© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville
Devoir à la maison n°04
• Le devoir devra être rédigé sur des copies doubles.
• Les copies ne devront comporter ni rature, ni renvoi, ni trace d’effaceur.
• Toute copie ne satisfaisant pas à ces exigences devra être intégralement récrite.
Problème 1
Partie I – Intégrales de Wallis 1. Le calcul ne pose aucune difficulté, on trouveI0= π
2 etI1= 1.
2. On intègre par parties
I𝑛+2= [−cos(𝑡)sin𝑛+1(𝑡)]
π
02 + (𝑛 + 1) ∫
π 2 0
cos2(𝑡)sin𝑛(𝑡)𝑑𝑡
= (𝑛 + 1) ∫
π 2
0
(1 −sin2(𝑡))sin𝑛(𝑡)𝑑𝑡
= (𝑛 + 1) ∫
π 2 0
(sin𝑛(𝑡) −sin𝑛+2(𝑡))𝑑𝑡
= (𝑛 + 1)I𝑛− (𝑛 + 1)I𝑛+2
D’où la relation de récurrence,
∀𝑛 ∈ ℕ, (𝑛 + 2)I𝑛+2= (𝑛 + 1)I𝑛
3. D’après la relation de récurrence établie précédemment : I2𝑛= (2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 3) × ⋯ × 3 × 1
(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × ⋯ × 4 × 2 I0
= (2𝑛) × (2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 2) × (2𝑛 − 3) × ⋯ × 4 × 3 × 2 × 1 [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × ⋯ × 4 × 2]2 I0
= (2𝑛)!
[2𝑛𝑛!]2I0= (2𝑛)!
22𝑛(𝑛!)2 π 2 De la même façon,
I2𝑛+1= (2𝑛) × (2𝑛 − 2) × ⋯ × 4 × 2 (2𝑛 + 1) × (2𝑛 − 1) × ⋯ × 5 × 3I1
= [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × ⋯ × 4 × 2]2
(2𝑛 + 1) × (2𝑛) × (2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 2) × ⋯ × 5 × 4 × 3 × 2I1
= [2𝑛𝑛!]2
(2𝑛 + 1)!I1= 22𝑛(𝑛!)2 (2𝑛 + 1)!
4. Puisque∀𝑡 ∈ [0,π
2],0 ≤sin(𝑡) ≤ 1, on a
∀𝑛 ∈ ℕ,sin𝑛+1(𝑡) ≤sin𝑛(𝑡) Ainsi après intégration sur le segment[0,π
2],I𝑛+1 ≤ I𝑛. La suite(I𝑛)𝑛∈ℕest donc décroissante. On a donc en particulier,
∀𝑛 ∈ ℕ, I𝑛+2≤ I𝑛+1≤ I𝑛
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Soit encore, d’après la relation de récurrence obtenue ci-dessus,
∀𝑛 ∈ ℕ,𝑛 + 1
𝑛 + 2I𝑛≤ I𝑛+1≤ I𝑛
5. Par une récurrence sans difficulté, on prouve à l’aide de l’inégalité précédente que pour tout𝑛positif,I𝑛> 0. D’après la question précédente,
∀𝑛 ∈ ℕ,𝑛 + 1 𝑛 + 2 ≤ I𝑛+1
I𝑛 ≤ 1 De plus,
𝑛→+∞lim 𝑛 + 1 𝑛 + 2 = 1 d’où , en appliquant le théorème d’encadrement,
𝑛→+∞lim I𝑛+1
I𝑛
= 1 et doncI𝑛+1 ∼
𝑛→+∞I𝑛. 6. On remarque que∀𝑛 ∈ ℕ,
(𝑛 + 2)I𝑛+2I𝑛+1= (𝑛 + 1)I𝑛I𝑛+1
La suite((𝑛 + 1)I𝑛I𝑛+1)𝑛∈ℕest donc constante égale à π
2 carI0=π
2 etI1= 1.
7. On a(𝑛 + 1)I𝑛+1I𝑛 ∼
𝑛→+∞𝑛I2𝑛d’après ce qui précède. Ainsi,
𝑛→+∞lim 𝑛I2𝑛=π 2 Puisque la fonction racine carrée est continue en π
2 et queI𝑛est positive,
𝑛→+∞lim √𝑛I𝑛=√ π 2 AinsiI𝑛 ∼
𝑛→+∞√
π 2𝑛.
Partie II – Formule de Stirling 1. On a𝑣𝑛= (𝑛 +1
2)ln(1 + 1
𝑛) − 1. Or
ln(1 + 1 𝑛) =
𝑛→+∞
1 𝑛− 1
2𝑛2 + 𝒪 (1 𝑛3) donc𝑣𝑛 =
𝑛→+∞𝒪 (1
𝑛2).
2. Comme𝑣𝑛 ∼
𝑛→+∞𝒪 (1/𝑛2)et que la série à termes positifs∑𝑛≥1 1
𝑛2 converge, la série∑𝑛≥1𝑣𝑛converge. Par téles- copage, cela signifie que la suite(ln(𝑢𝑛))𝑛≥1converge vers une limiteλ ∈ ℝ. Par continuité de l’exponentielle, la suite(𝑢𝑛)𝑛≥1converge versℓ = 𝑒λ> 0.
3. On déduit de la question précédente que𝑛! ∼
𝑛→+∞
𝑛𝑛𝑒−𝑛√𝑛 ℓ .
En utilisant l’expression factorielle deI2𝑛trouvée enI.3, on obtientI2𝑛 ∼
𝑛→+∞
πℓ
√2𝑛. Or d’après la questionI.7, on a I2𝑛 ∼
𝑛→+∞
√π
2√𝑛. On en déduitℓ = 1
√2π. Ainsi𝑛! ∼
𝑛→+∞√2π𝑛𝑛𝑒−𝑛√𝑛.
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