HAL Id: jpa-00236315
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236315
Submitted on 1 Jan 1960
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Le spectromètre à cristal de la pile EL 3
R. Genin, R. Joly, M. Ribrag
To cite this version:
R. Genin, R. Joly, M. Ribrag. Le spectromètre à cristal de la pile EL 3. J. Phys. Radium, 1960, 21
(5), pp.473-474. �10.1051/jphysrad:01960002105047300�. �jpa-00236315�
473.
LE SPECTROMÈTRE A CRISTAL DE LA PILE EL 3
Par R. GENIN, R. JOLY, M. RIBRAG,
C. E. N., Saclay.
Résumé.
2014Description du spectromètre et en particulier du dispositif d’automatisme per- mettant de fixer sur bande perforée le programme complet d’une expérience.
Exploitation de l’appareil dans le cas de la mesure de la probabilité de tripartition de l’ura-
nium-235 en fonction de l’énergie des neutrons.
Abstract.
2014The crystal spectrometer used at the EL 3 pile is briefly described. Preliminary
measurements on the variation of the ternary fission versus the energy of the incident neutrons are
reported.
LE JOURNL DE PHYSIQUE
ETLE RADIUM TOME 21, MAI 1960,
Le spectromètre à cristal [1] a pour but, à partir
du faisceau polychromatique de neutrons sortant d’une pile, de produire un faisceau de neutrons
monocinétique,. Ce faisceau est obtenu par diffrac- tion du faisceau polychromatique sur un mono-
cristal tournant autour d’un axe vertical. Si 6
désigne l’angle du faisceau incident et d’une famille de plans réticulaires verticaux (angle de Bragg), le faisceau réfléchi forme avec le faisceau incident un angle 26 et contient des neutrons dont la longueur d’onde vérifie la relation de Bragg,
c’est-à-dire pratiquement des neutrons d’énergie 2,045.10-2
Eev
=2 . , où d est la distance réticulaire
1 sin 6
des plans choisis. Pour déterminer l’énergie des
neutrons dans le faisceau réfléchi il faut mesurer,
ou l’angle de Bragg 6, ou l’angle 26 formé par le faisceau incident et le faisceau réfléchi. C’est la seconde solution qui a été adoptée car elle se prête
mieux au fonctionnement automatique envisagé
pour le spectromètre. Le spectromètre est donc
constitué essentiellement par un goniomètre por- tant le cristal et un chariot, tournant autour de
l’axe vertical du goniomètre, qui reçoit les détec-
teurs placés dans le faisceau réfléchi. Pour orienter le cristal et trouver une première raie réfléchie le
porte-cristal peut tourner autour d’un axe vertical
et autour d’un axe horizontal. Ces deux dépla- cements, commandés et mesurés à distance, ne
sont utilisés que pour les réglages et pour le choix des plans réticulaires. L’ensemble du goniomètre
est de plus animé d’un mouvement do rotation autour d’un axe vertical, asservi au mouvement
de rotation du chariot : le cristal tournant d’un
angle 6 pour une rotation 26 du chariot. Pour réaliser cette condition, un faisceau lumineux de direction fixe, après réflexion sur un miroir soli- daire du cristal, est reçu sur deux cellules photo- électriques placées sur le chariot ; le servoméca-
nisme en agissant sur la rotation du cristal main- tient l’égalité d’éclairement des deux cellules. Pour rendre les mesures automatiques, il faut pouvoir imposer l’énergie des neutrons, c’est-à-dire la
position du chariot, et pour chaque position pou- voir effectuer un certain nombre d’opérations,
variables avec la mesure envisagée, telles que le choix du temps de comptage, le départ et l’arrêt automatiques des échelles, l’introduction ou le retrait d’un échantillon dans le faisceau, etc...
L’introduction des données du programme est faite sur une bande perforée, à cinq pistes. Ces
données consistent en un angle exprimé en grades
par cinq chiffres pour fixer la position du chariot
et dans un certain nombre de chiffres (10 au ma- ximum) chacun correspondant à un relais utilisé pour effectuer l’une des opérations citées. Quatre pistes sont utilisées pour perforer les indications
numériques en code binaire, à raison d’une rangée
de perf orations par chiffre, la cinquième piste est
utilisée pour distinguer l’ordre
«position
»de
l’ordre « relais ». La bande est lue par un dispositif photoélectrique chiffre par chiffre ; par ailleurs la position du chariot est déterminée à chaque
instant par l’intermédiaire d’un pignon roulant
sur une crémaillère circulaire, solidaire du rail
supportant le chariot, entraînant un codeur
photoélectrique. Ce codeur traduit également, en
code binaire, la position angulaire du chariot à
partir d’une origine arbitraire. La comparaison
de l’angle lu sur les codeurs et de l’angle affiché
sur le programme donne naissance à un ordre de
déplacement du chariot jusqu’à coïncidence des deux valeurs numériques. En réalité la coïnci- dence est réalisée successivement décade par
décade, en terminant parla décade de plus faible poids avec une réduction progressive de la vitesse de déplacement du chariot. Quand la position correspondant à l’énergie choisie est atteinte, le dispositif d’automatisme, après avoir interprété
l’adresse
«relais o, f erme l’un après l’autre les relais impliqués dans le programme.
Quand la durée fixée pour la mesure est écoulée,
les échelles sont arrêtées, les relais sont remis
dans la position repos puis les résultats numériques
inscrits sur les échelles sont enregistrés en clair
sur une machine à écrire. C’est le signal de fin
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01960002105047300
474
d’enregistrement qui fait avancer la bande vers
le point de mesure suivant. Dans ce dispositif de
programme il n’y a pas de limitation, ni sur le
nombre de points de mesure, ni sur la valeur des
angles, entre 0 et 100 grades. La précision de la position angulaire du chariot est de 5 milligrades (20 secondes d’arc environ). Les circuits utilisés
ne comportent aucun tube électronique mais
essentiellement des amplificateurs magnétiques
et des circuits logiques magnétiques [2], ou
«