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Sous-espaces engendrés

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Sous-espaces engendrés

¦ Eest unK-espace vectoriel.

Que désigne la notationVect(u1, . . . ,up)? Siu1, . . . ,upsont des éléments deE, alors Vect(u1, . . . ,up) est le plus petit sous-espace vectoriel deEcontenantu1, . . . ,up, ce qui signifie que :

• Vect(u1, . . . ,up) est un sous-espace vectoriel deE;

• ∀i∈ ‚1,pƒ,ui∈Vect(u1, . . . ,up) ;

• SiHest un sous-espace vectoriel deEtel queu1, . . . ,upH, alors Vect(u1, . . . ,up)∈H.

De manière équivalente, mais plus explicite, Vect(u1, . . . ,up) est l’ensemble des combinaisons li- néaires des vecteursu1, . . . ,up:

Vect(u1, . . . ,up)=©

λ1u1+ · · · +λpup|(λ1, . . . ,λp)∈Kpª

Remarque. Vect(u1)={λu1|λ∈K} est aussi notéKu1. Avec cette notation, on peut également écrire :

Vect(u1, . . . ,up)=Ku1+ · · · +Kup

B Vect(u1, . . . ,up) est un sous-espace vectoriel deE, ce n’est donc pas un élément deE. Noter aussi que Vect(u1, . . . ,up) se lit « sous-espace engendré paru1, . . . ,up. » Le terme « Vect » ne veut pas dire

« vecteur. »

Quand utilise-t-on la notationVect(u1, . . . ,up)? Les situations usuelles :

• Lorsque l’on veut démontrer qu’un sous-ensembleF deE est un sous-espace vectoriel, on peut démontrer qu’il existe u1, . . . ,up éléments deE tels queF =Vect(u1, . . . ,up) (premier exemple ci-dessous) ;

• Lorsque l’on veut donner une description explicite d’un sous-espace vectoriel (deuxième exemple ci-dessous).

Exemple. Démontrer queF=n³x

y z

´

∈R3|x+y+z=0o

est un sous-espace vectoriel deR3. ÞAttention à la rédaction. On a :

F=n³x

y z

´

|x,y,z∈Retx+y+z=0o

=n³ x y

−x−y

´

|x,y∈Ro=n x³ 1

−10

´ +y³ 0

−11

´

|x,y∈Ro

=Vect³³ 1

0

1

´ ,³ 0

1

1

´´

Ainsi,Fest le sous-espace engendré par³ 1

−10

´et³ 0

−11

´, en particulierF est un sous-espace vectoriel

deR3.

1

(2)

Exemple. SoitnÊ2. On considère l’endomorphismef deRn[X] défini par :

P∈Rn[X], f(P)=X2P00X P0+P Déterminer Im(f).

ÞOn sait que la famille (1,X, . . . ,Xn)=(Xk)0ÉkÉnest une base deRn[X]. Par conséquent, la famille (f(Xk))0ÉkÉnest une famille génératrice de Im(f). Ainsi :

Im(f)=Vect(f(1),f(X), . . . ,f(Xn))=Vect(f(Xk))0ÉkÉn

On af(1)=1,f(X)=0 et si 2ÉkÉn:

f(Xk)=X2k(k−1)Xk2X k Xk1+Xk=(k(k−1)−k+1)Xk=(k−1)2Xk

Ainsi : Im(f)=Vect(1, 0,X2, 4X3, . . . , (n−1)2Xn)=Vect(1,X2,X3, . . . ,Xn).

Différentes descriptions pour un même sous-espace. De manière générale, un sous-espace vec- toriel (par exemple dansKn) peut être décrit avec des équations ou comme espace engendré par une famille de vecteurs. Voyons comment on peut passer d’une description à l’autre. Considérons par exemple le sous-espace vectoriel deK4:

F=

½µx

y zt

∈K4|x+2y+3z−t=0 etx+y+z+t=0

¾

On considère le système formé par les deux équations et on applique la méthode du pivot. Ceci permet d’exprimer certaines inconnues en fonction des autres :

µx y zt

F ≺===Â

½ x+2y+3zt=0

x+y+z+t=0 ≺===Â

½ x+2y+3zt=0

y2z+2t=0 L2←L2−L1 ≺===Â

½ x+2y+3zt=0 y+2z2t=0 On peut exprimerxetyen fonction dezett:

µx

y zt

F ≺===Â

½ x=z3t

y= −2z+2t ≺===Â µx

y zt

= µ z3t

2z+2t zt

≺===Â µx

y zt

=z µ 1

−21 0

¶ +t

µ−3

20 1

Par conséquentF=Vect µµ 1

−21 0

¶ ,

µ−3

20 1

¶¶

. Partons maintenant d’un sous-espace engendré, par exemple :

G=Vect µµ1

10 0

¶ ,

µ 1

1 1

1

¶¶

et cherchons à quelle condition un vecteur µx

y zt

∈K4appartient àG:

µx y zt

G ≺===Â ∃λ,µ∈K, µx

y zt

=λ µ1

10 0

¶ +µ

µ1

−11

−1

≺===Â ∃λ,µ∈K,





λ+µ=x λµ=y µ=z

−µ=t

On obtient un système dont les inconnues sontλetµet qui possède des solutions si, et seulement si,

µx y zt

G. On utilise la méthode du pivot :





λ+µ=x λµ=y µ=z

−µ=t

≺===Â





λ=x

2µ=yx L2L2L1 µ=z

0=t+z L4←L4+L3

≺===Â





λ+µ=x

0=yx+2z L2L2+2L3 µ=z

0=t+z L4←L4+L3 Ce système possède des solutions si, et seulement si,t+z=0 etyx+2z=0. Ainsi :

G=

½µx y zt

∈K4|t+z=0 etyx+2z=0

¾

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