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Soit Ω @ R n un ouvert borné. Soit A : Ω → M n ( R ) une fonction mesurable. 1 On considère le problème :

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Texte intégral

(1)

Mathématiques Générales première année

Introduction aux équations aux dérivées partielles Année 2011-2012

Examen du 4 juin 2012. Durée : 3 heures Les exercices sont indépendants.

Exercice 1. (Equations elliptiques en forme divergence )

Soit Ω @ R n un ouvert borné. Soit A : Ω → M n ( R ) une fonction mesurable. 1 On considère le problème :

(1)

( −div (A(x)∇u(x)) = f(x) in Ω

u(x) = 0 sur ∂Ω .

a) Ecrire la formulation variationnelle (faible) de cette équation. On mettra le problème sous la forme

(2) a(u, v) = L(v), ∀ v ∈ H 0 1 (Ω).

b) A partir de maintenant, on suppose satisfaites les deux conditions suivantes :

(3) ∃ M > 0 tel que |(A(x)ξ) · ξ| ≤ M |ξ| 2 , ∀ x ∈ Ω, ∀ ξ ∈ R n . (4) ∃ m > 0 tel que (A(x)ξ) · ξ ≥ m|ξ| 2 , ∀ x ∈ Ω, ∀ ξ ∈ R n .

Montrer, en utilisant le lemme de Lax-Milgram, que pour chaque f ∈ H −1 (Ω) il existe un et un seul u ∈ H 0 1 (Ω) vérifiant (2).

c) On suppose de plus

(5) A(x) symétrique, ∀ x ∈ Ω.

Montrer qu’il existe une suite (ϕ j ) ⊂ H 0 1 (Ω), qui soit une base hilbertienne de L 2 (Ω), et une suite λ j % ∞, telle que

−div (A(x)∇ϕ j (x)) = λ j ϕ j , ∀ j.

d) Quels problèmes peuvent être résolus en utilisant les ϕ j , les λ j et la séparation des variables ?

Exercice 2. (Principe du maximum faible ) Soit Ω @ R n un ouvert borné. On considère le problème

(6)

( u − ∆u = f dans Ω

u = 0 sur ∂Ω .

1. C’est-à-dire pour chaque x ∈ Ω A(x) est une matrice carrée n × n, et l’appli- cation x 7→ a

ij

(x) est mesurable, ∀ i, j ∈ J 1, n K .

1

(2)

a) On suppose u ∈ C 2 (Ω) ∩ C(Ω) solution classique de (6). Montrer que u ≤ max(0, max f ).

Dans la suite, on suppose u ∈ H 0 1 (Ω), f ∈ L 2 (Ω) solution faible de (6). On se propose de montrer que la conclusion du point précédent reste vraie p.p.

b) Soit Φ ∈ C ( R ) telle que Φ(0) = 0 et |Φ 0 | ≤ C. Si u ∈ H 0 1 (Ω), montrer que Φ(u) ∈ H 0 1 (Ω) et ∇(Φ(u)) = Φ 0 (u)∇u.

c) En déduire que, si u ∈ H 0 1 (Ω) vérifie (6) avec f ∈ L 2 (Ω), alors (7)

Z

uΦ(u) + Z

Φ 0 (u)|∇u| 2 = Z

f Φ(u).

d) En choisissant Φ avec le propriétés suivantes : i) Φ(t) = 0 si t ≤ M := max(0, sup f).

ii) Φ(t) > 0 si t > M.

iii) Φ croissante et lipschitzienne obtenir la conclusion u ≤ M .

Exercice 3. (Equation de la chaleur semi-linéaire) On considère le problème suivant

(8)

( ∂ t u − ∆ x u = G(u) dans R n × R +

u(x, 0) = 0 ,

avec G : R → R . Rappels. Soit

X = {f : R n → R ; f continue et bornée}

Muni de la norme k k L

( R

n

) , X est un espace de Banach . 2 On pose P (x) = 1

(4π) n/2 e −|x|

2

/4 et P ε (x) = 1

ε n P (x/ε), ∀ ε > 0. On définit le semi-groupe de la chaleur par les formules

S(0)f(x) = f (x), S(t)f (x) = P t ∗ f (x), ∀ t > 0, x ∈ R n . Si f ∈ X, alors S(t)f ∈ X et l’application

[0, +∞) 3 t 7→ S(t)f ∈ X est continue.

2. X est communément noté C

b

( R

n

).

2

(3)

Moyennant des hypothèses sur F (x, t), la solution mild du problème (9)

( ∂ t u − ∆ x u = F dans R n × R +

u(x, 0) = 0 ,

est donnée par la formule de Duhamel (10) u(x, t) =

Z t

0

S(t − s)F (·, s)(x) ds, ∀ t > 0, x ∈ R n .

Afin de faciliter la compréhension de ce qui suit, nous allons écrire autrement cette formule : on pose v(t) = u(·, t) et H(t) = F (·, t). 3 Alors la formule de Duhamel peut se récrire

v(t) = Z t

0

S(t − s)H(s) ds.

Formulation du problème. La formule (10) suggère la définition suivante : u est solution faible de (8) si

(11) u(x, t) = Z t

0

S(t − s)G(u(·, s))(x) ds, ∀ t > 0, x ∈ R n . La suite du problème est consacrée à la preuve du résultat suivant : si G est Lipschitzienne, alors (11) a une solution dans un espace convenable.

a) Soit K la constante de Lipschitz de G. Soit M > K. Soit

Y = {v ∈ C([0, +∞), X ); v(0) = 0, ∃ C t. q. kv(t)k L

( R

n

) ≤ Ce M t , ∀ t ≥ 0}, muni de la norme

kvk = inf{C > 0; kv(t)k L

( R

n

) ≤ Ce M t , ∀ t ≥ 0} = sup

t≥0

e −M t kv(t)k L

( R

n

) . Montrer que Y est un espace de Banach.

b) (Question difficile)

i) Si f ∈ X, montrer que S(t)f ∈ X, ∀ t.

ii) Si v ∈ C([0, +∞); X), montrer que Z t

0

S(t − s)v(s) ds ∈ X,

∀ t, et que

[0, +∞) 3 t 7→

Z t

0

S(t − s)v (s) ds

est dans C([0, +∞); X).

3. Donc, à t fixé, v et H sont des fonctions de x.

3

(4)

c) Soit

T v(t) = Z t

0

S(t − s)G(v(s)) ds, v ∈ Y.

Montrer que T : Y → Y .

d) En utilisant le théorème du point fixe de Picard, montrer que (11) admet une solution dans Y .

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