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Bureaux : Rue de l'Union, 2

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Les consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

Troisième année. — N0 3 i .

P r i x du numéro IO centimes

Mercredi 17 avril 1889.

Bureaux : Rue de l'Union, 2

ABONNEMENTS

UD au : Six mois :

Suisse . . . 6fr. 3 fr.

Union postale . 12 » 6 »

ANNONCES

Provenant de la Suisse . . 20 et. la ligne

» de l'étranger. . 25 » » Minimum d'une annonce 50 centimes On s'abonne à tous les bureaux de poste P a r a i s s a n t l e m e r c r e d i o t Io s a m e d i , à B i e n n e Les annonC(.s se paient d'avance O r g a n e d e l a S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s i n t l u e t r i e e dis J tws», d e * CEmuibree d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x , d e

e< de» J$yii<!U-atf» indsiHtriele.

c o n t r ô l e

L e s S y n d i c a t s i n d u s t r i e l s e t a g r i c o l e s .

La débâcle du Syndicat du cuivre a attiré l'attention publique sur la question des syndicats industriels dont quelques- uns revêtent une forme nouvelle de coa- litions, dont l'action consiste à établir, moyennant un système d'accaparements et la hausse factice des prix, des vrais monopoles.

Cette forme dangereuse de l'association a produit, dans certains cas et principale- ment dans celui que nous rappelons plus haut, de si désastreux résultats, que l'on en a conclu à la condamnation sans ré- mission, du principe même de toute or- ganisation syndicale et que, du général allant au particulier, on a englobé dans celle réprobation l'idée qui a présidé à l'organisation de nos forces industrielles horlogères.

Il y a certes quelque chose d'absolu- ment condamnable dans ces coalitions qui n'ont d'autre but que de permettre à ceux qui en font partie, de réaliser d'énormes bénéfices sur le dos des con- sommateurs, en leur imposant des suré- lévations de prix, sans aucun rapport avec la valeur réelle du produit.

Ceci prouve simplement que la meil- leure chose peut devenir nuisible quand on en use sans modération. Aussi bien, n*est-il pas question, dans l'industrie hor- logère, de monopoliser la fabrication et le commerce des montres dans un but de spéculation, mais bien d'arriver, par la suppression de la concurrence par Ir baisse que nos fabricants se font entre eux, à unifier les prix de vente de nos produits, en attendant de pouvoir les relever dans une mesure qui ne com-

promette pas noire suprématie sur les marchés étrangers.

Il y a donc syndicats el'syndicats, com- me il y a fagots et fagots; et le rôle à la fois utile et modeste que sont appelés à jouer, dans un avenir rapproché, nos organisations syndicales ;horlogères, n'a rien de commun avec celui qu'on a voulu faire jouer à d'autres organisations por- tant le même nom mais qui poursuivaient un but de simple spéculation.

A côté de ces grandes entreprises, qui ont pris un développement consi- dérable ces dernières années, des asso- ciations d'un autres genre, modestes dans leurs buts mais incontestablement utiles ont surgi dans divers pays, parmi les producteurs agricoles.

L'action de ces associations diffère essentiellement de celles des syndicats de la grande industrie, en ce qu'elle n'a en vue aucun monopole. Leur programme consiste à procurer aux cultivateurs des engrais de bonne qualité, des machines et instruments de culture les plus per- fectionnés et à bon marché, grâce à des achats faits en gros, puis de faciliter la vente des produits agricoles à l'avantage des producteurs et des consommateurs, par la suppression des intermédiaires.

En Italie, cette forme d'association s'est répandue parmi les cultivateurs et les résultats onL dépassé toutes les prévisions.

En France, on compte déjà 700 de ces syndicats, dont font partie plus de deux millions de cultivateurs.

Ii est une chose digne de remarque, c'est que tandis que l'agriculture souffre depuis plusieurs années en raison de la baisse des prix des denrées agricoles, le consommateur paie aussi cher qu'aupara- vant. Arriver à éliminer peu à peu l'inter- médiaire des courtiers, des commission- naires et de tous ceux qui trafiquent de-

puis le producteur jusqu'au boutiquier, serait un résultat des plus importants.

C'est ce que les syndicats agricoles cher- chent à réaliser; s'ils parviennent à vain- cre les nombreuses difficultés d'applica- tion qui se lèveront contre eux, l'agricul- ture sera soulagée à l'avantage général.

Comme on le voit, l'idée du groupement des producteurs pénètre toujours plus dans tous les domaines et les syndicats, ceux du moins qui auront pour devise la sauvegarde des intérêts généraux basée sur le respect des intérêts individuels, ont l'avenir pour eux. .

Les syndicats qui se forment sous les auspices de la Fédération horlogère sont de ceux-là et, si les obstacles sont grands, les résultats certains que l'on peut atten- dre de leur fonctionnement normal valent la peine que l'on s'arme de persévérance et de patience.

La question vient d'ailleurs de faire un pas énorme, grâce aux motions pré- sentées au Conseil national et au Conseil des Etals par un certain nombre de dé- putés appartenant à nos cantons hor- logers.

Il faut y voir l'indice que l'on com- prend, dans les sphères politiques, que le courant d'opinion qui s'est formé en faveur de l'organisation syndicale de l'in- dustrie horlogère est assez puissant pour que l'on doive compter avec lui.

D E U X 0 , U E S T I O X S .

Sous ce titre, la Voix du Peuple publie l'article suivant :

Le Comité central de Saint-Gall, dans une circulaire envoyée aux sections (excepté à la section du GriUli romand de Genève, par omission sans doute) et insérée dans diffé- rents journaux, pose plusieurs questions sur

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•154 LA FEDERATION HORLC3ERE SUISSE

lesquelles il désire avoir une réponse affir- mative ou négative :

1" La révision de la Constitution ; 2° Droit d'initiative par le peuple.

Ces deux questions, discutées en assemblée générale du 11 avril courant, ont été rejetées à la grande majorité des membres du Grùtli romand de Genève.

En effet, que notre Constitution fédérale ne soit pas susceptible d'être modifiée, il serait puéril de le penser ; depuis son acceptation, les profonds changements qui se sont opérés dans le domaine économique, démontrent, au contraire, que toute une série de lois pro- tectrices pour les classes laborieuses doivent y être introduites dans le plus bref délai ; quant à sa révision totale, la nécessité ne peut s'en faire vivement sentir tant que tous les articles qu'elle contient n'auront pas été mis en application.

Un grand nombre d'articles de la première utilité pourraient disparaître pour être rem- placés par des réformes que dans certains centres, l'on se hâterait de mettre à exécution pour la plus grande gloire du progrès au rebours de la logique ; c'est dans ce sens que l'assemblée, par crainte d'un de ces malheureux hasards qui surgissent assez fré- quemment dans ces grands bouleversements, s'est prononcée pour la négative de la ré- vision.

Le « droit d'initiative par le peuple » avec son brillant titre d'apparat, peut renfermer une certaine dose de danger ; d'abord, celui de laisser à une minorité, fût-elle de trois, cinq ou dix mille, le droit d'imposer à un Grand-Conseil l'étude d'une loi qu'une im- portante majorité ne voudrait à aucun prix.

La Suisse, comme régime réellement dé- mocratique, possède le droit de pétition qui nous semble infiniment moins préjudiciable à la vraie liberté ; tel a été le motif du refus de cette seconde question.

Etudier les questions pour elles-mêmes et non pour ceux qui les proposent, tel est notre but, et, pour nous, les modifications raison- nées nous semblent. préférables aux conti- nuelles innovations où l'incertitude des ré- sultats ne peut servir qu'à jeter le trouble et l'agitation dans un moment où le calme nous est le plus nécessaire.

Q u e s t i o n s é c o n o m i q u e s e t s o c i a l e s . Le parti radical neuchâtelois vient d'adop- ter son programme pour la prochaine légis- lature cantonale. Nous en détachons les points suivants :

Au cantonal. — Relativement aux syndi- cats professionnels, l'assemblée a adopté sans discussion la proposition suivante, présentée par la section de la Chaux-de-Fonds :

« Le parti radical demande une enquête officielle, immédiate~et approfondie sur la question des syndicats professionnels, sur leur but au point de vue facultatif, sur leur nature et leurs effets probables au point de vue obligatoire, pour que les résultats de cette enquête permettent de se prononcer en connaissance de cause sur le système de syn- dicat qui s'adapte le mieux à nos intérêts in- dustriels et économiques et à nos institutions démocratiques. »

Dans le domaine des assurances, la discus- sion a été très courte. Le programme men- tionnera, en première ligne, la réalisation de l'assurance obligatoire au décès, au sujet de laquelle M. Cornaz, conseiller d'Etat, a prononcé quelques paroles pour en démontrer la nécessité et exposer qu'un avant-projet est

déjà rédigé par le département de justice.

Le programme énoncera en outre les encou- ragements aux sociétés libres, l'étude des questions de prévoyance (vieillesse, maladie, etc.), l'étude de l'assurance mobilière obli- gatoire et de l'assurance obligatoire du bétail.

Au sujet du postulat exigeant que les salaires soient payés en monnaie officielle, au comptant et sans escompte, il a été entendu, après quelques explications données par MM. A. Grosjean, R. Comtesse et Cornaz, qu'on doit le considérer comme une affaire cantonale et non fédérale; ce postulat devra être promptement réalisé soit par le moyen d'un décret législatif, soit — alternative qui sera probablement préférée — par le projet de code pénal qui sera présenté au Grand- Conseil dans la prochaine législature.

Au fédéral. — On a décidé d'appuyer les efforts tentés pour créer une législation inter- nationale sur les fabriques.

L'avant projet de programme indiquait

« extension de la loi fédérale sur les fa- briques » M. Comtesse a exposé qu'il faut changer les termes de ce postulat et dire :

« Application extensive et normale de la loi sur les fabriques, s afin de ne pas provoquer une revision de la Constitution fédérale qui pourrait remettre en question les mesures de protection des ouvriers. A cet égard, les députés neuchâtelois au Conseil national ont déposé une motion dans la dernière session ; il s'agit d'élargir les règles étroites fixées par le Conseil fédéral en matière de surveillance, surtout dans le domaine de l'horlogerie, afin que par exemple un atelier occupant quinze ouvriers soit placé sous la loi aussi bien que l'atelier d'une vingtaine d'ouvriers.

On a décidé que l'étude des syndicats doit se poursuivre aussi sur le terrain libéral.

Chronique de l'Exposition.

Voici les prix que le public payera pour monter, le jour et la nuit, sur la tour Eiffel :

On créera trois sortes de tickets: les tickets bleus, au prix de 5 francs, valables pour le sommet de la tour; blancs, au prix de 3 fr., valables pour la deuxième plate-forme, et rouges, au prix de 2 fr., valables pour la première plate-forme seulement.

Les visiteurs, munis de ces tickets, pour- ront indifféremment gravir les marches des escaliers ou se faire hisser par les ascenseurs,

— au nombre de quatre.

La durée du séjour des visiteurs sur la tour sera illimitée ; on a calculé que sur les diffé- rentes plate-formes, dans les escaliers, etc., 10,000 personnes pourraient trouver place à la fois.

Voici la liste complète des fêtes de l'Expo- sition :

5 mai. —Fête de la Fédération, à Versailles, donnée par l'Etat: 50,000 francs.

6mai. — Inauguration de l'Exposition;

grande fête de nuit de l'Exposition ; les édi- fices publics et les places seront pavoises et illuminés; fête nautique sur la Seine; grand feu d'artifice à la pointe de l'île Saint-Louis et de la Cité : 100,000 fr. ; — part de !a ville, 100,000 fr. ; — part de l'Exposition, 100,000 francs.

14 juillet. — Fête nationale, 300,000 francs.

Part de la ville, 300,000 fr. La dépense com- plète s'élèvera à 800,000 fr. ; il sera pourvu pour le surplus au moyen d'un prélèvement de 200,000 fr. sur le crédit ordinaire de la fête nationale.

Cette fête s'étendra dans le bois de Boulo- gne, avenue du Bois-de-Boulogne, place de l'Etoile, avenue des Champs-Elysées, place de Ia Concorde, jardin des Tuileries, rue de Rivoli, place de l'Hôtel-de-Ville, rue Saint- Antoine, place de la Bastille, places de la République et de la Nation, avenue Daumes- nil et bois de Vincennes.

Du 16 juillet à la fin d'août. — Banquets, bals, concerts au palais de l'Industrie. A Ia suite d'un des bals,un bal populaire sera donné aux ouvriers de l'Exposition et aux syndicats en profitant des agencements ; 50,000 francs.

— Part de la ville, 50,000 francs.

Septembre. — Grandes fêtes musicales avec le concours de tous les orphéons et de

toutes les musiques militaires, 150,000 fr.

— Part de la ville, 150,000 francs.

Septembre. — Fête sur la place de la Na- tion pour l'inauguration de la République de Dalou, 50,0Û0 fr. — Part de Ia ville 50,000 fr.

Fin septembre ou courant d'octobre. — Fêtède la distribution des récompenses. Rien pour l'Etat ni pour la ville, à la charge de l'Ex- position : 400,000 francs.

Courant d'octobre. — Fête publique ana- logue à celle de l'inauguration, 100,000 fr — Pari de la ville, 100,000 francs.

Dates diverses. — Grandes fêtes de nuit à l'Exposition. Rien pour l'Etat ni pour la ville;

à la charge de l'Exposition, 400,000 fr. Fêles de nuit ordinaires. Rien pour l'Etat ni pour la ville, à la charge de l'exposition : 100,000 francs.

Réserve et imprévu ; fêtes données à l'oc- casion de la présence des souverains, des re- présentants des puissances étrangères et des délégations, 2 0 0 , 0 O J fr. Part de la ville, 200,000 francs.

En somme, le programme des fêtes du cen- tenaire nécessite une dépense de trois mil- lions qui sont, par chiffres égaux, d'un mil- lion pour l'Etat (pour laquelle somme le pro- jet vient d'être déposé), d'un million pour la

ville et d'un million pour l'Exposition.

— • » · · . .

NOUVELLES DES ASSOCIATIONS Fédération des Chefs d'ateliers décorateurs

7me arrondissement, Courtelary.

Ensuite d'entente intervenue, l'interdiction prononcée précédemment contre l'atelier de de MM. WiIIe frères, chefs d'atelier décora- teurs à la Ferrière, est régulièrement levée dès ce jour, ce qui est porté à la connaissance des intéressés.

Chambre syndicale mixte du

•jme arrondissement.

NOUVELLES DIVERSES

I n d u s t r i e h o r l o g è r c . — Le Journal suisse d'horlogerie donne dans son dernier numéro la description d'un compteur uni- versel, sorte de montre imaginée par M. Louis Houriet-Vuille, du Locle et fabriquée par MM.Favre-Leuba&Cie, au Locle également.

Le compteur indique les unités, les centaines, les milles jusqu'à 5000, et même au-delà.

Une pression sur la poussette du pendant fait avancer d'une unité l'aiguille spéciale;

une pression sur la poussette de la carrure ramène les deux aiguilles du cadran à zéro.

L'invention est ingénieuse et fait honneur à son auteur.

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LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 155

C o n s u l a t . — M. Charles Chaudoux de Genève, est nommé consul de Suisse à Trieste, en remplacement de M. Alexis Paris, décédé.

L o n d r e s , 15 avril. — Selon de Daily Chronicle, la France a adhéré à la proposi- tion de la Suisse de tenir à Berne en sep- tembre une conférence internationale pour un règlement du travail dans les manufactures.

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PROCÉDÉS D'ATELIER

Rapporter les pieds à un cadran.

Voici comment je m'y prends pour rap- porter les pieds à un cadran. Je coupe d'a- bord les pieds et je lime à fleur de l'émail ; ensuite je place le cadran sur la platine, le midi juste au-dessous du pendant. Je marque, avec un peu de rouge, par les trous de la platine la place des pieds, et j'enlève à cette place, avec une fraise à émeri, l'émail qui s'y trouve ; je remets le cadran en place et je marque à nouveau la place des pieds, puis je prends les pieds que j'ai coupés, je les lime plat d'un côté et je les fends un peu et en croix avec une fine lime à fendre, j'élargis et j'aplatis ces quatre parties en plaçant le pied dans un trou juste du banc à river, ce qui forme une tête plate. Je soude au cadran les pieds ainsi préparés, et pour que la sou- dure, en fondant, ne les fasse pas dévier de leur place, je prends un morceau d'un vieux ressort de montre (ce qui n'est pas rare chez les horlogers rhabilleurs), je saisis avec une pince à coulant le cadran et le ressort, je mets la pince à l'étau et j'ai mes deux mains libres pour bien mettre chaque pied en place ; je mets le ressort sur le pied qui le presse et le maintient pendant que je conduis l'eau à souder, l'étain, et pendant la fusion, j'ai aussi un pied bien droit et très solide ; je racle un peu la soudure et j'y passe un peu d'eau où j'ai fait dissoudre du sulfate de fer (pierre de vitriol), qui a la propriété de rou- gir l'étain. Ainsi fait, c'est un travail solide et propre.

Détamponner un cylindre.

Voici comment j'opère pour sortir du cy- lindre un tampon qui résiste aux poinçons à détamponner. Gomme c'est toujours le tam- pon d'en haut qui fait le récalcitrant, je chasse le cylindre de son assiette, puis je le mets sur une petite enclume, et avec un tout petit marteau je frappe légèrement et à coups répétés sur l'écorce et en le faisant tourner.

On comprend facilement que le contre-coup produit sur le tampon doit faciliter sa sortie ; et, en effet, après cette opération, le tampon le plus résistant sort pour ainsi dire tout seul.

Je crois, cher confrère, avoir à peu près répondu à votre désir ; je me suis exprimé en termes fort simples, mais c'est ainsi que nous devons faire.

L. LERRAG, Horloger à Besançon.

P r i è r e d ' a d r e s s e r l e s c o m m u n i - c a t i o n s à l a R é d a c t i o n d e l a F É D É - R A T I O N H O R L O G È R E S V I S S K , à S i e n n e .

G e n è v e , 15 avril

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