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Le pendule simple sans approximations

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

G REENHILL

Le pendule simple sans approximations

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 2 (1902), p. 241-247

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1902_4_2__241_0>

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(2)

[R7f]

LE PENDULE SIMPLE SAKS APPROXIMATIONS;

PAR M. G R E E N H I L L .

La théorie du pendule simple est demandée dans cer- tains programmes de Dynamique élémentaire. La mé- thode suivante est présentée dans le but d'éviter les approximations, qui n'apportent pas toujours la convic- tion dans l'esprit de l'élève et qui sont ordinairement employées quand on se borne au cas des petites oscil- lations.

Soit P l'extrémité d'un pendule simple de lon- gueur OP = /, oscillant entre B et B' sur l'arc BAB', sa désignant l'amplitude des oscillations5 au mouve-

ment du point P comparons celui du point Q qui se déplace, en restant à la même hauteur verticale, sur le cercle AQD.

Les composantes verticales des vitesses de P et de Q

Amu de Wathemat., 4r s é r i e , t . I I . ( J u i n 1902.) 16

(3)

sont égales, c'est-à-dire que

(i) (vit. de Q) sinsicp = ( vit. de P) sinO, d'où

NP2

vit. deQ\*__ sin*0 _ | A E2 AD* AN.NE _ AD* NE /vit.

\ v i t . de PJ ~ sin*->o "" NQ2 " ÂË^ XNTND ^ "ÂIP ND 1AD2

A ces résultats géométriques joignons la formule dy- namique

(3) (vit. deP)*=

de sorte q u e

( \) (vit. de Q )2= 'A'^rr^NE = y AD2—^ = ^ 0 étant l'inclinaison du fil s u r la verticale.

cos ^ 6 variant e n t r e u n m a x i m u m i et u n m i n i m u m cos ~ a, on a

(5) i/lj A D > \it. de Q > \J -, AD cos | a,

Le p o i n t Q décrit la circonférence 7: A D du cercle A Q D p e n d a n t q u e le point P oscille de B h IV; p a r suite (G) T, 4 / — < durée de l'oscillation < TT {/ — s e c \ a .

Si a est faible, s é c ^ a est très voisin de l ' u n i t é , d e sorte que la d u r é e d ' u n e petite oscillation est très voisine

de «4 A

D a n s le cas où la d u r é e d e l'oscillation est u n p e u plus g r a n d e , si on l u i attribue comme valeur la moyenne géométrique des l i m i t e s , on a

( 7 ) durée de l'oscillation = TT 4 / — ^ s é c ^ a ;

(4)

nous obtenons alors comme correction circulaire

( 8 )

y i —sinLr= ~H-isin4a,2£ c o r r e c t i o n d ' e n v i r o n 2 j s i n - ^ a p o u r i o o : Angle d'oscillation.. 2a 3o°

Correction

2 a 3o" 4^° r>on

i sec { a 1,0086 1,0196 1 ,o353 ( pour 100 o,43 0,98 £ Ï 1,76 < •>.

Au lieu d'observer le mouvement du pendule dans son plan vertical, 011 le regarde en général latéralement, de manière à examiner ses déplacements latéraux. Pour cela, projetons stéréographiquement le point V du point E qui est le plus élevé sur le cercle BAB' ; nous examinons ainsi le mouvement de son ombre T projetée sur la tangente horizoutale AT par un point lumineux placé en E : elle oscille entre F et F'. Considérons alors le mouvement du point R du cercle horizontal F R F ' , qui accompagne T , de sorte que TR reste constamment perpendiculaire à AT (ce cercle horizontal est représenté sur la figure comme rabaLtu sur le plan vertical). On a

( 9 )

( 1 0 )

vit. de T Mt. de R /vit.

\ vit.

TR de P y de R /

vit. de P vit. de T TR2 EP2

AR2 ET2

EF2—ET2

AF*

_ /E F 2 x\

~~ ( 1 !

E P2— EB2

A F2

E P ET

E P2

ET2

EP2

E P2

A F2 E P2

EB*

AE.ND EF2

AF* ET*'

(5)

on a, comme tout à l'heure,

(3) (vit. de P)* = ?.£\ND, de sorte que, en posant — = n-7 ( i i ) ( v i t . d c R ) » = ^

A l i s e c ^ a

par suite, la vitesse de R reste comprise entre un maxi- mum n AF, et un minimum nAF cos £ a, et la période de la rotation de R sur la circonférence 2T:AF reste comprise entre les limites

(lü) — et — stci a, d'où

i ')TA/-- < période d'oscillation double

} T

comme tout à l'heure.

Si R était l'extrémité d'un pendule conique attaché en Or sa période serait

" - " » / ? •

et le pendule conique de période —sec | a aurait une longueur

de sorte qu'il devrait être attaché au point O' tel que (iG) 0 0 ' = /tangua.

Dans la méthode précédente, un mouvement oscilla- toire a été remplacé par un mouvement continu sur un cercle, de sorte que sa vitesse varie dans un faible in ter-

(6)

valle, et l'on en déduit une limite supérieure et infé- rieure de la périodicité.

Les fonctions elliptiques qui donnent les solution*

exactes s'introduisent par les transformations précé- dentes.

En effet, dans le cercle AQD, on a, d'après (4), [do . / A N

\ —f = n cos 10 = n 1 / i r-rr

\ dt * y AE (17) <

i / VD AN / . ., en posant

AD

(18) x*= — = sin*j[a,

de sorte que ^a est l'angle modulaire; par suite (19) nt -r-z^J^ =F(?,x),

dans la notation de Legendre, ou

dans la notation de Jacobi.

Dans la notation du Guderniaiiu, en posant nt -*- s — u,

l cos l 0 = dn w, sin -| 0 = x sn ^, (>i) < AP - A B s n w , EP = AE

(

La période T du pendule est donner par

de sorte que les limites (6) donnant

(7)

et, en prenant la moyenne géométrique des limites, (24) K £ - ^ = .

iy y.'

Cetle foi mule est exacte à moins de i pour ioo ou de 3 pour 100 des angles modulaires (^a) égaux à 4^°

ou 6o°.

Dans le cercle FRF', en désignant par A l'angle EAR, on a, d'après ( u )

ET

Par suite

nt -h E ' = F ( ^ , x ) ,

(•>.;) A T = A E t a n g - = ÀFcos*}/, 0 ot

( 2 8 ) t a n «r- = t a n s ; - en r . v = nt

Comme les arguments u = //^ -H s et v = nt -f- £r dif- fèrent de K, on peut employer les relations qui unissent les fonctions elliptiques dont la différence de phase est K :

. h sn u en u

(•;>9) o n p =_ _ ^ , ^nç=: 9 . . . .

J cl 11 w cl 11 **

M. Appell a ainsi utilisé le mouvement du pendule pour mettre en évidence la double périodicité des fonc- tions elliptiques.

Supposons que la pesanteur soit tout à coup changée de sens quand P est en B (ce qui peut être réalisé dans un pendule matériel, par I\iddilion ou la suppression

(8)

d'un poids puisque le pendule reste un instant en repos) $ P oscillera alors sur l'arc BEB' et donnera lieu à des fonctions elliptiques du module complémentaire x', donné, d'accord avec (a3), par

6 a (3o) cot - — c o t -

Mais un changement de signe de g* dans (28) chan- gera m en ni et v en w, de sorte que, sur Tare BEB',

( 3 i ) t a n g - = t a n g - en(t>z?/c);

donc

en ( vi, k) en ( p, k' ) — 1,

relation fondamentale pour le changement de l'argu- ment réel en argument imaginaire du module complé- mentaire.

De celte manière la double périodicité apparaît en in- tégrant le long d'un cercle, au lieu de le faire sur le contour d'un parallélogramme de périodes.

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