Filière : LEF Sciences de la Vie Module : Physiopathologie
Cours
:
Régulation de la Glycémie : Entre
le physiologique et le physiopathologique
Pr. Souad BENAICH
Année universitaire: 2019/2020
I - Introduction
•
Absorption des glucides
•
Glucose et Glycogène.
•
Le métabolisme des glucides.
2
•
Le métabolisme des glucides dépend de la régulation de quatre étapes:
l’absorption digestive
La production hépatique de glucose
La sécrétion pancréatique de l’insuline
L’utilisation périphérique de glucose.
3
II- La glycémie :
1. Définition
La glycémie est une constante physiologique du milieu intérieur
Pour que la glycémie démeure constante, il doit exister un mécanisme de régulation du taux de glucose sanguin
La glycémie est le taux de glucose plasmatique (mmol/l ; g/l).
L’homéostasie glucidique
4
5
2. Mesure de la glycémie
• Glycémie à jeun
9 à 12 heures après arrêt de prise de repas.
• Glycémie non à jeun ou PP
1 h ½ à 2 h après le début du repas.
3. Dosage de l'hémoglobine glyquée
• L’HbA1C évalue la glycémie moyenne des 3 à 4 mois précédant son dosage sanguin.
6
- Valeurs normales:
Glycémie à jeun:
0.70 g/l et 1.10 g/lsoit entre 3.9 mmol/l et 6.1 mmol/l.
Glycémie non à jeun:
˂ 1,40 g/l (7,8 mmol/l).
HbA1C:
entre 4% et 6%.
Chez la femme enceinte:
Glycémie ˂ 0,90 g/l à jeun et ˂ 1,20 g/l (6,7 mmol/l) après un repas.
Augmenter le taux de glycémie à jeun de 0,10 g/l par décennie après 50 ans.
7
- Glycémie basse :
Glycémie à jeun: ˂ 0,60 g/l.
Hypoglycémie
- Glycémie Elevée :
Glycémie à jeun: ˃ 1.10 g/l.
Entre 1,10 et 1,26 g/l
Hyperglycémie non diabétique ou Intolérance au glucose.
?Prédiabète
Glycémie à jeun ˃ 1,26 g/l et après un contrôle avec une autre valeur supérieure
Diabète.
8
III- Régulation de la glycémie :
Hormones :
• L'insuline,
• Le glucagon,
• L'adrénaline, le cortisol.
Organes :
• Pancréas,
• Foie,
• Muscle,
• Tissu adipeux,
• Reins.
9
Les hormones et
la régulation de la glycémie :
10
• L'insuline est une
hormone polypeptidique sécrétée par les cellules β des îlots de Langerhans.
• Elle est composée de deux chaînes peptidiques (chaîne A de 21 acides aminés et chaîne B 30 acides aminés) reliées entre elles par deux ponts disulfures au niveau de résidus cystéines.
1. Action de l'insuline
11
Cinétique :
Insuline endogène :
–Débit basal continu : 15 à 18 mU/min.
–Si prise d’un repas : augmentation de la sécrétion d’insuline déversée dans la circulation portale (50% éliminé), puis diffusion vers les tissus cibles.
–Elimination rénale.
–Ne diffuse pas via le placenta.
12
Récepteur de l'insuline
• L’ensemble des 4 sous-unités a une forme cylindrique et appartient à la famille des récepteurs à activité tyrosine
kinase 13
Voie métabolique de transduction du signal de l’insuline
14
Insuline
+
+
Phosphatase
- -
phosphorylase
glycogène synthase
déphosphorylation Phosphatase
Glycogène Glucose
15
1. Action de l'insuline
• Elle intervenant dans le cycle du glucose.
• Elle favorise l'absorption du glucose depuis le sang vers les cellules du foie, les cellules adipeuses et celles des muscles squelettiques.
• Le glucose absorbé par ces tissus est converti en glycogène ou en triglycérides, voire en les deux à la fois dans le cas du foie.
• L'insuline favorise le stockage du glucose et la diminution de sa concentration dans le sang : c'est une hormone hypoglycémiante.
16
Le stimulus de libération de l’insuline
1- La cellule détecte l’hyperglycémie
+
Glucose Glycémie > 5 mmol/L
Activation Hyperglycémie
17
Le stimulus de libération de l’insuline
2- Les granules d’insuline
subissent l’exocytose
Molécules d’insuline
Vers les organes cibles
Une vésicule de sécrétion contient
8000 molécules d’insuline !
Le stimulus de libération de l’insuline est l’hyperglycémie Hyperglycémie
Glycémie > 5 mmol/L
18
2. Action du glucagon
• le glucagon est secrété par les cellules α des îlots de Langerhans lorsque la glycémie est faible (2- 3mM/l).
• Si glycémie > 5-6 mM/l, la sécrétion de glucagon est inhibée.
• Le glucagon a pour cible les cellules hépatiques (surtout) et les adipocytes.
• Les cellules musculaires étant dépourvues de récepteurs à glucagon.
19
Le stimulus de libération du glucagon
1- La cellule détecte l’hypoglycémie
+
Glucose Glycémie < 5 mmol/L
Activation Hypoglycémie
20
Molécules de glucagon
Le stimulus de libération du glucagon
2- Les granules de glucagon
subissent l’exocytose
Hypoglycémie Glycémie < 5 mmol/L
Vers les organes cibles
Le stimulus de libération du
glucagon est l’hypoglycémie
21
Vue d’ensemble de la régulation de la glycémie
Hyperglycémie
Retour vers une normoglycémie
Foie Muscles Tissu adipeux Action sur des
organes cibles
Foie Muscles Tissu adipeux Action sur des
organes cibles Stimulation des
cellules
Libération d’insuline dans le sang
Libération de glucagon dans le sang Stimulation des
cellules
Retour vers une normoglycémie Prise d’un repas
riche en glucides
Hypoglycémie Jeûne, état postprandial
22
3. Action de l'adrénaline
• Les cellules cibles de l'adrénaline sont les hépatocytes et les cellules musculaires.
• Dans des conditions de stress, de jeûne ou d’exercice physique, les signaux hormonaux tels que
l’adrénaline sont capables d’induire la sécrétion du glucagon.
• L’adrénaline agit sur la glycogénolyse, elle provoque une hausse de la glycémie et permet un apport rapide en glucose aux muscles lors d'un effort.
23
4. Action du cortisol
• Hormone lipophile, synthétisée dans la couche fasciculée de la cortico-surrénale.
• Hormone stéroïde hyperglycémiante.
• Il agit en cas de jeûne prolongé ; active dans le foie les enzymes de la néoglucogenèse.
• Il favorise la production de glucose à partir de substrats non glucidiques, des acides aminés et de l'oxydation des acides gras via la formation de corps cétoniques.
24
Les principaux organes impliqués dans
la régulation de la glycémie
25
1. Le pancréas et la régulation de la glycémie
26
Localisation anatomique du pancréas
Le pancréas est une glande mixte. Elle exerce une fonction exocrine dans la digestion et une fonction endocrine dans la régulation de la glycémie 27
Cellules du pancréas
Histologie du pancréas endocrine
Le pancréas endocrine est constitué de cellules et regroupées en îlots de Langerhans représentant seulement 1% du volume de la glande ! Le pancréas
en contient plus d’un million. Chaque îlot comporte environ 3000 cellules !
28
Cellules du pancréas
29
Cellules
Cellule Vaisseau
sanguin
Les cellules fabriquent l’insuline Les cellules fabriquent le glucagon
70 % des îlots
30 % des îlots Schéma d’un îlot de Langerhans
30
Aspect cytologique de la cellule
Appareil de Golgi
Réticulum endoplasmique
granuleux
Ribosome Vésicule
d’insuline
Vaisseau sanguin
Noyau cellulaire
31
Aspect cytologique de la cellule
Appareil de Golgi
Réticulum endoplasmique
granuleux
Ribosome Vésicule
de glucagon
Vaisseau sanguin
Noyau cellulaire
32
• Principal organe capable à la fois de produire et de stocker du glucose.
• Afin que la glycémie reste constante et égale à sa valeur normale, le foie régule la glycémie en:
‒ synthétisant du glycogène ou des lipides après un apport alimentaire important et
‒ libérant du glucose pendant des périodes de jeûne.
2. Le foie et la régulation de la glycémie
33
• Au cours d’un jeûne et d’un exercice physique:
La production hépatique du glucose provient de : – la glycogénolyse.
– la néoglucogenèse : à partir de :
• substances protidiques (AA glucoformateurs )
• ou lipidiques (AG + glycérol hydrolyse des TG)
Active si glycémie de sa valeur normale + un épuisement des réserves de glycogène.
! Cerveau et hématies
• Après un repas:
– la glycogénogenèse.
– La lipogenèse.
34
Le foie : un organe de réserve de glucose
1- Si hyperglycémie
FOIE
Glucose
La glycémie redevient normale c’est à
dire autour de 5 mmol/L 1- Glycogénogenèse
Glycogène
Glycémie > 5 mmol/L
La capacité de stockage en glycogène du foie est
limitée à 100g Après un repas, l’excédent de glucose est
mis en réserve dans les cellules hépatiques Transporteur
GluT-2
Glycémie = 5 mmol/L Insuline
+
L’insuline stimule la glycogénogenèse
hépatique 35
Le foie : un organe de libération de glucose
2- Si hypoglycémie
FOIE
La glycémie redevient normale c’est à
dire autour de 5 mmol/L 2- Glycogénolyse
Glucose
Glycogène
Glycémie < 5 mmol/L
Le foie est le seul organe capable de libérer du glucose
lors d’une hypoglycémie La libération du glucose
hépatique permet de maintenir stable la glycémie entre les repas Glycémie = 5 mmol/L
Glucagon
+
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante stimulant la
glycogénolyse hépatique
36
Le foie et la régulation de la glycémie
2- Entre les repas, la stabilité de la glycémie est assurée par la libération du glucose par le foie au
cours de la GLYCOGENOLYSE.
Cette libération est stimulée par le glucagon
1- Juste après un repas, la glycémie dépend du stockage du glucose dans le foie au cours de la GLYCOGENOGENESE.
Ce stockage est stimulé par l’insuline CONCLUSIONS
L’insuline est une hormone hypoglycémiante
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante
37
•
Le foie n'est pas le seul organe à stocker du glucose.
•
Le glucose est stocké également sous forme:
–de glycogène dans les muscles et
–de triglycérides dans les tissus adipeux.
38
3. Les muscles et la régulation de la glycémie
39
Les muscles et la régulation de la glycémie
1- Si hyperglycémie
MUSCLE
Glucose
La glycémie redevient normale c’est à
dire autour de 5 mmol/L Glycogénogenèse
Glycogène
Glycémie > 5 mmol/L
La capacité de stockage en glycogène des muscles est limitée à
400g Après un repas, l’excédent de glucose est
mis en réserve dans les cellules hépatiques et
musculaires Transporteur
GluT-4
Glycolyse
ATP
Insuline
+
1- L’insuline stimule l’entrée du glucose dans les myocytes via GluT-4 Insuline
+ +
2- L’insuline stimule la glycogénogenèse
musculaire 3- L’insuline stimule
surtout la glycolyse musculaire Glycémie = 5 mmol/L
40
Les muscles et la régulation de la glycémie
2- Si hypoglycémie
Le muscle ne peut pas libérer le glucose qu’il produit par glycogénolyse 2- Glycogénolyse
Glucose
Glycogène
Glycémie < 5 mmol/L
Le foie est donc le seul organe capable de libérer
du glucose lors d’une hypoglycémie La libération du glucose
hépatique permet de maintenir stable la glycémie entre les repas MUSCLE
Glycolyse ATP
Le glucose produit est alors consommé par la cellule musculaire au
cours de la glycolyse Transporteur
GluT-4 « au repos »
Glucagon
+
Insuline
+
41
2- Les muscles n’interviennent que dans la régulation de l’HYPERGLYCEMIE. Ils n’interviennent pas directement dans
la régulation de l’hypoglycémie car, une fois dans le myocyte, le glucose ne peut plus ressortir
1- Au niveau des muscles, l’insuline exerce une action HYPOGLYCEMIANTE parce qu’elle stimule :
CONCLUSIONS
Les muscles et la régulation de la glycémie
- l’entrée du glucose dans les myocytes via GluT-4 - la glycogénogenèse musculaire
- la glycolyse musculaire
42
4. Le tissu adipeux et la régulation de la glycémie
43
Le tissu adipeux et la régulation de la glycémie
Aspect cytologique d’un adipocyte Gouttelette
lipidique
Le tissu adipeux est constitué de cellules adipeuses capables de stocker des quantités considérables de lipides
sous forme de triglycérides
L’excédent de glucose est converti en graisses. Les régimes hyperglucidiques
induisent donc une prise de poids pouvant mener à une obésité !
Noyau Cytoplasme
44
Le tissu adipeux et la régulation de la glycémie
1- Si hyperglycémie
ADIPOCYTE
Glucose
La glycémie redevient normale c’est à
dire autour de 5 mmol/L Glycémie > 5 mmol/L
Transporteur GluT-4
Insuline
+
Insuline
+
Lipogenèse
Un homme de 70 kg a une réserve adipeuse de 15 kg équivalent à 130.000 kcal !
Le tissu adipeux stocke le glucose sous la forme de triglycérides plutôt
que sous la forme de glycogène Glycémie = 5 mmol/L
Triglycérides
1- L’insuline stimule l’entrée du glucose dans les adipocytes via GluT-4
2- L’insuline stimule la lipogenèse au niveau du
tissu adipeux 45
Le tissu adipeux et la régulation de la glycémie
2- Si hypoglycémie
ADIPOCYTE
Glycémie < 5 mmol/L Transporteur
GluT-4 « au repos »
1- Le glucagon stimule la lipolyse afin de former du glycérol et acide gras Glucagon
+
Le glycérol ainsi formé permettra de reconstituer
du glucose lors de la néoglucogenèse
Les acides gras permettront de fournir de l’énergie aux cellules
« souffrant » d’hypoglycémie Lipolyse
Triglycérides
Glucose
Acides gras Glycérol
46
1- Au niveau du tissu adipeux, l’insuline stimule : CONCLUSIONS
Le tissu adipeux « éponge » l’excédent de glucose sanguin en le stockant sous forme de triglycérides
Le tissu adipeux et la régulation de la glycémie
- l’entrée du glucose dans les adipocytes via GluT-4
- la LIPOGENESE c’est à dire la formation de triglycérides à partir de glucose
2- Au niveau du tissu adipeux, le glucagon stimule :
- la LIPOLYSE c’est à dire l’hydrolyse des triglycérides en acides gras et glycérol
L’effet hyperglycémiant du glucagon n’est pas immédiat puisqu’il nécessite la transformation du
glycérol en glucose lors de la néoglucogenèse 47
1- L’insuline stimule l’entrée du glucose dans les cellules musculaires et adipeuses via un transporteur de glucose nommé GluT-4 ( )
Les actions biologiques de l’insuline (1/4)
48
Les actions biologiques de l’insuline (2/4)
Insuline
+
2- L’insuline stimule la GLYCOGENOGENESE hépatique et musculaire c’est à dire la polymérisation du glucose en glycogène Glucose
Glycogène
Le glycogène est un polymère de glucose contenant entre 5000 à 300.000 molécules de glucose ! 49
Les actions biologiques de l’insuline (3/4)
Insuline
+
ATP
3- L’insuline stimule la GLYCOLYSE hépatique et musculaire c’est à dire la dégradation partielle du glucose en ATP
50
Les actions biologiques de l’insuline (4/4)
Insuline
+
4- L’insuline stimule la LIPOGENESE au niveau des adipocytes c’est à dire la conversion du glucose en triglycérides
Triglycérides Glucose
Les triglycérides sont des lipides constitués de glycérol et de trois chaînes d’acides gras
Retour sommaire
51
Les actions biologiques du glucagon (1/3)
Glucagon
+
1- Le glucagon stimule la GLYCOGENOLYSE hépatique et musculaire c’est à dire l’hydrolyse du glycogène en
glucose
Glucose Glycogène
52
Les actions biologiques du glucagon (2/3)
+
2- Le glucagon stimule la LIPOLYSE au niveau des adipocytes c’est à dire l’hydrolyse des triglycérides en
acides gras et glycérol Triglycérides
Glucagon
Acides gras
Glycérol
53
Les actions biologiques du glucagon (3/3)
3- Le glucagon stimule la NEOGLUCOGENESE au niveau du foie c’est à dire la formation de glucose à partir de substrats
non glucidiques comme le glycérol et les acides aminés Glucagon
+
Glucose Glycérol
Acides aminés ou
54
Schéma récapitulatif de la régulation de la glycémie
55
FOIE
MUSCLES
TISSU ADIPEUX
CONCLUSION
Glycémie > 5 mmol/L Glycémie = 5 mmol/L 1- Si hyperglycémie
Glucose
Insuline Insuline
+
+
+
56
LA REGULATION DE LA GLYCEMIE
L’insuline induit une augmentation de l’utilisation périphérique du glucose
57
FOIE
MUSCLES
TISSU ADIPEUX Glycémie < 5 mmol/L
Glycémie = 5 mmol/L 2- Si hypoglycémie
Glucose
Glucagon
+
LA REGULATION DE LA GLYCEMIE
58
LA REGULATION DE LA GLYCEMIE
Le glucagon induit une sortie du glucose hépatique à l’origine de son effet hyperglycémiant. Le glucose libéré alimentera les cellules 59
• Le rein a une fonction néoglucoformatrice,
• Chez un sujet sain; la glycosurie normale est nulle.
• Si la glycémie est très élevée (diabète sucré) le rein peut excréter le glucose du sang.
• Le rein contribue donc, dans une moindre mesure, au maintien de la glycémie.
5. Rôle du rein dans la régulation de la glycémie
60
Le SN implique deux voies dans la régulation de la glycémie : – Le SN parasympathique qui a un effet hypoglycémiant en
stimulant par voie nerveuse la sécrétion de l’insuline.
– Le SN sympathique qui a un effet hyperglycémiant en stimulant par voie nerveuse la sécrétion du glucagon, de l’adrénaline et du cortisol :
– Stress, ou effort production d’Ad. En agissant sur la glycogénolyse, elle provoque une de la glycémie et permet un apport rapide en glucose aux muscles lors d'un effort.
– Stress ou jeûne prolongé production de cortisol : favorise la glycogénolyse.
6. Rôle du système nerveux dans la régulation de la glycémie
61
62
IV- Le Diabète
IV- Le Diabète
• Selon l'OMS:
Glycémie à jeun est à 1,26 g/l => Diabète.
• Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque:
– le pancréas ne produit pas assez d'insuline ou – lorsque l'organisme n'est pas capable d'utiliser
efficacement l'insuline qu'il produit.
• Il en résulte une concentration élevée de glucose dans le sang (hyperglycémie).
63
• 422 millions de personnes diabétiques dans le monde.
• Au Maroc, le nombre de diabétiques est passé de 1,5 million d’individus en 2011 à plus de 2 millions en 2015, soit 25% de plus en 5 ans.
• On distingue:
– Le diabète de type 1, – Le diabète de type 2 – Le diabète gestationnel.
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Intolérance aux hydrates de carbone et hyperglycémie à jeun non diabétique
• Si Glycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/l
=> hyperglycémie non diabétique .
• Si Glycémie à jeun < 1,26 g/l,
• Et Glycémie à la 2ème heure de l’HGPO entre 1,40 et 2 g/l avec une valeur intermédiaire (à 30, 60, 90 min)
2 g/l.
• => Intolérance aux hydrates de carbone.
65
• Sous les termes d’hyperglycémie à jeun non diabétique et d’intolérance aux hydrates de carbone, on regroupe 3 types de sujets :
– ceux qui évolueront vers le diabète : 25 % à 50 % dans les 10 ans qui suivent;
– ceux qui resteront hyperglycémiques non diabétiques ou intolérants aux hydrates de carbone : 25 à 50 % des patients;
– ceux qui retrouveront une tolérance glucidique normale: environ 25 %.
66
On distingue, dans un « dégradé » métabolique : – Les sujets normaux.
– Les sujets hyperglycémiques non diabétiques : Glycémie à jeun : 1,10 - 1,25 g/l.
– Les intolérants au glucose :
glycémie à la 2ème heure de l’HGPO : 1,40 - 2 g/l.
– Les diabétiques :
Glycémie à jeun 1,26 g/l,
ou glycémie à la 2ème heure de l’HGPO > 2 g/ l.
67
1. Le diabète de type 1
• = Diabète insulinodépendant DID
• Il se caractérise par une carence absolue ou quasi absolue de la sécrétion d'insuline.
• = Diabète juvénile.
• Près de 10% des diabétiques sont de type 1, dont la moitié ont moins de 20 ans.
68
• Symptômes:
–Brutalement –Polyurie –Polydipsie –Polyphagie –Perte de poids –Asthénie
–Hyperglycémie (>1,26 g/l à jeun, ou > 2 g/l à PP).
69
• Traitement:
–L'apport d'insuline est indispensable (injections quotidiennes d'insuline)
–Une surveillance régulière de la glycémie afin d'adapter les doses d'insuline.
70
Cinétique :
Insuline exogène :
• Voie PO :
– Destruction par les enzymes protéolytiques des sucs digestifs.
• Voie IV :
– Action hypoglycémiante en 5 min, durée de l'effet < 1 heure.
– Seules les insulines humaines rapides ou les insulines analogues ultrarapides sont injectables en IV.
• Voie SC :
– Action entre 5 min et 2 h, effet variable selon la galénique.
– Toutes les insulines sont injectables par voie sous-cutanée.
71
2. Le diabète de type 2
• = Diabète non insulino-dépendant DNID.
• = Diabète adulte.
• Insulino-résistance.
• => Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé
par l’insuline.
• Insulinopénie.
• => Le glucose ne pénètre pas dans les cellules du
corps et reste dans la circulation sanguine.
• !le diabète de type 2 passe inaperçu pdt pls années.
72
• 90% des cas de diabète sont de type 2.
• Plusieurs facteurs de risques :
–L’obésité: (80% de DNID sont obèses).
–L'obésité chronique induit une insulino-résistance qui peut évoluer en diabète.
–L’HTA et l’hypercholestérolémie.
–Prédisposition génétique.
–une mauvaise hygiène de vie, à savoir être en surpoids, manquer d’activité physique, et avoir une malnutrition.
73
Traitement du diabète de type 2
Il dépend du stade du diabète:
• Dans un premier temps,
des mesures diététiques.
une activité physique régulière +++.
une bonne gestion du stress.
74
• Si ces mesures ne sont plus suffisantes,
– des médicaments antidiabétiques sont associés (hypoglycémiants oraux ou antidiabétiques oraux ADO).
– Parfois un traitement par insuline est prescrit. Cette insulinothérapie peut être transitoire.
– L’efficacité du traitement n’est optimale que s’il est associé à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière.
75
Les antidiabétiques oraux
1- Les Biguanides
– Traitement de première intention du DNID en cas d’obésité.
– Ils augmentent la sensibilité à l’insuline des tissus périphériques (améliore l’action de l’insuline).
2- Les Sulfamides
– Ils stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas tout au long de la journée.
3- Les Glinides
– Stimulent la sécrétion d'insuline au cours des repas
4- Les Inhibiteurs de l'alpha glucosidase
– Retardent l'absorption des glucides ingérés et ralentissent l'absorption des sucres présents dans l'alimentation.
76
3- Le diabète gestationnel
• GAJ ≥ 0,92 g/l à jeun et ≥ 1,20 g/l (6,7 mmol/l) après un repas.
• Ce diabète apparaît vers la fin du 2ème et au 3ème trimestre.
• Prévalence mondiale du DG : 1 accouchement sur 7 (14%) (FID 2015)
• Au Maroc: entre 8,2% et10% des femmes enceintes
• Dans 80% des cas, il disparaît après l'accouchement, mais la mère est ensuite plus à risque de développer le diabète de type 2 dans les années qui suivent.
77
HGPO (Hyperglycémie Provoquée Orale à 75 g de glucose)
78
Métabolisme glucidique et grossesse
•
Augmentation de la sensibilité à l’insuline
•
Pénétration facilitée du glucose en
intracellulaire et stockage : glycogénogenèse et lipides
79
1
erTrimestre
A partir du 2
èmeTrimestre
• Apparait une résistance physiologique modérée à l’insuline (GH et H plac. Lactogène, leptine, oestradiol,
↓adiponectine...)
• Le glucose est d’une plus grande disponibilité pour le fœtus pour ses besoins énergétiques et de croissance
80
V- COMPLICATIONS DU DIABÈTE
81
Rétinopathie diabètique
Première cause de cécité à l’âge adulte
Néphropathie diabétique
Première cause d’insuffisance rénale terminale
Maladies Cardiovaculaires AVC
2 à 4 fois plus de Mortalité cardio- vasculaire dans les AVC
Neuropathie diabétique
Première cause d’amputation non traumatique
8/10 diabétiques meurent d’accidents
cardiovasculaires
Complications chroniques du diabète:
vasculaires +++
82
Maladies cardiovasculaires
• Cœur et vaisseaux sanguins
• complications mortelles (insuffisance coronaire; AVC).
• Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès des personnes atteintes de diabète et
• La coronaropathie (= le durcissement des artères) est la maladie cardiovasculaire la plus fréquente chez les diabétiques.
• FDR: HTA, Hypercholestérolémie, Hyperglycémie…
• Les diabétiques: 2 à 4 x plus de risques de développer une maladie cardiovasculaire.
83
Néphropathie diabétique
• Dommages subis par les petits vaisseaux sanguins des reins (microangiopathie). Les reins deviennent moins performants ou ne fonctionnent plus du tout.
• ! plus fréquentes chez les personnes atteintes de diabète.
• La néphropathie touche jusqu'à 50 % des personnes diabétiques au cours de leur vie.
• Le diabète est la première cause d'insuffisance rénale.
• Les dommages causés aux reins par la
• néphropathie sont irréversibles.
• Dialyse.
84
Neuropathie diabétique
• L'hyperglycémie chronique entraînant la destru-
• ction de la myéline altérer, voire empêcher les
• conductions nerveuses.
• Il peut en résulter des problèmes de digestion et une insuffisance de nombreuses autres fonctions. Les extrémités, en particulier les pieds, comptent parmi les zones les plus touchées ; la neuropathie diabétique a un rôle prépondérant dans la survenue d'une complication du diabète appelée le pied diabétique.
• Les dommages causés aux nerfs dans ces régions sont appelés neuropathie périphérique et peuvent provoquer une douleur, des fourmillements ou une perte de sensations infections sévères, voire une amputation.
• Les diabétiques sont exposées à un risque d’amputation plus de 25 fois supérieur à celui des personnes qui ne souffrent pas de cette maladie.
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Rétinopathie diabétique
• Rétinopathie = Atteinte des yeux : œil et rétine
• Grave complication du diabète qui touche
• fréquemment les patients diabétiques de type 2.
• 50 % des personnes atteintes de diabète développent une forme quelconque de maladie oculaire provoquant une baisse de vision voire une cécité.
• FDR: hyperglycémie constante, HTA et cholestérolémie élevée.
• L'excès de sucre dans le sang fragilise la paroi des capillaires qui parcourent la rétine, entraînant une perte d'étanchéité. Il s'ensuit la rupture puis l'éclatement des vaisseaux rétiniens puisque les yeux sont particulièrement sensibles à l'atteinte des
petits vaisseaux. 86
Troubles cutanés
• Le diabète peut engendrer un déficit immunitaire qui peut être à l’origine de plusieurs infections.
• des mycoses et furonculoses, des infections ORL, des infections urinaires et génitales
• ! La gangrène diabétique : complication fréquente du diabète; c'est une plaie bénigne qui évolue défavorablement à cause de l'état vasculaire des membres inférieurs et à la sensibilité aux infections.
• Le risque de gangrène multiplié par 7 chez le diabétique.
• Elle est traitée par l'amputation progressive. 50 % des amputations non traumatiques se font chez les diabétiques.
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PRISE EN CHARGE?
UNE BONNE HYGIENE DE VIE
• ALIMENTATION
• EXERCICE PHYSIQUE
• PERTE DE POIDS ET STABILISATION
• ARRET DU TABAC ET DE l’ALCOOL
• AUTO SURVEILLANCE GLYCEMIQUE
• MEDICATION
• PRISE EN CHARGE DES AUTRES FDR +++
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