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Ensembles d’applications

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Applications

D´edou

Avril 2011

(2)

Application

D´efinition

Une application (certains disent “fonction”) de l’ensembleE vers l’ensembleF est une partie G deE ×F v´erifiant la condition d’

”existence et unicit´e de l’image” :

∀x∈E,∃!y ∈F,(x,y)∈G.

Si une partieG deE×F v´erifie cette condition, on dit aussi que G est un graphe.

On a donc le double langage “alg´ebrique” et “g´eom´etrique”.

Exemple

{(x,y)∈R2|y3+y =x2} est un graphe.

(3)

Recette

Pour d´efinir une application de E versF,

il faut donc donner une partieG deE ×F et prouver que c’est un graphe.

Exo 1

Prouver (en langage naturel) que{(x,y) :y3+y =x2}.est un graphe.

(4)

Ensembles d’applications

Notation :

L’ensemble des applications deE versF est not´eE →F.

(5)

Image et notation fonctionnelle

D´efinition

Sig est une application de E dansF et x un ´el´ement de E, on noteg(x) l’unique ´el´ement de F v´erifiant (x,y)∈g, et on dit que c’est l’image dex par g.

(6)

Composition d’applications

D´efinition

SoientR,S,T trois ensembles, f une application deR dansS et g une application deS dans T. On d´efinit leur compos´ee par la formule

g◦f :={(x,z) :R×T|∃y :S,(x,y)∈f et (y,z)∈g}.

Proposition

Dans le mˆeme contexte, g◦f est une application . Et ¸ca se prouve.

(7)

Associativit´ e

Proposition

La composition des applications est associative.

(8)

L’´ egalit´ e des applications

Proposition

Deux applicationsg eth deE dansF sont ´egales ssi toutx deE a la mˆeme image parg et parh.

Et ¸ca se prouve.

(9)

La construction mapsto

En pratique,

on d´efinit une applicationf :E →F par une formule identifiant f(x).

Pour bien g´erer le statut sp´ecial de la variable x, au lieu de noter notre applicationf(x), ce qui serait frauduleux (pas de x dans le contexte), on la notex 7→f(x).

(10)

Applications injectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est injective si elle v´erifie la condition d’unicit´e des ant´ed´edents :

∀x, y :E,f(x) =f(y)⇒x =y.

Exemple

La fonctionx7→x3 est une application injective deR dansR.

(11)

Propri´ et´ es des applications injectives

Proposition

i) la compos´ee de deux applications injectives est injective ii) sig◦f est injective, alors f est injective

iii) sif ◦g et f ◦h sont ´egales et f est injective, alors g et h sont

´egales.

iv) sif :E →F est injective avecE non vide, alors il existe g :F →E avec g◦f =IdE.

(12)

Applications surjectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est surjective si elle v´erifie la condition d’existence des ant´ed´edents :

∀y :F,∃x :E,f(x) =y.

Exemple

La fonctionx7→x3 est une application surjective deR dansR.

(13)

Propri´ et´ es des applications surjectives

Proposition

i) la compos´ee de deux applications surjectives est surjective ii) sig◦f est surjective, alors g est surjective

iii) sig◦f eth◦f sont ´egales et f est surjective, alorsg et h sont

´egales.

(14)

L’axiome du choix

L’´enonc´e suivant est plutˆot vrai mais pas d´emontrable iv) sif :E →F est surjective, alors il pourrait bien exister g :F →E avec f ◦g =IdF.

(15)

L’hypoth` ese du continu

L’´enonc´e suivant est plutˆot vrai mais pas d´emontrable

SoitP une partie non vide deR. Alors ou bien P est l’image d’une applicationf :N→Rou bien P est l’image d’une application injectiveg :R→R.

(16)

Applications bijectives

D´efinition

on dit que l’applicationf :E →F est bijective si elle est injective et surjective, autrement dit si elle v´erifie la condition d’existence et d’unicit´e des ant´ec´edents.

Proposition

Si l’applicationf :E →F est bijective alors

recf :={(y,x)∈F ×E|y =f(x)} est une application qui v´erifie f ◦recf =IdF et recf ◦f =IdE.

Ici, on a not´e IdX, l’identit´e de X, d´efinie par IdX :X →X :=x 7→x.

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