Probabilit´ es continues
I - Des probabilit´ es discr` etes aux probabilit´ es continues
Exercice 1
Le parking `a proximit´e de mon travail coˆute assez cher. Le stationnement est payant de 8h `a 18h. Un agent municipal passe chaque jour, une fois par jour, al´eatoirement entre 8h et 18h.Partie A. ´ Equiprobabilit´ e
On suppose que la probabilit´e que l’agent passe est, `a chaque instant entre 8h et 18h, la mˆeme.
Quelle est la probabilit´e que je sois verbalis´e par un agent municipal si je gare ma voiture sans payer : a) de 9h `a 10h ? b) de 15h `a 16h ? c) de 12h `a 14h ? d) de 10h30 `a 12h ?
e) de 11h20 `a 11h35 ? f) de 11h20 `a 11h21 ? g) de 11h20 `a 11h20 et 30s ? h) `a 10h20 ?
On peut repr´esenter ce ”profil” uniforme de probabilit´e de passage de l’agent sur un graphique :
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
0,1 P
Partie B. Vers un mod` ele plus r´ ealiste
Ce ”profil” constant n’est en fait pas tr`es r´ealiste. Un mod`ele plus r´ealiste pourrait ˆetre celui propos´e ci-dessous, prenant en compte un d´ebut de journ´ee plus en douceur, une pause-d´ejeuner entre midi et deux, . . .
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
0,05 0,1 0,15 P
De mˆeme que dans la partie A, d´eterminer la probabilit´e que je sois verbalis´e par un agent si je gare ma voiture sans payer :
a) de 8h `a 9h ? b) de 10h `a 11h ? c) de 11h `a 14h ? d) de 15h `a 15h30 ? e) de 8 `a 18h ?
Partie C. Un mod` ele plus r´ ealiste et plus fin
On peut encore affiner le profil pr´ec´edent, avec un d´ecoupage horaire plus fin :
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
0,020 0,05 0,08 0,12 0,15 0,20 P
De mˆeme que pr´ec´edemment, quelles sont les probabilit´es d’ˆetre verbalis´e :
a) entre 8h et 18h ? b) entre 10h et 11h ? c) entre 11h30 et 14h ?
Partie D. Un mod` ele sans sauts, et encore plus r´ ealiste. . .
La probabilit´e de passage de l’agent peut d´ependre de fa¸con continue (sans sauts. . .) de l’heure dans la journ´ee.
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
0 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25 P
De mˆeme que pr´ec´edemment, quelles sont les probabilit´es d’ˆetre verbalis´e :
a) entre 10h et 12h ? b) entre 10h et 11h ? c) entre 11h30 et 14h ? entre 8h et 18h ?
Partie E. Un autre exemple de mod` ele (plus r´ ealiste ?)
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
Cf
On donne cette fois :
— pour 86x69 et 126x614 et 176x618,f(x) = 0.
— pour 96x612, f(x) =−1
9(x2−21x+ 108).
— pour 146x617, f(x) =−1
9(x2−31x+ 238).
Repr´esenter graphiquement la probabilit´e que l’agent passe entre 10h et 12h.
Exprimer cette probabilit´e `a l’aide d’une int´egrale, puis la calculer.
D´efinition Si on note X la variable al´eatoire ´egale `a l’heure de passage de l’agent, alors X peut prendre toutes les valeurs r´eelles de l’ensemble continu [8; 18].
D´efinition La fonction f, d´efinissant le ”profil” de probabilit´e, s’appelle la densit´e de probabilit´e de la variable al´eatoire X, et on a alors
P(a 6X 6b) = Z b
a
f(x)dx On impose deux conditions `a une densit´e de probabilit´ef,
• pour tout x∈[a;b], f(x)>0 (les probabilit´es sont des nombres positifs)
• P (86X 618) = Z 18
8
f(x)dx= 1 (la somme des probabilit´es est 1)
Propri´et´e Pour une variable al´eatoirex de densit´e de probabilit´ef d´efinie sur [a;b], on a P (c6X 6d) =
Z d
c
f(t)dt Dans la partie A,f est constante : pour tout x∈[8,18], f(x) = 0,1.
Dans les parties B et C,f est une fonction en escalier, c’est-`a-dire constante par morceaux.
Dans la partie D, f est une fonction affine par morceaux, et dans la partie E, f est d´efinie par morceaux par deux arcs de parabole. Dans ces deux derniers cas, la fonctionf est de plus continue.
On d´efinit de plus l’esp´erance, la variance, et l’´ecart type d’une variable al´eatoire : D´efinition Pour une variable al´eatoirex de densit´e de probabilit´ef d´efinie sur [a;b],
• l’esp´erance est E(X) = Z b
a
xf(x)dx
• la variance est V(X) = Z b
a
(x−E(X))2f(x)dx
• l’´ecart type est σ(X) =p V(X).
II - Loi uniforme
D´efinition Une variable al´eatoireX suit la loi uniforme sur [a;b]lorsque sa densit´e de probabilit´ef est la fonction constante sur [a;b] d´efinie par f(t) = 1
b−a.
Propri´et´e SiX est une variable al´eatoire suivant la loi uniforme sur[a;b]alors, pour tout intervalle [c;d] inclus dans [a;b], on a
P (c6X 6d) = Z d
c
f(t)dt= d−c b−a
Propri´et´e Soit X une variable al´eatoire suivant la loi uniforme sur [a;b], alors :
• son esp´erance estE(X) = a+b 2
• sa variance estV(X) = (b−a)2
12 , et son ´ecart type σ(X) =p V(X).
D´emonstration: La densit´e de probabilit´e est la fonction constante f d´efinie par f(x) = 1 b−a.
• E(X) = Z b
a
xf(x)dx= Z b
a
1
b−axdx.
Une primitive de x7→ 1
b−ax est G(x) = 1 b−a
1
2x2, et donc, et alors E(X) =G(b)−G(a) = 1
2 1
b−ab2−1 2
1
b−aa2 = 1 2
1
b−a b2 −a2
= 1 2
1
b−a(b−a) (b+a) = 1 2(b+a)
• V(X) = Z b
a
x− a+b 2
2
f(x)dx= Z b
a
x− a+b 2
2
1
b−adx= 1 b−a
Z b
a
x−a+b 2
2
dx.
Une primitive de x7→
x− a+b 2
2
(de la forme u′un) est H(x) = 1 3
x−a+b 2
3
, et donc
V(X) = 1
b−a(H(b)−H(a)) avecH(b) = 1
3
b− a+b 2
3
= 1 3
b−a 2
3
etH(a) = 1 3
a− a+b 2
3
= 1 3
a−b 2
3
=−1 3
b−a 2
3
. Ainsi,
V(X) = 1
b−a 2× 1 3
b−a 2
3!
= 2 3
1 b−a
(b−a)3
23 = (b−a)2 12
Exercice 2
Soit X une variable al´eatoire qui suit la loi uniforme sur [4; 24].1. Donner la fonction densit´e de probabilit´e de X.
2. D´eterminer l’esp´erance de X, et en donner une interpr´etation.
3. D´eterminer les probabilit´es : a)P(X ∈[4; 14]) b)P(X ∈[8; 17]) c)P (X 612) d)P (X >20)
III - Loi exponentielle
D´efinition Une variable al´eatoireX suit la loi exponentielle de param`etre λ >0 lorsque sa densit´e de probabilit´e est la fonction f d´efinie sur [0; +∞[ par f(x) =λe−λx.
Exemple :La dur´ee de vie, en heures, d’un composant ´electronique est mod´elis´e par la loi exponentielle de param`etre λ= 2.10−4.
Calculer les probabilit´es que ce composant tombe en panne : a) avant 1000 heures de fonctionnement,
b) entre 4000 et 6000 heures de fonctionnement, c) apr`es plus de 10 000 heures de fonctionnement
Propri´et´e L’esp´erance d’une variable al´eatoire X suivant la loi exponentielle de param`etre λ est E(X) = 1
λ.
Exemple :L’esp´erance de la loi pr´ec´edente estE(X) = 1
λ = 1
2.10−4 = 5000 : la dur´ee de vie moyenne d’un composant est de 5000 heures.
La loi exponentielle permet de mod´eliser la dur´ee de vie d’un ph´enom`ene, d’un composant
´electronique par exemple, ou encore de mod´eliser les ph´enom`enes d’attente.
Exercice 3
X est une variable al´eatoire qui suit la loi exponentielle de param`etre λ = 0,05.Calculer les probabilit´es :
a)P (X610) b) P(X >10) c)P (X >20) d)P (X ∈[10; 20]) e)P (X ∈[15; 25])
Exercice 4
Y est une variable al´eatoire qui suit la loi exponentielle de parm`etre λ= 0,002.D´eterminer le nombre r´eel x tel que P (X 6x) = 0,3.
Exercice 5
Dans un magasin, le temps d’attente en caisse est mod´elis´e par une loi exponentielle de param`etre λ= 0,2.On consid`ere la variable al´eatoire X ´egale au temps d’attente en caisse. X est une variable al´eatoire continue qui peut prendre toutes les valeurs de l’ensemble continu [0; +∞[, et qui suit la loi de probabilit´e exponentielle de param`etre λ= 0,2.
1. D´eterminer la probabilit´e d’attendre moins de 5 minutes, c’est-`a-direP (06X 65).
2. Quel est le temps d’attente moyen ?
3. Quelle est la probabilit´e d’attendre entre 5 et 10 min ? 4. Quelle est la probabilit´e d’attendre plus de 15 min ?
Exercice 6
Soit X une variable al´eatoire qui suit la loi exponentielle de param`etre λ.1. Cas λ = 2.
a) Donner l’expression de la fonction f densit´e de probabilit´e de X.
b) Calculer la d´eriv´ee f′ de f, et en d´eduire le tableau de variation de f.
Compl´eter ce tableau avec les limites de f.
c) Tracer l’allure de la courbe repr´esentative def, et tracer sa tangenteT au point d’abscisse 0.
D´eterminer l’´equation de cette tangente, puis l’abscisse de son point d’intersection avec l’axe des abscisses.
2. Cas g´en´eral. D´eterminer dans le cas g´en´eral, λ > 0 quelconque, l’abscisse du point d’inter- section avec l’axe des abscisses de la tangente `a l’origine `a la courbe de f.
IV - Loi normale
Exercice 7
Soit f la fonction d´efinie sur IR par f(x) =e−x22 .1. D´eterminer les limites en −∞ et +∞ def. Interpr´eter graphiquement ces r´esultats.
2. ´Etudier le sens de variation de f.
3. Tracer l’allure de la courbe repr´esentative de f.
D´efinition Une variable al´eatoire X suit la loi normale de moyenne µ et d’´ecart type σ, not´ee N(m;σ), si sa densit´e de probabilit´e est la fonction f d´efinie sur IR par :
f(x) = 1 σ√
2π e−
(x−µ)2 2σ2
µ
1 σ√
2π
Pour tous r´eels c et d, on a alors : P (c6X 6d) = Z d
c
f(x)dx
c d
Casio
Menu STAT, puis DIST, et enfin NORM
• Calcul de P(a6X 6b)→ Ncd (Normal, cumulative distribution) avec pour valeurs : Lower : a
Upper : b
σ : 1
µ : 0
puis Calc (F1) . . .
• Calcul de P(X 6b) :
on peut proc´eder de mˆeme, en entrant la borne inf´erieure Lower :−1E+99 TI
2nd→DISTR (ou distrib)
• Calcul de P(a6X 6b)→ normalcdf (ou normalFrep) puis : normalcdf(a,b,0,1)
• Calcul de P(X 6b)→ on proc`ede de mˆeme en entrant la borne inf´erieure a=−1E+99 : normalcdf(a,b,0,1)
Des valeurs `a connaˆıtre :
• P (X 6µ) = P(X >µ) = 0,5
• P (µ−σ 6X 6µ+σ)≃0,68
• P (µ−2σ 6X 6µ+ 2σ)≃0,95
• P (µ−3σ 6X 6µ+ 3σ)≃0,997
σ 2σ 3σ
−σ
−2σ
−3σ
34,1%
34,1%
14% 14%
2% 2%
0,1% 0,1%
m
Exercice 8
Xest la variable al´eatoire qui suit la loi normaleN(10; 2). D´eterminer les probabilit´es : a)P (X610) b) P(X 612) c)P (X ∈[8; 12]) d)P (X ∈[6; 14]) e) P(X >16)Exercice 9
Une machine produit des objets de masse men grammes. SoitX la variable al´eatoire prenant pour valeur la masse des objets produits,X suit une loi normale de moyenne 250 et d’´ecart type 2. Calculer les probabilit´es qu’un objet p`ese :a) plus de 250 g b) moins de 251 g c) plus de 252 g d) entre 246 et 254 g
Exercice 10
Une machine fabrique des condensateurs de capacit´e 5µF en tr`es grande s´erie.La variable al´eatoire X mesurant leur capacit´e suit la loi normale de moyenne m = 4,96µF et d’´ecart typeσ = 0,05µF.
On consid`ere qu’un condensateur est acceptable si sa capacit´e est comprise entre 4,85µF et 5,15µF.
1. Calculer la probabilit´e pour qu’un condensateur soit acceptable.
2. La machine est bien r´egl´ee si 99% de sa production est acceptable. La machine est-elle bien r´egl´ee ?
Exercice 11
Une machine fabrique des pi`eces circulaires en s´erie. A chaque pi`ece tir´ee au hasard, on associe son diam`etre x exprim´e en millim`etre. On d´efinit ainsi une variable al´eatoire X. On suppose queX suit la loi normale de moyenne µ= 32 et d’´ecart type σ= 1 (en mm).Pour ˆetre utilisable, une pi`ece doit satisfaire `a la norme suivante : 316x633.
1. Quelle est la probabilit´e pqu’une pi`ece soit utilisable ?
2. Le coˆut de fabrication d’une pi`ece est not´ef. Dans un lot de 100 pi`eces fabriqu´ees, le coˆut de fabrication est donc de 100f, tandis que le nombre de pi`eces utilisables est seulement de 100p. Ainsi, le prix moyen de fabrication est : M = 100f
100p = f p.
a. Calculer le prix moyen de fabrication avec la machine pr´ec´edente si f = 10,80 euros.
Pour diminuer le pourcentage de pi`eces d´efectueuses, on pourrait utiliser une machine plus moderne : son ´ecart type serait de 0,5 mm, et X suivrait alors la loi normale N(32; 0,5), mais le coˆut de fabrication serait alors de f2 = 12 euros avec cette nouvelle machine.
b. Calculer pour cette nouvelle machine la probabilit´ep2 qu’une pi`ece soit utilisable.
c. D´eterminer le prix de revient moyen M2 pour cette nouvelle machine. Commenter.
Exercice 12
Une entreprise fabrique des brioches en grande quantit´e.On p`ese les boules de pˆate avant cuisson. On note X la variable al´eatoire qui, `a chaque boule de pˆate, associe sa masse. On admet que X suit la loi normale de moyenne 700 g et d’´ecart type 20 g.
1. Seules les boules dont la masse est comprise entre 666 g et 732 g sont accept´ees `a la cuisson.
Quelle est la probabilit´e pour qu’une boule prise au hasard soit accept´ee `a la cuisson ?
2. D´eterminer le r´eel positif h afin que l’on ait : P(700−h6X 6700 +h)>0,95.
Interpr´eter ce r´esultat.
V - Loi binomiale et loi Normale
1) Rappel : loi binomiale
Propri´et´e On r´ep`eten fois successivement, de mani`ere identique et ind´ependante, une exp´erience al´eatoire qui a deux issues possibles : un succ`es de probabilit´epet un ´echec de probabilit´e q= 1−p. Alors, la variable al´eatoireX ´egale au nombre de succ`es sur les n r´ep´etitions suit la loi binomialeB(n;p).
On a alors de plus,
— l’esp´erance : E(X) =np
— la variance : V(X) =np(1−p) =npq
— l’´ecart type :σ(X) =p
V(X) =p
np(1−p)
Exercice 13
1. On tire au hasard, successivement et avec remise, trois cartes dans un jeu de 32 cartes. Quelle est la probabilit´e de tirer un as ? deux as ?
2. On tire cette fois successivement 10 cartes. Quelle est la probabilit´e de tirer deux as ? Quelle est la probabilit´e de tirer au moins quatre as ?
3. Combien de cartes faut-il tirer pour que la probabilit´e de tirer au moins quatre as soit sup´erieure
`a 0,95 ?
Th´eor`eme Pour n suffisamment grand, on peut remplacer les probabilit´es associ´ees `a la loi bino- miale B(n;p) par celles de la loi normale N(µ;σ)avec µ=np et σ=p
np(1−p).
En pratique, on approche les probabilit´es de la loi binomiale par celles de la loi normale lorsque n >50, np>5 et nq >5 .
B(10; 0,6) et N(6; 1,549)
0.05 0.10 0.15 0.20 0.25
0 4 8 12
B(30; 0,2) et N(6; 2,19) 0.05
0.10 0.15 0.20
0 4 8 12 16
B(50; 0,5) et N(25; 3,54)
0.02 0.04 0.06 0.08 0.10 0.12
0 4 8 12 16 20 24 28 32 36 40 44 48
B(100; 0,5) et N(50; 5)
0.02 0.04 0.06 0.08
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Exercice 14
Soit X une variable al´eatoire qui suit la loi binomiale B(100; 0,3).1. Donner l’esp´erance µ et l’´ecart typeσ deX.
2. Calculer les probabilit´es P (X ∈[20; 40]), P(X ∈[30; 35]), P (X 625) et P(X >50).
3. On approxime X par la variable al´eatoire Y qui suit la loi normale N(µ, σ).
Calculer les probabilit´es P (Y ∈[20; 40]), P(Y ∈[30; 35]), P(Y 625) et P (Y >50).
Calculer l’erreur relative commise avec cette approximation.
Exercice 15
Une entreprise dispose d’un parc de 25 machines du mˆeme type, fonctionnant ind´ependamment les unes des autres. Au cours d’une journ´ee une machine peut-ˆetre en panne ou fonctionner correctement, la probabilit´e qu’elle tombe en panne ´etant de 0,035.1. Soit X la variable al´eatoire prenant pour valeur le nombre de machines tomb´ees en panne un jour donn´e parmi les 25 utilis´ees. On admettra que cette variable al´eatoire suit une loi binomiale de param`etres n= 25 et p= 0,035.
a. Donner l’esp´erance math´ematique et la variance de X.
b. D´eterminer `a 10−3 pr`es les probabilit´es des ´ev´enements suivants :
• aucune machine ne tombe en panne un jour donn´ee ;
• au moins 2 machines tombent en panne un jour donn´e.
2. Si une machine tombe en panne au cours d’une journ´ee, on fait appel au service de d´epannage qui effectue la r´eparation pour que la machine soit en service le lendemain. Soit Y la variable al´eatoire prenant pour valeur le temps de r´eparation en heures. On admet que Y suit la loi normale de moyenne 3 heures et d’´ecart type 1,5 heures.
D´eterminer les probabilit´es des ´ev´enements suivants :
• la r´eparation d’une machine d´epasse 6 heures ;
• la r´eparation d’une machine dure moins de 1,5 heures.
Exercice 16
Une ligne de transmission entre un ´emetteur et un r´ecepteur transporte des pages de texte, chaque page ´etant repr´esent´ee par 100 000 bits. La probabilit´e pour qu’un bit soit erron´e est estim´e `a 0,0001 et on admet que les erreurs sont ind´ependantes les unes des autres.Partie A.SoitXla variable al´eatoire donnant le nombre d’erreurs lors de la transmission d’une page.
1. Quelle est la loi de probabilit´e suivie par X? Calculer la moyenne et l’´ecart type de X.
2. On admet que cette loi peut ˆetre approch´ee par une loi normale de param`etres m = 10 et σ =√
10. D´eterminer alors la probabilit´e pour qu’une page comporte au plus 15 erreurs.
Exercice 17
Les lois de Weibullrecouvrent toute une famille de lois, dont la fonction densit´e de probabilit´e a deux param`etresk >0 etλ >0 et peut s’´ecrire sous la forme, pour toutx∈[0; +∞[,f(x) = k λ
x λ
k−1
e−(x/λ)k
La loi de Weibull est souvent utilis´ee dans le domaine de l’analyse de la dur´ee de vie.
1. ´Ecrire la fonction densit´e de probabilit´e pour k = 1. Quelle loi retrouve-t’on ? 2. On consid`ere la loi de Weibull de param`etres k= 2 et λ = 5, ainsi f(x) = 2
25xe−x2/25. a) Calculer la fonction d´eriv´ee f′ def et d´eterminer son signe.
Dresser alors le tableau de variation de f. Pr´eciser les limites.
b) Repr´esenter graphiquement la fonctionf.
Comparer avec la densit´e de probabilit´e de la loi exponentielle de l’exercice pr´ec´edent.
c) Donner une primitive F def et calculer les probabilit´es
a)P (X 65) b) P(56X 610) c) P(06X 610) d) P(X >10)