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Sur les cercles bitangents à une conique

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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

V.-A. L E B ESGUE

Sur les cercles bitangents à une conique

Nouvelles annales de mathématiques 2e série, tome 4 (1865), p. 161-165

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1865_2_4__161_0>

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(2)

SUR LES CERCLES BITANGENTS A UNE CONIQUE;

PAR M. V.-A. LE BESGUE.

La considération des cercles bitangents à une conique conduit très-brièvement à la détermination des axes principaux en grandeur et en direction, et par suite à celle des foyers, sans qu'il soit besoin d'employer une définition analytique qui introduit les imaginaires sans avantages apparents.

Soit

(1) A.*2 -4- 2B*rj -f- Cy2 = i

l'équation d'une conique rapportée à des axes faisant l'angle ^ .

Soit

(i) X2-+- 2.TJCOS0 H- J2 = l

l'équation d'un cercle de même centre. En égalant les dérivées de y fonction de x , prises dans les deux équa- tions, on a

, .r-f-jcosQ __ A x - h B j

^ ' .rcosö-J-jr B.r-*-Cjr'

ce qui revient à

(4) (CcosÔ — B ) j ' — (A — C)*r —(AcosÔ - B ) ^2= : o . Cette équation homogène est satisfaite par les coor- données des foyers et des sommets qui sont situés sur un même axe.

Si l'on pose y — lx, on a l'équation

(5) (CcosG — B)*2 — (A —C)* —(Acose — B)r=o.

Ann. de Malhémal., 2e s é r i e , t . IV. (Avril i86f>. ) I »

(3)

C'est l'équation aux directions des axes principaux. Ces deux racines étant t et /', on vérifie immédiatement la condition

-4- tt'=o,

qui montre que les deux directions sont perpendicu laires.

La résolution donne 2(Ccos0 — B)/-~ (A —C)

— B)(CcosÔ — B).

En remplaçant ( A — C )2 par (A — C)2 (sina0-h cos*0), on a pour valeur du radical

y/(A — C)2sin20 -h [(A -H C)cobO — 2 B ]2,

quantité toujours réelle.

Le moyen le plus simple pour trouver le carré z%2 d u n demi-axe principal, c'est d'écrire l'équation (3) sous la forme

x -+- y cos 0 .r cos 6-f r x2 H- 2 xy cos 0 + K2 2

Ax + Ji/ B x H- C/ A.r2 -h 2l*.rj 4- Cj2

la troisième expression s'obtenant en multipliant par x les deux termes de la première fraction, par y les deux termes de la seconde, et ajoutant ces fractions terme à terme, méthode que Caucliy employait souvent.

L'équation multiple précédente conduit aux deux sui- vantes :

(BrJ— cosÔ)x = (1 — O2) j , (Br2 — cosO)j = (1 — Ar^.r;

la multiplication membre à membre donne (Br2 — cos9)2 = ( i - A r2) ( i ~ O2) ou, réduction faite,

(G) (AC —- B')/-* — ( A -\- C — 2BcosO)/'2 + sin29 m o.

(4)

( '63 )

11 esta remarquer que la résolution donne

2 ___ A-4-C — _.BcosOifc v^A -4- C — ? Bcos9)3~4(ÂC — B2)sin 0

r2 _ _ _ _ _ _ _ _ _

Si Ton développe le carré et que l'on remplace (A -H C)2

par (À -f- C)2 (sins9 -f- cos20), on trouve encore le ra- dical

V(A — C)2sin2ô _|-[(A-f-C)cosô — 2B]2.

On peut remarquer, en passant, que pour B = o 1 "équa- tion (6) devient

sin2Q

\

_ _l_ _ r2 _| ___ o

A C/ AC

d'où résultent immédiatement les deux tbéorèmcs d'Apollonius.

L'équation (6) donne pour différence des deux va- leurs de 7'% différence qui devient une somme dans le cas de l'hyperbole,

v/(A — C)2sin-'0-{-[(A -f- C)cos9 — 2B]_ _ _ _ _ :2^

c'est précisément le carré de la distance d'un foyer au centre. On a donc

(AC — B2) (.r2 -1- zxfcosQ -\-j2)

C)2sin29 + [(A -4- C)cosô - - 2BJ2,

ou encore, en remplaçant le radical par sa valeur donnée plus haut,

f * | (AC —

7j I

seconde relation entre les coordonnées des foyers.

Si dans lVquation (1) A, B, C étaient fondions d'une

(5)

( '64 )

variable ///, on éliminant cette variable au moyen des équations (4) et (7) on aurait le lieu des foyers.

Soit proposé comme application de trouver le lieu des fo\ers des coniques ayant pour équation

ni.r2 y2 am - j - b

a b 4 ou, en remplaçant a et h par ia et 2 A,

bm a

fi 1

ab(am -+- b) ab[arn-{-b

yi • j

et supposant d'ailleurs que les axes des coordonnées font l'angle 0.

L'équation (4), où 1 on fera B = o, donnera d'abord A y(ycosÔ

C JC{XCOSO + r } '

et par suite

a y ( y cos 0 -f- x)

t)t • » •

b x(j7CosQ + J ' )1

puis, l'équation (7) devenant

donnera, par la substitution des valeurs de A et C, et en supprimant le facteur x% -4- ixy cos0 -4- j2 commun aux deux membres,

xy ( .r cosO -h j )(y cos G + .r}

/ ai _i_ ^2 \

= ± cos'G ^/2r- -\ œy -f- ^2J:2 U

\ cos G /

r'est-à-dire, au double signe près, l'équation donnée à la page 3Ö2 du tome III (2e série) des Nouvelles .Annales.

Il est à remarquer que cette équation est du troisième degré en x et y\ en se donnant .r, y prendra une valeur

(6)

( ' 0 5 )

réelle, quel que soit le signe adopté: de là une valeur réelle pour /A/, de sorte que les équations (4) et (7) se trouveront satisfaites.

H serait bon d'examiner si la définition du foyer (un cercle de rayon nul, etc.) peut donner les deux signes, bien qu'un seul se trouvedaus la solution qu'a donnée de ce problème un de nos savants professeurs.

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