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(1)La forêt au service de l'homme

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Academic year: 2021

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(1)

La forêt

au service de l'homme

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La formation des jeunes

<2

Nos reportages en Veveyse

(2)

Il n'y a pas de vie sans risque

et sans danger.

L'eau, le feu, les tempêtes, les glissements de terrain, les éléments naturels peuvent être la cause de dommages importants.

Heureusement, l'ECAB est là pour vous assurer et vous rassurer.

Avec l'ECAB le ciel est

Feu, centrale d'alarme

La prévention, notre mission. La sécurité, notre métier. Les meilleurs prix, notre défi.

(3)

Le combat coloré des homosexuels

17

m ' j st-il vrai que la société d'aujourd'hui est, comme on voudrait nous le faire croire, partagée entre homosexuels et homophones? Un philosophe qui s'est penché sur la question par la publication d'un livre, a estimé que ce serait trop simple et trop triste. Le problème de l'homosexualité, vieux comme le monde, mérite selon lui, une opinion plus nuancée, même si la compréhension n'est pas l'apanage des adeptes parfois fanatiques des deux camps. Alors, comment adopter, sur une question aussi dé¬

licate et quelque peu douloureuse, un point de vue qui soit accepté par chacun?

L5 écrivain Mauriac di¬

sait: «Il n'y a qu'un amour». Qui pourrait le contester? Et même si le cœur est sensible à ce que la morale réprouve et nous entraîne vers des voies obscures, voire par¬

fois vers des gouffres ou vers des fruits défendus que tou¬

jours plus d'individus trouvent délicieux. C'est le propre de la société, m'a-t-on dit! Et pour¬

tant nos sociétés occidentales ont jugé que la famille était et demeure encore la cellule de base qui prolonge cette socié¬

té. Même si le père et la mère de famille apportent leur contribution à la survie de la société, nous ne pouvons pas pour autant considérer comme quantité négligeable ceux qui vivent en marge de cette digne et louable activité reproductri¬

ce. Des célibataires comme Delacroix et Baudelaire au même titre que des homo¬

sexuels tels que Proust, Rim¬

baud ou Cocteau, ont eux aus¬

si, contribué, à leur manière, par leurs œuvres, à édifier la société.

Ce que certains ignorent peut-être, c'est que le militantisme homosexuel est en train de naviguer aujour¬

d'hui entre deux écueils: la provocation et l'aspiration à une reconnaissance légale.

Nous pouvons aisément le comprendre, étant donné la ré¬

action aux diverses vexations et brimades dont ont toujours été victimes les minorités et les marginaux. La Gay Pride très sage qui a eu lieu en juillet à Fribourg, a en quelque sorte exprimé cet état d'esprit avec une allure de fête sympa¬

thique, même si certaines les¬

biennes très déshabillées ont tenté de damer le pion, comme toutes les formes d'exhibition¬

nisme sexuel, qui sont propres à inspirer l'agacement d'une petite minorité de la popula¬

tion. Finalement, ce ne fut qu'une façade joyeuse et peu scandaleuse sur laquelle s'est profilée une revendication vi¬

sant à libérer les homosexuels et les lesbiennes d'un joug lé¬

gal et à favoriser l'émancipa¬

tion d'hommes et de femmes qui ont choisi de s'enlacer entre eux et entre elles. Tous étaient fiers d'être et heureux d'être là.

Serait-il d'autre part lo¬

gique de vouloir faire in¬

tervenir la loi à tout bout de champ, même dans ce qui re¬

garde les ébats et les extases?

Ce ne sont en fait pas les lois qu'il faudrait en l'occurence réformer, mais les mœurs que nous aimerions voir évoluer par la persuasion et la pédago¬

gie. A dire vrai, aucun texte ne brime les homosexuels, même si le combat n'est pas fini.

Méfions-nous cepen¬

dant de ne pas entrer dans cette société où nous ris¬

quons d'avoir un peuple ho¬

mosexuel séparé du peuple hé¬

térosexuel. En vérité, est-ce un avantage pour qui que ce soit d'être identifié par sa sexuali¬

té? Un spécialiste de l'homo¬

sexualité considère tout sim¬

plement cette attitude comme une régression. Notre histoire, et notre culture, nous ont don¬

né une vision plus universelle de l'homme et de la femme. Et leur originalité parmi les créa¬

tures vivantes n'est pas sur ce point la fonction sexuelle - qui reste malgré tout limitée - mais l'amour qui est infini.

Gérard Bourquenoud

(4)

>s ommaire 13 août 1999 - N° 15-16

Folklore et spectacles 18 Guin: un village fidèle aux traditions 40 Rencontres de folklore à Fribourg

• • • Les sports

22 Reflets du Tir cantonal en Veveyse 29 Championnat de scrabble à Bulle 42 Le FC Siviriez disputera ses talents

en 2e ligue

Economie Foire de Fribourg Comptoir de la Veveyse:

bilan très positif

Banque cantonale de Châtel-St-Denis

Voies de communication 9 La sécurité des enfants

26 Le futur pont de la Poya

> • • Formation des jeunes 5 Institut agricole de Grangeneuve 14 Ecole professionnelle de

forestiers-bûcherons

38 Ecole hôtelière de Glion, à Bulle Couverture:

La forêt au service de l'homme Alliée de l'homme depuis des siècles, la forêt est une source de vie à trans¬

mettre de génération en génération, mais aussi une indispensable matière première. Elle est en plus une protec¬

tion contre les dangers naturels, pour les sites et les alpages, tel que celui de la «Grande Moille» en Veveyse, sis à une altitude de 1209 m.

PHOTO GÉRARD BOURQUENOUD

Fondé en 1945 Rte de la Glâne 31 - 1701 Fribourg Revue bimensuelle d'information et d'ac¬

tualité paraissant le premier et le troisième vendredi de chaque mois. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribour- geois «hors les murs».

Rédaction et administration:

Route de la Glâne 31

Case postale 331 - 1701 Fribourg Tél. 026/422 25 25

Fax 026/424 32 44 Rédaction et coordination:

Gérard Bourquenoud Correspondantes:

Marinette Jaquier Jacqueline de Saint-Bon Albert Bovigny Paul W. Tekadiozaya Albert Jaquet Nathalie Balmat Nadia Maillard

Service des abonnements:

Alexandra Martins Tél. 026/422 25 25 Abonnements 1999 (TVA incluse):

Annuel: Fr. 82.50 Semestriel: Fr. 42.50 Etranger: Fr. 95.- Par avion: Fr. 120.- Vente au numéro: Fr. 3.90

; CCP 17-2851-7 j

Tirage: 5700 exemplaires Editeur:

Fribourg Illustré SA Route de la Glâne 31 701 Fribourg Publicité:

Carol Rich

Responsable et conseillère en publicité Route de la Glâne 31

1701 Fribourg Tél. 026/422 25 25 Natel 079/408 76 01 Pierre Nuoffer I Tél. 026/422 25 25

i ■ Mise en pages et graphisme:

Michel Brodard

Délai de réception des annonces:

15 jours avant la parution.

La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédaction. Celle-ci n'assume aucune respon¬

sabilité concernant les manuscrits et photos non commandés.

m

(5)

L'institut agricole de

Grangeneuve participe

aux mutations du

secteur agricole par Francis Egger

Avec plus de 3000 exploita¬

tions agricoles à titre princi¬

pal, un chiffre d'affaires an¬

nuel de 550 millions de francs et une utilisation de plus de 60% du territoire cantonal, l'agriculture fribourgeoise est un partenaire économique im¬

portant pour le canton.

L'agriculture traverse actuelle¬

ment une réforme sans précé¬

dant qui consiste en une baisse des prix des produits agricoles compensés par des paiements directs et depuis cette année par une libéralisation des marchés.

Ces changements ne seront pas sans conséquences pour les agriculteurs fribourgeois.

La pression économique no¬

tamment provoquera une ac¬

célération de la diminution du nombre des exploitations agri¬

coles. Les autorités politiques cantonales, les organisations agricoles et les agriculteurs ne se contentent pas de subir ces changements, au contraire, ils mettent en place différentes mesures d'adaptation.

On peut citer par exemple la création prévue cet automne

l'Association pour la pro¬

motion des produits du terroir du Pays de Fribourg, la mise en place depuis déjà quelques années d'un fonds rural canto¬

nal permettant d'accorder des prêts sans intérêts pour amé¬

liorer les structures de produc¬

tion ou encore les mesures en cours pour la protection de la dénomination de produits (ap¬

pellation d'origine) notam¬

ment pour le Gruyère, le Va- Centre de formation pour l'éco¬

nomie familiale - Ecole ménagère Grangeneuve

Vue aérienne de l'Institue agrico¬

le de l'Etat de Fribourg - Gran¬

geneuve

' - , î -

fc

Notre imité

cherin fribourgeois et la Poire à botzi.

L'Institue agricole de Grange¬

neuve est également très actif dans ce processus d'adapta¬

tion. La formation profession¬

nelle de bas et la formation continue sont des atouts indis¬

pensables pour pouvoir rele¬

ver les défis futurs. Tout en conservant l'apprentissage des bases traditionnelles du mé¬

tier, la formation est constam¬

ment adaptée en insistant no¬

tamment sur les fonction¬

nements des marchés, l'esprit d'entreprise et l'écologie.

L'Institue agricole de Grange¬

neuve poursuit également sa diversification. En plus des formations agricoles, fores¬

tières, fromagères et en écono¬

mie familiale, nous avons dé¬

veloppé de nouvelles filières qui offrent de bonnes perspec¬

tives d'emploi comme par exemple l'école technique agroalimentaire unique au ni¬

veau suisse ou encore le cours agro-commerçant unique au niveau de la Suisse romande.

La vulgarisation agricole et en économie familiale agricole regroupe au total plus de 3000 membres permet d'assurer la formation continue des pay¬

sans du canton. L'IAG a égale¬

ment la chance de disposer de différentes exploitations (fro¬

magerie, exploitation agricole, maraîchère, porcherie) qui sert d'outil pédagogique, de lieux d'expérimentation et de dé¬

monstration.

En manière agricole notre de¬

vise face aux changements actuels est la suivante passer de I'agriculture-producteur à l'agriculture-entrepreneur. Ce¬

ci avec la ferme conviction qu'un agriculteur de profes¬

sionnels à sa place dans notre société.

(6)

Une nouveauté charmeysanne:

la fondue entre ciel et terre

tes-vous déjà monté

* dans l'une des cin¬

quante nouvelles téléca¬

bines «Rapido Sky» de la Société des remontées mé¬

caniques de la très jolie station charmeysanne qui se veut toujours à l'avant- garde du progrès sur le plan touristique? Si tel n 'est pas le cas, prenez le temps de vous offrir une telle excursion jusqu 'à Vounetz pour découvrir

«Les Dents Vertes», le Mo- léson et la vallée de la Jogne de haut.

La fondue dans une télécabine!

Pourquoi pas? PHOTOS G. BD Pour la fondue entre ciel et ter¬

re, vous prenez place dans une cabine en prenant un apéritif pour la montée. Arrivé dans le majestueux décor de Vounetz, un cuisinier vous apportera le caquelon sur le réchaud, ainsi que le pain et le vin. Le repas durera le temps d'un aller et retour entre ciel et terre. Selon le directeur de l'Office du tou¬

risme, Jean-Pierre Repond, il est préférable de garder un œil

sur le morceau de pain et l'autre sur la vue imprenable qui s'offre à vos yeux. Et vous voici pour le café au restaurant d'altitude «Les Dents Vertes».

Une idée géniale pour une so¬

ciété, un groupe ou une entre¬

prise qui souhaite marquer un événement.

Gérard Bourquenoud De gauche à droite: Giovanni Guinta, président de la Société des remontées mécaniques; une Brési¬

lienne de passage à Vounetz;

Jean-Pierre Repond, directeur de l'Office du tourisme de Charmey;

et Jean-Pierre Thürler, vice-prési¬

dent des remontées mécaniques.

Prestations comprises dans le prix forfaitaire par per¬

sonne:

39 francs suisses, 24 Euro, 165 francs français.

Aller et retour en Rapido Sky - 1/2 litre de vin blanc pour trois personnes - Fon¬

due moitié-moitié - Café au restaurant des «Dents Vertes»

- Supplément de six francs suisses pour un apéritif.

Renseignements:

Office du tourisme 1637 Charmey Tél. 026/927 14 98 Fax 026/927 23 95

Unique et dernière action du siècle de Fribourç Illustré

qui offre sa revue bimensuelle durant les mois de septembre, octobre, novembre et décemtre

à toute personne qui souscrira d'ici à la fin août, un abonnement pour l'an 2000

Nom:

Rue: .

Coupon d'abonnement à Fr. 82,50 Prénom:

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Date: Signature:

(7)

Promotion des produits du terroir

Faire mieux connaître nos richesses

l'avs de Krihoui j;

Le canton de Fribourg a une carte à jouer parmi les grands pour les produits issus de son ter¬

roir. Encore faut-il les fai¬

re connaître efficacement.

La nouvelle association s'y emploie dès aujourd'hui avec une stratégie très or¬

ganisée.

Les responsables et promoteurs de la nouvelle association.

tir cette qualité que d'autres pays auraient mieux fait de surveiller pour éviter des catastrophes ali¬

mentaires dont nous sommes abreuvés chaque jour à travers les médias.

financeront les prestations di¬

verses puisqu'ils en bénéficie¬

ront.

L'Association pour la promo¬

tion de nos produits existe dé¬

jà dans les faits depuis au¬

jourd'hui, mais elle ne sera

Spécialités du Pays de Fribourg.

inaugurée officiellement que le 5 novembre prochain au Comptoir gruérien à Bulle.

Foin de fausse modestie, nos atouts sont gagnants, sachons les jouer, il n'est pas interdit de penser au grand schelem.

Texte et photos: J.S.B.

La volonté de présenter et de mettre en valeur ce qui sort de notre terre fribourgeoise n'est pas nouvelle, mais la loi sur la PA 2002 a largement donné l'élan pour cet¬

te promotion. Les cantons de Vaud et du Valais sont déjà dans le coup et faisaient pâlir d'envie ceux qui étaient à la traîne. L'élan a été pris chez nous avec la mise en place par le Grand Coaseil, de la Loi sur la promotion des produits agri¬

coles. Ceux-ci sont artisanaux et ils le resteront On pourra continuer à en suivre la trace depuis la fabrica¬

tion jusqu'à la vente et ainsi garan-

Financement de l'organisation

L'objetif de la nouvelle Asso¬

ciation étant de faire connaître dans un périmètre élargi les trésors du Pays de Fribourg, son fonctionnement passera par une étroite collaboration entre les producteurs, les dis¬

tributeurs et les vendeurs qui

Sur»"

\

Produits du district de la Sarine.

(8)

(ions d'ici

SS m m uittez cette illu-

>> sion, deux gar¬

çons pour une fille, amour on t'aime, je n'aime que vous... la, la, la!» Quel¬

quefois encore, la fille à la voix d'or fredonne ces re¬

frains d'antan. La plus cé¬

lèbre des Fribourgeoises, Ariette Zola, aime bien narrer ses anciens et bons souvenirs d'une carrière, hélas, trop brève. Brève pour son public admiratif, mais pas pour cette fille toute simple et chaleureu¬

se.

1966, le début du succès Les années 60 ont été pour Ar¬

iette Zola le feu vert vers le succès. Depuis longtemps, la jolie Fribourgeoise courrait les concours amateurs et les télés crochets, afin de se faire connaître. Un soir, parmi les spectateurs, un homme s'inté¬

resse à elle. Il est séduit par sa voix harmonieuse. C'est alors la porte ouverte vers une car¬

rière internationale. Ariette Zola chante avec les plus grands: Jacques Dutronc, Mi¬

reille Matthieu, Michel Polna- reff, Hervé Villars... Partout, elle est appréciée pour sa gen¬

tillesse, sa simplicité, sa fran¬

chise et son talent. Petit à petit, la Suissesse se fait une place au soleil. Ses disques se ven¬

dent, elle court les quatre coins du pays et même l'Europe. Ai¬

mée plus particulièrement dans le Jura et au Valais, la chanteuse fribourgeoise n'en attrape pas pour autant la gros¬

se tête. Avec un fourgon où s'entassent les musiciens et leurs instruments, l'équipe sillonnent les routes helvé¬

tiques. «Je n'étais pas faite pour mener une vie de star, ça ne me convenait pas, explique Ariette Zola. J'appréciais d'être à la maison, avec mes proches, de voir bouger ma ville et apercevoir la cathédra¬

le. Parfois, je me demande si c'est bien moi qui ai vécu cet¬

te surprenante aventure».

des Arcades depuis une décen¬

nie. Parfois, on lui demande de fredonner ses anciens tubes.

Mais gentiment, avec doigté, elle explique aux clients du ca¬

fé qu'elle ne peut pas lâcher son plateau pour la chanson¬

nette! Ariette Zola ne s'ac¬

croche pas à ses vieux souve¬

nirs. Elle ne passe jamais devant le bistrot de la Grande- Fontaine, où elle a vécu sa jeu¬

nesse. Et elle dit avec sagesse:

«Là-bas, j'ai connu le bon¬

heur, mais j'ai aussi goûté au malheur!» Bien dans sa peau, heureuse et sereine, elle lance avec un sourire franc comme son caractère: «J'ai reçu un ca¬

deau du ciel: ma voix. Mais

Au café des Arcades

Aujourd'hui, l'illustre Fri¬

bourgeoise mène une vie nor¬

male, loin des feux de la scè¬

ne. Les gens du quartier de la Grenette à Fribourg croisent souvent cette ancienne vedet¬

te, puisqu'Ariette Zola tra¬

vaille comme serveuse au café

mon plus beau présent a été la naissance de ma fille Romy».

Elle a beau avoir été une ve¬

dette, Ariette Zola est une ma¬

man ordinaire, animée par son amour maternel, plus fort que tout. Si elle aime se remémo¬

rer avec délice ses trois sai¬

sons passées à la revue de Ser-

vion, elle n'a qu'un seul et grand regret: ne pas avoir connu Edith Piaf, son idole de¬

puis toujours.

Avant de me quitter, à la fin de l'interview, Ariette à la voix d'or, m'a soufflé avec un élan de joie non dissimulé: «Ma fille Romy se marie en sep¬

tembre! N'est-ce pas un vrai bonheur?»

Marinette Jaquier

Ariette

Zola:

la voix

d'or

de

Fribourg

(9)

Un accent Etre le témoin du comporte¬

ment de certains automobi¬

listes est parfois révoltant, surtout lorsqu'ils prennent la nature pour une poubelle.

C'est ce qui m'est arrivé ré¬

cemment, alors que je rou¬

lais de Fribourg en direction de Payerne. Je suivais donc une voiture occupée par deux adultes et trois enfants.

Peu après Rosé, son con¬

ducteur a vidé le cendrier archi-plein de mégots de ci¬

garettes sur la route. Je lui fais un appel de phares et il m'a fait signe que j'étais malade de la tête. Dans la forêt sise entre Grandsivaz et Payerne, la passagère avant droite a lancé sans au¬

cun scrupule un sac poubel¬

le dans le talus. Et ce n'est pas tout. Sur la route qui conduit à Estavayer, les Aucun respect

pour autrui et la nature gosses ont jeté chacun à leur tour la peau de leurs ba¬

nanes sur la chaussée.

Constat: tels parents, tels enfants. Quelle triste éduca¬

tion et quel mépris à l'égard d'autrui et de la nature!

Même si les cantonniers sont payés pour entretenir

«propre en ordre» les routes du canton, ils ne sont pas là pour ramasser la m... des gens qui se foutent carré¬

ment du monde et n'ont aucun respect de l'environ¬

nement. Cette famille méri¬

terait non seulement une amende salée, mais qu'on lui fasse la même chose dans sa propriété. Nous se¬

rions heureux de connaître sa réaction.

Gibelin de vérité

Sécurité

sur le chemin

de l'école

Quelque 1300 enfants jusqu'à 14 ans subissent tous les ans les conséquences d'un acci¬

dent sur le chemin de l'école.

Ce chiffre alarmant a incité le bpa à faire effectuer une étude sur cette problématique. Le travail avait fait l'objet d'éla¬

borer une gamme complète d'outils dans les domaines de la planification et de la tech¬

nique, en vue d'accroître la sé¬

curités sur le chemin de l'éco¬

le.

Parmi les mesures telles que planification des infrastruc¬

tures et arrondissements sco¬

laires et du trafic, c'est la pla¬

nification des zones qui joue un rôle central. Elle détermine indirectement les itinéraires et les réseaux de chemins de l'école. Cela signifie qu'on ne doit pas attendre jusqu'au mo¬

ment où surgissent des pro¬

blèmes concrets sur le tronçon déterminé, ni se limiter à des mesures ponctuelles aux en¬

droits dangereux.

Les mesures techniques se ré¬

partissent sur les trois domai-

Regarder à gauche, à droite, et...

PHOTO BPA

nés «traversées de routes»,

«trafic, piétons longitudinal»

et «trafic cycliste, une combi¬

naison des mesures est sou¬

vent conseillée.

Quand au trafic piétons trans¬

versal, on peut en principe en¬

visager deux stratégies limites de prévention, qui seront mises en rapport avec la hié¬

rarchie du réseau et la fonction du tronçon considéré:

- réduire la vitesse des véhi¬

cules sur les routes à orienta¬

tion utilitaire

-améliorer la visibilité sur les routes à orientation trafic.

Le choix des mesures pour le trafic piétons longitudinal se fera également en fonction du type de route. Sur les routes à orientation utilitaires, on opte¬

ra pour la mixité du trafic, c'est-à-dire que les différents véhicules empruntent la même surface de circulation. Sur les routes à orientation trafic, en revanche, on appliquera le principe de la ségrégation:

chaque groupe d'usagers dis¬

pose de sa propre surface de circulation.

La sécurité sur le chemin de l'école est un problème exi¬

gent des solutions interdisci¬

plinaires. Les avis et optiques les plus divers - parfois contra¬

dictoire - doivent être pris en compte dans les solutions, et les intérêts communs donner lieu à des solutions approu¬

vées par les milieux concer¬

nés. Or, les intérêts qui pri¬

ment tous les autres sont ceux des enfants. Les efforts doi¬

vent se concentrer dans cha¬

que cas sur une conception te¬

nant compte des besoins des enfants, qui permet de leur of¬

frir une sécurité optimale.

bpa

Lever la main et traverser.

(10)

FORUM FRIBOURG

MANIFESTATIONS PUBLIC

AOÛT 1999 - JUILLET 2000

Du 18 au 19 août 1999 Le 28 août 1999

Du 2 au 5 septembre 1999

Infosys

Congrès et foire du système d'information pour PME Bras de fer - Tournois international

Brocante

Brocante de la Sarine Du 30 septembre au 10 octobre 1999 Foire de Fribourg Du 28 au 30 octobre 1999

Du 1er novembre 1999 au 30 mai 2000 Du 6 au 7 novembre 1999

Le 14 novembre 1999 Le 20 novembre 1999 Du 4 au 5 décembre 1999 Le 11 décembre 1999 Le 31 décembre 1999 Du 28 au 30 janvier 2000 Le 5 février 2000

Du 11 au 13 février 2000 Du 17 au 20 février 2000 Du 11 au 12 mars 2000 Du 18 au 19 mars 2000

Du 13 au 16 avril 2000

Bar- & Dancefestival national Espace Junior

Exposition de voitures d'occasion Exposition et concours de lévriers Dictée bilingue

Tibet - Multimedia Show Disco Fox

Tropic 2000

Fribourg Racing Show

Exposition de voiture de course, karting Miss Fribourg

Election de «Miss Fribourg»

Marinatal

Salon du mariage et de la naissance Moderna

Salon de Rénovation et Transformation Exposition féline

Auto Show

Exposition de voitures neuves La Primavera

Salon pour le temps libre

(11)

L'économie bouge

à Fribourg

Kconomic

Dans un monde où la technique prend le pas sur l'homme tout en larguant la plus gran¬

de part de l'humanité, il fait plaisir de constater que Fribourg et la Suisse sont encore des havres de calme. Il fait bon vivre au Pays de Fribourg, mais il ne faudrait pas croire que c'est le fruit du ha¬

sard. Si nous jeton un bref regard sur note his¬

toire, nous voyons que la volonté de s'en sortir, le goût du travail et de l'en¬

gagement au péril de sa vie, ont formé le caractè¬

re de nos aïeux. Espérons que c'est le fruit de cette tradition qui a bonifié no¬

ter âme et noter terre.

Montée à l'alpage, Fête-Dieu, bénichon, recrotzon, fêtes de chants, fêtes de musiques, joutes sportives, désalpes et autres manifestations popu¬

laires, toutes sont solidement ancrées dans notre calendrier et il ne faut pas oublier Saint- Nicolas et bientôt la Foire à Fribourg. Avec la construction

de Forum, l'agglomération et le canton se sont dotés d'un outil qui fera de la capitale un lieu de rencontre. Pour mar¬

quer cette évolution, le Comp¬

toir est devenu Foire de Fri¬

bourg et se tiendra désormais chaque année. Ce choix est important et les milieux éco¬

nomiques du canton doivent tout de mettre en oeuvre afin que la première année déjà, ce

nouveau comptoir, la Foire de Fribourg, soit une réussite.

Du 30 septembre au 10 octobre 1999, pour la première fois, ce rendez-vous automnal sera dans ses locaux à Forum Fri¬

bourg. Vu l'enjeu de ce lance¬

ment dans le monde des foi¬

res régionales, l'affiche de la manifestation a été mise au

concours et c'est Monique Brasey, graphiste confirmée de Royal Agency SA qui a vu son projet primé. Depuis 1992, cet¬

te agence a gagné coup sur coup, les trois concours lancés par le Comité d'organisation et chaque fois les objectifs ont été atteints, en qualité et en nombre de visiteurs. Depuis 1992, le nombre de visiteurs n'a cessé de croître pour at¬

teindre plus de 125000 entrées payantes en 1998, lors de la dernière édition sous toile au Parc de la Poya.

Après l'attrait de Forum qui est vite devenue un lieu de rendez-vous prisé, la Foire de Fribourg ne peut pas manquer son rendez-vous 1999 et son entrée dans le marché des ex¬

positions régionales. Le bâti¬

ment, véritable paquebot, trouve sa place sur un fond moucheté, la rencontre et les échanges sont symbolisés par des arcs, les méridiens du glo¬

be rappellent l'ouverture sur les mondes proposés par les exposants. L'information est claire, en une seconde l'œil a identifié le message. La com¬

mission publique, conduite conduite par Emile Meyer de Bregger SA, sait combien l'af¬

fiche est importante pour le succès de la manifestation.

Pour partager entre le désir de se faire plaisir et l'efficacité, il faut privilégier le ton juste.

Une affiche qui n'est pas per¬

cutante et claire n'est pas une bonne affiche dans ce genre d'exercice. Le nombre de visi¬

teurs influence directement le succès de la manifestation. La publicité se doit d'être la plus accrocheuse possible. 1999 devrait être une bonne édition.

Fribourg illustré vous donne donc rendez-vous au Stamm de Forum Fribourg.

NN

L'affiche développée par Mo¬

nique Brasey de Royal Agency SA se nomme «Treffpunkt». Celle graphiste signe également pour la 6' fois l'affiche de la foire natio¬

nale Agrama qui se tient alterna¬

tivement à Lausanne et à St-Gall.

Fribourg trouvera ainsi sa place dans le marché des foires natio¬

nales.

(12)

I.e hois au service

de l'homme La forêt, l'aire boisée

au service de l'homme

La forêt est devenue au fil des siècles l'al¬

liée de l'homme. Elle lui offre non seulement une indispensable matière pre¬

mière, mais aussi sa pro¬

tection contre les dangers naturels ainsi que des lieux de détente et de bien-être.

Forte de traditions et d'émotions, la forêt concerne tout un chacun.

Le maintien de sa santé est en partie l'œuvre de plu¬

sieurs générations: nous récoltons aujourd'hui ce qui a été semé il y a très longtemps. Soyons donc à l'écoute de cette véritable source de vie pour la trans¬

mettre aux enfants de nos enfants...

J'ai rencontré pour vous Barbara Remund, inspectri¬

ce des forêts du 5e arrondis¬

sement du canton de Fri- l)ou r g

FI - Une dame parmi tant d'hommes, un handicap ou un avantage?

B. R. - C'est clair, au début j'ai été un peu l'objet de curio¬

sité, mais je me suis tout de suite sentie à l'aise et accep¬

tée. Le sexe n'a en fait pas d'importance, c'est sur les compétences qu'il faut se ba¬

ser. Je pense tout mettre en œuvre pour maintenir une bonne politique d'action: cul¬

ture du dialogue, ouverture d'esprit, confiance et respect.

- Quelle est votre zone d'ac¬

tion et quelles sont les tâches afférentes?

-Je m'occupe, avec mon équi¬

pe qui comprend une secrétai¬

re, sept forestiers, une vingtai¬

ne de forestiers-bûcherons dont une femme et 8 apprentis.

du 5e arrondissement sur les sept que compte le canton. Il comprend tout le district du Lac ainsi que la basse Broyé, ce qui représente 4000 hec¬

tares de forêts.

Les tâches principales sont la surveillance des forêts de ce secteur ainsi que le suivi de sa gestion en étroite collabora¬

tion avec les propriétaires des forêts (publiques et privées) et d'autres partenaires (scieurs, groupes sportifs, chasseurs, écoles, etc...) dans le contexte des 3 fonctions de la forêt:

productrice (ressource du bois), protectrice (contre dan¬

gers naturels) et sociale (sour¬

ce de délassement, protection de la nature).

Nous avons également un im¬

portant instrument de gestion qui se veut la base de dialogue entre différents partenaires: un plan d'aménagement forestier régional approuvé par le Conseil d'Etat. Il sert à décider la direction de l'évolution de la forêt et à trouver des solu¬

tions aux éventuels conflits.

- Parlez-nous de la fonction sociale de la forêt:

- La forêt, refuge de délasse¬

ment, touche toute la société.

Elle est un apport considérable de bien-être, de paix. Nous tra¬

vaillons assidûment pour cette évolution sociale par le biais d'une bonne information, de plans d'action: excursions, sentiers, itinéraires.

- Quels arbres trouve-t-on dans nos forêts fribour- geoises et quelle place occu¬

pent-ils?

- Nos forêts sont composées de plus d'une trentaine d'es¬

pèces d'arbres (71% de rési¬

neux et 29% de feuillus) qui couvrent près du quart du ter¬

ritoire cantonal, soit quelque

40 000 hectares. Toutefois, les trois essences principales sont l'épicéa, le hêtre et le sapin.

- A qui appartiennent nos forêts fribourgeoises?

- Nos forêts sont en majorité propriété de collectivités pu¬

bliques, avant tout de com¬

munes (46%) et de l'Etat (11%). Les forêts privées ont une place importante puis¬

qu'elles représentent 36%.

- Quel est l'état actuel de nos forêts?

- Elles se portent bien dans leur ensemble. Nous avons en-

Barbara Remund, inspectrice des forêts du 5' arrondissement du canton. PHOTO N. M.

Une matière première, une sour¬

ce d'énergie et un apport de bien-être. photo G. bd

(13)

core un énorme potentiel d'ex¬

ploitation tant au niveau local que national grâce à un fort ac¬

croissement. Ce dernier, en sol, fribourgeois, correspond à la production d'un cube de bois de 24 cm de côté toutes les secondes!

Nous maintenons une protec¬

tion rapprochée de nos forêts face aux agressions de l'hom¬

me, des forces de la nature, du gibier et des insectes. Lois et services forestiers apportent leur aide.

- Le bois a-t-il encore sa pla¬

ce dans notre société?

- Oui, mais il faut un grand travail de sensibilisation pour qu'il acquiert la valeur qu'il mérite. Le bois est notre res¬

source nationale d'énergie et de construction. Côté énergie il est surtout utilisé par des pri¬

vés. Les centrales de chauffa¬

ge à copeaux représentent un

grand potentiel d'énergie à ex¬

ploiter. Côté construction, dans l'architecture, il a actuel¬

lement le vent en poupe. Un créneau non négligeable est également la production de bois rares de qualité. Citons pour exemple le chêne Rouvre de provenance du Galm: il ser¬

vira à la construction de bar¬

riques pour le stockage du vin du Vully. Globalement nous pouvons être confiants.

- Avez-vous un message à faire passer au nom de la fo¬

rêt?

- Oui, enfin c'est plutôt une information que je tiens à don¬

ner. A l'époque où l'homme avait un extrême besoin, nos forêts ont été nettoyées de branches et troncs secs. Au¬

jourd'hui ce besoin n'existe plus et il est impératif de lais¬

ser le bois mort en forêt pour la survie du cycle naturel. Il

est un important apport de nourriture lors de sa décompo¬

sition, pour la flore et égale¬

ment pour la faune.

J'invite également chacune et chacun à se promener dans la forêt avec les yeux grands ou¬

verts pour y redécouvrir toute sa beauté!

Rendez-vous pour un par¬

cours fléché

Chaque année, la forêt fête son anniversaire en date du 21 mars. Cette année le signe est placé sous «Sport et forêt». Ce thème sera honoré dignement le samedi 28 août prochain à partir de 12 h 30 par un par-

I.e huis ail service de l'homme

cours sportif fléché et ludique dans la forêt domaniale du Grand-Belmont. Cette expédi¬

tion est ouverte à tous. Les in¬

formations peuvent être obte¬

nues auprès de l'inspection des forêts du 5e arrondisse¬

ment, route de Fribourg 42, à Courtepin (tél. 026/684 16 32).

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(14)

Le bois au service

de l'homme D ix nouveaux

Hans Jacob Bracher, directeur de l'Ecole professionnelle de forestier-bûcheron.

forestiers-bûcherons

à Grangeneuve

Des jeunes qui se passionnent

pour la forêt et le bois

L Ecole profession- nelle de forestier- bûcheron à Grangeneuve a en effet accueilli cin¬

quante-quatre apprentis dont dix de la volée 99 sont arrivés au terme de leur formation théorique et pratique et ont se sont vu conférer leur certificat de capacité par le conseiller d'Etat Pascal Cor- minbœuf, directeur de l'Intérieur et de l'Agricul¬

ture, lequel a souhaité dans son allocution la création d'une Interpro¬

fession du bois.

Le conseiller d'Etat Pascal Cor- minb<ruf a prononcé une vibrante allocution. PHOTOS G. BD

honorée par la présence d'Eli¬

sabeth Leu-Lehmann, prési¬

dente du Grand Conseil fri- bourgeois, Francis Egger, directeur de l'Institut agricole de Grangeneuve, et Anton Brulhart, inspecteur en chef des forêts, qui assistait pour la dernière fois à cette cérémo¬

nie, étant donné qu'il prend sa retraite dans quelques se¬

maines. Une manifestation tout empreinte d'émotion mais aussi de joie pour les nou¬

veaux forestiers-bûcherons qui vont maintenant se lancer dans la vie professionnelle et

Cette cérémonie qui s'est dé¬

roulée en plein air et par la plus forte bise de l'année, était présidée par Hans Jacob Bra¬

cher, directeur de l'Ecole pro¬

fessionnelle de forestier-bû¬

cheron. Elle était d'autre part

montrer au canton de Fribourg ce dont ils sont capables pour maintenir les forêts en santé tout en mettant quotidienne¬

ment le bois en valeur dans le respect de l'environnement et de la nature.

Un sentier forestier pour la formation

Aménagé aux alentours de l'Institut agricole de Grange¬

neuve, ce sentier forestier comprend déjà 56 plantes dif¬

férentes et en aura une septan- taine lorsqu'il sera achevé. Le conseiller d'Etat Pascal Cor-

Remise d'un cadeau à François Guisolan de Villars-sur-Glâne qui a enseigné durant quatre ans dans cette école.

Elisabeth Leu-Lehmann et Pascal Corminboeuf coupant le ruban du sentier forestier à la scie.

(15)

l.o hois au service (le l'homme

Les dix nouveaux forestiers-bu- cherons du canton de Frihourg.

Forestiers-bûcherons ayant réussi l'examen de fin d'apprentissage Sébastien Brodard Vuisternens-en-Ogoz Bénédict Clerc Ependes

Jean-Charles Dähler Nuvilly

Laurent Gachet Charmey François Julmy Ponthaux Ralf Kessler Guin

Steve Morier Enney

Johann Oberson Semsales Mathias Schwab Chiètres

Frédéric Sudan Broc

minbœuf et la présidente du Grand Conseil Elisabeth Leu- Lehmann ont coupé le ruban à la mode forestière, c'est-à-dire au moyen d'une scie. Puis ce fut la découverte de ce sentier avec les nouveaux forestiers- bûcherons, leurs parents et fu¬

turs conjoints venus assister à la cérémonie. Tous se sont re¬

trouvés au réfectoire de l'IAG pour partager un repas qui a permis aux uns et aux autres de se distraire dans une am¬

biance très fraternelle.

Gérard Bourquenoud Les chanteurs qui ont rehaussé cette cérémonie par des chants du terroir.

Reconnaissance à Anton Brul- hart, inspecteur en chef des forêts qui prend sa retraite.

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(16)

Le hois mi service de l'homme

Le bois est la seule matière première in¬

digène générée continuel¬

lement et en quantité suffi¬

sante. Près d'un tiers de notre pays est couvert de forêts qui sont protégées:

la loi impose de maintenir leur surface et leur réparti¬

tion. Im forêt est également protégée en tant que bioto- pe, et la coupe rase est pro¬

hibée. Les essences sont réparties de manière très variée, ce qui reflète la di¬

versité de la nature. Selon une estimation, près de deux tiers de nos 500 mil¬

lions d'arbres sont des ré¬

sineux. Le reste est dévolu aux feuillus.

Production de bois

Ce sont près de 9 millions de mètres cubes de bois qui pous¬

sent chaque année dans la fo¬

rêt suisse, alors que l'on n'en récolte que 4,5 millions. Il pousse donc plus de bois que l'on en utilise. 11 est nécessaire que la forêt soit exploitée de manière convenable, et pério¬

diquement rajeunie. Le bois pousse à partir du bois, disent les forestiers: l'exploitation

durable n'est pas un terme qui leur est étranger; il en est ainsi depuis longtemps et il en sera ainsi pour les générations à ve¬

nir.

Cycle du C02

La forêt fixe le C02. Le bois est produit à partir de carbone (C), d'oxygène (02) et de sub¬

stances nutritives contenues dans le sol. Un hêtre de 25 m de haut libère chaque jour la quantité d'oxygène que respi¬

rent trois personnes. Sous nos latitudes, les résineux attei¬

gnent 600 ans, les feuillus jus¬

qu'à 800 ans. Plus un arbre est âgé, mois il croît. Il absorbe donc moins de C02. Si l'on n'abat par un arbre, il finit par mourir puis par se décompo¬

ser. Le carbone lié se retrans¬

forme en C02 qui est libéré dans l'atmosphère. Le cycle est ainsi bouclé.

On récolte chaque année dans le monde 3,5 milliards de mètre cubes de bois, dont près de la moitié sert à la produc¬

tion d'énergie. Un quart de ce volume est utilisé pour la pro-

De nos jours, le matériau bois est à nouveau utilisé pour réaliser des ponts modernes.

PHOTOS CEDOTEC/LIGNUM

Des charpentes qui offrent une sé¬

curité absolue. PHOTO P. NUOFFER

duction de carton et de papier;

le dernier quart est utilisé par l'industrie de la construction, pour la fabrication de meubles et pour l'emballage. Les quan¬

tités de bois utilisées mondia¬

lement sont considérables. Le bois est léger et les hommes le façonnent partout dans notre pays. Le bois ménage l'envi¬

ronnement surtout lorsqu'il est comparé aux autres matériaux de construction. Durant toutes les phases de sa production et de son utilisation la construc¬

tion en bois est moins gour¬

mande en énergie. Le matériau de construction bois est indi¬

gène: il se récolte et s'utilise pour la construction au plan local et permet ainsi d'éviter de longs transports. C'est ce qui garantit une utilisation économique avec une gestion durable des ressources.

Bilan écologique

Une maison en bois ne contient pas que du bois. Tou¬

te construction en bois com¬

porte aussi des fondations, des installations techniques, des moyens d'assemblage, du bé-

(17)

Informations complémentaires

Production mondiale estimée Milliards de tonnes Milliards de mètres cubes

Bois 2,1 3,5

Ciment 1,1 1,0

Acier 0.8 0.1

Matière synthétique 0,09 0,08

Aluminium 0,02

Schutz Munich (I990), Springer Heidelberg, 1993 Réserves et utilisation du bois en Suisse

Surface des forêts 1200000 ha, environ 30% de la surface du pays Stock de bois env. 400 millions de mètres cubes

Stock de bois par hectare 333 mètres cubes Utilisation par hectare 4,0 mètres cubes

Utilisation totale environ 4,6 millions de mètres cubes Valeurs WVS 1995

ton, de l'acier, du plâtre ou des surfaces vitrées. C'est le rôle des bilans écologiques de comparer différents matériaux utilisés dans le même but. Les résultats donnent des indica¬

tions importantes aux consom¬

mateurs critiques. Les indica¬

tions relatives à l'énergie grise nécessaire pour la fabrication des matériaux sont essen¬

tielles, et les critères ressortant de la biologie de la construc¬

tion prennent de plus en plus d'importance. Le bois est un matériau classique qui convient parfaitement non seulement pour les aménage¬

ments intérieurs, tels que revê¬

tement de sols, de parois et de

plafonds, mais également pour les structures porteuses. De nombreux nouveaux maté¬

riaux d'isolation sont faits à partir de bois. Dans ce domai¬

ne, on distingue notamment les panneaux de fibres mous et les isolations à base de papier recyclé. Leurs caractéristiques technologiques sont par ailleurs tout aussi bonnes que celles des produits couram¬

ment utilisés de nos jours.

Circuit économique

Si une maison en bois doit être transformée ou démolie, la quantité de travail à fournir est faible. Bien des éléments d'une maison en bois sont fa¬

cilement démontables puisque cloués, vissés ou agrafés. Le bois et les matériaux dérivés ont plusieurs vies. Les élé¬

ments de construction récupé¬

rés peuvent être directement réutilisés, car les caractéris¬

tiques du bois restent conser¬

vées. 11 s'agit là d'un véritable recyclage. D'autres parties peuvent être réutilisées dans la construction après un traite¬

ment approprié (downcy- cling). Si le bois ne peut plus servir de matériau de construc¬

tion, il peut encore nous chauffer.

Lignum Charles von Büren

I.c bois .III service do i'Iiommv

Le bois a repris sa place dans la construction d'immeuble et d'éco¬

les. PHOTO I'. N.

L'efficacité de la chaîne de production du bois Une chaîne de production très efficace est à l'ouvrage en Suisse: 12 000 entreprises travaillant le bois, totalisant plus de 90000 places de tra¬

vail, réparties dans l'en¬

semble du pays, scient, ra¬

botent, poncent, collent, vissent et clouent le bois. Il en résulte année après année des produits à forte valeur ajoutée, respectueux de l'environnement, issus de 6,5 millions de mètres cubes de bois (consommation an¬

nuelle moyenne suisse).

Trois secteurs de cette chaî¬

ne sont d'une importance prédominante. 11 s'agit res¬

pectivement: des scieries, raboteries, industries de pla- quage et d'imprégnation, comprenant 1000 entre¬

prises de la première trans¬

formation avec 4900 em¬

ployés; 5700 menuiseries avec 30000 employés; et 1800 ateliers de charpentes avec 18000 employés. Les autres secteurs d'activité qui mettent en œuvre le bois sont: les entreprises de contreplaqués et de pan¬

neaux, les constructeurs de cuisines, les fabricants de meubles, d'emballage, de palettes, de cellulose, de pa¬

pier et de carton. L'énumé- ration ci-dessus peut encore être complétée par des arti¬

sans plus éloignés de la construction mais utilisant le bois pour fabriquer divers produits, soit: les tourneurs, tonneliers, charretiers, sculpteurs, maquettistes ou fabricants d'outils.

(18)

Onil)«' et lumière La Solennité

de la

Fête-Dieu

au

Pays de Fribourg

La prière à l'un des reposoirs aménagés sur le parcours de la procession.

Cy est la fête de l'Eucharistie par excellence instituée par le pape Urbain IV en 1264

«en l'honneur de l'auguste mémorial laissé par le Christ à son Eglise». Cette fête n'entra pas immédia¬

tement dans les mœurs de l'Eglise universelle mais prit une réelle dimension qu 'un demi-siècle plus tard, soit environ après le renouvellement de l'insti¬

tution par Clément V.

En 1317, Jean XXII put in¬

troduire les décrets eucha¬

ristiques de ses prédéces¬

seurs dans le corps du droit canon, et c'est Pierre d'Oron qui fit adopter la solennité dans son diocèse de Lausanne en 1322. Le premier document fribour- geois connu de cette fête émane du Conseil de la Ville de Fribourg en 1425.

Une coutume ancestrale: lors de l'élévation, les enfants de chœur lancent des fleurs.

Les préparatifs qui précèdent la fête commencent une bonne semaine avant le jour sacré.

C'est d'abord la pose des

«mais», ces jeunes hêtres des¬

tinés à orner les maisons, puis la cueillette de fleurs des prés censées être semées sur le che¬

min du prêtre; la confection des reposoirs au nombre de quatre et correspondant, par leur position, aux points cardi¬

naux. Il y a aussi les répéti¬

tions avec le maître de chant ou avec le chef de la fanfare locale soit toute une mise en

La procession dans le beau et grand village de Guin.

scène propre à dilater les cœurs et à faire naître la dévo¬

tion.

Le jour «J» fixée au deuxième jeudi après la Pentecôte, une salve de mortiers ou la diane, un peu partout réveille les po¬

pulations. Ce qui intrigue cer¬

tains, ce sont les soldats se rendant au lieu de rassemble¬

ments; les canonniers condui¬

sant leur batterie sur la hau¬

teur; la voix du tambour battant le rappel. Au son des cloches annonçant l'office so¬

lennel, chaque homme se rend

(19)

L>* TÎ tX

h

o 1

Oinhrc et lumière I Les communiants dans leur robe blanche.

Le dais et le curé de la paroisse encadrés par d'anciens gardes

alors au poste qui lui est assi¬

gné pour monter la garde d'honneur.

A l'issue de la cérémonie la procession s'ébranle. Précédé de la croix, des thuriféraires et des servants; des fleuristes, bannerets, premiers commu¬

niants; des chantres et des mu¬

siciens, s'avancant vers le prêtre portant l'ostensoir sous un magnifique dais orné avec panache, et entouré de por-

rection du Saint-Sacrement.

Puis, au chant des hymnes sa¬

crés qui résument toutes les merveilles de l'Eucharistie ou au pas des rythmes musicaux de circonstance, la procession s'achemine vers la station pro¬

chaine jsuqu'à ce que le che¬

min qui lui était tracé la rame¬

nât à l'église.

Certes, la Fête-Dieu, comme toute autre solennité marquan¬

te se trouve à un tournant, et à

plus ou moins longue échéan¬

ce on peut compter sur une évolution que la lente déchris¬

tianisation va encore accen¬

tuer. Mias pour l'heure, il est réconfortant de voir que cette fête qui commence toujours par un coup de canon, se ter¬

mine encore par... un coup de blanc!

Albert Jaquet

Les magnifiques costumes de la Singine. PHOTOS G. bd teurs de lanterne du Rosaire, de torchères et candélabres.

Après lui, le peuple des fi¬

dèles. A chaque reposoir la bé¬

nédiction est donnée au bruit des mortiers tandis que, sur ordre régulier d'une claquette, des fleurs sont lancées en di- Scouts et éclaireurs participent aussi à cette cérémonie religieu-

(20)

Vie p<i> sannt»

Actuellement, le sec¬

teur primaire occu¬

pe 5,6% de la population active suisse. Imaginez qu'en 1850, ce même sec¬

teur employait 57,4% de la population et encore 26,8%, en 1910! La mode est à l'urbanisation, l'in¬

dustrialisation et l'infor¬

matisation galopantes, ce qui provoque le déracine¬

ment des individus et la perte des valeurs. La cam¬

pagne et l'agriculture ont perdu leur prépondérance dans l'économie et dans le cœur des gens... Le 3e mil¬

lénaire arrive à grands pas et nous pouvons nous de¬

mander ce qu 'il va advenir du rôle ancestral de la campagne et des agricul¬

teurs et comment sera le monde agricole de demain.

Pour y répondre, nous avons prêté notre plume à Daniel, un jeune agricul¬

teur de la Broyé fribour- geoise.

«Tout d'abord, je pense qu'il faut avoir envie de pratiquer une telle profession. Chaque agriculteur(trice) doit possé¬

der la force et surtout le coura¬

ge nécessaire à la réalisation des travaux liés à une exploita¬

tion agricole. En effet, il doit vivre au rythme des saisons, des caprices du temps et des lois de la nature, ce qui n'est pas toujours facile. Jusque dans les années 80-90, l'agri¬

culture suisse pouvait compter sur une augmentation des prix de base de la production agri¬

cole mais hélas, les temps ont changé. Aujourd'hui, les di¬

verses lois et ordonnances nous imposent des frais de production élevés. De plus, la nouvelle politique agraire PA 2002, la libéralisation et les accords sur la mondialisation

Sous la loupe:

le monde

agricole

vu par

un

jeune

des divers marchés agricoles ainsi que l'entrée dans la Communauté européenne dans un futur proche, je le pen¬

se, nous laissent sceptique.

L'OMC (Organisation mon¬

diale du commerce, ex¬

GATT), quant à elle, porte de graves préjudices à l'agricul¬

ture, tant sur le plan social que financier, ce qui n'est pas pour arranger les choses.

Je crois que l'avenir de la pay¬

sannerie dépendra fortement de la politique agricole euro¬

péenne et surtout mondiale, la Suisse étant un petit pays qui dépend de ses voisins. Je pen¬

se que nous devons rester confiants, même si nous sommes dans une période agricole très difficile. L'agri¬

culteur du 3e millénaire devra être un entrepreneur dyna¬

mique et inventif et non un as¬

sisté. Quelle sera la durée et la fiabilité des prestations écolo¬

giques versées par la Confédé-

Que va-t-il advenir du rôle ances¬

tral de la campagne? PHOTO G. bd

ration à notre agriculture? Qui vivra, verra...»

Nathalie Balmat

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(21)

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Se nourrir sainement à

«La Cigale»

Aujourd'hui, de plus en plus de gens se soucient de leur ali¬

mentation. Se nourrir saine¬

ment est devenu un besoin.

Ainsi, depuis une année, un petit magasin de 25 mètres carrés s'est ouvert à Granges- Paccot, à deux pas de Fri- bourg. Sur les rayons de cette

échoppe, s'étalent un vaste choix de produits d'excellente qualité. Les maîtres des lieux, Ruth et Christoph Schmid- Kohli, associés à d'autres agri¬

culteurs, se sont reconvertis à la culture biologique en 1997.

L'idée de vendre les produits de leur propre exploitation

s'est avérée judicieuse, vu les demandes constantes d'un nouveau genre de consomma¬

teurs. «La Cigale» offre donc de la marchandise irrépro¬

chable et variée: diverses cé¬

réales, blé, épeautre, seigle, du savoureux pain maison, miel, fruits, légumes, jus de pom-

All quotidien

Ruth et Christophe Schmid-Kohli.

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Les produits de «La Cigale»

portent le label «Bourgeon»

(garanti bio et contrôlé). L'ex¬

ploitation de Granges-Paccot fabrique également la farine du jour à l'aide d'un moulin de pierre, comme autrefois.

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(22)

Spoi ls et loisirs

La Veveyse a récem¬

ment été le décor principal d'une magni¬

fique fête, celle du 26e tir cantonal qui a accueilli sur trois week-ends quelque 8300 tireurs. Semsales et la place d'armes de Châtel- St-Denis ont servi de toile de fond à la journée offi¬

cielle et notamment à la re¬

mise de la Bannière canto¬

nale. Un train spécial a créé le lien entre ces deux cités côtoyées pour l'occa¬

sion par les milieux poli¬

tiques, militaires, écono¬

miques et sociaux, tous passionnés par le tir, ce sport autrefois béni par les Dieux. Le 1" Comptoir Ve- veysan en a profité pour ouvrir ses portes.

Reflets d'une journée officielle...

C'est à Semsales, commune dynamique sise sur les flancs du Niremont, sous un soleil de ... plomb, précisément, qu'un petit déjeuner fribourgeois avec sa traditionnelle cuchau- le, a accueilli les hôtes sous l'œil attentif du président, Jean Genoud, qui a déclaré ou¬

verte la journée officielle de ce 26e tir cantonal fribourgeois.

Accompagnés du Contingent des grenadiers fribourgeois, les invités se sont rendus par voie ferrée à Châtel-St-Denis où la fanfare du lieu et celle d'Estavayer-le-Lac ont agré¬

menté la remise de la Bannière cantonale au district de la Ve¬

veyse, jusqu'alors en mains de vigilants gardiens Broyards.

De retour à Semsales, les der¬

niers intervenants ont exprimé la beauté et l'importance de ce sport.

Oui, le tir fait partie intégrante de la vie fribourgeoise. Il reflè¬

te aujourd'hui l'image d'un sport national au beau fixe

Tir cantonal fribourgeois

et 1er Comptoir veveysan:

manifestations

hautes en couleurs

Remise de la bannière cantonale.

Vue de la manifestation à Châtel- St-Denis. PHOTOS N. M.

Des tireurs dans le feu de l'ac¬

tion.

(23)

Sports et loisirs

comme le soleil qui nous a fait l'honneur de sa présence. Le tir, véritable école de maîtrise de soi, requérant calme, préci¬

sion et rigueur, crée un esprit sportif, des liens d'amitié.

C'est avec enthousiasme qu'il franchira l'an 2000 car c'est un sport et un outil de protec¬

tion de l'armée de demain, une armée de milice. Le maintien de la paix se fait aussi l'arme à la main: pour une propre dé¬

fense, une légitime défense.

Puis vint l'heure du repas fri- bourgeois animé par le groupe tyrolien «Les Mousquetaires».

Participants et visiteurs de cet¬

te manifestation se sont sentis chez eux, en famille, dans le Même les enfants se sont bien amusés au Comptoir de la Vevey- se... à la pêche miraculeuse!

Les bâtisseurs de la Veveyse.

plus petit district du canton de Fribourg et c'est ça aussi l'es¬

prit des tireurs!

Un succès pour le premier Comptoir de la Veveyse...

Aux côtés des stands de tirs, l'immense tente de fête a éga¬

lement ouvert son espace au premier Comptoir de la Ve¬

veyse. L'ambiance ainsi créée a augmenté la convivialité et la popularisé le tir. La Jeune

Chambre économique de Châ- tel-St-Denis et environs a of¬

fert l'occasion à quelque quatre-vingts stands de pré¬

senter économie, industrie, tourisme et artisanat du district et de tisser les liens amicaux.

L'invité d'honneur était l'Offi¬

ce de promotion des produits agricoles du Valais. Des jour¬

nées à thèmes tels l'agricultu¬

re, le sport, la jeunesse, l'art et l'artisanat ont animé cette vi¬

trine locale. Les exposants étaient satisfaits des affaires conclues et l'optimisme qui

Tous les chemins mènent au Comptoir de la Veveyse.

régnait laisse sans doute pen¬

ser que le comptoir sera recon¬

duit les années prochaines.

Bilan...

Globalement, l'expérience est un grand succès qui a attiré 19000 visiteurs et 8300 ti¬

reurs. Les organisateurs du premier Comptoir de la Ve¬

veyse et du Tir cantonal fri- bourgeois tirent un bilan favo¬

rable et sont ravis de boucler les comptes avec des chiffres noirs.

Résultats...

Tous les cantons ont été repré¬

sentés sans compter les délé¬

gations étrangères. Plus de 5000 médailles, dont 1000 maîtrises, ont été distribuées toutes catégories confondues.

Une journée de proclamation des résultats aura lieu le 11 septembre prochain à Sem- sales.

Nadia Maillard

(24)

BcfisxäHsa Flashes

L'Association des amis de la brasserie du Cardinal (ABC) a fait part de son mécontente¬

ment aux organisateurs de la Fête des Vignerons qui ont choisi Heineken, une bière hollandaise, pour la grande cé¬

lébration de la vigne et du vin à Vevey. Cette décision est un affront à celle d'un canton voi¬

sin qui n'aura que le privilège d'être représenté par son folk¬

lore. Il serait intéressant de connaître la raison pour la¬

quelle les brasseries de la ré¬

gion de Vevey ont été écartées de cette fête d'importance na¬

tionale dont l'image première est de faire honneur aux pro¬

duits du terroir. L'Association en question en profite pour lancer un appel à tous les orga¬

nisateurs de manifestations de Suisse romande pour qu'ils ac¬

cordent la priorité à des spon¬

sors qui proposent des emplois sur place. Qu'on se le dise!

Une nouvelle bière pour le troisième millénaire

Parfumée au raisin pour entrer dans le troisième millénaire, la Cardinal Millenium «sera la boisson du futur», précise le communiqué de Feldschlös- schen. Les paillettes ne feront

pas partie de sa composition, mais elle contiendra par contre tous les ingrédients qui per¬

mettront de fêter agréablement la Saint-Sylvestre, étant donné que cette boisson sera consti¬

tuée d'un mélange de bière, de vin blanc et de champagne.

Un labyrinthe Cardinal de Fri- bourg à Vevey aurait été une at¬

traction supplémentaire de la Fê¬

te des Vignerons!

Réjouissons-nous donc de sa¬

vourer cette spécialité de Car¬

dinal.

Texte et photo: G. Bd

Rencontre avec

les descendants

d'une famille gruérienne C'est dans le charmant village

d'Estavannens que les descen¬

dants d'Emile et Antide Jaquet se sont réunis pour vivre quelques heures de détente en Gruyère. Sur les neuf enfants de ce couple, cinq sont encore vivants (photo), lesquels étaient entourés pour cette journée de retrouvailles par une centaine de personnes. Ce fut une rencontre très enrichis¬

sante qui a suscité l'enthou¬

siasme des aînés comme des plus jeunes et qui a permis de resserrer les liens de cette gran¬

de famille gruérienne. G. BD

C

0

Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre dernière édition sous la rubrique

«Un accent de vérité», ce n'est pas la ferme «En Palud»

qui a été démolie récemment pour faire place à la construction d'immeubles par la Caisse de pension de l'Etat, mais celle du

«Repou»

qui était exploitée par un nommé Reichenbach.

Avec nos excuses aux propriétaires de la première citée.

(25)

Ounin (Onnens) l e pnlô (l'inlclu'-no

Ounin, on galé velâdzo de la Charna, bin katchi in dèfro di routé è di tsemin dèfê, on bokon chu la hôtyà, yin de la chèta, a oun'àra è demi dè Friboua po hou k'âmon adi alâ a pi. Lè dzin l'y chè pyé- jon, lè j'on travayon chu pyèthe, lè j'ôtro din la kotse, yô ke l'y a di j'intrèprêchè è di boutekè, kotyè j'on van ou travô oubin i j'èkoulè a Fri¬

boua è mimamin pye yin.

Voué no volin vo dèvejâ di bâtimin dè chi galé velâdzo.

Le mohyi

Le 15 dè juiyè 1902, le fu dou tin l'è tsejê chu la danye dou mohyi d'Ounin; ouna granta danye pointya ke l'è j'ou frè- jâye. Din chi tin on dèvejâvè dza dè bâti on novi mohyi.

L'è po chin ke la danye l'è j'ou takounâye on bokon in grobo è ke l'an dèchidâ dè bâti on to novi mohyi. Ouna djijanna dè j'an apri la bâ- tiche l'a keminhyi è le 7 dè juiyè 1913 l'an fê na bala fi- tha po la konchèkrachyon.

Lè pyan chon j'ou fê pè l'ar- chitèkte Spielmann dè Fri-

Le mohyi d'Ounin.

PHOTOS G. BD

boua. La molache po to le bâ¬

timin l'è j'ou baya pè Djan Codourey è Viktor Rossier ke l'avan na kariére a Lovin.

Kemin vo vêdè chu la foto dè ha pâdze, i katre kotsè dou hyotyi karâ l'y a katro hyot- saton. On di adi ou dzoua d'ora ke l'è on di pye bi mo¬

hyi k'on pou vêre yin è lârd- zo. Lè pèrotsin l'an achebin bayi de l'èrdzin po lè vitrô.

Lè j'ouârgè dou viyo mohyi chon j'ou takounâyè è agran- ti pu inchtalâyè din le novi mohyi. In mimo tin, l'an achebin fê on novi chimetié- ro.

Lè tsahi

A Ounin on l'y tràvè duvè bâtichè ke chon a non le tsahi d'amon è le tsahi d'avô.

Le tsahi d'amon l'è le bâti¬

min yô ke l'y a ora l'èkoula.

Ha méjon tot'in pêrè l'è j'ou bâtia i j'alintoua dè 1750. Le propriétéro dè chi tin irè le chinyà Franthê Piéro Bruni- sholz. Pu apri l'y a j'ou lè fa- miyè nopâyè dè Friboua: de Week d'Ounin, Marcel Von- derweid è chon bio-frârè Pié¬

ro Aeby. Chi bâtimin l'è j'ou vindu a la kemouna in 1947 po l'y fére la noval'èkoula.

Din le viyo bâtimin d'èkoula l'y a ou dzoua d'ora di tinyè- min.

Le tsahi d'avô l'è ora la pro- priètâ de la famiye Charles Chatagny. Din lè j'an 1700 è ôtyè on l'y tràvè Dzojè Kolin Bruno de Maillard, viyo ba- nèrè dè Friboua pu lè Fègue- ly è la famiye Gottofray. In 1811 l'è vindu a Charles- Claude-Esprit de Rigot è cha fèna ke chon achebin pro¬

priétéro de la Riedera. In 1837 l'è vindu a Marie-Julie- Barbe d'Affry è in 1865 a Luvi-Franthê Kolin Vonder- weid ke l'a rèvindu kotyè j'an apri ou grandji Lucien Guisolan dè Norêya. La fiye dè chtiche l'a mariâ Jidôre Chatagny è ha famiye n'in d'è adi propriétéro ou dzoua d'ora.

Lè kabarè è lè boutekè Din le viyo tsahi d'Avô l'y a achebin j'ou on kabarè. In 1876 Lucien Guisolan l'a rè-

Rèchponchûhyo dè ha pûdze:

Albert Bovigny Rte de Schiffenen 15 1700 Fribourg

chu dou konchèye dè kemou¬

na le drê d'ourâ din cha mé¬

jon on kabarè. Li a bayi le non dè Cercle agricole. Pu in 1894 cha fiye Pauline l'a rè- prê chi kabarè è l'a batyi Pin- ta de l'Èthêla. Din ha méjon l'y avê achebin ouna boute- ka. Ou dzoua d'ora l'y a tyè mé on kabarè a Ounin:

l'Union Fédérale. Lè viyè boutekè chon totè j'ou ko- tâyè, la bolondzèri achebin.

L'y a kotyè tin l'an rè ourâ on magajin avoui na boutsèri.

Ora vo j'in chédè on bokon dèpye dè chi galé velâdzo d'Ounin.

Albert Bovigny

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