HAL Id: jpa-00233983
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L’absorption atmosphérique d’après les mesures de la “
Smithsonian institution”
Jacques Duclaux
To cite this version:
LE
JOURNAL
DE
PHYSIQUE
ETLE
RADIUM
L’ABSORPTION
ATMOSPHÉRIQUE
D’APRÈS
LES MESURES DE LA « SMITHSONIAN INSTITUTION» Par JACQUES DUCLAUX.Sommaire. 2014 Les
mesures de la constante solaire faites au Mont Wilson et à Montezûma ont été souvent utilisées pour la détermination de l’absorption atmosphérique. Les méthodes employées ont conduit à des erreurs. Un traitement correct des chiffres conduit aux conclusions suivantes : 1° l’hypo-thèse d’une absorption de Rayleigh, superposée à une absorption indépendante de la longueur d’onde
est inadmissible; 2° il n’y a pas d’absorption neutre; celle qui se superpose à la diffusion moléculaire varie grossièrement suivant une puissance de la longueur d’onde comprise entre 1,1 et 1,5 et variable d’un jour à l’autre; 3° le coefficient théorique de la diffusion moléculaire doit être diminué d’au
moins 25 pour 100; 4° l’expérience à elle seule ne donne aucun appui à l’hypothèse d’une absorption minima infranchissable et tout se passe seulement comme si chaque chiffre d’absorption était d’autant moins probable qu’il est plus faible; 5° malgré les autres causes d’absorption, la transparence théorique est souvent dépassée dans l’ultraviolet; 6° il est illusoire de vouloir tirer des chiffres une valeur du nombre N d’Avogadro.
S~R1$ VIII. - TOME VIL N° 8. Ao~T’19~6.
1.
&s
mesures faites par lesphysiciens
de la SmithsonianInstitution,
en vue de la déterminationde la constante
solaire,
principalement
au Mont Wilson et à Montezuma(Annals
o f
the AstronomicatObservatory of
the SmithsonianInstitution,
t. 2 à5;
en
abrégé
dans cequi
suitAnnals)
ont été souventutilisées pour le calcul des coefficients
d’absorption
de
l’atmosphère.
Les conclusions de ces étudesont
toujours
été les mêmes :l’absorption
est lasomme de deux termes dont l’un
correspond
à ladiffusion
moléculaire,
quantitativement
représentée
par la formule de
Rayleigh-Cabannes,
et l’autreà une
absorption
neutre, c’est-à-direindépendante
de la
longueur
d’onde(brume blanche).
Il est,par
suite,
trèsgénéralement
admisaujourd’hui
que
l’absorption
del’atmosphère
nepeut
pasdescendre au-dessous d’un certain
minimum
donné par la formulethéorique.
11
peut
semblersurprenant
qu’il
y ait encorequelque
chose à dire sur unequestion
qui paraît
jugée.
Mais l’examen des méthodes suivies montrequ’elles
sonttrop
défectueuses pour mériter confiance.Les auteurs se sont mis au travail avec le désir de vérifier une théorie et ils ont fait ce
qu’il
fallaitpour
cela,
allantparfois jusqu’à
supprimer
lesobservations
qui
ne leurplaisaient
pas. J’ai doncrepris
l’étude de cettequestion.
Le résultat montreque
l’opinion
universelle définieplus
haut estincompatible
avec les faits. Laquestion
de,
latransparence
atmosphérique
doit être entièrementreprise.
2. Pour
abréger je
désignerai
dans cequi
suitpar
afmosphère
deRayleigh
uneatmosphère
fictivedont les coefficients
d’absorption
seraientrepré-sentés par la formule de
Rayleigh-Cabannes;
parcoefficients
deRayleigh
ceux que donne le calcul.En
général
tous les chiffresthéoriques
serontsignalés
par la lettre R.Ainsi,
la théorie conduità admettre que les coefficients
d’absorption
varient suivant unepuissance
(-n)
de lalongueur
d’onde,
n étant un nombre
compris
entre 4
et4, 2
pour lespectre
visible. Nous dironsqu’ils
varient comme J-R.3. Les mesures de la Smithsonian Insfifufion ont
toutes été faites avec des
appareils
du mêmetype.
Dans ce
qui
suit,
il ne sera pas fait d’autre choixentre les mesures que celui que les auteurs ont fait
eux-mêmes. Ils les ont affectées de notes :
excellent,
trèsbon,
bon et médiocre. J’ai laissé engénéral
lesmédiocres de
côté;
elles sont peunombreuses,
affectées d’erreurs bien
plus
grandes
et nepeuvent
que
diminuer
laprécision
des résultats. Le choix des auteurs a été faitd’après
des documentsqui
ne nous ont pas été
transmis;
onpeut
d’autantplus
avoir confiance en eux que l’on constate
effecti-vement, comme nous le verrons, une différence de
précision
et dequalité
entre les diverses classes.Pour lever tous les doutes
j’ai
quelquefois
traitéà
part
les chiffres :excellents,
très bons et médiocrespour montrer que les résultats donnés par ces trois
catégories
étaientparallèles.
4. Choix des
longueurs
d’onde. ~-- Les mémoiresdes Annals donnent les valeurs
journalières
de latransparence
pour un assezgrand
nombre delongueurs
d’onde;
parexemple
celles de Montezuma.sont relatives à
349,
395,
45o,
499, 621, 714,
8o3,977,
121 fl,
1 593 m p..
Toutes ceslongueurs
d’onden’ont pas le
même
intérêt pour la recherche d’une loid’absorption.
Entre o,35 et 0,7 p.l’absorption
est
rapidement
décroissante;
au-dessus de o,g ,u.la variation est faible et même de sens incertain.
Il
sufflt, pour
s’en rendrecompte,
deregard er
laPlanche XVII ~p. iog du tome II des
Annals)
relative au Mont Wilson. Au-dessus de o,g ~ environ
la transmission cesse de
s’approcher
de l’unité etelle s’en
éloigne
même au-dessus de1,5
pu. Il enest de
même
àMontezuma,
quoique
à undegré
un peu moindre. Si l’on
représente
par un termeen à la variation
du
coefflcientd’absorption
entre deux
longueurs
d’ondeconsécutives,
la moyenne des 153journées
excellentes conduit aux valeurs suivantes de n :Il
y a unchangement
rapide
autour de o, s ~..Pour
dégager
le terme deRayleigh, qui
correspond
à une
puissance
voisine de4,
leslongueurs
d’ondesupérieures
à0,8
zut sont évidemment sansvaleur,
la diffusion
moléculaire
étantnoyée
dans uneabsorption
d’une autre naturebeaucoup plus
forte.J’ai donc laissé de côté les radiations de
longueur
d’ondesupérieures
ào,8
p.J’ai
également
laissé de côté les radiations voisinesde
o,6o-o,fi3
qui
sont au milieu de la banded’absorp-tion de
l’ozone,
la correction due à laprésence
del’ozone
étant forte et incertaine dans cetterégion.
I. -- Recherche d’une
loi
purement
expérimentale d’absorption.
5. Prenons les io3 mesures faites au Mont Wilson
en
i 915.
Les Annales donnent les valeurs de latransparence T;
il estpréférable
de faire intervenirdans les calculs les valeurs de
(log
T) qui
sont lerésultat direct de
l’expérience.
Les moyennes desio3 valeurs de
(log
T)
pour lescinq
longueurs
d’onde conservées sont :Nous pouvons essayer de
représenter
la variationen fonction de la
longueur
d’onde par une formule dutype
Si le
phénomène
essentiel dans cetterégion
duspectre
correspond
à une loi ena,-4,
nous pouvonsespérer
que dansl’expression
(1)
le terme en h-4sera
prépondérant,
les autres n’intervenantqu’au
titre de corrections. Nous aurons ainsi une loi
purement
expérimentale.
Ce mode de calcul admet que les densitésoptiques
correspondant
aux divers modesd’absorption
s’ajoutent,
mais cettehypo-thèse a
toujours
été faite et on ne voit pas le moyend’y
échapper.
TABLEAU I.
Valeurs des
coefficietîts
A, B,C,
D, E de laformule (’1)
au Mont Wilson.En
plus
le coefficient A devraévidemment
être inférieur à l’unité. Les résultats du calcul pourdiverses séries de mesures au Mont Wilson
sont ’
donnés au Tableau 1.
Le Tableau I est très décevant. D’une série à
.
l’autre,
bien
qu’il s’agisse
de moyennes, les variations .219
particulier
le terme en ~@-4qui
devrait êtreprépon-dérant,
puisque
dans cetterégion
duspectre
lavariation de
l’absorption
se fait suivant unepuis-sance de A
comprise
entre3,81
et 3,20; non seulementil n’est pas
prépondérant,
mais deux fois surcinq
il est
négatif.
Enplus
A estquatre
fois surcinq
supérieur
à l’unité. Cette anomalie n’est pas dueà
l’imprécision
des mesures, car elleapparaît
justement
pour les meilleures mesures. La seule sériequi
donne des chiffres raisonnables est laplus
mauvaise de toutes.D’après
cela onpeut
dire que les mesures duMont Wilson ne conduisent par efles-m?mes à
aucune loi
d’absorption.
Ceci n’est vrai en touterigueur
qae pour les loisreprésentées
par uneformule du
type
(1).
Mais cetype
n’est pasarbi-traire ;
le terme en ~.-4 avec un coefficient constantest commandé par la
théorie,
et deplus,
on atoujours
admis l’existence d’un terme en~.0;
ceuxen
/,-1,
~,-2 et ~,-3 devant être nuls. Aucune de cesprévisions
n’est vérifiée.Dans la formule
(1)
lalongueur
d’onde intervientà la
puissance
4.
J’ai vérifié que les résultats restentles mêmes avec un terme en
~.-~, R
étant laquantité
définie
plus
haut[2]
par la formule deRayleigh.
Les coefficients sont tous modifiés dans les mêmes
proportions,
et ceuxqui
étaientnégatifs
restentnégatifs.
On
peut
ramener les coefflcients .~ à leurs valeursthéoriques
en admettantqu’une partie
d eJ’absorption
est due à l’ozone. Les
épaisseurs
d’ozone calculéessont pour les diverses
années,
en centimètres :Deux de ces
valeurs
sontnégatives :
l’ozone n’est donc pas la cause des anomalies que nousconstatons.
Ces anomalies ne sont pas
spéciales
au MontWilson. Les calculs ont été faits pour les 153 obser-vations excellentes
de
Montezumaqui
sont lesmeilleures de toutes. Le terme en 1,-4. a été
remplacé
par le terme correct en 1,-iÉ. J’ai obtenuCes résultats sont les
plus
mauvais de tous. Le terme en estnégatif
etparticulièrement
grand,
tandis que le terme constant a une valeurabsurde. En admettant une certaine
quantité
d’ozone,
on arrive bien à donner au terme en Ela valeur
voulue,
mais alors le terme constantaugmente
encore.Un
premier point
établi est ainsi que les mesuresne conduisent par elles-mêmes à aucune loi
raison-nable
d’absorption.
Ellespourront
êtrecompatibles
avec -une loi : elles ne la rendront pas nécessaire.
II. -
Comparaison
avec la formule deRayleigh.
6. Nous avons maintenant à examiner si lescoefficients
d’absorption expérimentaux,
tout en neconduisant par eux-mêmes à aucune
loi,
sontcompa-tibles avec celle de
Rayleigh.
Les mémoires des Annals ne donnent pas la
pression barométrique
auxjours
d’observation.Mais dans d’autres travaux du Mont Wilson on lit
des nombres
compris
entre 620 et625,
et ce sont ceschiffres
qui
ontjusqu’ici
servi auxcalculs;
ladiffé-rence entre les deux est
insignifiante.
PourMonte-zuma l’incertitude est
plus
grande
mais nous verronsqu’elle
n’influe pas sur les résultats.7.
Absorption
neutre. -L’opinion
couranteest que
l’absorption
totale est la somme de ladiffusion moléculaire
théorique
et d’uneabsorption
neutre,
ouindépendante
de lalongueur
d’onde.Dans ces conditions le
logarithme
de latranspa-rence T est la somme d’un terme constant et du
terme de diffusion en 1,-lt. On aura donc pour deux
longueurs
d’ondeî,l et Î 2
et la différence entre
log
Tl
etlog
T2
sera la mêmeque s’il
n’y
avait pasd’absorption
neutre. La vérifi-cation est facile. Le Tableau lI donne les résultats(moyennes)
du Mont Wilson avec les chiffrescalculés pour une
pression
de 620 mm.TABLEAU Il.
Différences
(m101)
entre leslog
11pour deux
longueurs
d’oncle conséclttives(Mont Wilson).
Pour les deux
premières
colonnes les valeursexpérimentales
des différences sontsystématiquement
inférieures aux valeurs
théoriques.
Pour la dernière elles sontsysién1afiquement plus grandes.
Dansles erreurs
possibles.
Il est doncimpossible
de concilierl’expérience
avec la théorie. Le désaccordne
provient
pas de laprésence
del’ozone,
carchaque
centimètre d’ozone diminue de4o
leschiffres de la
premières
colonnequi
sontdéjà
trop
petits.
Les
longueurs
d’ondepeuvent
n’être pas trèsexactes. Mais pour
expliquer
les chiffrestrouvés,
il faudrait admettre des erreurs
invraisemblables,
allantjusqu’à
trois fois la distance des raies Het K
qui
sont sur lesenregistrements
distantes de 5 mm.Les calculs ont été faits pour une
pression
baro-métrique
de 620 mm, laplus
faible que l’on trouvedans la littérature du Mont Wilson,. Une
pression
supérieure
augmente
encore l’écart pour les deuxpremières
colonnes.Enfin on
pourrait
invoquer
l’existence d’erreurs"
systématique,
seproduisant irrégulièrement
pourcertaines
longueurs
d’onde. Je ne discuterai pascette
question
qui
est sans intérêt. Je dis que leschiffres tels
qu’ils
ont étépubliés
sontincompatibles
avec les
hypothèses
faitesjusqu’ici,
et pas autrechose. S’ils sont
inexacts,
ils neprouvent
riencontre ces
hypothèses,
mais aussi ils neprouvent
rien pour, et tout ce
qui
a été dit à leursujet
continueà être sans valeur.
Nous pouvons
cependant
rappeler,
pour enétablir le peu
d’importance,
une cause d’erreurqui
a
déjà
étésignalée.
On adit,
sous l’influence depréoccupations
dethéorie,
que latransparence
trouvée dans l’ultraviolet est
trop
forte en raison de la lumière deplus grande longueur
d’onde diffusée dansl’appareil,
enquantité
variable d’uneannée à l’autre. La correction de c. tte erreur de
diffusion
rapproche
les chiffresexpérimentaux
de la théorie. Cette diffusion existecertainement,
mais ne
peut
expliquer
les différences.L’appareil
du Mont Wilson est unspectrographe
àoptique
dequartz.
Lie maximumd’énergie
duspectre
solaireest dans le vert; c’est aussi la couleur à
laquelle
l’oeil est leplus
sensible,
alorsqu’il
l’est très peuau violet. Si donc la lumière diffusée était assez
forte pour
impressionner
lebolomètre,
elle seraita
fortiori
assez forte pourimpressionner
l’oeil,
etdans un
spectrographe
l’extrémité violette duspectre
devrait avoir une coloration verte. Or on ne constate rien depareil,
même enregardant
une source artificielle de lumière danslaquelle
la propor-tion des rayons violets aux verts est bienmoindre
que dans la
lumière
solaire. Nous n’avons aucuneraison de croire que
pendant
dix ans lespectro-graphe
du Mont Wilson soitresté,
aupoint
de vue de ladiffusion,
très inférieur aux autresspectrographes.
Enfin s’il y a diffusion du côté duviolet,
il y en a aussi du côté du rouge, et iln’y
a alors de nombres méritantconfiance
que dans le milieu duspectre;
s’il en était ainsi il faudrait renoncer à tirer
quelque
chose des mesures.’
La même méthode a été
appliquée
à la station dé Montezuma. Les différences sont données au Tableau III.TABLEAU III.
Différences
entre leslog
T à Montezuma.Les Annals ne donnent pas la
pression
baromé-trique,
mais elle nepeut
pas s’écarterbeaucoup
de
550;
j’ai
fait les calculs pour54o,
55o et 560. Il y a ~ 53 observations excellentes et 256 très bonnes. Les chiffres de lapremière
colonne sont encoretrop
petits
et l’ozone les diminue encore. Ceuxdes colonnes
3,
4 et 5 diffèrent encoresystématique-ment des
nombres
théoriques, quelle
que soit lapression.
J’ai encore traité les mesures du Mont Brukkaros
(Annals,
t.IV)
qui
donnent le Tableau IV. La même difficulté seprésentant
pour lapression,
j’ai
fait les calculs pour 625, 635 et
645
mm, le chiffresmoyen étant normal pour une altitude de I586 m.
Comme au Mont
Wilson,
les chiffres des deux colonnes sontsystématiquement
inférieurs aux chiffresthéoriques, quelle
que soit lapression.
Aussi
bien à Brukkarosqu’à
Montezuma
et au MontWilson,
l’hypothèse
d’uneabsorption
neutresuperposée
à uneabsorption
deRayleigh
estcontraire aux faits.
TABLEAU IV.
221
8. Essai d’une
absorption superposée
sélec-tive. -
Renonçant
à uneabsorption
neutre, nouspouvons chercher à
expliquer
les faits par uneabsorption
deRayleigh superposée
à une autreabsorption quelconque
àlaquelle
nous demanderonsseulement de suivre une loi raisonnable de variation
en fonction de la
longueur
d’onde Il suffit deretrancher,
pourchaque
sériecalculée,
les nombresde
Rayleigh
des nombresexpérimentaux.
Le résultatest donné par la
figure
i. On voit que la densitéFig. i. - Densités
optiques (X Io4) des atmosphères moyennes, diminuées des densités de Rayleigh. Courbes 1, 2, 3 : Mont Wilson 1910, 1911, 1915. Courbes 4, 5, 6 : Mont Wilson I 9I Ô-I 9I Ô « Excellent », « très bon », « bon et
médiocre ». Courbes 7, 8 : Mont Wilson 1905-1906 et 1919-1920. Courbes 9, 10 : Montezuma « excellent »
et « très bon ». Courbe 11 : Brukkaros. La partie pointillée
des courbes est très incertaine à cause de l’ozone; mais le maximum vers o,5 ~. est général. Une absorption neutre devrait donner des droites horizontales.
optique
de cette brumehypothétique
devrait passerpar un maximum entre
o,45
eto,5op.
et devenirnégative
verso,35
On ne voit pas le moyen desortir de ces
figures
une loid’absorption
raisonnable,
d’autant
plus
que les variations d’une série à l’autresont très considérables. L’ozone donnerait un maxi-mum au-dessus de
o,6
fil, trèséloigné
de celui quenous trouvons.
Nous devons donc renoncer tout à fait aux chiffres
de
Rayleigh;
commeje
l’aidéjà
fait remarquer[1],
ils ne
peuvent
pas servir deguide
dans l’étude del’atmosphère-
réelle,
aupoint
de vuequantitatif.
III. -
Interprétation
des chiffresd’absorption.
9.
Jusqu’ici
les résultats ont été entièrementnégatifs
et nous devons chercher à tirerparti
autrement du matériel considérable et de
grande
valeur fourni par la Smithsonian Institution.Les nombres trouvés pour chacune des radiations
étudiées sont très variables d’un
jour
à l’autre.Ainsi pour les observations excellentes d.e Montezuma,
qui
sont celles dont les écarts sont lesplus
faibles,
les chiffres relatifs à la
longueur
d’ondeo,3g5
variententre T,8555 et
i,Sgog,
c’est-à-dire que la densitéoptique
varie de0,1445
àUne discussion que
j’omets
montre que lesdiffé-rences d’un
jour
à l’autre sont réelles et ne sont pasdues à des erreurs de mesure. Ce n’est pas une
atmo-sphère
que nous avons enchaque
station,
c’estun nombre illimité
d’atmosphères
différentes. Enraison du
grand
nombre d’observations nous allonspouvoir
tirerparti
de ces différences sans avoir recours à aucune théorie.Faisons pour une
suite
dejournées
les moyennes destransparences
pour les diverses radiations. Si les écarts des chiffres individuels avec leurs moyennesétaient dus à des erreurs de mesure, les chiffres d’une même
journée
pour les diverses radiations seraientindifféremment
plus
grands
ouplus petits
que leurs moyennes, suivant les lois du hasard. Si au contraire c’est réellementl’atmosphère
qui change
d,’unjour
àl’autre,
il estprobable
qu’à
une
grande
transparence
dans le violetcorrespondra
aussi une
grande
transparence
pour les autrescouleurs. Or c’est ce dernier résultat que donne
l’expérience.
A Montezuma sur 153journées
excel-lentes il y en a
76
qui
donnent,
pour latransparence
à
o,35
p, un chiffresupérieur
à la moyenne1,7982.
Sur ces
76
journées
alors que dans
l’hypothèses
del’indépendance
desmesures il y en aurait dans
chaque
cas seulement 38.De’plus,
le nombre dejournées
pendant
lesquelles
les six chiffres de
transparence
ont été simulla-némenlsupérieurs
à la moyenne est 36, alors que la loi du hasard donnerait2,4.
Pour les 256journées
très bonnes les chiffrescorrespondants
sont 66 et4.
Les observations du Mont Wilson "et de Brukkaros donnent des résultatséquivalents.
La
probabilité
pour que lesjournées
ainsi définiesaient été réellement des
journées
deplus
grande
transparence
est tellementgrande
qu’elle
équivaut
à une certitude. Prenons une moyenne nouvelle pour les 36
journées
excellentes de meilleuretranspa-rence pour les six radiations
simultanément;
cettemoyenne caractérisera les
journées
lesplus
claires. Les chiffres sont,toujours
pour les(log T) :
Série maximum
trans-parence
particulièrement
faiblequi
donnent : Sérieminimum
La différence entre les chiffres de la série maximum
et ceux de la série minimum
représente
ladiffé-rence entre les densités
optiques
des bonnes etdes mauvaises
journées.
Si nous admettonsqu’elles
ne diffèrent que par la
brume,
la densitéoptique
de la brume pour les diverses radiations est
propor-tionnelle aux différences entre les nombres des
deux
sériés,
soit auxnombres,
Le même travail fait pour d"au,tres séries donne
le Tableau V.
TABLEAU V.
Densité
optiques
cle la brunIe réelle (x 10B).On voit par ces chiffres que la brume n’est pas
neutre. J’ai
déjà appelé
l’attention[2]
sur l’ir. existencede cette brume neutre
qui
est uneinvention
dethéoriciens
incapables
deregarder
autour d’eux etde voir les choses les
plus
évidentes. La densitéde la brume
augmente
régulièrement
du rouge auviolet.
10. On
peut
essayer dereprésenter
cette densitépar une
expression
de la formeIl ne faut pas s’attendre à ce que cette
expression
soit exacte, car elle ne repose sur aucun
principe
théorique,
mais la valeur de n donne une idéègros-sière des
propriétés optiques
de la brume. Les valeursles
plus probables,
obtenues par constructiongraphique,
sont :Dans
quelques
cas, lareprésentation
des chiffresexpérimentaux
par laformule
(2)
est trèsbonne,
par
exemple
au Mont Wilson , en1916-1918.
Mais,
pour la dernière série du Mont Wilson et les deux deMontezuma, les
différences entre l’obser-vation et le calcul sontsupérieures
aux erreurspossibles,
et il est certainqu’en
général
la densitéde la brume ne
peut
pass’exprimer
par uneformule
aussi
simple
que la formule(2).
Nous en retiendronsseulement que, d’une localité à l’autre et d’une année à
l’autre,
iln’y
a pas de trèsgrandes
variations;
on
peut
parler
d’une brume moyennecpii
donneraun’e
première approximation
de la brume réelle. I,a valeur maxima del’exposant
n est environI,â.
Puisque
l’absorption globale
varie,
comme nousl’avons vu, à peu
près
suivant lapuissance
3,7
de lalongueur
d’onde,
il y a certainement une autrecause
d’absorption
permanente
variantplus
vite.A titre d’essai nous pouvons essayer une
absorption
de
Rayleigh
en(R
étant un nombre variableavec la
longueur
d’onde et un peusupérieur à ~1),
mais avec un coefficient
numérique
différent decelui que donne la
théorie,
puisque
nous avons vuque
celui-ci estincompatible
avecl’expérience.
Nous chercherons donc à
représenter
la densitéoptique
totale del’atmosphère
parl’expression
B étant la densité de la brume tirée du Tableau V
et k le coefficient
théorique
deRayleigh-Cabannes.
La valeur nous donne la diminution que
chaque
sérieexpérimentale
nousoblige
àappliquer
à la constante
théorique.
Les nombres obtenus au Mont Wil son en
IÇI 6-1 918
sont très bien
représentés
enprenant al
= o,79.La
représentation
des nombres du Mont Wilsonen
1915
est presque aussi bonne enprenant
ai=o,go.Pour les autres
séries,
les meilleures valeursde ai
sont :
mais pour
toutes
ces séries les erreurs résiduellessont inadmissibles. En
particulier
les densités ainsicalculées au Mont Wilson pour
o,35 u
sonttrop
fortes de
o,0103,
0,0200,0,016~7,
c’est-à-dire dequantités
dixfois
supérieures
aux erreurspossibles.
223
en un terme diminué de
Rayleigh
et un termeexpérimental
de brume necorrespond
pas à laréalité
qui
estplus
complexe.
Nous obtenonsseulement de cette manière une
deuxième
approxi-mation.
Il est d’ailleurs évident que, si ce mode de
repré-sentation était correct, la valeur
de ai
devrait êtretoujours
la même. Or elle va deo,75
à o,go. C’estévidemment la
plus petite qui
représente
la limitéesupérieure
de la diffusion moléculaireirréductible;
ainsi le coefficient
théorique
doit être diminué d’au moins unquart.
Cette diminution étaitdéjà
imposée
par l’étude des visibilités àgrande
distance
[3].
De toute manière les variations de a1 montrent
combien il serait illusoire de vouloir tirer des mesures du Mont Wilson ou du Mont Montezuma une valeur du nombre
d’Avogadro
par l’intermédiairede la théorie de
Rayleigh.
Il estdéjà
remarquable
qu’on
retrouve une valeurapprochée,
et aucunethéorie de ce genre ne
peut
espérer
mieux.11.
Absorptions
localisées. --L’existence
d’écarts résiduels
irréguliers
entre le calcul etl’expérience s’explique
au mieux par desabsorptions
localisées dans diverses
régions
duspectre.
Lesdocuments contenus dans les Annals ne
permettent
de rien dire au
sujet
de cesabsorptions,
dont la somme neparaît pas à épasser
en moyenne I o pour i code la somme des aatres. Il semble résulter de ce
qui précède qu’elles
ont été minima en 1 g1 o et 1911,car les chiffres de ces années sont les
plus réguliers.
Mais
elles ne sontprobablement jamais
nulles, et,
tant
qu’elles
ne seront pas connues, il sera difficilede faire la
part
de la diffusion moléculaire.IV. ---- Minimum de la densité
optique
de
l’ atmosphère.
12. La théorie conduit à deux résultats
qui
sontexprimés
tous deux par la formule deRayleigh
mais
qui
ontcependant
une existenceindépendante.
1 Q
L’atmosphère
a une densitéoptique
minima,
au-dessous de
laquelle
elle nepeut jamais
descendre.~o Cette densité minima est donnée
quantita-tivement par la formule de
Rayleigh-Cabannes.
Le second résultat est, comme nous venons de le
voir,
contraire àl’expérience;
mais cela ne prouverien pour le
premier.
Lathéorie,
qui
n’est pas endiscussion
ici,
peut
donner uneapproximation
duphénomène
sans en donner la valeur exacte, et ilpourrait
y avoir une densité minima inférieure à la valeurthéorique.
Ce que nouscherchons,
c’est la preuvepurement
expérimentale
que ce minimumexiste,
pour ne pas tomber dans le défautqui
consiste à
mélanger
les résultatsexpérimentaux
avec les résultats
théoriques.
J’ai
déjà
indiqué [4]
le critériumauquel
onpeut
avoir recours
quand
ondispose
d’un nombre suffisant d’observations. 1--lortons sur undiagramme
Fi g. 2.
les densités en
abscisses,
et en ordonnées le nombrede
jours pendant lesquels
ces densités ont étéobservées. Nous aurons ainsi une courbe de
fréquence
ou de
probabilité
des densités. Sil’atmosphère
était
toujours
la même et s’iln’y
avait pas d’erreurs de mesure, tous lesjours
donneraient le mêmenombre
et la courbe se réduirait à unpoint
2, 1).
Leserreurs de mesure transformeront ce
point
en unecourbe en cloche
( fig.
2,2).
Fig. 3.
Supposons
maintenantqu’il
y ait un minimuminfranchissable,
sans erreurs de mesure. Nous aurons la courbe de lafigure
3 arrêtée à unpoint [1].
La forme de la branche de droite est indéterminée.Les erreurs de mesure transformeront le
point
en une branche de courbe en cloche
[2]
et lapente
de cette branche sera nécessairementplus grande
que celle de l’autre. Il est clair que si la courbe
était
symétrique
ellen’indiquerait
pasplus
l’exis-tence d’un minimum que celle d’un maximum.
I,a
figure
4
reproduit quelques-unes
des courbesde
fréquence
obtenues de cette manière au MontWilson et à Montezuma. Pour les
discuter,
il estpréférable
de considérerséparément
lapartie
dela courbe
qui
avoisine le sommet et cellequi
constitueDans la
région
du somme, certaines de cescourbes ont en effet une
pente
plus
forte à droite(II,
-IV., VIII, XII, XIV,
XVI) :
mais sur unplus
grand
nombre iln’y
a pas de différence sensibleFig. l~. - Courbes de
probabilité des densités atmosphériques.
Les densités vont en croissant de droite à gauche. Toutes les courbes sont dessinées à la même échelle des densités,
mais avec des origines différentes. Courbes 1 à V : 1B1:ont
Wilson (1910-1920, 642 nombres) pour o,7o-o, 5o-o, 45-o, 35. Courbes VI à XI : Montezuma 1920-1930 « très bon 11, 256 nombres, pour o,~03; 0,714; 0,1~50; 0,396 ;o,3~9p.. Courbes XII à XVII: Montezuma 1920-1930
« excellent », ~ 53 nombres, pour les mêmes longueurs
d’onde.
et les courbes
V, XI,
XVII ont, aucontraire,
unepente
plus
forte àgauche.
Si nous nousplaçons
à
demi-hauteur,
la somme desdemi-largeurs
des17 courbes est :
La
dissymétrie
est donc très faible. Deplus
une
partie
de cettedissymétrie
n’est pasréelle,
mais
provient
du fait que les écarts moyens desmesures, croissant avec les
densités,
sontplus
forts à
gauche
qu’à
droite. Le calcul montre quecet effet
explique
une différence de 13 pour 100entre la
pente
des courbes àgauche
et lapente
à droite. Il ne reste doncqu’une dissymétrie
réelle de 10 pour 100environ,
trop
faible
pourqu’on
puisse
en déduire l’existence d’un
minimum,
car l’effet du hasard n’est pas nécessairementsymétrique.
Du côté du
pied,
aucontraire,
les courbes sontdissymétriques
et s’étendentbeaucoup plus
loindu côté des fortes densités. Cette
dissymétrie,
qui
pouvait
êtreprévue,
n’a aucunrapport
avecl’exis-tence d’un minimum. Elle
provient
de ce que lesdensités ont d’un côté une variation nécessairement limitée
puisqu’elles
nepeuvent
pas devenirnéga-tives ;
tandis que de l’autre côté les variationspossibles
sontbeaucoup
plus
étendues,
étant
limitéesseulement par le fait que si
l’atmosphère
esttrop
brumeuse les mesures deviennent
impossibles.
13. On
peut
se demander dequelle
causedépend
cette loi de
fréquence
des densitésoptiques
del’atmosphère.
C’est seulement surplace
que lesobservateurs auraient pu en donner
l’explication.
Mais ladescription
de leursexpériences
suggère
(conformément
aux observations que tout le mondepeut
faire enmontagne)
quel’atmosphère
estcomposée
de couchessuperposées,
laplus
bassebrumeuse,
laplus
hautetransparente,
dont lasurface de
séparation
est à une- certaine hauteurmoyenne avec des fluctuations de
part
etd’autre,
suivant en gros les lois du hasard. Il
n’y
a rienqui
permette
de savoir si la surface deséparation
descend
quelquefois
au niveau del’observatoire,
ou si elle restesystématiquement
au-dessus. Dans lesAlpes
elle se tient engénéral
en été vers 35oo m,soit 1700 m
plus
haut que le MontWilson;
maiselle a en
chaque point
duglobe
une hauteurdiffé-rente.
Rien dans les
expériences
de la Smlthsanian Institution nepermet
d’affirmer que latranspa-rence maxima de
l’atmosphère
aitjamais
étéatteinte ni même
qu’elle
existe.Ou,
en d’autrestermes,
iln’y
a pas de preuvepurement
expéri-mentale que l’air pur ait un
pouvoir
absorbantirréductible. Bien
entendu,
iln’y
a pas de preuvedu contraire.
14. Tout se passe, en
première approximation
du
moins,
comme si laprobabilité
d’une densitéoptique
del’atmosphère
était,
au delà d’un certain chiffre moyen, d’autantplus petite
que cette densitéest elle-même
plus
petite.
En admettant que lacourbe de
fréquence
soit une courbe normale deprobabilité,
on voit que les densités faiblesdevien-dront
rapidement exceptionnelles,
cequi
estentiè-rement d’accord avec les observations de visibilité
à
grande
distance. C’est ce caractèreexceptionnel
qui
fait lagrande
difficulté des mesures de la densitéoptique
del’atmosphère,
à moinsqu’elles
ne soientprolongées pendant longtemps.
C’estpourquoi
desobservations
improvisées
et de courte durée nepeuvent
donner aucun résultat utile.15. Nécessité de trois
absorptions
différentes.- L’examen des chiffres
permet
encore une autreconclusion.
Supposons
quel’absorption
soit lasomme d’un terme de diffusion moléculaire
(quelle
que soit sa
valeur,
pourvuqu’elle
soit constante et d’une seuleabsorption
suivant une loiquel-conque
k f (i.)
en fonction de lalongueur
d’onde,
la fonctionf
étanttoujours
la même et le coefficient k225
les courbes de
fréquence
auront, enchaque
station,
la même forme pour toutes les
longueurs
d’ondepuisqu’elles
se réduiront à la courbe defréquence
du facteur k. Or
l’expérience
donne un résultat contraire. Les trois courbes de lafigure 4
qui
corres-pondent
ào,35 V.
ont une forme tout à faitdiffé-rente de celle des autres, aussi bien au Mont Wilson
qu’à
Montezuma. Il y a aussi une anomaliepour o,50 p. La brume n’a donc pas des
propriétés
optiques
constantes, comme nous l’avionsdéjà
reconnu par une autre méthode
(§ 9)
et commed’ailleurs
l’expérience
l’a montré directement[5].
V. --. Valeur de l’erreur de mesure et chiffres absolus de
transparence.
16. La forme presque
symétrique
des courbesde
fréquence
que nous venons d’examinerpourrait
s’expliquer
par des erreurs de mesure. Il est donc nécessaire de chiffrer laprécision
de ces mesures,ce
qui
estpossible
en raison de leurgrand
nombre;J’ai fait les calculs nécessaires sur la meilleure
série,
les 153 nombres excellents de Montezuma. Je ne donnerai pas cescalculs;
laméthode,
que l’onpeut
considérer commeévidente,
consiste à diviserces 153
journées
en un certain nombre de groupesapproximativement homogènes
(8
groupes)
àl’in-térieur
desquels
les erreurs de mesure subsistent seules. Les erreurs commises sur les diverseslongueurs
d’onde sontindépendantes
les unes des autres. On arrive ainsi au Tableau VIqui
donne pourchaque
longueur
d’onde :1 ° L’écart moyen brut ou total des mesures,
comprenant
les variations réelles de densité et les erreurs de mesure;2° Les erreurs de mesure;
3° Le
rapport
de l’écart brut à l’écart moyende mesure.
TABLEAU VI.
Écart
total et erreur de roesure.Les deux derniers chiffres sont très incertains
en raison de leur
petitesse;
les autres sontconcor-dants et montrent que les écarts réels dus aux
varia-tions de
l’atmosphère
sont à peuprès
92 pour I o0des écarts bruts. Les courbes de
probabilité
réelledes différentes densités
optiques
sont donc cellesde la
figure
5, réduites enlargeur
de 10 pour 100environ.
On
peut
endéduire,
par un calcul dontje
nedonnerai pas le
détail,
que d.ans la série des 153 meil-leuresjournées
de Montezuma latransparence
théorique
de la formule deRayleigh-Cabannes
aété
dépassée :
La diminution des
chiffres,
quand
on avancevers les
grandes longueurs
d’onde,
est due àl’in-fluence de la brume
qui
donne dans cetterégion
la
plus grande partie
del’absorption.
La stationde Montezuma a été
choisie,
en vue de la déter-mination de la constantesolaire,
en raison du trèsgrand
nombre dejournées
utilisables dû à laséche-resse du
climat;
pour la même raison l’air y estrarement pur, et elle ne se
prête
pas à l’observationdes très
grandes
transparences.
Malgré
cela les chiffres relatifs aux deuxplus
courtes
longueurs
d’onde suffisent à montrer quela
transparence
deRayleigh
est souventdépassée
(même
sans aucune correction due à la brume ouaux
absorptions
localisées)
et que par suite le coefficientnumérique
de laformule
esttrop
élevé. Nous voyons en mêmetemps
que c’est verso,3~ ~.
que l’on trouvera en
général
latransparence
laplus
grande.
Au-dessous,
l’influence de la brumediminue encore, mais celle de l’ozone commence
à
apparaître.
17. Conclusion. -
D’après
tout cequi
précède,
on nepeut
trouver dans les mesures de la SmifhsonianInsfituiion,
correctementinterprétées,
unappui
quantitatif
pour la théorie. Il faut avoir recours àl’expérience
et laquestion
del’absorption
atmo-sphérique
doit être entièrementreprise.
J’insisteà nouveau sur ce que de
longues
études sontnéces-saires :
plusieurs
années dans un observatoire demontagne
bien choisi.Il y a
cependant
dans les documents nonpubliés
du Mont Wilson et des autres stations tout ce
qu’il
faut pour résoudre le
problème.
Les documentspubliés
neportent
que sur unpetit
nombre delongueurs
d’onde,
mais les mesures ontporté
sur un bienplus grand
nombre,qui
a atteint44
auMont Wilson. La connaissance des écarts moyens des densités avec leur moyenne, déterminée comme
nous venons de la
voir,
donnerait cequi
nousmanque. Nous avons vu que l’erreur de mesure
est faible vis-à-vis des variations
réelles;
elle estd’un bout à l’autre d.u
spectre.
Donc, en faisantpasser une courbe par les
44
valeurs des écartsbruts,
portées
en ordonnées contre lalongueur
d’onde en
abscisse,
les accidents locaux queprésen-terait cette courbe
signaleraient la
place
et donneraient par leuramplitude
la mesure et les fluctuationsdes
absorptions
accidentelles localisées. Leproblème
serait ainsi
simplifié.
Ce travail estimpossible
avec 6 Ou 7
longueurs
d’onde seulement.18. Il resterait à montrer
pourquoi
les conclusions des auteursprécédents
ausujet
des mêmes mesuresne sont pas exactes. Mais
je
pense que ce travailest inutile.
Je ne
répondrai
pas auxcritiques
qui
m’ont étéadressées par M.
Vassy
et par M.Dufay :
la véritéest maintenant accessible à tous, et
j’espère qu’ils
sauront la reconnaître._
’
Manuscrit reçu le 5 juin 1946. :
BIBLIOGRAPHIE. [1] J. de Physique, 1935, 6, p. 401. [2] J. de Physique, 1940, 1, p. 41. [3] C. R. Acad. Sc., 1934, 199, p. 1328. [4] J. de Physique, 1933, 4, p. 626. [5] J. de Physique, 1935, 6, p. 403.
SUR LES PRINCIPES
GÉNÉRAUX
D’UNE NOUVELLETHÉORIE
UNITAIRE DES CHAMPSPar GÉRARD PETIAU. Institut Henri-Poincaré.
La théorie de la relativité
générale
dans sapre-mière forme faisait
dépendre
la structure del’espace
de la
présence
de la matière caractérisée par untenseur
symétrique
du second ordreT,,,,,.
L’espace
était alors défini par uneéquation
telle quedans
laquelle
lepremier
membrereprésentait
unecombinaison des éléments
géométriques
lesplus
simples
attachés àl’espace
et définis pardifféren-tiation à
partir
descaractéristiques
decelui-ci,
tandis que le second membre introduisait la matière
par le tenseur et la constante
universelle
/Une
équation
dutype
(1)
ne suffit pas àdéter-miner
complètement
lagéométrie
del’espace,
c’estpourquoi
la théoried’Einstein,
ainsi que les théoriesunitaires
qui
ontsuivi,
fixaientarbitrairement,
a
priori,
la naturegéométrique
del’espace
de manièreà laisser
disponible
le nombre deparamètres
corres-pondant
exactement à la résolubilité de cetteéqua-tion. De
plus,
la localisation exacte de la matièreobligeait
à considérer un espace videpossédant
unestructure déterminée
pa’r
la solution del’équation
se raccordant avec la solution de
(1) à
la surfacede la matière.
Cette
théorie,
qui
a connu le succès que l’onsait,
s’est trouvée en échec
lorsque
l’on a voulucompléter
la matière par la
présence
decharges
électriques
etcompléter
la théorie duchamp
gravifique
enconsi-dérant un
champ
global
gravifique
etélectromagné-tique.
Les idées introduites récemment dans les théories
quantiques
sur la naturephysique
des processusd’interactions nous ont amené à reconsidérer le
problème général
de la théorie deschamps
phy-siques
et de la structuregéométrique
del’espace
etnous semblent conduire à
l’adoption
deprincipes
"généraux
assez différents de ceux admisjusqu’ici.
On sait que laMécanique
ondulatoire substitueau
concept
d’actions dechamps
celui d’interactionss’exerçant
entrecorpuscules
« lourds » paréchange
d’énergie
et dequantité
de mouvement avec descorpuscules
«légers
».Des travaux récents ont montré que la
considé-ration des
corpuscules
despin
2j~
permet
de définirdes fonctions d’ondes
qui
satisfont dupoint
de vuestatistique
à deséquations
tensoriellesrappelant
leformalisme des théories