Identification de particules
Jeudi 10 Décembre
Introduction
⇒ Après la mesure de l’énergie et de l’impulsion l’identification des particules nature et charge, constitue un enjeu fondamental pour la physique des
particules expérimentale
– Violation de CP seulement accessible si l’on identifie la saveur des B – Désintégrations rares
– Élimination du bruit de fond
Ex : Séparation entre ππ /K K/p e/ ππ γγ / ππ
0...
La méthode utilisée dépendra de l’énergie de la particule
⇒ Efficacité de tagging : probabilité que p est identifiée comme p
⇒ Contamination : probabilité que q est identifiée comme p
⇒ Séparation: nb de σ σ qui séparent les distributions de p et q
⇒ En fonction de la physique étudiée, on optimisera le rapport efficacité /
contamination
Introduction
Identification par dE/dx
On mesure l’ionisation le long de la trace ainsi que l’impulsion
La mesure simultanée de l’ionisation I et p donne un point dans le diagramme I/I
minversus l’impulsion
Ex: Supposons une résolution de 5%
(12%FWHM) et une séparation de 2 σ σ pour identifier une particule. Pas de séparation K/p à haute énergie !
Facile d’identifier des quarks ! ( I ~ q
2)
( )
v c p E c p p c m c p m
dE dx
= = +
=
∝
2 2 2 2 2 4
2
2 2
1
/ /
ln βγ
β β γ
dE/dx
⇒ On utilise la valeur normalisée au minimum d’ionisation.
– R = Hauteur du plateau au dessus du minimum. Quantité de remontée relativiste
γ* quand on arrive sur le plateau
⇒ Les effets de densité dans la formule de Bethe Bloch, limitent R. R est meilleur à basse pression et Z grand Paramétrisation empirique :
avec p
i5 paramètres à fiter.
⇒ Estimateur : La valeur moyenne tronquée.
– Choisir les m plus petits signaux entre n mesures. Pour 35% < m < 80%
distribution gaussiènne I p
p p
p
p
p
∝ − − +
1
2 3
4
4
1
5β β
ln βγ
Résolution pour dE/dx
Variation de la résolution σσ en fonction de:
– L = Longueur de la trace – n = nb d’échantillons
– x = L / n taille de l’échantillon
⇒ Pour x constant, on augmente n et L σ σ ~1 / n
0.45et non 0.5
⇒ Si L = nx est constant et n augmente en diminuant x σ σ ~ n
-0.14. Le gain par n et compensé par la perte due à la diminution de x
⇒ L, et x varient avec n fixe. Il suffit d’augmenter la pression. On doit gagner en résolution dans le rapport ( p
1x
1/ p
2x
2)
kk = - 0.32
Il n’y a pas un consensus général sur le plus petit x ou le plus grand n pour L fixe
Variation de la résolution σσ en fonction du gaz:
Pour de l’Argon σσ = 0.96 n
-0.46(px)
-0.32. Pour 1m et 100 points on obtient
σσ = 0.115. Pour un autre gaz de nombre atomique Z et potentiel d’ionisation I, et n points :
FWHM mbar
Lp
Z I
ZI n
Ar Ar
= ×
0 115 1 0 32 0 32 1000 14
.
. . .
Plusieurs corrections à prendre en compte
⇒ Variation du gain en fonction de la composition et densité du gaz, attachement des électrons par O
2, dérive des piédestaux ....
⇒ Equalisation des réponses de tous les fils
⇒ Orientation de la trace
– Effets de saturation – Longueur effective – Cross talk
La mesure de dE / dx est généralement ‘difficile’
Résolution pour dE/dx
Temps de vol (TOF) ππ , K, p
⇒ Mesure du temps entre deux points, deux compteurs, distants de L.
⇒ Résolution dominée par :
– Temps de passage des photoélectrons entre la cathode et la 1ère dynode. Des vitesses différentes et des chemins différents
– Temps de transit dans le système de collection de la lumière
– Électronique
Résolution ~ (L / N
e)
½⇒ Choisir un scintillateur rapide ex NE- 111, et un PMT avec le plus petit djiter ~ 200 à 300 ps
⇒ TOF est utilisable jusqu’à p=2GeV/c
( )
∆ t L c
L c
m c p
m c p
Lc
p m m
= −
= + − +
≈ −
1 1
1 1
1 2
2
1 2 2
2
2 2 2
2 2 1
2
2 2
β β
Identification de muons
⇒ Utilisation de chambres à muons après un stopper de hadrons, électrons et photons.
–Masse de ferraille ( W, Fe)
–Calorimètres électromagnétique et hadronique
• Punch through
– Hadrons qui échappent du
calorimètre hadronique ( 3% de prob pour 50GeV de pions à travers de 2m de Fe)
– Désintégrations de pions et kaons en µ
• Sail through Hadrons qui n’interagissent pas exp(-x/λ
a) –A très haute énergie ( > 500 GeV) muon
Bremsstrahlung domine ! Perte d’énergie proportionnelle à l’énergie du muon.
Calorimètre à muons
Identification de neutrons
⇒ On doit produire des particules chargées qui elles sont détectées par ionisation, scintillation etc....
⇒ La méthode utilisée dépend de l’énergie du neutron
– Pour des faibles énergies < 20 MeV
• n +
6Li → α +
3H Scintillateurs LiI(Eu) a et tritons scintillent
• n +
10B → α +
7Li
• n +
3He → p +
3H MWPC remplit de 3He et Kr @ haute pression
•La section efficace dépend fortement de l’énergie du neutron Pour 20 MeV < E < 1 GeV
Détection du proton de recul de la collision élastique
n + p → n + p . MWPC avec un gaz riche en Hydrogène, ou
scintillateurs organiques
Identification des électrons
⇒ Construction d’ un estimateur avec l’ information de plusieurs détecteurs.
– E / p : Rapport énergie impulsion – Distribution longitudinale et ,
forme latérale dans le calorimètre électromagnétique
Les électrons déposent leur énergie au début et les gerbes sont étroites
Rejection de l’ ordre de 100
Effet Cherenkov
Quand une particule traverse un milieu d’indice n, avec une vitesse V > c / n, elle émet des photons à un angle caractéristique θθ
c, tout au long de sa trajectoire.
Au passage de la particule les atomes sont polarisés, formant des dipôles électriques.
Si V < c/n moment dipolaire totale nulle, si V >c/n moment dipolaire varie en
fonction du t émission du rayonnement électromagnétique. Onde acoustique d’un avion supersonique
Observé et décrit par Cherenkov en 1930
Pendant un temps t les photons parcourent tc/n et la particule t c cos θ θ = tc/n / t β β c Angle entre la particule et les photons émis cos θθ
c= 1 / ( n ββ ) et seuil en ββ > 1/n
– L’indice de réfraction est fonction de la longueur d’onde λ et de la température.
– dn / dl dispersion – dn / dT est petit
⇒ A la vitesse de seuil correspond une énergie de seuil Pour une énergie donnée le seuil dépend de la masse
⇒ La perte d’énergie par radiation est petite, 1% de l’ionisation
⇒ Le nombre de photons émis pour une épaisseur x est : Le spectre de photons est en 1/ λ λ
2, piqué vers l’UV
2 1
2
0 = −
=
n c n
m Es γs γs
dE
dxd r mc
e n
λ π
λ β
= −
4 1
1 1
2 2
3 2 2
dN
dxd z
λ πα n
λ β
= −
2 1
1 1
2
2 2 2
Le nombre de photons détectés est fonction de la sensibilité de la photocathode, de l’absorption des fenêtres, des indices des guides, etc....
Si l’on néglige la dispersion
Pour λ λ
1= 350 et λ λ
2=500 nm on trouve N
γγ= 390 sin
2θθ pour 1 cm ou
N
γγ= 490 sin
2θ θ Pour λ λ
1=400 et λ λ
2=700 nm
Pour une particule de β β =1 qui
traverse de l’eau l’angle Cherenkov est 41.2 °, la perte d’énergie est de 513eV/cm ( 2MeV/cm ionisation), et 170 photons / cm
Effet Cherenkov
dN
dx = c −
2 2 1 1
1 2
πα θ
λ λ
sin
⇒ Quelle épaisseur de radiateur pour séparer deux particules de m
1< m
2???
La particule 1 donne de la lumière alors que la 2 est juste au seuil
soit β
2= 1/n
⇒ La 1 donne 490 sin
2θ photoélectrons dans le visible
( )
[ ]
sin ( )
sin
( )
( )
( )
2
1 2
1 2
2 2
1 2
2 2
1
2 2
2 2
1 2
2 2 4
2 2
1 2 4
1 2
1 1 1 2
2
2 2
2 1
2 1
2
2 2
2 1
2
0 2 2
2 2
1 2
1 1
1
1 1 1
490
490
490
θ β
γ γ
γ γ
γ θ
γ γ
= − = −
−
>> ⇒ = − = −
= = =
= −
= × × −
= × × −
−
n
m c E
m c E et E p c p p p
dN dx
c
p m m cm
si q efficacité de détection
N L q c
p m m
L N p
q c m m
γ γ
γ
2
2
2 2
2
2 2
1
1 1 1
=
−
⇒ =
− n
n
⇒ La longueur du détecteur augmente avec p
2.
⇒ Si q=25% et N
0=10 L=12.8cm. Si on doit séparer des ππ/K à 10 GeV n=1.0012
Radiateurs Cherenkov
Radiateurs Cherenkov
⇒ En principe tout matériau transparent
⇒ Radiateurs solides, liquides ou gazeux
– n liquides > 1.33 (Eau)
– n gaz (N) < 1.002 (pentane) { si P ↑ n ↑ } – Aerogels m(SiO2)+2m(H2O) n=1.007 et
1.07
– Freon(s) 1.23 1.28
Radiateurs gazeux
Très utiles pour les particules de haute énergie β > 0.99
Indice de réfraction varie avec la pression
Ajustement du seuil en variant la pression
( )
n n P
P ou P
− = 1
0− 1 = P
0
0 0
η η
β γt t η P βγ
P p m
≅
=
−
2 0
0 1
Gaz η0 (10−4) N γ / cm
CO2 4.5 0.35
Ar 2.84 0.22
Ethane 7.06 0.55
Pentane 17.1 1.3
Cherenkov à seuil
Juxtaposition de plusieurs détecteurs pour couvrir tout le spectre des impulsions.
Efficacité de détection dépend du nb de photo-e
La production de rayons δ affecte l’efficacité du système.
Collection de lumière par des miroirs et PM’s
Matériau n
Eau 1.333
Toluene 1.494
Quartz 1.54
Scintillateur 1.58
ε β( )= −1 Pr( ,0 Ne) = −1 exp(−Ne)
Exemple Identification π π / K de 0.5 à 4 GeV
⇒Pb : Identifier π π et K de tagging et de l’état propre CP.
Utilisation des aérogels de Silice.
Matériau à l’aspect fantomatique ! Constitué de sphères de silice de 2-5nm en structures de 20 à 500nm.
Densité entre 0.03 et 0.35 gr/cm
3. Et indice n n=1+0.21 r ( g/cm
3)
Il est transparent, diffuseur, loi de Rayleigh =
longueur de diffusion ~ λ
4. Trajet de la lumière
augmente atténuation.
Les compteurs différentiels
⇒ Sélectionne les particules de vitesse dans l’intervalle β ± ∆β. β ± ∆β. Lumière Cherenkov focalisée pour former dans le plan focal d’un miroir sphérique un anneau de rayon r=f tgθθ. Un diaphragme de rayon r et
d’ouverture dr définit l’acceptance.
Avec des radiateurs gazeux ∆β / β < 10 ∆β / β < 10
−5−5..
⇒ Angle Cherenkov θθ , augmente avec ββ . Si θθ
= angle critique θθ
tsinθθ
t= 1/n réflexion totale! Pour un radiateur de diamant n=2.42, ββ
min= 0.413 et ββ
max= 0.4537
∆ β ∆
β = β θ θ θ
= = −
1 1
2
2 2
1 2
d
2n tg m m
p cos
⇒ Utilisable seulement si la particules
incidente est // à l’axe du système
optique.
Les Rich (Ring Imaging Cherenkov Counters)
⇒ L’angle d’émission θ θ de la lumière Cherenkov ne dépend que de n et ββ..
⇒ Mesure de θθ ⇒ mesure de ββ..
⇒ Rich = milieu radiateur, système de détection de la position de photons
Milieu n θ Nph
(°) (ev-1cm-1)
He 1.000035 0.48 0.026
Air 1.000283 1.36 0.208
Isobutane 1.00127 2.89 0.941
Freon 1.233 35.8 126.6
Eau 1.33 41.2 160.8
Quartz 1.46 46.7 196.4
BGO 2.15 62.3 290
⇒ Radiateurs gazeux, θ θ petit, et peu de photons
⇒ Principe : Radiateur gazeux entre un miroir sphérique ( f focale) de rayon R
Met le détecteur dans le plan focal au rayon R
D=R
M/ 2, les deux centrés au point d’interaction.
⇒ Les rayons sont isochrones
⇒ Les milieux radiateurs sont dispersifs
⇒ L’indice varie avec l’énergie du photon n(E).
⇒ La dispersion ∆ θ ∆ θ de l’angle Cherenkov, erreur chromatique domine
– Ex Ar θ(4eV)=1°341 et θ(8eV)= 1°496
β = θ =
−
1 1
1
2 2n cos n r f
Résolution et pouvoir séparateur
⇒ Facteur de mérite N
0:
⇒ Résolution
⇒ Pouvoir séparateur :
N N L avec N
c
qE E dE
E i E
=
0 2 0= ∫ ∏
1 2
sin θ α ε ( ) ε
ι( ) h
d tg d
d N
N L n
N
d n
N
N L β
β θ θ
β
β β
β β
β
=
= →
=
1 0
1 1
1
0 1
∆θ ∆θ ∆θ
∆θ
( )
∆β ∆θ
∆θ
∆θ
∆θ β
β
β
θ θ
β
σ
σ
= − − =
= −
= −
= −
m m
p
m m
p
n N L et
p m m
n
N L
si n
alors p m m
nn
N L
m m
mm 2 2
1 2 2
2 2
1 2 2
0 1
2 2
2 1 2
0 1
1
2 2
2 1 2
0 1
2 2
2
2
1 2
/
Radiateurs liquides (solides) minces non focalisés
⇒ Un radiateur mince de longueur L ( 5 à 10 mm ) dans un récipient avec une fenêtre de quartz, un photo détecteur placé à une distance D .
y
D
L q
θ v
θ θq
Particule qui traverse normalement le radiateur.
Au plan de détection on a : z = r cos φ et x = r sin φ
Il faut tenir compte de la réfraction dans le quartz de la réflexion critique etc....
Ex : Radiateur H
2O : n = 1.33 θ = 41.°24 Fréon n=1.233 θ = 35°80
– Fenêtre Verre n=1.56 et θ
c= 39°86 Quartz n=1.458 et θ
c= 43°30
⇒ Absorption dans le radiateur et la fenêtre N
γγ= 210 par cm d’eau entre 400 et 700 nm
n n
n
r L
l tg q tg Dtg
q q v
q v
sin θ sin θ sin θ cos θ β
θ θ θ
= = =
= −
+ +
1
2
Les erreurs
⇒ Erreur Chromatique :
⇒ Erreur due à l épaisseur du milieu
⇒ Erreur due à la résolution du photo détecteur
r 2 r
tg n dn
d
θ
= β θ
2 / 3 2 2 2
2n 1 1 n 1
2 / L D dl
d
− + β
−
− β
= β θ
2 / 3 2
2 1
n 2 1 / L D
1 dr
d
− + β
= − θ