Exercices : Révisions sur les suites réelles
§1. Pour commencer Exercice1
Étudier la monotonie des suites(un)définie par : (a)un=n2−en (b) un=
n
Y
k=1
2k−1
2k+1 (c)un= (n+1)(n+2)· · ·(n+n) (d) un=na+ (−1)n aveca∈R (e)un=Xn
k=1
1
2k+3 (f)un= Z π2
0
sinntdt Écrire une fonction ayant un argument entiern, et retournant une valeur approchée deun.
§2. Suites et inégalités Exercice2
Déterminer à l’aide d’encadrement la nature des suites(un)ndéfinies par : (a)un=2nX+1
k=1
p 1
n2+k (b) un= ln(2+cosn)
n (c)un=Xn
k=1
bk xc n2 . Faire tracer enPythonles100erstermes dans le cas (c) lorsquex=2.
Exercice3( Approximation deπ)
Soit(un)nla suite définie par :∀n∈N,un=1−1 3+1
5+· · ·+ (−1)n 2n+1.
1o Montrer que(u2n)net(u2n+1)nsont deux suites adjacentes. Conclure quant à la convergence deu. 2o En remarquant que pour toutk∈N,
Z1
0
t2kdt= 1
2k+1, montrer queu converge versπ 4. 3o À partir de quel rang obtient-on une valeur approchée de π
4 à10−2près?
4o Proposer un algorithme enPythonpermettant d’obtenir une valeur approchée deπavec pchiffres exacts après la virgule. Que peut-on dire sur la rapidité de convergence de cet algorithme?
Exercice4( Irrationalité dee)
Soitu etv les suites définies par :∀n∈N,un=Xn
k=0
1
k! et ∀n∈N∗,vn=un+ 1 n!n. 1o Montrer queu etv convergent vers la même limite.
2o On admet quelimu=e. Soitq∈N. Justifier l’encadrement
q
X
k=0
1 k!<e<
q
X
k=0
1 k!+ 1
q!q
3o On suppose qu’il existe deux entiers naturels non nuls petqtels quee= pq. Prouver queq!q
q
X
k=0
1
k! est un entier naturel puis en déduire quee∈/Q.
Écrire une fonctionPythond’un argumentepsqui retourne une valeur approchée deeàepsprès.
Plus dur : Retourner une fraction irréductible qui approcheeàepsprès.
Exercice5( Produit infini)
1o Montrer que pour toutx¾0,x− x2
2 ¶ln(1+x)¶x.
2o En déduire la nature et la limite éventuelle de la suite(pn)définie par pour toutn¾1, pn=Y
k=1
1+ k n2 . Calculer pninformatiquement. Tracer la suite p.
§3. Suites récurrentes Exercice6
Soit(un)nune suite arithmétique vérifiant :up=qet uq= pavec p6=q. Que vautup+q? Exercice7
Soitu etv les suites définies par :∀n¾2,un=Yn
k=2
cos π
2k
etvn=unsin π
2n .
Montrer quev est une suite géométrique, en déduire une expression explicite deunpuis la convergence de la suiteu. Exercice8
Soitu etv les deux suites réelles définies par :∀n∈N,
un+1= 12(un+vn) vn+1=16(un+5vn)
etu0=1,v0=3.
1o Écrire une fonctionuv(n)retournant[u_n,v_n].
2o Déterminer deux couples de réels(λ,µ)tels queλu+µvsoit géométrique.
3o En déduire les expressions de unetvnen fonction den.
Exercice9
On définit les suites(un)et(vn)paru0>0,v0>0et pour toutn∈N, un+1=Æ
unpvn et vn+1=Æ vnpun
Montrer en utilisant la fonctionlnque les suites(un)et(vn)convergent et déterminer leurs limites.
Exercice10
Étudier la suite réelle(xn)ndéfinie par :
x0=3 et ∀n∈N∗,xn=1
3xn−1−4.
Écrire un programmePythontraçant les droites d’équations réduitesy=x ety= 13x−4ainsi que les1erstermes de la suitexpar la « méthode des escaliers ».
Exercice11
Soitf la fonction définie par f(x) =p
2+xetu la suite définie par
u0¾−2 et ∀n∈N,un+1= f(un)
1o Étudier f, tracer sa courbe représentative, et conjecturer graphiquement le comportement deu.
2o Montrer que si u0∈[−2, 2], pour toutn∈N, un∈[0, 2].
Puis, en étudiant le signe de f(x)−x, déterminer les variations de u
3o Conclure sur la convergence de u quel que soitu0¾−2et sur la valeur de sa limite éventuelle.
Exercice12
On considère la fonction f définie par f(x) =p
2−lnxetu la suite définie par u0=1 et ∀n∈N, un+1= f(un).
1o Étudier f, tracer sa courbe représentative et conjecturer graphiquement le comportement de u.
2o En étudiant la fonction g définie sur[1, e]par g(x) = f(x)−x, montrer l’existence d’un unique point fixea pour f sur[1, e].
3o Montrer à l’aide de l’égalité des accroissements finis que
∀n∈N,
un+1−a ¶ 1
2|un−a|
4o En déduire que :∀n∈N,|un−a|¶
1 2
n
(e−1).
5o Montrer queu converge versa.
Écrire trois fonctions retournant une valeur approchée deaàepsprès : les deux1resen retournant une valeur un et utilisant une boucle, while pour la 1re et forpour la seconde, la 3efonction avec l’algorithme de dichotomie.
Exercice13
On définit la suite(un)paru0∈]0, 1[et pour toutn∈N, un+1=
pun pun+p
1−un 1o Montrer que(un)est bien définie.
2o On posevn= un
1−un. Montrer que(vn)est bien définie et exprimervn+1en fonction devn. 3o Montrer que(un)converge et déterminer sa limite.
Exercice14
Expliciter en fonction denles suites réelles(un)définies par : 1o Fn+1=Fn+Fn−1 et F0=0, F1=1 (suite de Fibonacci).
Ajout : Montrer que(Fn+1/Fn)converge et calculer sa limite.
2o un+2=un+1−14un et u0=2,u1=−1 3o un+1=2un−2un−1 et u0=p
2,u1=2
§4. Sommes de Riemann Exercice15
On s’intéresse aux intégrales suivantes Z1
0
tdt, Z2
0
etdt et Zπ
0
cos(t)dt.
Exprimer chacune de ces intégrales comme limite d’une somme de Riemann et retrouver alors la valeur de chacune.
Exercice16
Calculer les limites des suites(un)définie par : (a) un=
n
X
k=1
n
n2+k2 (b) un=
n
X
k=1
k n2+k2 (c) un= 1
n
pn 2+pn
4+· · ·+pn 2n
(d) un=(2n)!
n!nn
1/n
Exercice17
On pose pour toutn∈N∗,un=
2n
X
k=n
k+1 kn+n2. 1o Montrer que pour toutn∈N∗, un= 1
n Xn
i=0
1+ni 2+ni + 1
n2 Xn
i=0
1 2+ni . 2o Montrer que(un)converge et déterminer sa limite.
Indication : On pourra utiliser l’égalité 1+t
2+t =1− 1 2+t.
§5. Limite d’une suite Exercice18
Étudier la convergence des suites(un)nsuivantes et calculer, si possible, leurs limites : (a)un= 2n2+ (−1)n
3n2+ (−1)n+1 (b) un= n2+cosn
3n3+sin(n2) (c)un=3p
n+2p n+p
n+p3 n p4
n2+3+2p n+1 (d) un= 2n+n100
2n−n99 (e)un= ln(n+lnn)
ln(2n+lnn) (f)un=n1/lnn (g) un= 2n2−arctan(n)
n2+e−n (h)un= 1+ 1
n
n
(i)un=p
n2−n−n
§6. Suites définies implicitement Exercice19
Soitn∈N. On considère l’équationex−xn=0.
1o Montrer que, pournassez grand, cette équation a exactement deux solutions positivesunetvnqui vérifient 1¶un¶e¶vn.
On pourra utiliser la fonction f définie sur]0,+∞[par f(x) =lnx x . 2o Montrer que(un)converge et déterminer sa limite.
3o Montrer que(vn)diverge vers+∞.
Exercice20
Pour toutn∈N∗, on pose fn(x) =x5+nx−1surR.
1o Montrer que pour toutn∈N∗, il existe un unique réeluntel que fn(un) =0.
2o Déterminer le signe de fn+1(x)−fn(x). En déduire que(un)décroît.
3o Montrer :0¶un¶ 1
pn. En déduire la limite de(un).
Exercice21
Soitn∈N?et l’équation
(En):xn+x−1=0.
1o Montrer qu’il existe une unique solution positive de(En)notéexn. 2o Montrer que la suite(xn)converge et que lim
n→+∞xn=1.
Indication :En supposantlimxn=` <1, montrerlimxnn=0et conclure à une absurdité.
3o On poseyn=1−xn. Montrer que, pournassez grand, lnn
2n ¶yn¶2lnn
n . (on posera fn(y) =nln(1−y)−ln(y)) 4o Montrer queln(yn) ∼
n→+∞−lnnpuis que
xn=1−lnn n + o
n→+∞
lnn n
.
5o Écrire une fonction xn(n,eps) qui retourne une valeur approchée de xn à eps>0 près par l’algorithme de dichotomie. Tracer(xn)n∈J1,20
Ket vérifier graphiquement les résultats obtenus dans cet exercice.
Correction1
(a) un = f(n)où f(x) = x2−ex, donc si f est monotone surR+ alors(un) aussi : attention ce n’est pasunecn, faites un schéma. SurR+, f0(x) =2x−ex et f00(x) =2−exdonc f0présente un maximum enx=ln(2)de valeur f0(ln(2)) =2 ln(2)−2<0par conséquent f0<0sur l’intervalleR+donc f est strictement décroissante surR+a fortiorisurNi.e.u est décroissante.
(b) Il est clair que(un)⊂R+ donc les variations de u peuvent être déduites de la position du quotient un+1/un par rapport à1. Commeun+1/un= (2n+1)/(2n+3)<1donc uest (strictement) décroissante.
(c) Même stratégie :un+1/un= (2n+2)(2n+1)/(n+1) =2(2n+1)>1doncu est strictement croissante.
n.b.: On pouvait aussi trouver le signe deun+1−un.
(d) un+1−un=a−2(−1)ndonc sia¾2alors u est croissante et sia¶−2alorsu est décroissante.
En revanche sia∈]−2, 2[,u n’est pas monotone; ni ne l’est à partir d’un certain rang.
(e) Commeun+1−un=2n1+5>0la suite est croissante.
(f) Sur 0,π2
,sinn(t)¾0et0¶sin(t)¶1on a par produitsinn(t)¾sinn+1(t). Comme0¶π2 (n.b.: les bornes sont dans l’ordre croissant) la croissance de l’intégrale donneun+1¶un d’où la décroissance deu.
Correction2 (a) Puisquex7→p
n2+xest croissante (par composition) surN: pn2+1¶
pn2+k¶
pn2+2n+1=n+1donc p2nn2++11¶un¶2nn++11. Par le théorème des gendarmes on obtientlimu=2.
(b) ln(1)¶ln(2+cos(n))¶ln(3), puis par encadrementlimu=0.
(c) Avant tout un réflexe : Par définition de la partie entière,k x<bk xc¶k x+1d’où, en sommant pourk∈J1,nK: xn(n+1)
2n2 ¶un¶ xn(n+1) 2n2 + 1
n. On conclut par encadrement à la convergence deu vers x 2. Correction3
1o Soitvn=u2n.
On avn+1−vn=u2n+2−u2n=4n1+5−4n1+1<0par décroissance de la fonction inverse surR∗+. De même on montre que(u2n+1)est croissante.
Enfin u2n+1−u2n=−4n1+3 −→
n→+∞0.
Donc les suites(u2n)et(u2n+1)sont adjacentes. Par conséquent elles convergent et ont même limite`.
Un autre théorème du cours assure alors la convergence de u vers`.
2o La remarque se vérifie immédiatement et est à retenir. Avec cette dernière et la linéarité de l’intégrale : un=
Z1 0
n
X
k=0
(−1)kt2kdt. On a donc fait apparaître une somme géométrique de raison−t26=1* donc un=
Z1 0
1−(−t2)n+1 1+t2 dt. De
(−t2)n+1 1+t2
¶t2n+2, on tire de la croissance de l’intégrale
Z1 0
(−t2)n+1 1+t2 dt
¶ 1
2n+3 −→
n→+∞=0.
Il s’ensuitlimu= Z1
0
dt
1+t2 =arctan 1=π 4. 3o On exploite l’adjacence de(u2n)et(u2n+1):
u2n+1¶ π4 ¶u2nde sorte que lorsque n∈Nest tel que u2n−u2n+1<10−2alors u2n et u2n+1 approchent π4 à 10−2près. On résout donc 4n1+3<10−2.
4o Voir Script sur le site de la classe : bouclefor, calcul d’une somme.
*. En toute rigueur il faudrait travailler sur[0,"]avec0<"<1puis passer à la limite quand"→1.
Correction4
1o Là encore on pense suites adjacentes. Pour cela,un+1−un=(n+11)! >0doncuest croissante tandis quevn+1−vn= 1
(n+1)!+ 1
(n+1)(n+1)!− 1
n!n= n(n+1) +n−(n+1)2
(n+1)!n(n+1) = −1
(n+1)!n(n+1) <0doncvest décroissante. Enfin un−vn −→
n→+∞0donc les suitesu etv sont adjacentes.
Conclusion : En particulier, u etvconvergent et ont même limite.
2o On admettait limu = e. L’encadrement demandé résulte d’une propriété des suites adjacentes : uq < e < vq (inégalités strictes par stricte monotonie deu etv).
3o Commeq!×k!1 est entier pour toutk∈J0,qK,N=q·q!uq esta fortiorientier.
On en déduitN< p×q!<N+1absurde puisqueq×q!est entier lui aussi.
Conclusion :e6∈Q. On dit queeestirrationnel.πest aussi irrationnel mais c’est plus compliqué à justifier.
Pour le script voir la page de la classe.
Correction5
1o On étudie les fonctions dérivables f :x7→ln(1+x)−xet g:x7→ f(x)+x22 sur[0,+∞[et f0(x) = 1
1+x−1=
−x
1+x <0et g0(x) = 1
1+x +x=1−1−x+x(1+x)
1+x = x2
1+x >0.
Sur l’intervalle[0,+∞[, f est donc décroissante etg croissante.
Comme f(0) =0, on en déduit f ¶0et g(0) =0donc g¾0surR+.
2o On pense, bien entendu à appliquerlnpour se ramener à la question précédente.
Cela est licite car1+ k
n2¾1et alorsln(pn) =Xn
k=1
ln
1+ k
n2
. Avec1oon obtient Xn
k=1
k n2−1
2 k2
n4¶ln(pn)¶ Xn
k=1
k
n⇔ n(n+1) 2n2 −1
2
n(n+1)(2n+1)
6n4 ¶ln(pn)¶ n(n+1) 2n2 . Du théorème des gendarmes découle la convergence de(ln(pn))vers12.
Par continuité deexpen 12 on en tirelimpn=exp1
2
=p e.
Correction6 n.b.: Dans le cas (exclu ici) deup=uqpour p6=qetu arithmétique on aurait euu constante.
Soitr la raison deu,up=u0+r p=q(1)etuq=u0+r q= p(2)d’oùq+p=up+uq=r(p+q)+2u0=up+q+u0. Il ne reste qu’à trouveru0, par exemple avecq(1)−p(2):u0(p−q) = p2−q2⇒u0= p+q. Conclusion :up+q=0.
Correction7 Après avoir vérifié quevnne s’annulait jamais (produit de termes non nuls) on calcule : vn+1
vn = cos 2n+1π
sin 2n+1π sin 2πn
. Orcos(a)sin(a) = 12sin(2a)d’oùvn+1/vn= 12. La conclusion suit.
De plus (attentionunn’est défini qu’à partir den=2) :vn= v2
2n−2= cos(π/4)
4 × 1
2n−2= p2 2n+1. n.b.: Bien vérifier la cohérence avecv2avant d’aller plus loin.
Il s’ensuitun=
p2 2n+1sin 2πn
∼
n→+∞
p2 2π. Correction8
1o Suites imbriquées, un classique.
Deux possibilités pour le scriptPython: avec ou sans variable auxiliaire. Voir le site.
2o On cherche(λ,µ)∈R2tel qu’il exister ∈Rtel que pour toutn∈N, on aitλun+1+µvn+1=r(λun+µvn).
On remplaceλun+1+µvn+1=λ
2+µ6
un+λ
2+5µ6
vn. On résout doncrλ= λ2+µ6 et rµ= λ2+56µ.
En sommant r(λ+µ) =λ+µdonc soit r =1i.e.la suite est constante soitλ=−µce qui fournit r = 13 puis toutλ6=0convient, on prend par exempleλ=1.
Dans le cas r =1on obtient3λ=µdonc le couple(1, 3)convient.
Ainsi un−vn= u03−vn 0 =−32n etun+3vn=u0+3v0=10.
On résout sans peine pour avoirvn= 52+12·31n et un=52−12·3n−11 . n.b.: Bien vérifier la cohérence avec u0etv0.
Correction9 Avant toute chose on s’assure de la bonne définition de ces suites par une récurrence élémentaire mon- trant que pout toutn∈N,unetvnexistent et sont>0. On poseUn=lnun etVn=lnvn.
AinsiUn+1=12lnun+14lnvn=12
Un+12Vn
et, de même, on aVn+1=12
Vn+12Un .
On peut alors procéder comme à l’exercice précédent ou bien en exprimantUn+2en fonction deUn+1etUn: 2Un+2=Un+1+14Vn+18Un=Un+1+Un+1−12Un+18Undonc(Un)estrl2et les racines de son équation caractéristique sontλ=1±212 ∈]−1, 1[de sorte queUconverge vers0et doncVaussi.
Enfin, par composition de limites, on en déduitlimu=limv=1.
Correction10 Il s’agit d’une suite arithmético-géométrique dont on commence par trouver la limite potentielle`en résolvant`= 13`−4⇔`=−6. On « sait » (le retrouver par récurrence si nécessaire) que(xn−`)est géométrique de raison 13 doncxn+6= (x0+6)×31n doncxn=−6+3n−21 .
Cette expression donne toutes les informations sur(xn): elle est décroissante et convergente de limite`.
n.b.: La suite est du typexn+1= f(xn)avec f croissantesur un intervalle stable iciRconvient.
On prouve facilement par récurrence qu’alors(xn)estmonotonesurR.
Énorme bêtise de penser que(xn)a même variation que f ...Pour trouver son sens de variation il suffit, alors, de comparer les deux premiers termes, en l’occurrencex0=3et x1=−1d’où la décroissance.
Correction11
1o f est croissante par composition surDf = [−2,+∞[. Pour la conjecture graphique on traceCf et ∆:y = x puis les premiers termes de la suite qui semble croissante lorsque u0<2et décroissante lorsque u0>2(elle est clairement constante lorsque u0=2comme le montre une récurrence élémentaire).
Dans tous les casu semble converger vers`=2.
2o Par récurrence : initialisation faite, hérédité par croissance dep. Sur[−2,+∞[, on noteg(x) = f(x)−x=p
x+2−xqui est donc du signe dex+2−x2(par croissance de la bijectionX7→X2surR+). On trouve les racines de tête :2et−1(2évidenteCf.graphique et−1par relation coefficients/racines). Ainsi g(x)>0⇔x∈]−1, 2[.
Comme pour u0∈[−2, 2],u1= f(u0)∈[0, 2], la suite(un)n¾1est contenue dans[0, 2], donc pour toutn¾1, g(un) = f(un)−un>0i.e.un+1>un. Cette suite est donc croissante et majorée donc converge par le théorème de la limite monotone. De plus, par continuité de f sur[0, 2]donc en`∈[0, 2], on a f(`) =` donc`=−1 (exclu) ou`=2.
3o Il reste à étudier le casu0>2pour lequel on montre de même : 1 (un)⊂]2,+∞[,
2 (un)décroissante (grâce au signe de g sur]2,+∞[).
Il s’ensuit par minoration et application du théorème de la limite monotone queu cv, là encore vers2.
Correction12
1o Par composition f est définie, continue et décroissante sur
e2,+∞
. Pour le comportement de u on ajoute la première bissectrice du repère et l’on trace en escalier les1ers termes de la suite. Pour la suite il est utile de regarder l’image deI= [1, e]par f :
1,p 2
⊂[1, e], cet intervalle est stable pour f et, commeu0y appartient toute la suite y est contenue.
2o gest la somme de deux fonctions strictement décroissante surIdonc elle l’est aussi, elle réalise donc une bijection deIsur[g(e),g(1)] =
1−e,p 2−1
, intervalle contenant0. Par le théorème de la bijection, il existe un unique réela∈Itel que g(a) =0i.e. f(a) =a.
3o On dérive f surI : f0(x) = − 1 2xp
2−ln(x); on pose h(x) = xp
2−ln(x) puis h0(x) est du signe de « son numérateur »3−2 ln(x)i.e.positif puisqu’enecela vaut2>0. Ainsihest croissante surIet de même pour f0. Enfin f0(1) =− 1
2p
2 et f0(e) =−2e1 donc f0(x)
¶ 2p12 ¶ 12. De l’eafon tire l’existence d’un réelα∈I tel que
|f(un)− f(a)|=|f0(α)| · |un−a|en particulier|un+1−a|¶ 12|un−a|.
Alternative :Obtenir un majorant plus petit que celui donné dans l’énoncé peut faire penser qu’on a pris une autre méthode que celle attendue. Il doit donc y avoir une autre façon de procéder, moins précise, menant à 12. On pense à procéder directement par encadrement en partant de1¶x¶e. Par application delncroissante sur R∗+puisX7→2−X(décroissante surR) puisp
croissante surR+, on trouvep
2−ln(x)∈ 1,p
2
. Les deux encadrements précédentsétant constitués de nombres positifs, il est licite de les multiplier membre à membre.
On obtient le 12 en question.
4o On procède par récurrence. Pas de problème pour l’initialisation, la récurrence se traite avec la question précé- dente. Un classique à bien maîtriser.
5o La suite majorante tend vers0comme suite géométrique de raison dans]−1, 1[et l’on conclut par encadrement.
Pour obtenir une valeur approchée à10−3près deaon peut procéder soit par dichotomie (g(x) =0) soit avec 4oet une bouclewhile. Voir le site pour des scripts.
Correction13
1o La question revient à montrer, par récurrence, que pour toutn∈N,unexiste etun∈]0, 1[. L’initialisation est acquise et l’hérédité se déduit de la positivité depet du fait qu’une fraction numérateur et dénominateur positifs avec numérateur<à son dénominateur est<1.
2o La bonne définition de(vn)est comprise dans les conditions vérifiées en1osurun. vn+1=ppun
1−un =pvn.
3o La suite (vn+1) est du typevn+1= f(vn) où f est la fonction racine carrée donc croissante, par suite (vn) est monotone. On montre que si elle converge elle le fait vers`tel que`=p
`⇔`=0ou`=1.
Quandu0décrit]0, 1[,v0décrit]0,+∞[. Pourv0<1la stabilité de]0, 1[parp donne lacvmonotone de(vn) vers1et quandv0¾1la stabilité de[1,+∞[parp donne parcvmonotone lacvde(vn)en décroissant vers1.
Dans tous les vas(vn)cvvers1et, par opérations sur les limites,limu= 12. Correction14
1o La suite de Fibonacci est rl2 d’équation caractéristique x2= x+1donc de racinesα,β= 1±2p5 donc il existe (λ,µ)∈R2tel que pour toutn∈N,Fn=λαn+µβn.
Pour trouver(λ,µ), on résout le système
¨F0=0=λ+µ
F1=1=λα+µβ d’oùλ=−µ= p55. Ajout :Comme|α|>|β|, FFn+1
n ∼
n→+∞α, le nombre d’Or.
2o rl
2, équation caractéristique de racine double 12 alors il existe(λ,µ)∈R2tel queun= (λn+µ)1
2
n . On résout comme avant le système donné paru0et u1pour trouver la valeur de(λ,µ).
3o Comme avant mais deux racines complexes conjuguées :
1±i=1×e±iπ4 doncun=λ×1ncos(nπ/4) +µ×1nsin(nπ/4). Idem pour trouver la valeur du couple(λ,µ).
Correction15 Comme Id[0,1]est continue, on a Z1
0
tdt= lim
n→+∞
1 n
Xn−1
k=0
k n
= lim
n→+∞
1
n2×n(n−1)
2 =1
2. De même,
Z2
0
etdt = lim
n→+∞
2 n
Xn−1
k=0
e2k/n= lim
n→+∞
2 n
Xn−1
k=0
e2/nk
= 2 n
1−e2 1−e2/n. Comme le dénominateur est équivalent à−n2 on obtient
Z2 0
etdt =−(1−e2); rassurant.
On recommence : Zπ
0
cos(t)dt= lim
n→+∞
π n
Xn−1
k=0
cos
kπ n
.
Le classique : Xn−1
k=0
cos(kπ/n) =Re
n−1 X
k=0
eikπ/n
=Re
1−eiπ 1−eiπ/n
.
Puis multiplication par l’expression conjuguée pour faire apparaître le module du dénominateur ...
On trouven−1X
k=0
cos(kπ/n) = 1−cos(π/n)
1−cos(π/n) =1, donclimun=limπn =0.
Correction16
(a) L’exemple classique où il faut avoir el réflexe somme de Riemann : une somme de bornendont le terme général comporte l’indice de sommation et dun. On habille :
un= 1 n
n
X
k=1
1
1+ (k/n)2n→+∞−→
Z1 0
dt
1+t2= [arctan(t)]10= π 4.
n.b.: Ne pas oublier la vérification des hypothèses, icit7→ 1+1t2 ∈ C0([0, 1]).
(b) limun= Z1
0
t
1+t2dt car l’intégrande est continue sur[0, 1].
D’oùlimun=1
2ln(1+t2)1
0= 12ln(2) =lnp 2.
(c) En remarquant quepn
2k=2k/net quet 7→2t=exp(tln(2))est continue sur[0, 1], on a limun=
Z1 0
exp(tln(2))dt= 2t
ln(2) 1
0
= 1 ln(2).
(d) On continue dans l’astuce. Il « faut » faire apparaître une somme de Riemann vu le titre de la section à laquelle appartient cet exercice. Après quelques essais infructueux on devrait avoir l’idée d’utiliser le logarithme :
ln(un) = 1 nln
2n×(2n−1)× · · · ×(n+1) n×n× · · · ×n
. Doncln(un) = 1
n
n
X
k=1
ln
1+ k
n
.
Commet7→ln(1+t)∈ C0([0, 1]), le théorème des sommes de Riemann donne : lim ln(un) =
Z1 0
ln(1+t)dt=
ipp[tln(t)−t]21=2 ln(2)−1.
On conclut par composition de limites :limun= 4e. Correction17
1o L’expression proposée vautXn
i=0
n+i
n(2n+i)+Xn
i=0
1
2n2+i n =
k=i+n
X2n
k=n
k+1
2n2+ (k−n)n =X2n
k=n
k+1 n2+kn. 2o Avec1oon peut faire apparaître deux sommes de Riemann :
Commet 7→1+t
2+t ∈ C0([0, 1]), lim
n→+∞
1 n
Xn
i=0
1+ni 2+ni =
Z1 0
1+t 2+tdt =
Z1 0
1− 1
2+t
dt=1−ln(3) +ln(2).
L’autre somme de Riemann converge et son produit par n1 tend donc vers0.
Conclusion :limun=1−ln(3) +ln(2) =ln2e
3
. Correction18
(a) Après factorisation parn2:un∼23. (b) Idem :un∼3n1 donclimun=0.
(c) En factorisant parp
nle numérateurNnon trouvep
nNn∼3+2=5.
Et, pour le dénominateur, on a(n2+3)1/4=p
n(1+3/n2)1/4et2p
n+1=2p
n(1+1/n)1/2donc un∼53. (d) Par croissances comparées,n100=o(2n)d’oùun∼1.
(e) ln(n+ln(n)) =lnn+ln
1+ln(n) n
ln(n)et de même pour le dénominateur doncun∼ ln(n)
ln(n) +ln(2)∼1.
(f) Puissance réelle, réflexe de la forme exponentielle :un=exp 1
ln(n)ln(n)
=exp(1) =e.
(g) Commearctanest bornée,2n2−arctan(n)∼2n2, de même pour le dénominateur d’oùun∼1par quotient.
(h) Classique à savoir par♥: un=expn1ln 1+n1
. Orln(1+1/n)∼1/ncar n1 −→
n→+∞0d’où par composition de limiteslimunexp(1) =e.
(i) p
n2−n−n=np
1−1/n−n=n
1− 1
2n +o
1 n
−1
=−1
2+o(1) −→
n→+∞−1 2. Correction19
1o Pourx¾0etn∈N, on pose fn(x) =ex−xn.
On cherche à résoudre fn(x) =0⇔x=nln(x)⇔ f(x) =n. De plus f est dérivable surR∗+ par quotient et f0(x) = 1−ln(x)x2 . Donc f est strictement croissante sur]0, e[ et strictement décroissante sur]e,+∞[. Comme
x→0lim+f(x) =−∞et lim
x→+∞f(x) =0, on déduit de f(e) =e−1que f(x) =1/n possède une unique solution un sur]0, e[et une unique solutionvnsur]e,+∞[(n¾3), d’après le théorème de la bijection.
2o En notant f1 la restriction de f à [1, e], n+11 ¾ n1 ⇒ f1−1(1/(n+1))f1−1(1/n) i.e. un+1 ¶ un donc (un) est décroissante et minorée par1donc elle converge vers`∈[1, e].
Par continuité de f sur[1, e]donc en`, f(un) =n1 entraîne f(`) =lim1n=0donc`=1.
3o Si(vn)était majorée parM. On auraitevn ¶eMpar croissance deexp. Orvnn¾en doncvnn→+∞mais alors evn→+∞; Absurde. Conclusion :(vn)tend vers+∞.
Correction20
1o fn est strictement croissante et continue surRcomme somme de telles fonctions donc elle réalise une bijection deRsuri
lim−∞f, lim
+∞f
h=Rd’où la conclusion.
2o fn+1(x)−fn(x) =x.
Comme fn(0) =−1<0,un>0donc fn+1(un+1)> fn(un+1)i.e.0> fn(un+1)⇒ fn−1(0)>un+1i.e.un>un+1 donc(un)décroît.
3o Il reste la majoration, pour cela fn 1
pn
= n5/21 +p
n−1>0pourn¾1.
Par encadrement il vient queu converge vers0.
Correction21
1o Soitn ∈N∗ et gn: x 7→ xn+x−1. Cette fonction continue et strictement croissante sur R+ (somme de telles fonctions) réalise donc une bijection deR+sur gn(R+) = [−1,+∞[.
Comme0∈gn(R+), il existe un uniquexn¾0tel que gn(xn) =0.
2o Montrer que la suite(xn)converge et que lim
n→+∞xn=1.
Tout d’abordgn(1) =1>0donc xn∈[0, 1]en particulier(xn)est majorée par1.
Ensuitegn(xn+1) =xn+1n −xnn++11+xnn++11+xn+1−1=xn+1n (1−xn+1) +gn+1(xn+1) =xn+1n (1−xn+1).
Commexn+1∈[0, 1]on a donc gn(xn+1)¾= gn(xn)donc(xn)est croissante en appliquantgn−1qui est croissante.
Conclusion :(xn)converge vers`∈[0, 1].
Si0¶` <1alorsxn¶`⇒xnn¶`n⇒limxnn=0.
Passer à la limite dansxnn+xn−1=0donne`=1; absurde.
3o Remarquer fn(yn) =0.
Or fn est bijective décroissante donc il « suffit » de montrer, qu’à partir d’un certain rang, fnlnn
2n
>0tandis que fn2 lnn
n
<0. On note que lim
n→+∞
lnn
n =0par croissance comparée d’où les écritures à suivre.
fnlnn
2n
=n
−ln2nn+olnn
n
−ln lnn+ln 2+lnn=−12lnn−ln lnn+ln 2+lnn+o(lnn)⇒fnlnn
2n
∼ 12lnn.
De même on montre fn2 lnn
n
∼ −lnndonc fnlnn
2n
<0à partir d’un certain rang.
4o De l’encadrement précédent on déduit ln lnn−ln 2−lnn
lnn ¶ lnyn
lnn ¶ ln 2+ln lnn−lnn
lnn ⇒lnyn∼ −lnn.
Enfin, en remplaçant dans fn(yn) =0:nln(1−yn) =lnyn⇒ −nyn∼lnyn∼ −lnn⇒yn∼ lnn n .