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Par l’axiome de la paire, l’ensemble{x, y}existe

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e Paris 7 21 septembre 2011 Licence Math-Info (L3)

TD de Logique (Brice Minaud)

Correction du TD 1

Exercice1 :

(1) PourA={{x,{y}},{z}}, on a SA={x,{y}, z}.

PourA={∅,{∅}}, on aSA={∅}.

(2) Pour toutxon a :

x∈[ {a, b}

⇔ ∃y∈ {a, b}, x∈y

⇔x∈a∨x∈b

⇔x∈a∪b donca∪b=S

{a, b} (par extensionnalit´e).

Exercice2 :

a= [

x∈a

{x}=[

P(a) =[

(P(a)− {∅})

Exercice3 :Soientx,y,z.

- Par l’axiome de la paire, l’ensemble{x, y}existe.

- Par l’axiome de la paire, l’ensemble{z, z}={z}existe.

- Donc par l’axiome de la paire, l’ensemble{{x, y},{z}}existe.

- Donc par l’axiome de la r´eunion, l’ensemble{x, y, z}=S

{{x, y},{z}}existe.

Exercice4 : Supposons par l’absurde que l’ensemble E de tous les singletons existe. Alors en appliquant le sch´ema de compr´ehension `a l’ensembleEavec la formule{x} 6∈x, on peut construire l’ensembleX ={x∈E :{x} 6∈x}. On alors pour touty,{y} ∈X ssi{y} 6∈y. En particulier en prenanty=X, on a {X} ∈X ssi{X} 6∈X, contradiction.

Exercice5 :On fixe un espace vectoriel quelconque. Soit E l’ensemble de toutes le familles de vecteurs libres, ordonn´e par l’inclusion.

On montre d’abord que (E,⊆) est inductif. On consid`ere donc une chaˆıne (Xi)i∈I de familles de vecteurs libres. Alors son unionX =S

i∈IXiest encore libre. En effet, si on prend un nombre fini de vecteursv1, . . . , vn dansX, chaquevk appartient `a un certainXf(k), or puisque lesXf(k)sont en nombre fini, et qu’ils sont totalement ordonn´es (par d´efinition du fait queX est une chaˆıne), ils poss`edent un ´el´ement maximalXm∈E qui contient tous lesvk. CommeXmest libre, on d´eduit que lesvk sont libres. On a montr´e que la familleX est libre, donc c’est un majorant.

Ainsi E est inductif. En appliquant le lemme de Zorn on en d´eduit qu’il existe une famille maximale de vecteurs libres. On admet qu’une famille maximale de vecteurs libres est une base (c’est un des d´efinitions possibles ; une famille maximale de vecteurs libres est automatiquement g´en´eratrice).

Exercice6 : a⊂a; {a} ⊂ P(a).

Exercice7 : P(∅) ={∅}

P(P(∅)) ={∅,{∅}}

P(P(P(∅))) ={∅,{∅},{{∅}},{∅,{∅}}}

(2)

2

Exercice8 :

(1) P(A∪B)⊃ P(A)∪ P(B) :

x∈ P(A)∪ P(B)

⇔x⊂A∨x⊂B

⇒x⊂A∪B∨x⊂A∪B

⇔x⊂A∪B

⇔x∈ P(A∪B) (2) P(A∩B) =P(A)∩ P(B) :

x∈ P(A)∩ P(B)

⇔x⊂A∧x⊂B

⇔x⊂A∩B

⇔x∈ P(A∪B)

Exercice9 : (Correction sommaire) Rappel : si un ensembleM est vide, toute propri´et´e de la forme “∀x ∈ M quelque chose” est automatiquement vraie. Inversement toute propri´et´e de la forme “∃x∈M quelque chose” est fausse.

On d´efinitQP comme l’ensemble des applications deP dansQ, c’est-`a-dire l’ensemble des sous- ensemblesF deP×Qqui v´erifient l’unicit´e de l’image, ce qu’on exprime : ∀p∈P,∃!q∈Q,(p, q)∈ F. Donc si P =∅, la propri´et´e est automatiquement vraie (voir ci-dessus) donc le seul ´el´ement de ∅ ×Q, qui est ∅, est valide, et Q = {∅}. Par contre si P 6= ∅ et Q = ∅, la propri´et´e est automatiquement fausse (voir ci-dessus) donc aucun ´el´ement n’est valide et∅P =∅.

(Note : pourA,B finis on a|BA|=|B||A|donc on a en fait retrouv´e 0n= 0 etn0= 1.) Exercice10 : Un ´el´ement de P(A×B) est un ensemble de couples, tandis qu’un ´el´ement de P(A)× P(B) est un couple. On ne peut donc pas avoir d’inclusion, dans aucune direction. (Les

´el´ements n’ont pas le mˆeme “type”).

Exercice11 : (Correction sommaire) Le raisonnement est essentiellement le mˆeme que dans l’exercice 9. Ce n’est pas un hasard puisque Π

i∈Iai={(xi)∈(Sai)I :xi∈ai} ⊂(Sai)I.

Exercice12 :(Correction sommaire) On prend p={x∈ P(SX) :∃y ∈X, x⊂y}. On a donc appliqu´e l’axiome de la r´eunion, puis des parties, puis le sch´ema de compr´ehension avec la formule

∃y∈X, x⊂y.

Exercice13 :U =V =Z.

(Note : siAi,j´etait d´efini diff´eremment, on n’aurait pas forc´ement U =V).

Exercice14 : (a) Le produit Q

n∈N

Xn contient un seul ´el´ement : la suite (n)n∈N. (b) Le produit Q

n∈N

Yn contient exactement les suites (xn) `a valeurs dansNtelles quexn ≥n.

Par exemple, (n)n∈N, (n+ 1)n∈Net (n2)n∈N.

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