Arti
PanaM
Introd
Héron d Ayant v l’empire mettant utilisant etc.
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E
L’alg
Le pro
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Maths
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Wikipédia :
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ar le babylo ment (1896)
: article sur hématiciens
LLIPSES
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[1-12]
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Bertrand H
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L '
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L L 1
2 2
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L
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L
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L
L
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⎛ + a ⎞
⎜ ⎟
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L a <
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PanaM
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Maths
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orme mode
0
n
x x
+⎧ ⎪
⎨ ⎪
⎩
.panamat de Héron
[3-12]
L ' L
a < a <
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*
1
1 2 x
n+
+
∈
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⎝
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L ' < L
e initial de d sions 1 L ' = 2 bords pointi
es dont les l carré de cô
n
a x
⎞ ⎟
⎠
ndrie
dimensions 1 L
2 L
⎛ + a ⎞
⎜ ⎟
⎝ ⎠ e illés orange
longueurs d ôté a .
Jui
L et L a (bo et L '
a (bords e, pas de
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in 2012
ords et s en
nt
Résultats préliminaires
Notons d’abord que pour un entier naturel n quelconque fixé, si x
nest strictement positif, alors il en va de même pour
n
a
x et, de fait, pour x
n+1. On a x
0> 0 .
Il découle de ce qui précède que la suite ( ) x
nest une suite à termes strictement positifs.
Il va (presque) de soi que l’on exclut la possibilité x
0= a car elle sous-entendrait que l’on connaît la réponse à notre problème !
D’un point de vue mathématique, si x
0= a , on a :
1 00
1 1
2 2
a a
x x a a
x a
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
= ⎜ ⎝ + ⎟ ⎠ = ⎜ ⎝ + ⎟ ⎠ = . On montre alors facilement par récurrence que l’on a : ∀ ∈ n , u
n= a .
Plus précisément, s’il existe un rang N tel que x
N= a alors on a : ∀ ∈ n , x
n= a . En effet, d’après l’observation précédente, si N = 0 , le résultat est immédiat.
Supposons donc N > 0 .
On a immédiatement : ∀ ≥ n N x ,
n= a .
Mais on a aussi :
11
1
N
2
NN
x a x a
−
x
−
⎛ ⎞
= = ⎜ + ⎟
⎝ ⎠ .
D’où
11
2
NN
a x a
−
x
−
= + , soit : x
N2−1− 2 a x
N−1+ = a ( x
N−1− a )2= 0 .
Enfin : x
N−1= a .
Finalement : ∀ ≤ n N x ,
n= a et ∀ ∈ n , x
n= a .
Dans l’étude qui suit, on suppose donc : x
0≠ a et on sait alors que tous les termes de la suite ( ) x
nseront différents de a .
Etude de l’algorithme de Héron
Etude d’une fonction
La suite étudiée est une suite récurrente de la forme x
n+1= f x ( )
noù f est la fonction définie sur
*+par : 1
: 2
f x x a x
⎛ + ⎞
⎜ ⎟
⎝ ⎠ .
www.panamaths.net L’algorithme de Héron d’Alexandrie
PanaMaths [5-12] Juin 2012
La fonction f est dérivable en tant que fonction rationnelle et on a, pour tout x réel strictement positif :
( )
2( )( )
2 2 2
' 1 1
2 2 2
x a x a
a x a
f x
x x x
− +
⎛ ⎞ −
= ⎜ ⎝ − ⎟ ⎠ = =
Comme on a x > 0 , il vient immédiatement 2 x
2> 0 et x + a > 0 . Ainsi, f ' ( ) x est du signe de x − a . Il vient donc :
• Si x ∈ ⎦ ⎤ 0 ; a ⎡ ⎣ , x − a < 0 et f ' ( ) x < 0 .
• f ' ( ) a = 0 .
• Si x > a , x − a > 0 et f ' ( ) x < 0 .
On déduit de ce qui précède que la fonction f est strictement décroissante sur l’intervalle 0 ; a
⎤ ⎤
⎦ ⎦ et strictement croissante sur l’intervalle ⎡ ⎣ a ; + ∞ ⎡ ⎣ .
La fonction f admet donc un minimum global strict en a et on a f ( ) a = a .
Voici la courbe représentative de la fonction f.
Il en résulte que pour tout x réel de l’ensemble 0 ; ⎤ ⎦ a ⎡ ⎤ ⎣ ⎦ ∪ a ; + ∞ ⎡ ⎣ , on a : f x ( ) > a .
Etude de la suite ( ) x
nD’après l’étude précédente, si x
0appartient à l’intervalle 0 ; ⎤ ⎦ a ⎡ ⎣ alors on aura
1
( )
0x = f x > a .
Nous pouvons donc limiter notre étude au seul cas : x
0> a .
Pour tout n entier naturel non nul, on a x
n= f x ( )
n−1> a . Par ailleurs, on a : x
0> a .
En définitive, on a : ∀ ∈ n , x
n> a . Ainsi :
La suite ( ) x
nest minorée par a .
Pour tout n entier naturel, on a :
( )( )
2 2 2
1
1 2
2 2 2 2
n n
n n n
n n n n
n n n n
a x a x
x a x a x
x x x a x
x x x x
+
− +
⎛ ⎞ + − −
− = ⎜ + ⎟ − = = =
⎝ ⎠
Comme x
n> a > 0 , on a : a + x
n> 0 et a − x
n< 0 . Il vient donc : x
n+1− x
n< 0 .
La suite ( ) x
nest strictement décroissante.
Puisque la suite ( ) x
nest décroissante et minorée, elle converge.
Notons L sa limite.
Comme on a : ∀ ∈ n , x
n> a , il vient immédiatement : L ≥ a . En tant que fonction rationnelle, la fonction f est continue sur
*+. On a donc classiquement : lim
n1lim ( )
n( )
n x
L u
+f u f L
→+∞ →+∞
= = = .
On va donc résoudre l’équation f x ( ) = x sur l’intervalle ⎡ ⎣ a ; + ∞ ⎡ ⎣ . On a :
( ) 1 2
22
x a x a
x a x a
x a
a a
f x x x x x x a x
x x
⎧ ≥ ⎧ ≥
⎧ ≥ ⎧ ≥
⎪ ⇔ ⎪ ⇔ ⎪ ⇔ ⎪ ⇔ =
⎨ = ⎨ ⎛ + ⎞ = ⎨ + = ⎨ ⎪ =
⎪ ⎪ ⎜ ⎟ ⎪ ⎩
⎩ ⎩ ⎝ ⎠ ⎩
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PanaMaths [7-12] Juin 2012
On a donc : L = a .
La suite ( ) x
nconverge vers a .
Sur la convergence de l’algorithme
Une suite de rationnels
Supposons que a soit un rationnel.
Soit n un entier naturel quelconque fixé.
Supposons que x
nsoit rationnel. Il en va alors de même pour
n
a
x et
11
n
2
nn
x x a
+
x
⎛ ⎞
= ⎜ + ⎟
⎝ ⎠ .
Si x
0est un rationnel, on en déduit immédiatement que la suite ( ) x
nest une suite de rationnels ( ( ) x
n∈ ).
Ce résultat est extrêmement intéressant : l’algorithme de Héron permet donc d’approcher des irrationnels, par exemple 2 , par des suites de rationnels (prendre pour cet exemple a = 2 donc et x
0quelconque dans
*+).
Ainsi, avec a = 2 et x
0= 1 , on obtient :
1
2
3
4
3 1, 5 2
17 1, 416 666 667 12
577 1, 414 215 686 408
665 857
1, 414 213 562 470 832
x x x x
= =
=
=
=
La convergence est très rapide (voir la partie suivante) : avec x
4on dispose déjà des 9
premières décimales de l’écriture décimale de 2 .
Evidemment, si x
0est plus grand, une telle précision sera atteinte moins vite ! Par exemple, avec x
0= 7 , on obtient :
1
2
3
4
51 3, 642 857 143 14
2 993
2, 095 938 375 1 428
13 036 417
1, 525 082 452 8 548 008
316 085 049 734 017
1, 418 243 479 222 870 793 614 672
x x x x
= =
=
=
=
Rapidité de la convergence de l’algorithme de Héron
On s’intéresse ici classiquement à la différence : ε
n= x
n− a (écart du terme courant x
nà la limite de la suite ( ) x
n).
En tenant compte de la définition de la suite ( ) x
n, on a :
( )
1 1
2
2
2
1 2
2 2
2 2
n n
n n
n n
n
n n n
n
x a
x a a
x
x x a a
x
x a
x x ε
ε
+
=
+−
⎛ ⎞
= ⎜ + ⎟ −
⎝ ⎠
− +
=
= −
=
Comme lim
nn
x a
→+∞
= , on a :
2
1
2 2
lim lim 2 lim 1
2 2
n
n n
n n n
n n n
x a
x
a a
ε ε
ε
+ε
→+∞
=
→+∞=
→+∞= , c'est-à-dire :
2
1
2
n
n
a
ε
+ +∞∼ ε .
2
1
2
n
n
a
ε
+ +∞∼ ε
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PanaMaths [9-12] Juin 2012
La suite
n21n
ε ε
+⎛ ⎞
⎜ ⎟
⎝ ⎠ étant convergente, on qualifie la convergence de la suite ( ) x
nde
« quadratique ». Une telle convergence est très rapide.
La suite ( ) x
nconverge quadratiquement vers a
Comportement asymptotique de x n − x n + 1
On a vu précédemment que l’on avait : ( )( )
1
2
n n
n n
n
a x a x
x x
+
x
− +
− = .
En utilisant ε
n= x
n− a , il vient alors :
( )( ) ( )
( )
1
2 1 2
2 2 1
n
n n n n
n n n
n n n
x a a x a a
x x
x a
a ε ε ε
ε ε
+
ε
− + + +
− = = =
+ +
Comme lim
n0
n
ε
→+∞
= , il vient immédiatement : lim
n n 11
n n
x x ε
+→+∞
− = , soit, finalement :
1
n n n
x − x
+ +∞∼ ε
Comme 0 ε
n> pour tout n entier naturel, on a également : 1 1 1 2
n n
a a
ε ε
< + < + .
Il en découle :
1 2 1
1
n
n
a a ε ε +
<
+
et, finalement :
1
n n n
x − x
+< ε
Mise en œuvre de l’algorithme
Pour une mise en œuvre complète, on se reportera au document PanaMaths correspondant.
Le cœur de l’algorithme ne pose pas, d’un point de vue calculatoire, de problème particulier (on obtient facilement x
n+1à partir de x
net ce calcul est effectué un certain nombre de fois dans un boucle). En revanche, on doit se poser une question essentielle : combien d’itérations doit-on effectuer dans la boucle ?
Ce qui nous intéresse, c’est de pouvoir majorer la différence ε
n= x
n− a .
En étudiant sur
*+la fonction ( )
( )
2 :
2
x x a
f x
x a
+
+ on peut conjecturer puis montrer que l’on
a : ( ) 0
2 f x − > x .
A partir de ( )
( )
1
2 2
n n
n n
n
a x x
a ε ε
+
ε
− = +
+ , on a, de façon équivalente :
( ) ( )
( )
( )
( )
2 1
2
2
2 2 2
2 2
2
n n n n
n n
n
n n n n
n
n n
x x a
a
a a
a a
a
ε ε ε ε
ε
ε ε ε ε
ε ε ε
+
− − = + −
+
+ − +
= +
= +
Or, pour tout entier naturel n, on a :
( ) 0
2
n n
a a ε
ε + > . On en déduit : (
1) 0
2
n
n n
x x ε
−
+− > , soit : ε
n< 2 ( x
n− x
n+1) .
Cette majoration est essentielle puisque la différence x
n− x
n+1est directement accessible à chaque étape de la boucle.
Si on souhaite que la différence ε
n= x
n− a soit inférieure à une valeur ε fixée d’avance, il suffira d’avoir
1n n
2
x x ε
−
+< pour que l’on ait effectivement ε
n< ε .
Ainsi, la boucle du calcul de x
n+1devra être répétée tant que la différence x
n− x
n+1est supérieure ou égale à
2 ε .
Dans l’algorithme ci-après, la variable A correspond au réel strictement positif dont on
cherche la racine carrée, la variable EPSILON à la majoration de ε
n= x
n− a et les variables
X et Y à x
net x
n+1respectivement.
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PanaMaths [11-12] Juin 2012
Nombres réels : A, X, Y, EPSILON
Lire A Lire X
Lire EPSILON Y Å 0.5*(X+A/X)
Tant que X – Y supérieur ou égal à EPSILON/2 faire X Å Y
Y Å 0.5*(X+A/X) Fin Tant que
Afficher Y
Autour de l’algorithme
L’algorithme de Newton
L’algorithme de Newton est un algorithme classique et très performant visant à résoudre des équations de la forme f x ( ) = 0 sur un intervalle [ a b ; ] où la fonction f est dérivable et strictement monotone.
L’algorithme est défini comme suit :
[ ] ( ) ( )
0
1
; '
n
n n
n
x a b
x x f x
f x
+
⎧ ∈ ⎪
⎨ = −
⎪ ⎩
Avec la fonction f x : x
2− a , on obtient :
( ) ( )
2 2
1
1 1 1
2 2
' 2 2 2 2
n n n
n n n n n n n
n n n n n
f x x a x a a a
x x x x x x x
f x x x x x
+
⎛ ⎞ ⎛ ⎞ ⎛ ⎞
− −
= − = − = ⎜ − ⎟ = ⎜ − + ⎟ = ⎜ + ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
On retrouve la relation de récurrence qui caractérise l’algorithme de Héron ! Celui-ci est donc un cas particulier de l’algorithme de Newton, cas particulier obtenu en appliquant ce dernier à la fonction x x
2− a .
L‘algorithme de Héron est obtenu en appliquant
l’algorithme de Newton à la fonction x x
2− a .
Au-delà de la racine carrée
En utilisant encore l’algorithme de Newton mais en l’appliquant cette fois à la fonction
:
pf x x − a où p est un entier naturel supérieur ou égal à 2 et a un réel strictement positif, on va pouvoir résoudre numériquement l’équation x
p= a , c'est-à-dire extraire la racine pième du réel a. Comme f ' ( ) x = p x
p−1, on obtient cette fois la relation de récurrence suivante :
( ) ( ) ( ) ( )
1 1 1 1
1 1
' 1
p p
n n n
n n n p p n p
n n n n
f x x a p x a a
x x x p x
f x p x p x p x
+ − − −
− + ⎡ ⎤
= − = − − = = ⎢ − + ⎥
⎣ ⎦
On dispose ainsi de la suite récurrente suivante permettant d’obtenir la racine pième d’un réel strictement positif :
( )
* 0
1 1
1 1
n n p
n
x
x p x a
p x
+
+ −
⎧ ∈ ⎪
⎡ ⎤
⎨ = ⎢ − + ⎥
⎪ ⎣ ⎦
⎩
Par exemple pour p = 5 :
* 0
1 4
1 4
n
5
nn
x
x x a
x
+ +