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Chambre à basse température pour études infrarouges de cristaux

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235877

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235877

Submitted on 1 Jan 1958

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Chambre à basse température pour études infrarouges de cristaux

Michel Cadène, Claude Deloupy

To cite this version:

Michel Cadène, Claude Deloupy. Chambre à basse température pour études infrarouges de cristaux.

J. Phys. Radium, 1958, 19 (4), pp.506-507. �10.1051/jphysrad:01958001904050600�. �jpa-00235877�

(2)

506

CHAMBRE A BASSE TEMPÉRATURE

POUR ÉTUDES INFRAROUGES DE CRISTAUX

Par Michel CADÈNE et Claude DELOUPY,

Laboratoires de Physique Moléculaire et Cristalline,

Faculté des Sciences de Montpellier,

Un certain nombre d’appareils déjà réalisés pour refroidir les corps étudiés par spectroscopie infrarouge,

ne permettent d’opérer qu’à une seule température ou,

du moins, qu’à un.nombre limité de températures (voir

par exemple I). Le dispositif auquel nous avons eu

recours et qui est inspiré de ceux adoptés par L. Bout- tier [2] et Mme Weil-Marchand [3] permet au contraire,

de refroidir, et de maintenir, des cristaux à n’importe quelle température jusqu’à environ - i80 °C.

I. Principe.

-

Les frigories nécessaires au refroi-

dissement de la chambre sont fournies par l’ébullition d’azote liquide et par le réchauffement de ses vapeurs.

Une pompe à palettes aspire cet azote sous forme liquide puis gazeuse et le fait circuler à l’intérieur des

parois de la chambre.

La mesure de la température se fait à l’aide d’un

couple thermoélectrique dont on mesure la force élec- tromotrice par une méthode d’opposition. L’appareil

de zéro est un galvanomètre dont le spot vient éclairer

une cellule photoélectrique lorsque l’équilibre du pont

est détruit p ar réchauffement de l’enceinte. Cette cellule commande alors, par l’intermédiaire d’un thy-

ratron, un relai qui contrôle la mise en marche de la pompe.

I I. Description de la chambre froide. - La chambre froide décrite ici vient compléter un spectromètre infrarouge à prisme et à réseaux construit au labora-

toire et décrit dans un précédent article [4]. Elle

a

dû,

par suite, satisfaire aux conditions suivantes : 1. Être de dimensions suffisantes pour permettre de refroidir entièrement

un

disque à échantillons.

2. Permettre la rotation intermittente de

ce

disque (cette rotation détermine les quatre mesures effectuées

sur chaque longueur d’onde).

3. Pouvoir être utilisée dans un large domaine de longueur d’onde (du visible à environ 40 microns), et permettre d’effectuer des mesures par transmission et par réflexion, d’où la nécessité de prévoir des fenêtres interchangeables et de dimensions suffisantes.

La troisième et surtout la deuxième condition étant peu conciliables avec la réalisation d’une bonne étan-

chéité, nous avons renoncer au procédé qui consiste à

faire passer les vapeurs d’azote à l’intérieur de la chambre. Ces vapeurs circulent simplement à l’inté-

rieur d’un serpentin soudé aux parois.

La chambre, de forme cylindrique, est représentée en

coupe sur la figure 1. Le disque à échantillons D (en aluminium) est porté par un manchon isolant M, en

« téflon » (polytétrafluoréthylène) lequel manchon com-

mande la rotation. La chambre P, en cuivre, vient se placer autour de ce disque, un presse étoupe permet-

tant le passage du manchon M. Le serpentin S et le

couvercle C sont également en cuivre. Les fenêtres interchangeables F sont fixées à la boîte et au cou-

vercle par l’intermédiaire d’assemblages A en téflon.

L’isolation thermique de l’ensemble est obtenue, d’une façon très satisfaisante, à l’aide d’une paroi épaisse en

mousse plastique.

Le serpentin est relié, d’une part à une bouteille d’azote liquide par un tuyau en téflon soigneusement calorifugé, d’autre part à la pompe aspirante par une canalisation en téflon; puis en cuivre, réchauffée élec-

triquement au voisinage de la pompe.

Afin d’éviter tout givrage des fenêtres, un dispositif

annexe permet de les balayer, extérieurement, à l’aide

d’un courant d’air débarrassé de savapeur d’eau et de

son gaz carbonique.

Essais de l’appareil. 2013 Malgré les dimensions impor-

tantes de l’enceinte, (voir fig. 1), et la nécessité d’un

FIG. 1.

-

Coupe de la chambre à basse température.

balayage, donc d’un réchauffement des fenêtres, le sys-

tème adopté permet de la refroidir jusqu’à - 180°C.

Le dispositif de régulation automatique permet de stabiliser la température à plus ou moins un degré près. Cette stabilisation nous

a

jusqu’à présent suffi

pour les mesures que nous avons eu à effectuer. Il serait d’ailleurs relativement facile de l’améliorer en pré- voyant un réglage fin de l’aspiration au lieu d’une commande par tout ou rien.

Un premier essai de l’appareil a été fait pour l’étude

de l’effet de refroidissement sur les bandes d’absorption

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01958001904050600

(3)

507 du gypse"entre 1,2 et 2,3 microns. Divers spectres ont

été pris avec prisme en FLi, utilisé en triple passqge, à des températures de plus en plus basses. Nous don-

nons comme exemple sur la figure 2 deux spectres pris respectivement à + 18°C et

-

t70 OC relatifs aux

harmoniques des vibrations de valence de l’eau de cristallisation. Lorsque la température s’abaisse les

changements se traduisent essentiellement par un affi- nement et un allongement des bandes avec disparition

de certaines ailes.Certalnesbandessont plus influencées que d’autres comme on peut en juger sur la figure 2.

Fié. 2.

-

Effet de refroidissement

sur

les bandes d’absorp-

tion du Gypse entre 1,2 et 1,7 micron.

1

=

Intensité transmise

en

lumière naturelle par

une

lame de Gypse d’épaisseur

e ==

0,65 mm, taillée paral- lèlement

au

clivage naturel gI :

Spectre r, à température + 18 °C.

Spectre r2 à température - 170 OC.

A-B-C : fréquence 2v de l’oscillation des molécules

d’eau dans le cristal.

D : fréquence 2v de l’oscillation des molécules de l’eau

atmosphérique.

De plus une étude plus précise faite avec un réseau de

la bande de combinaison de deux harmoniques de

l’eau dans le gypse aux environs de 1,9 micron montre l’apparition d’une structure mal différenciée à la tem-

pérature ordinaire.

Lettre reçue le 3 mars 1958.

BIBLIOGRAPHIE

[1] WALSH (A.) et WILLIS (J. B.), J. Chem. Phys., 1950, 18, 552.

[2] BOUTTIER (L.), Thèse, Paris, 1951.

[3] WEIL-MARCHAND (Mme A.), Thèse, Paris, 1957.

[4] VERGNOUX (Mlle A. M.) et DELOUPY (C.), Rev. Opt., 1957, 36, 20.

SPECTRES D’ABSORPTION DANS L’ULTRAVIOLET

LOINTAIN DES IODURES DE MÉTHYLE

ET D’ÉTHYLE

ET DU BROMURE D’ÉTHYLE,

GAZEUX ET SOLIDES.

Par Mlle N. ASTOIN, Mme J. GRANIER

et Mlle M. CORDIER,

Laboratoire des Hautes Pressions, Bellevue.

On sait que le passage à l’état condensé se traduit,

dans les spectres ultraviolets de certaines substances,

par le déplacement, la déformation ou la disparition

a

des bandes d’absorption [1], [2], [3]. Ils nous a semblé

intéressant d’entreprendre une étude comparative des spectres d’absorption à l’état solide et gazeux des

halogénures d’alcoyle pour lesquels des bandes de

types différents se trouvent dans une région spectrale

accessible avec des fenêtres de fluorine. Nous avons

mesuré les coefficients d’absorption de l’iodure de

méthyle, de l’iodure et du bromure d’éthyle, gazeux et

solides, entre 2 800 et 1 550 Á.

Le spectrographe, à réseau concave en incidence

normale, à une dispersion de 17,5 Â/mm. Pour les

gaz, les pressions varient de 1 à 270 mm Hg dans des

cuves de 1, 10,5 et 72 mm. A l’état solide, l’étude a été

faite sur des couches condensées sur une fenêtre de

fluorine portée à la température d’ébullition de l’azote

liquide, ou de son point triple, dans le cryostat métal- lique décrit par Romand [1], [3], [4].

Nous n’avons pas mesuré directement l’épaisseur des

couches obtenues, mais un calcul, basé sur l’hypothèse

que la distribution des molécules à partir de l’éjecteur

est uniforme dans une demi-sphère et que les pertes dues aux rebondissements des molécules sur la fenêtre sont négligeables,

en

donne une valeur approchée que

la comparaison des spectres solide et vapeur semble confirmer ; les épaisseurs ainsi déterminées varient

entre 2.10-5 et 10-2 g/cm2 soit environ de 0,1 à 50 (l.

Le coefficient d’extinction moléculaire

e

est défini

par la relation

(l : longueur en

cm

et

c

concentration en mol , g/1).

La figure p. 508 représente l’ensemble des résul-

tats :

Al’état gazeux, le maximum de la bande d’absorption

continue se situe à 39 000 cm-1 pour ICRs et IC2H5,

et à 49 000 cm-’ pour BrC2H5, en bon accord avec les résultats obtenus par Porret et Goodeve [5].

Pour les iodures de méthyle et d’éthyle, des bandes étroites et intenses, déjà observées par Price [6], apparaissent à partir de 48 600 cm-’ pour ICHG et 49 400 cm-1 pour IC2H5, et s’étendent jusqu’à la

limite de nos spectres. A partir de 53 000 cm-1, on relève, entre les bandPs de IC2H5, une absorption qui

semble devoir être séparée au pied des bandes, car elle suit la loi de Beer, du moins dans un intervalle de

pressions de 4 à 50 mm Hg pour une cuve de 1 mm

d’épaisseur. Dans le bromure d’éthyle, les bandes

apparaissent à partir de 55 000 cm-1 et présentent un

aspect plus diffus.

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