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DEVOIR DE TYPE BAC Mercredi 19 novembre 2014

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Texte intégral

(1)

DEVOIR DE TYPE BAC Mercredi 19 novembre 2014

Correction

Exercice 1

1. On calcule tout d’abord :(1 +i)4 = ((1 +i)2)2 = (1 + 2i+i2)2 == (1−2i−1)2 = (2i)2 =−4.

Par suite, (1 +i)4n = ((1 +i)4)n = (−4)n. Par conséquent, la proposition est vraie.

2. En posantz =x+iy avecx ety réels on a :

(E) ⇔ (x+iy)2−(x+iy)(x−iy)−1 = 0

⇔ x2+ 2xyi+ (iy)2 −(x2+y2)−1 = 0

⇔ x2−y2 −x2 −y2−1 + 2xyi= 0

⇔ −2y2−1 + 2xyi = 0

Par identification des formes algébriques (0 = O+ 0i), on a alors : (E) ⇔

−2y2 −1 = 0

2xy = 0

⇔ (

y2 =−1 2xy = 0 2

Or y est un nombre réel, donc l’égalité y2 =−1

2 n’est jamais satisfaite (le carré d’un nombre réel ne peut être négatif).

Par conséquent, la proposition est fausse.

3. On calcule : ∆ = (−2)2−4×1×3 = 4−12 =−8<0.

Ainsi, l’équation a deux solutions a etb qui sont complexes et conjuguées (et distinctes, donc de partie imaginaire non nulle).

Par suite, a−b =a−a = 2iIm(a), qui est un imaginaire pur non nul.

Par conséquent, la proposition est fausse.

4. On noteZ =z2+ 1

z2. Comme zz = 1, on a alors : Z =z2+ 1

z2 = z2z2 z2 + z2

z2z2 = (zz)2

z2 + z2

(zz)2 = 1

z2 +z2 =Z Ainsi, Z est un nombre réel.

Par conséquent, la proposition est vraie.

5. On az2 = (x+iy)2 = (x2−y2) + 2xyi. Ainsi,z2 est imaginaire pur si et seulement si sa partie réelle est nulle, autrement dit si x2−y2 = 0.

Cela équivaut à (x−y)(x+y) = 0 et par la règle du produit nul à x−y= 0 oux+y= 0.

Ces deux équations étant des équations de droite, l’ensemble des points M est bien une union de deux droites.

Par conséquent, la proposition est vraie.

Exercice 2

1. Résolution dansC de l’équation Z2+ 4Z+ 16 = 0 :

∆ = 42−4×16 = −3×16 = 4i√ 32

<0. Il y a donc deux solutions complexes conjuguées : Z1 = −4 + 4i√

3

2 =−2 + 2i√

3 et Z2 =−2−2i√ 3

(2)

2. (a) On a :a2 = (1 +i√

3)2 = 12+ 2√

3i+ (i√

3)2 = 1 + 2√

3i−3 =−2 + 2i√

3 = Z1 (b) Comme a2 =−2 + 2i√

3, alorsa et −a sont les solutions de z2 =−2 + 2i√ 3.

Autrement dit, z1 =a= 1 +i√

3 et z2 =−a =−1−i√ 3.

3. Restitution organisée de connaissances

— Pour tous nombres complexes z1 etz2 :

z1×z2 = (x1 +iy1)(x2+iy2) = (x1−iy1)(x2−iy2) = (x1x2−y1y2)−i(x1y2+x2y1) z1z2 = (x1 +iy1)(x2+iy2) = (x1x2−y1y2) +i(x1y2+x2y1) = (x1x2−y1y2)−i(x1y2+x2y1) Ainsi : z1z2 =z1×z2 (1).

— On effectue une démonstration par récurrence. Soit P(n) : « zn= (z)n ».

• Initialisation :

Pourn = 1 : z1 =z et (z)1 =z, donc P(1) est vraie.

• Étape de récurrence :

On suppose que pour un certain entier naturel n > 0, P(n) est vraie, autrement dit quezn = (z)n. On doit démontrer que P(n+ 1)est vraie, soit quezn+1 = (z)n+1. Or :

zn+1 = zn×z

= zn×z (d’après le point (1))

= zn×z (par hypothèse de récurrence)

= (z)n+1

• Conclusion :

On a démontré par récurrence que pour tout entier naturel non nul n : zn = (z)n. 4. On a :

z4+ 4z2+ 16 = 0 ⇔ z4+ 4z2+ 16 = 0 = 0

⇔ z4+ 4z2+ 16 = 0

⇔ z4+ 4z2+ 16 = 0

Ainsi, si z est une solution de l’équation(E) alors son conjugué z est également une solution de (E) (c’est même équivalent).

5. L’ensemble S des solutions dansC de l’équation (E) est alors : S =

n

z1 = 1 +i√

3 ; z2 =−1−i√

3 ; z1 = 1−i√

3 ; z2 =−1 +i√ 3

o

Exercice 3

Partie A - Algorithmique et conjectures 1. Les lignes sont les suivantes :

Affecter à u la valeur n×u+ 1 2(n+ 1) Affecter à n la valeurn+ 1.

2. Il faut rajouter avant le FinTant : Afficher u.

3. La suite (un) semble être décroissante et converger vers 0.

Partie B - Étude mathématique

(3)

1. Pour tout entiern >1,

vn+1 = nun+1−1

= (n+ 1)×n×un+ 1 2(n+ 1) −1

= n×un+ 1

2 − 2

2

= n×un−1 2

= 1 2vn

Cette relation montre que la suite (vn)est géométrique de raison 1

2 et de premier terme v1 = 1×u1−1 = 1

2.

2. On a donc pour tout entier n >1, vn+1 =v1×qn−1 = 0,5×0,5n−1 = 0,5n. Or vn =nun−1 ⇐⇒ un= vn+ 1

n = 1 + 0,5n

n .

3. Pour tout entiern >1, on a :

un+1−un = 1 + (0,5)n+1

n+ 1 − 1 + (0,5)n n

= n+n×0,5n+1−(n+ 1)−(n+ 1)×0,5n n(n+ 1)

= −1 + 0,5n×0,5n−(n+ 1)×0,5n n(n+ 1)

= −1 + 0,5n(0,5n−n−1) n(n+ 1)

= −1 + 0,5n(−0,5n−1) n(n+ 1)

= −1 + (1 + 0,5n)(0,5)n n(n+ 1)

Les deux termes du quotient sont supérieurs à zéro, donc pour tout entier n >1, on a : un+1−un <0, ce qui démontre que la suite (un) est décroissante.

Partie C - Retour à l’algorithmique L’algorithme est le suivant :

Variables :

n est un entier naturel u est un réel

Entrée :

n prend la valeur1 u prend la valeur 1,5 Traitement :

Tant que u>0,001 Faire uprend la valeur n×u+ 1

2(n+ 1) n prend la valeurn+ 1 FinTant

Sortie : Afficher n

(4)

Exercice 4

1. • Comme f(0) =e0 = 1 etg(0) = 2e02 −1 = 2×1−1 = 1,

Cf etCg passent toutes les deux par le point de coordonnées (0 ; 1)

• Il suffit alors de vérifier que les tangentes à Cf et Cg au point d’abscisse 0 ont le même coefficient directeur, c’est-à-dire que f0(0) =g0(0).

f est la fonction exponentielle, donc f0(x) =f(x) =ex etf0(0) =e0 = 1.

Soit ula fonction définie sur Rpar u(x) = x

2. u est dérivable surR, et pour tout x∈R, u0(x) = 1

2.

Comme g :x7→2eu(x)−1, g est dérivable surR, et pour tout x∈R, g0(x) = 2u0(x)eu(x)−0 = 2× 1

2ex2 =ex2. Par conséquent, g0(0) =e02 = 1.

• La droite ∆ a pour coefficient directeur 1 et passe par le point de coordonnées(0; 1), elle a donc pour équation réduite

y=x+ 1.

2. (a) On remarque que, pour toutx∈R,

g(x)−(x+ 1) = 2ex2 −1−x−1 = 2ex2 −x−2 = h(x).

Par conséquent, h est dérivable surR, et pour tout x∈R, h0(x) = g0(x)−1 = ex2 −1.

Pour étudier le signe de ex2 −1, on résout deux inéquations : ex2 −1<0⇔ex2 <1⇔ex2 < e0 ⇔ x

2 <0⇔x <0 et

ex2 −1>0⇔ex2 >1⇔ex2 > e0 ⇔ x

2 >0⇔x >0.

h0 est donc strictement négative sur]− ∞; 0[et strictement positive sur]0 ; +∞[. De plus, h0(0) = 0.

(b) On obtient le tableau de variations suivant : x

h0(x) h

−∞ 0 +∞

− 0 +

0 0

(c) D’après le tableau de variation précédent, pour tout x ∈ R, h(x) > 0. Or, d’après la remarque précédente,

h(x)>0⇔g(x)−(x+ 1) >0⇔g(x)>x+ 1⇔2ex2 −1>x+ 1.

Par conséquent, pour tout x∈R, 2ex2 −1>x+ 1.

(d) On déduit de l’inégalité précédente que Cg est au-dessus de ∆ surR. 3. (a) Pour toutx∈R,

ex2 −12

= ex22

−2ex2 ×1 + 12 =ex2 −2ex2 + 1 = ex−2ex2 + 1.

(5)

(b) Pour déterminer la position relative des courbes Cf etCg, on étudie le signe de la différence f(x)−g(x). D’après la question précédente, pour tout x∈R,

f(x)−g(x) = ex− 2ex2 −1

=ex−2ex2 + 1 = ex2 −12 . Ainsi, pour tout x∈R,

f(x)−g(x)>0 et Cf se trouve au-dessus de Cg surR.

4. Restitution organisée de connaissances

Pour tout x∈R, posons u(x) = f(x)f(−x). Alors u est dérivable sur Ret pour tout x∈R, u0(x) =f0(x)f(−x) +f(x)×(−1)×f0(−x).

Comme f0 =f sur R,

u0(x) =f(x)f(−x)−f(x)f(−x) = 0.

Il s’ensuit queuest constante surR. De plus, u(0) =f(0)f(0) = 1. Par conséquent, pour tout x∈R,

u(x) = 1 i.e. f(x)f(−x) = 1.

Cette dernière relation permet de conclure quef ne s’annule pas sur R. En effet, si un produit de deux facteurs est non nul alors chacun de ces deux facteurs est non nul. Comme pour tout x∈R, f(x)f(−x)6= 0, pour tout x∈R,

f(x)6= 0.

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