques de centre C.
16. Les deux ondes ont la même amplitude E
0:
E
1(M, t) = E
0cos(ωt − kS
1M) et E
2(M, t) = E
0cos(ωt − kS
2M ) avec k = ω c = 2π
λ . L’éclairement associé à chacune des sources individuelle est
I
0= K. < E
12(M, t) >= K. < E
22(M, t) >= 1 2 KE
20.
3. Même principe que pour le calcul de propagation d’incertitude. On élimine le signe−pour garder des écarts positifs.
4. Il s’agit de la définition bifocale des coniques hyperboles et ellipses non vue en géométrie.
3
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A. MARTINLa superposition des deux ondes synchrones donne lieu à des interférences : I(M) = K. < (E
1(M, t) + E
2(M, t))
2>
= K. < E
12(M, t) > +K. < E
22(M, t) > +2K. < E
1(M, t).E
2(M, t) >
= I
0+ I
0+ 4I
0< cos(ωt − kS
1M ). cos(ωt − kS
2M) >
= 2I
0(1+ < cos(2ωt − k(S
1M + S
2M)) + cos(∆ϕ(M )) >) avec ∆ϕ(M) = k(S
2M − S
1M) d’où I(M) = 2I
0(1 + cos(∆ϕ(M ))) .
17. En C les rayons (S
1M ) et (S
2M ) sont confondus donc S
2M − S
1M = −d, d’où ∆ϕ(C) = − 2πd λ . 18. On utilise les deux résultats précédents :
I(d) = I
1(d) + I
2(d) = 2I
01 + cos 2πd
λ
1+ 2I
01 + cos 2πd
λ
2d’où I(d) = 4I
0[1 + cos (πd (σ
1− σ
2)) . cos (πd (σ
1+ σ
2))] avec σ
1= 1
λ
1et σ
2= 1 λ
2.
Lorsqu’on augmente d, le facteur cos (πd (σ
1+ σ
2)) génère des oscillations « rapides » entre franges sombres et brillantes. Ce faisant le facteur cos (πd (σ
1− σ
2)) varie lentement et joue le rôle de contraste entre les franges brillantes et sombres.
Le contraste devient nul et donne un brouillage lorsque cos (πd (σ
1− σ
2)) = 0 ⇔ d
n= n +
12σ
1− σ
2avec n ∈
N. 19. On en déduit l’écart entre deux positions de brouillage :
d
b= n + 1 +
12∆σ
exp− n +
12∆σ
expd’où d
b= 1
∆σ
exp≈ 1 36 ≈ 3 cm.
On peut donc mesurer l’écart entre les deux raies du doublet H
αpar un déplacement d’environ 1,5 cm, ce qui est tout à fait accessible expérimentalement.
4
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A. MARTINII. Mouvement d’une bille dans un bol hyperbolique
1. a) Dans le référentiel R le moment cinétique associé à M s’écrit :
~
σ(O) = m (r~ u
r+ z~ u
z) ∧
r~ ˙ u
r+ r θ~ ˙ u
θ+ ˙ z~ u
zd’où ~ σ(O) = −mzr θ~ ˙ u
r+ m(z r ˙ − r z)~ ˙ u
θ+ mr
2θ~ ˙ u
z. b) En notant m~ g le poids de M et N ~ la réaction du support, normale à l’hyperboloïde, le Théorème du
Moment Cinétique (TMC) dans R galiléen au point O fixe s’écrit d σ(O) ~
d t
R= −−→
OM ∧ m~ g + −−→
OM ∧ N ~ Or les vecteurs −−→
OM, m~ g et N ~ sont tous les 3 dans le plan vertical (O, ~ u
r, ~ u
z), donc les moments sont dirigés selon ~ u
θ. Par projection selon ~ u
θon obtient donc
dσ
Ozdt = 0 donc σ
Oz= mC avec C = r
2θ ˙ la constante des aires .
c) Le projeté orthogonal P de M sur le plan horizontal (O, ~ u
r, ~ u
θ) a par définition un mouvement plan, qui vérifie C = r
2θ ˙ = constante. Il vérifie donc la loi des aires : la vitesse aréolaire
12r
2θ ˙ est constante, donc le rayon vecteur − − →
OP balaie des aires égales pendant des durées égales.
2. a) • La force de pesanteur est constante donc conservative car son travail élémentaire vérifie : δW = m~ g.d −−→
OM = −dE
pavec E
p= −m~ g. −−→
OM = mgz une fonction énergie potentielle de pesanteur dépendant explicitement uniquement de la position.
• La force de réaction N ~ est normale au support lui-même immobile dans R, donc en condition de contact la vitesse reste orthogonale à N ~ car tangente à la trajectoire. Ainsi N ~ ne travaille pas.
• Ainsi, d’après le théorème de l’énergie mécanique dans R galiléen, le système est conservatif c’est-à-dire que son énergie mécanique E
m=
12m~ v
2+ E
pest constante.
b) Comme ~ v = ˙ r~ u
r+ r θ~ ˙ u
θ+ ˙ z~ u
z, on obtient E
m= m
2 ( ˙ r
2+ r
2θ ˙
2+ ˙ z
2) + mgz .
3. a) À tout instant le contact se traduit par z
2= a
2+ r
2, donc dérivant on obtient z z ˙ = r r ˙ . b) • La condition précédente permet d’éliminer le degré de liberté z en remplaçant selon z = √
a
2+ r
2et ˙ z =
√rr˙a2+r2
.
• La constante des aires permet d’éliminer le degré de liberté θ par ˙ θ =
Cr2
.
• On en déduit finalement E
m= 1
2 m
eff(r) ˙ r
2+ E
peff(r) = constante avec m
eff(r) = 1 + r
2a
2+ r
2et E
peff(r) = mC
22r
2+ mg
pa
2+ r
2.
Il s’agit bien d’un système conservatif de masse effective m
eff(r) évoluant dans une énergie potentielle effective E
peff(r).
c)
Le graphe de E
peff(r) s’obtient en additionnant deux termes positifs, l’un décroissant en
r12de +∞ à 0 et l’autre croissant hyperboliquement (asymptotiquement en r) de mga à +∞
(courbes en traits fins ci-contre). Les deux contributions étant qui plus est convexes (de dérivée croissante), la somme l’est aussi, et E
peff(r) admet nécessairement un unique minimum E
0en r
m(courbe en trait plein). Ce minimum vérifie
dE
peff(r)
dr (r
m) = 0 ⇔ r
4m pa
2+ r
2m= C
2g . r
E
peff(r)
0 r
minr
mr
maxE
mE
05
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A. MARTINd) C’est un puits de potentiel donc la bille est dans un état lié : nécessairement E
m≥ E
peff(r) donc le mouvement est borné et oscillatoire selon r entre r
minet r
maxvérifiant E
m= E
peff(r). La condition de contact z
2= a
2+ r
2implique que le mouvement est aussi borné et oscillatoire selon z. Au cours de ces oscillations, la bille tourne toujours dans le même sens autour de l’axe Oz en respectant la loi des aires.
4. a) Il s’agit d’un mouvement à θ = constante, donc ˙ θ = 0 ∀t et C = 0 . Cela implique que la vitesse n’a jamais de composante orthoradiale, ce qui est aussi le cas de ~ v
0qui doit donc être dans le plan méridien du mouvement.
Dans ces conditions il n’y a pas de potentiel centrifuge car
mC2r22= 0, donc seulement l’énergie potentielle de pesanteur : E
peff(r) = E
p(r) = mg √
a
2+ r
2. Ainsi le minimum est en r = 0, c’est- à-dire au fond du bol. On obtient l’équation des petits mouvements au voisinage du sommet en développant à l’ordre 2 l’énergie potentielle et l’énergie cinétique :
• E
p(r) = E
p(0)+
12ddr2E2p(0)r
2+o(r
2) = mga+
12κr
2+o(r
2) avec κ =
ddr2E2p(r = 0) =
mga2(a2+r2)32
=
mga.
• E
c=
12m
eff(r) ˙ r
2=
12m r ˙
2+ o(r
2).
• Ainsi l’équation de l’intégrale première de l’énergie se réduit à l’ordre 2 à E
m= 1
2 m r ˙
2+ 1
2 κr
2= constante . En la dérivant par rapport au temps
r . ˙ (m¨ r + κr) = 0 ∀t , on obtient l’équation du mouvement en simplifiant par ˙ r :
¨
r + ω
02r = 0 avec ω
0= κ m =
r
g a .
C’est l’équation du mouvement oscillatoire d’un oscillateur harmonique de pulsation propre ω
0. b) • Un mouvement circulaire correspond à r = constante, donc ˙ r = 0 et donc ˙ z = 0 d’après la
relation trouvée en 3.a). C’est donc nécessairement un cercle horizontal.
• Par ailleurs la vitesse est donc orthoradiale à tout instant, ~ v = r θ~ ˙ u
θ, et on a donc
~ v
0= v
0~ u
θ= r
0θ(0)~ ˙ u
θ, et
5C = r
0v
0.
• Comme il s’agit d’un mouvement à r = r
0= constante, l’énergie mécanique est forcément minimale (sinon r oscillerait entre deux valeurs extrêmes). Donc r
0= r
mqui vérifie la condition trouvée en 3.c) :
r
40 qa
2+ r
20= C
2g = r
20v
02g ⇔ v
02= gr
02 qa
2+ r
02avec v
0> 0 ou < 0 .
5. Le vecteur accélération est toujours orienté vers la concavité de la trajectoire, donc ici vers l’intérieur de la surface. Donc a
n= ~a.~ u
n> 0. Par projection du Principe Fondamental de la Dynamique (PFD) selon ~ u
non obtient R − mg cos α = ma
n> 0, où α = (~ u
\z, ~ u
n). Comme cosα > 0, on en déduit R = ma
n+ mg cos α > ma
n> 0. Donc R ne s’annule jamais, donc le contact ne peut être rompu.
6. Les frottements ne peuvent être négligés sur le long terme. Ils diminuent l’énergie mécanique, qui se rapproche du minimum E
peff(r
m) : r → r
mqui vérifie
r
m4 pa
2+ r
m2= C
2g .
Mais en même temps les frottements exercent un moment selon z qui réduit le moment cinétique σ
Ozen valeur absolue. Donc |C | = r
2| θ| ˙ décroît aussi au cours du temps, ce qui fait s’affaisser le terme de potentiel centrifuge
mC2r22au profit du terme de pesanteur qui persiste. A long terme, on a donc C → 0 , donc r → r
m→ 0 . La bille finit donc sa course au fond du bol.
5. Commer2θ˙= constante on en déduit aussi que le mouvement circulaire est nécessairement uniforme.