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Microfiche Séries
(IMonograptis)
ICMH
Collection de
microfiches (monographies)
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MAÇONNERIE
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LA CONSCIENCE
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DÉNONCIATION JURIDIQUE
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OUVELLE ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE
QUÉBEC
IMPRIMERIE DE rAcUon Sociale Lié
103 rue Sainte-Anne 1910
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MAÇONNERIE
ET
LA CONSCIENCE
CATHOLIQUE
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ÉTUDE
LA DÉNONCIATION JURIDIQUE
NOUVELLE ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE
QUÉBEC
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1910
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et approuvé :Fil Th. Don. C. GoMTHmn.
Lecteur Fh. E. a. Lanolam,
Lecteur
O.P..
CI. Théologie.
0. P..
en Théologie.
Permit Jtimprimtr:
St-Hyacinthe, 8 février 1910.
Mon
Révérend Père,Je croii aincéremenl que votre travail est de nature à faire du bien, et je vous engage i le publier.
Votre très dévoué en N. S.
Fr. Henri Haoe, O. P.,
Vicaire-Général des Dominicains.
Imprimatur:
Québec. 15 février 1910.
t Paul-Eugène,
Ëvéqne d'EIeuthéropolis.
Conformément à la loi, trois exemplaires de « La
rranc-Maçonnerie et La Conscience catholique» ont été déposes an ministère de l'Agriculture. Ottawa, par
ie
K
i-. Louët, Dominicain, en l'année mil neuf cent diz.LETTRE DE
H.L ABBt PERRIER A LAOTEUR
Montréal, 15 fivrier 1910.
Au
Révérend Pér» Coutfi, O. P..Québvc.
Mon
Révérend Père,L« publiotion de votre brochure devrait être la première d'unesériedevenue nécessaire i l'heureactueHe pour démasquer l'ennemi et former une
saine opinion publique dans la Province de Québec.
Je vous lélicite de recourir i ce genre, au tract
pour rappeler en termes vils, nets, pressants les prin- cipes qui doivent guider nos contemporains; à cette lumière ils verront la voie droite dans laquelle ils doivent marcher pourgarder leur foi et rester fidèles a leurs meilleures traditions nationales.
Qui ne connaît la salutaire influence des tracts en Angleterre? Ce sont des
homme.
4t conviction qui ontcommencé le mouvement. Parf. S,
m
i- ,j, violent.On
reconnai.«iit que c'était nécessaire p,H «i,l, etremuer lesespnu.
A
ceux qui s'easrouch.ient.Vewman
répon- dait: «On
ne gagne rien en se tenant ("«quille Jesais sûr que les apôtres ne se tenaient pas -quilles »Vous avea de beaux modèles. J'e, .., -
bonheur de pouvoir marcher sur leur trace et
„ ^
d'agrter1 expression de mes sentiments bien dévoi,.^.
(Signé;
L'abbé Phiuipp. ^«iBa.
LA FRANC-MAÇONNERIE
T
LA tON8CIENC£ CATHOLIQUE
ÉTUDE SUR
LADÉNONCIATION
JUBIDIQUEI
Instiluée
pour
faire la guerreau mal
et*>"'"•«,.«"?. fègne et
son empire dw.
femonde
1Eglise, dès sa naissance, savait ce rta.ïïvert!:!"''""" "°""
«*" siècles. 'ElleSon
fondateur n'avait-ilpas dil à ses nre- nations!
Mais
il avait ajouté:"Je vous
envoieau
milieu des loups/'Ce
n'étaitms
un
correciif.mais un
avertissementDeplïï
iiSd'r^T= "Le'oupse
cacheïui
des sTècfp?
jr'^"-*"**
'"consommation
aes siècles, etjamais
les portes de l'enferParagraphe prtvàtr
ne prévaudront contre cette Eglise
que
je bâtirai sur la pierre. "Il importe de ne
jamais
oublier ces paroles,auand on
parle de l'Eglise, de ses ministres, de sesœuvres
et deson
histoire.Il est manifeste qu'elle est née
pour
lecombat,
c'est sa vie, etjamais
elle ne s'estdérobée à ce devoir. Alors rien d'étonnant qu'elle ait, elle aussi, ses
moyens
propres dedéfense et d'attaque;
on
conçoit égalementqu'il lui importe de connaître' ses ennemis.
Et, cest élémentaire.
Parmi
eux, il en est qui frappenten
plein visage, ce sont les braves : ilscombattent
lépéeen
main, ces chevaliers d'unemauvaise
cause, égarés par la passionque
produit souvent l'erreur et qu'entretient l'ignorance.Ils sont
animés
d'une certainebonne
foi quiles^
amène
souventaux
pieds decelle-làmême
qu'ils ont voulu détruire. Elle les accueille avec bonté,
comme du
reste, touteâme
loyale et sincère qui cherche la vérité, et qui1accepte dès qu'elle est reconnue.
Il
en
est d'autres qui se cachent, qui sedissimulent
pour
organiser leurs complots.Ils
ne
sont pasparmi
les plus braves, ceux-là,
mais
ilscomptent
certainementparmi
les plus dangereux.Ce
n'est pasque
l'Eglise aitpeur
ou
qu'elleappréhende quelque coup
mortel, elle ne craint rien sous ce rapport.
FraHe-MaçoHnerit tt ComeitneteaiMiqu»
es
promesses
deson
fondateur Juiont suffi enfants. J eflet de leurs machinations.
Cepen-
dant contreeux
aussi elle est armée.^
lumi
''^'«, '""ière, elle se servirade la
lumière, et elle projettera
un
puissant fais-hZ t "y?"?, '""ip^"*
sur les bas-fondsdans
lesquels ils sedérobent.
Uon
XIII l'adj avec
une
vigueur etune
énergieHàl^iil
lumi;«.^^T^sque^
ceshommes,
faites lalumière sur leurs agissements. "
Comme on
le voit, c'estune
bataille de dreda^f r^^r
'^"^b^"' Puisqu'il faut descen- Points "^
^
'""
'^^"^^"T™»-
Cesl
pourquoi. l'Eglise,afin
de
les attein- dre plus sûrement, a faitaux
fidèlesun
devoir grave de
dénoncer
les officiers"
chels occultes de la
Franc-Maçonnerie
e desles sociétés secrètes, et cela sous peined^excom-
e""hS°"- C>n«™T'
"^'•'^-s
«?esrsageet habile, car c est combattre
à armes
éaaleset ce sera
une arme souverainement
efficacede"ses'"hSf'
''""
^''''
'^"'^"^' '«
"^
On
aurait tortde reprocher à l'Eglise cette
iTvôt?
^' ??"''»«^« »^e n'estpaf
ellequî
L
eI
["!• F^?""'!""
<=o"P-«"e "t
néepour combat.
,1 faut bien suivre l'ennemi sur le terrainque lui-même
a choisi, àmoins Jue
Parairafheprmier
I
on ne
prétende qu'elle doive se laisser égor- gerbêtement comme une
victimeque
l'onconduit à la boucherie. C'est ce qu'elle ne ferapas, ellene peut pas le faire, ellen'en a pas
ledroit. Alorselle luttera et elle triomphera
comme
toujoursen
attendantqu'elle soitappelée surde nouveaux champs de
bataille, car ces luttescomme
ces victoires ne sont, ensomme, 3ue
des épisodesdans
la guerre engagéeepuis les premiers jours de
son
existence.Bien peu
connaissent cette obligation eten comprennent
la portée ; cependant,comme
nous
le verrons tout-à-l'heure, elle intéresse tous les fidèles. 'Nous
essaieronsdonc dans
les pages qui vont suivre,d'expliquer ce devoir, etd'enmesu-
rer toute l'étendue.
II
A'
DlNONOUTION DU nUKCS-MACONS
OTw^Te.
RudMiM
ehréttoniM.— DeToir Impé-le droit de se défendre contre toute aaression injuste et
de
se protéger contretoutf
entre-prise qui pourrait
menacer
son existence.Cest
affairede
droit naturel etde
droitcom- mun. Donc, pour
elle,nécessité
de
connaître ces agresseurs: donc,pour
tousceux
quicomposent
la société, obligation dedénoncer
les
noms
de ces malfaiteurs qui complotent et oréparent la désorganisationdu
corpssocial.Le
plus simplebon
sens suffitpour
dire à tousque lon/a pas
le droitT
se taire!r de \Ll
faire cetteT
"/.dénonciation,^^'''°}' ««"^^^dùt-on.''« consciencede
cechef, encourir la haine des sectaires et s'expo- ser
à
leurs représailles: question préalablequ
il imnorte5
élucider dès maintenant, afinde
bien faire voir àchacun
l'étendue d^ son devoir vis-à-vis des francs-maçons.ÎO Paragrark»dnucUwu
Les
théologiens s'accordent à reconnaître l'existence et Ta force coercitive de cette loi ; ils nemanquent
pasnon
plus d'en précisertoute la rigueur.
S.
Thomas, dans
laSomme
Théologique,nous
dit : «Toutes
les foisque
lepéché
caché peut nuireau
bien corporelou
spirituel d'autrui, il fautavenir
l'autorité, car le bien public l'emporte sur le bien privé. .Ce serait le cas, siun
conspirateur essayait de s'empa- rer de la villeou
si quelqu'un voulait détruire laloidans
lesâmes.
» '«'L'exemple
est typique.Un peu
plus loin,daqs
l'article 1er de la ques- tion 68ede
lamême
partie, il confirme cetenseignement. Billuart,
dominicain du
18esiècle, et l'un des
commentateurs
les plus autorisésde
S.Thomas,
parledans
lemême
sens.
Parmi
les théologiens plusmodernes.
Konings. C. S. S. R., déclare
que
les parti- culiers sont tenus par charité, sous peine depéché
grave, dedénoncer
les malfaiteursdangereux pour
l'ordre public, qu'il s'agissede l'état
ou
de l'Eglise,même
s'ils devaienten
souffrir. Bucceroni. S. J., dit encore
que pour
éviterun
plusgrand
mal, il ne fautpas
hésiter à
dénoncer
les fauteursdu mal
quise cachent.
Une
loi positive n'estmême pas
nécessaire. le
danger
public suffitpour
justi- fier pareilledémarche.
(1) S. Thom. 2da, 2dae. Q. 33, art. VII, o.
frane-Uaçonntrit el CmueUne* ealholiqu 11
Cesl
clair, cest simple, car c'est rensei-gnement de
Eglisedonné
par laplume
de sestheolMiens
les plus compétents. 11 n'y adonc
plus d^hésitation possible.Mais
la franc-maçonnerie, et les sociétés secrètesen
général, sont-ellesun danger
etune menace pour
l'ordre public ?La
tolérance dont elles sont l'obje!, et le crédit dont elles jouissent auprèsde
certainsgouvernements
constituent peut-êtreune
sorte deprésomption
en leur faveur.Aux yeux
des esprits ainsi prévenus, tous cens: qui les con-damnent
sont injustes, à tout lemoins
témé-raires.
Cependant, non
seulementdans
les siècles passés,mais
encoredans
le présent, elle a été et elle est encore l'instigatrice toute puissante et très écoutée de certains actestout-à-fait nuisibles, et parfois désastreux
pour
Ibglisecomme pour
l'état. Il est évident qu'elle s'est faitepersécutrice.
Empruntons
àLéon
XIII lesparoles aui
résument
le mieux, l'ensemble de la doctrine sur la «^ranc-maçonnerie. Il a été vingt-cinq année: urant. le docteur universel.Son
génie puissant et inspiré Ini a dicté, sur cette question, l'expression des pensées les plus exactes
comme
les plus clairvoyantes, tantau
point devue
théologique et philo- sophique,quau
point devue
socialet politique.
X» PmrkirarAê diwtiim»
Elle est, dit-il,
dans
sonEncyclique:
tlumanum
Geniu,une
institution essentielle-ment
malfaisante, et elle constitueun
périlpermanent pour
l'Efllise etpour
la société civile elle-même, si bien
que
les-peuples sou- cieuxde
leurs intérêts, à^exemple de
l'Eglise, devraient lacondamner,
la poursuivre par- toutou
elle se cache, et la faire disparaître, ttcartantd abord d une main
ferme et vigou- reuse les voilesdu
mystère dont elle s'enve- loppe, et qui ne sontque
la parodie et l'imi- tationde nos
'fêtea etde
nos cérémonies.Il dit ensuite la nature
du
serment des franc-maçons
:serment
odieux etcriminel parce-
qu
11 place ceux qui le prêtent au-dessusde
tout tribunal, et leur défend
même de
dire la véritéau
juge qui les interroge.De
là.montant
plus haut, jusqu'auxprin- cipes
suprêmes connus
d'un petitnombre
seulement, bien
que
l'on soitmoins
discretde
nos jours, ilmontre que
le but ultimede
ces organisations, c'est la destructionde
lacroyance
en Dieu
etde
tout l'ordre surnatu-rel.
Le péché
originel, la grâce,nos
rapports avec 1autremonde,
soit durant la vie pré- sente soit après la mort, tout cela, disent les adeptes, cen
estque
ténèbres ;on
ne les ajamais
percées eton
ne les percerajamais
Ce n
estpas évidemment
ce qu'elle enseigneà
tous les siens,ceux
des rangs inférieurs, les nails, les badauds, les initiés des premiersFrane-MatOHiuri*
M
Comcimet eatholiqtu IS? Ç^*i
'c"'""
garderait bien,mais comme
le di le Souverain Pontife, c'est vers ce but
ailelle fait porter tous ses efforts. Grftce à la dissimulation, l'hypocrisie et le
mensonge,
elle réussit à
tromper un grand nombre
de-personnes
qu
elle enrégimentedans
ses batail- lons éblouis et flattés, qu'elle lance à droite et à gauche,comme
des rid-auxde
troupes qui couvrent le corps principal, chargé des assauts les plus décisifs et lesplus meurtriers.
Il va sans dire
que
le principal objectif de ces assauts,ç est l'Eglise, la gardienne ici-bas
du
surnaturel et lasemence
des vertus chré- tiennes.
Tout
estbon
contre elle: lemen-
songe, la calomnie, la falsification
de
l'histoire,comme
1 interprétation scandaleuse de sa\m
et de sa discipline.
Pour
atteindre plussûrement son
but, ellecorrompt
lesmoeurs
par la production et la préparation d'oeuvres littérairesou
artistiques qui bravent l'honnêteté. L'obscène esten
grande faveur chez elle.La
société civileelle-même, organisée
avec une
sollicitude si grande,au
coursdu moyen-
âge,
armée d une
force derésistance si remar- quable, ne pouvait trouver grâce devant elle.
Malgré
1ébranlement
qu'elle a déjà subiennemis
sentent bienque
les lois sur lesquellesses ellerepose ont encoreun parfum
trop fort d'es- sence chrétienne. C'estpour
celaque
les loisu P^fr^fin
i*umiim$qui
régissent le mariage,comme
son inviola-bilité et son indissolubilité, sont
dénoncées
par elle, tournéesen
ridicules sur la scèneou dans
ieroman
sans moeurs,ou menacées
par des lois iniques. Elle s'emparede
l'enfancequ
elle arracheaux
bras et à la foi des parentset
qu
elle entassedans
ses écolesoù on
luienseigne autre chose
que
les traditions chré- tiennes.Elle
ne
sera satisfaiteque
le jouroù
ces bases sociales n'existeront plus, et qu'elle dictera à la sociél^ des conditions d'existenceconlormes
à sa doctrine,c'est-à-dire le jour
ou
elle la conduirait infailliblement à laban-
oueroule. si la Providence n'était làpour
lui direcomme
jadis à son maître:Vade
rétro!Inutile
d
insister d'avantage: il est certainque
la tranc-maçonnerie constitueup
danflerpermanent que
touthomme d'honneur
etde
cœur
devraitcombattre
; bien plusaucun gouvernement
ne devraiten
tolérer l'existence ni 1 admettre
dans
ses conseils.Dans
tous les cas,pour
ce qui concerne le catholique, le chrétien et le philosophe qui veulent être sérieux, ce qui précède suffitpour
leur indiquer leur devoir etnous
n'endeman- dons pas
davantage aujourd'hui.Désormais, que
tous lesfrancs-maçons
etles
membres
des sociétés organiséessur la
.même
base, et qui leur sont sympathiques.Fnm>.Maçi>iuuri0 tl Cmucitiut«oMoI^fm 18
nous
soient suspects,n'ayons
aucuns
rao-ports avec eux. et n'hésitons pas à les faire connaître
an grand
jour.n.uJnV"''
*>"*'''i«'*" "
supprimé
l'excom-munication
qui atteignaitjadis ceux-là qui
ne
dénonçaient pasmême
ïes simples francs-"Kûjr;'.
'°'''«'"°" ''^™'' -—
Cependant
n'oublions pas lesdroits
de
1»chanté
chrétienne.Soyons
sages et prudentsINous
savons ceque
veut l'Eglise, elle besoin de connaître ses ennemis,mais
n'ou-aS'.'"?
•"?" Ç'"' *!"« '"calomnie
et1 injustice lui font horreur.
Dans une
matière"htoîo*™*-*'
"""*
''''"°"*8>™plement
avec la"
Si l'on n'a pas de preuve de ce qu'onôh»^^"".*!""
'^^.'^ "ï""°" " «'«"«"d" dire, la silence.^' ^ '^"'**"'
*'"* ''°" 8»rde leMais
à celui qui possèdela preuve et la certitude, il nest plus
permis
d'hésiter cide
se taire.
m
DlxoNounoir du onrg
Sommaire—
L'I^diM frtMf«
tenettoarimu.
noon U prudtnM.—
Otuz qoldalTmt pSuT
L'Eglise ne fait rien à la légère, l'expérience de» siècles passés et l'assistance
de
l'Esprit Sainten
sont de 'sûrs garants. Elle a ses motifs, et elle pèsemûrement
ses décisions.Comme nous
le disions tout-à-l'heure, bienque
1 odieuxde
pareillesmesures semble
peser sur elle,nous
n'en persistons pasmoins
à déclarerque
la dénonciation des sectaires estun
actede
charité chrétienne, car elle se doit à tous, et elle doit protection à la foi etaux mœurs de
tous les fidèles. Sesmembres
à leur tour lui doivent cette
marque de
piétéfiliale.
"^
Ainsi
donc
cette obligation dedénoncer
lesfrancs-maçons est grave
comme on
vientde
le voir.
Mais
elle T'est bien davantagequand u
sagit des chefs et officiers qui tiennentdans
leursmains
tous les filsde
ces organi- sations, et les lontmarcher à
leur guiseCest
pourquoi l'Eglise aimposé une
peinétrès sévère contre ceuxquirefusentde
dénoncer
I
/rm».JrafmiwrM<l Caïuiitntt eoUkolùiu*
i I
J
17 cet •ortei
de penonnes. On p-m
Ju.er iwr làHon réwrvée au
SouverainPontife. Elle le
rouve
dan»
la célèbre Constllutlon:Ap'
IX. le 12 oclobre 1869. Ellem
lit co.•uil : « ionl
excommuniés
: 1».Ceux donnent
leurnom aux
sectes maçonn.ji.ou
sociétésdu même
genre, qui consirà»contre l'Etat
ou
contreÂgns^^^uT^^
ïl/r""""*,'.*
'?? protègent d'unen.amére
2..&""=
«•.^'''"'i"'
ne dénoncent
p..es chefs
ou
officrçrs cacliés etoccuit.s, auVsi falîf
»'"'" *'"' dénonciation nest pa.
Ainsi donc, la censure porte sur trois caté- gories
de
personnes: d'abord,les «nc»-
maçons proprement
dits,puis leurs «rotec leurs, puis enfin ceux-là
que
l'on pourrait aussi bien appeler leurs protecteurs indirects puisquils les protègent%r
le silence.(>
sont pourtant des catégories
de
personnes biendistinctes,
mais
toutes trois encourentla
at mir
t"it;e.'°"'"'™'^ '°'"
excommuniées
Il n'est
donc permis
à personne de garder^r
U°!1k''?renseignements
que
l'on pSssède sur les chefs de ces sociétés, et c'estdoutant
plus urgentque
l'Eglise ajouteune
sanclfon a la loicommune,
dontnous avons
parlé/«
*'»trûf^t irtMimt
«"'Su""'
'~'"-P----' '«
d*«en.e„r.de
d'.bord ce au':ile
S™â! "'~
•°"'- ^'''°"«lnvi..,L";r„*„''M;
'?t»'™P''n'en.une fid.e,de
J^.Ï'îe'^^S'JC^^
ie.dan,
lescirco"s,ancera'
«it'^TÎ?""*'''^'!'"•
chance
de réussir,nui
•«•»]•
•.'*", J*"" «^^S". Elle ne
yiv p»»TulZT
''" *='"''"»-relirenl
He
la socié?r.^.r ' •*". ''^"•* «1"^«
autremen.
'"'
'''"' '"de mort ou
légHime. en
7oe
de JaLT?'*
""««^"«^«requant ou de
laproterfionTllT
''^ ''*"»-et cette obligation atteint .«f.
i
~n"n""auté.
.qui savent.
Se
sourei ceri^"''"
<=-»'i«'ique..n^lyidu
^^ omcler-lanTS:;,;!:;^,
fcdS'
nous°"rutns'*^ JrXti" î^'^^^^' --
P<»»Hif. grave oui
«kR-
*° ""
précepte /esfidèleV^yân^lW i^
^"., conscience fousmêmes
deThlmJ! tf
ës^"'.- ^'î'''"""
quent
encorepIus
clairnîem sa^tS' '"''
A^on denunciantes.
ceux
ouin-^f
pas;
donc
tousceux
oui savp'n?dénoncent
*qui savent, sans exception.
fraHa-MtOHiurU«f Coiuei*ne$ emkaUpu 1»
queli qu'il! .oient,
.'il,
ne
parlent uasno nTaoT"'*'-
^''°"'"«"'^'"°'- *^"'
U
dénonciation dei coupables doit êtrefaite
dans,
l'intervalledu moi»
qui suit l"connaissance
de
celte obligation,ou
bien• 1 élection
d un
catholique àun
officeou
àune
Elle doit être faite à l'Ordinaire,
de
vivevoix. par écrit,
ou
par rinlermédiairedu
con!&„';«''„""".'''""." P"*'"
* <=« "«""«ère.(Konings. op. cit., ut suprà.)
r«iri"„ n^'L''* «'?*'*
"'
<'°"<= «ccordépour
ceJî
ni'1™""^*'"'""""
'••"«>»
écoulé,que
ce soit négligence
ou que
ce soitmauvais
vouloir, si
on
ne sest pas exécuté.on"nco"rt
de smte. et par le faitmême de labslenl?ot
1
excommumca»ion
avec tous seseffets et con- séquences, qui sont la privation des sacre- ments, des mérites
de
l'Ëglise et de laDarH
cipation à laComm,
nion des saints.^
L
absolutionde
celte censure est réservéeau
Souverain Pontife.Cependant,
une
foisapprouvés
|ieuvent enabsoudre
;mai"
noublion
pasque
ce pouvoir ne peut être exercé av.ntque
le coupable n'ait étérelevé de a censure. (S. Off.. 1er
fév. 1871 )
11
ne
peutdonc y
avoiraucun
doutedans
I esprit de personne, tous ceux qui connaisse ..l
«0 Paragraphe Iroinime
dénoncer
rûf-„êt^en" ""*
'T
'^' "«^tenu de faire Ja
dénnS- """
P'""'"'"»
s'il
ne
peut Jafai^T
^"°''P" "« «"««,
vero.
DenunciatioT
'"P"""^"^- (^^raris
rf&r i'^b^iXtcÏÏse'^""^
"^ i'^"*°"'^simple
accusaUon portlepar
les ?„""'"''"""
subirait pas. (S. ôff „,
supi V °'"' "^
loi P^oslu*^:
irSi' ;:f 1- P^^-P'e de
peut causer des tori. '^ •j/',?*"'"écution sonne ou aux
bii°sdu
T"^^'^*''"
* '"
P"'
fois. Berardi
S
J „„^dénonciateur. Toute- toute illusfôn
qui' n^o":
TrJ^ ^"^^ -»«-
famie
ou
de lamorf ^ ""
''"°8^'" ^^ l'in-subir des
doJmaîes l
ave"s"T''
"P°u'^*
ou
ceux de sesDroch«
/d' •"A *"
"«ien*1069, IV.) P™<=hes.
(Praxis Conless. no.
ré^z\:zrt^Zi:'' '"««
'«p^' ^«
-Sissant
ainsi;-/"?:-X/'îïï;-l
T.
Franc-ilasonnerU et Cotuàmeteatiulique tl
lE^lise et
de
sonenseignement
doctrinal.Odiosa
mnt
restnngenda. a-t-oncoutume de
dire en théologie, cequi nesignifiepas
que
tout déx^ir pénible doit êtresupprimé
et frustré,mais que
I hglise sait apporter des tempéra^ments
à la rigueur de seslois : concessions à
la
p
lie et à lacommisération
en faveurde
la faiblessehumaine
Cependant, cetteréserve
laite, la lo, reste intacte et conserve toute sa force effeclne.
Comme nous
le verrons bien- tôt elle atteindra toujours son but, car ilssonl
nombreux
ceux-là quine
pourront pas
s
y
soustraire, sans encourir la censureédictée par le Souverain Pontile.Il
y
a d'abord tous lesmembres
actuels destoges. Ils ne cessent pas d'appartenir à Itiglise. bien
qu
ils soientexcommuniés
; ilsZn^"
a'^°"*^ *" ^"'* ^« Ç^^''« "««-tel.mais quand même soumis
à ses lois coercitives.Il
y
a encore ceux qui se retirent,pour une
raisonou pour une
autre; après av^irdans
la sociétédeces gens-là. ils lesconnaissentvécutrès bien,
eux
et leurs chefs, ils doiventdonc
parler.
Il
y
a encore lesamis
auxquelson
fait des indiscrétions,comme
ily
a les accidents quivous ménagent
les surprises lesplus inatten- Et. ceux-là
que
les zélateurs approchentsollicitent et pressent de
donner
'leurnom
aux
sectesmaçonniques composent
peut-être
la catégorie qui est le nln» &
™â 7~I
'
bien
que
cene
soni «». i'^°"f concevons
plus fervents ni les dFu, JrA?"*^°''«ïues les croire
cependant qu'irauJonî
'„*"°"^ °»o«
religieux, devant
nni
kî?"* "**«2d
espritpourfai^Jerdevohe„°^'«''"°"
"' «"«ve.intelligent.
Us
doiventêtte^T"" *^"t"
«»ces gens-là. aupr' de
m^ "^^ «ombreux
zèle;
pour
faire v«l«f ^"'°°
'« '«i™du
cite sa„% doute des
i," «"f
chandise.on
si
on
a des raisonsH^'
-^^^ ''*'•' «"'Bre, vrai. Qu'ilsaiEdot^r"""
*?"'''' ^«"«nra;TBÎie~ ei-^eh-s:
Monte.àl^:sïu^^er^j-Uo^^^^^
ractta^"
nrdIt;LencÏÏf'r„
"^"'^r"""^^
u' de révélations de journal mï""!!^ ^^'?"°"' positive et de certitude ''^ """^"ce
les'^^Ss'toïSr
•'"*P°- "émoire.
l'Eglise: '=°''''amnées
nommément
pa;les^Caibonf"""-^^?""'' Proprement
dits etran'Je.'s^og'tïoTi&^l f'
'^^ '«Tempé-
3°.
Les Féntns s
X^^'l'-'.^OjuinlsS*.'ens. :>.Oir.. 12 janvier 1870.
Frane-ifasonHtrùtt Conseimeteathcliqu»
es
1» '*\f
^^?
Solidaires, lesInternationalistes et les Mazzinisles. S. Off..
5
juillet 18&5.a
.Les
Chevaliersde
PvthiasS
Off 9i août 1850. Inq..25
juin1894
^-
^^-
^^b".
hn
général tousles sectaires qui conspirent contre l'Eglise et les pouvoirs e^ta^
blis. so.l en public, soit en secret, et surtout Voilà cette obligation.
Beaucoup
sans doute ne la connaissaient pas encore, etne
soupçonnaient pas la censure si sévère portée droit de plaider ignorance.Grâce
à leur zèle.U
sera plus facile d'atteindre la racinedu mal
de connaître sescauses et de lui
appliquer des
remèdes
énergiqueset efficaces.
l'Falic
*°^*"'? P".' ''"'"P"'* ^"^ rigueurs
de
Ifc-glise conire les coryphées de la franc- jnaconnerie.
Tant
de ruines ont été accu-rllnAr"" fî
''"P"''P'"
'^''"' «îé'^'e'Race Ïtr7^
' ^' If ^f^P^nt*' elle s'estmontrée extrêmement
habile etpleine de ressources
dans
ses entreprises. Mais... elle avait si&e°nfhri'^
laconspiration
du
silence, et faitdes ténèbres si
épaisses autour d'elleI. .
.
IV
OOHTM lA OtoOKCUTIOH
«<«»«-«:-H«Uttan. -
l*no«nc..- w,^.
iJlT
'°''=' ''"''"* '« ''«-'ère partie de ce
brei?*de:ï;ffrio"L"T''t'-'" «-"
''^•ion grave, i^ droit
commun f'
"°«°.W'«a- cerne les Irancs-n.â^nn^ j°* «" •=« 9"' con- droit posi ,?ët Dus^srir'*"'"'"'' "»» de
devôirr<;^'r^îl°;eÏÏbie"„%-°"'-'\P- '-^
qui refusent
de^narlerC'''
'^^'i^'^*"'"'»' •>*depuis trop longtemps
*
adversairesnoi; ^4^"o„';'^.s""st"''\,r°''''«-«- "-
le
mal q^e
la fra^c°
P^"""»"?'Pas du
tout à l'Eglise et à laso^"iT,rT"'r"'
^«'••^esprit est é«aréégaré