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Conique donnée par des points ou des tangentes

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OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

E. DE J ONQUIÈRES

Conique donnée par des points ou des tangentes

Nouvelles annales de mathématiques 1resérie, tome 18 (1859), p. 215-217

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1859_1_18__215_1>

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COMQIJE DONNÉE PAR DES POINTS OU DES TANGENTES;

PAR M. E. DE JONQUIËRES.

PROBLÈME. Trouver quelle est /'espèce de la section conique qui est déterminée par cinq conditions données (points ou droites).

I. Je supposerai que les cinq conditions sont cinq points ou cinq tangentes , car tous les autres cas se ramè- nent aisément à ces deux-là \ Par exemple, si les données sont trois points et deux tangentes, on cherchera les points de contact des deux tangemes et la question sera réduite à celle où l'on donne cinq points. Mais comme on a alors quatre coniques distinctes qui satisfont aux con- ditions proposées, il faudra déterminer l'espèce de cha- cune de ces quatre coniques.

II. Si les données sont les cinq points a, b , cr, d, e, on mènera par le point a trois droites ac\ ad\ ae1 pa- rallèles respectivement aux droites bc. bd^ be. Si les

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rayons doubles des deux faisceaux homographiques (*) a (c, d, e) et a (c', d1', e') sont réels et distincts, la co- nique es.t une hyperbole dont les asymptotes sont paral- lèles à ces deux rayons. Dans ce cas, les rayons doubles peuvent être rectangulaires, et alors la conique est une hyperbole équilatère. Si ces rayons doubles sont coïnci- dents, la courbe a deux points confondus en un seul à l'infini; c'est donc une parabole. Enfin , s'ils sont ima- ginaires, la courbe est une ellipse. Dans ce dernier cas, les deux faisceaux peuvent être semblables (voir Géom, stip., n° 145, p. io3), et la conique est un cercle.

Telle est, pour le cas des cinq points, la solution indi- quée par M. Chasles dans sa Géom. sup.^ n° 646, p. 458.

Celui où Ton donne cinq tangentes peut, ainsi qu'on va le voir, se résoudre avec la même facilité.

III. On donne cinq tangentes de la conique d*nt on veut déterminer Vespèce.

Soient Se, Se' deux des tangentes données ; les trois au- tres marquent sur celles-ci deux divisions homographiques a, J , cet a', b\ c'. Le point S étant considéré successi- vement comme appartenant à l'une et à l'autre de ces deux divisions, on cherchera ses homologues r et t\ ce sont les points de contact des tangentes Se, Se' avec la courbe. On cherchera aussi les points I et J' qui cor- respondent, dans les deux divisions, respectivement, au point de l'autre qui est situé à l'infini. Si ces points sont eux-mêmes à l'infini, la courbe est une parabole.

S'ils sont à distance finie, on achèvera le parallélogramme circonscrit SIS'J', dont le centre O est le centre même de la conique. Menant alors les droites O m e t O n parallèles respectivement à Se et Se', et joignant Or et Of, on aura deux systèmes de diamètres conjugués, savoir Or, O m et

rommr homngr.tphiqucs, TM

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OÊ, On. Les rayons doubles de l'involulion déterminée par les deux angles m Or, nOt sont les asymptotes de la conique (Géom. sup., n° 689, p. 485). Donc cette courbe sera une hyperbole ou une ellipse, suivant que ces rayons sont réels ou imaginaires, c'est-à-dire suivant que les deux angles n'empiéteront pas ou bien empiéteront l'un sur l'autre. Si les deux angles sont droits, la conique est un cercle.

IV. Autrement. On ne déterminera que le point de contact r et le centre O. Puis on mènera, par les points a, h, c trois droites parallèles à rO , qui couperont Se' en trois points a, (3, y. Les deux divisions de points a\ b'\

c1 et a, j3, y sont homographiques. On cherchera les points doubles de ces deux divisions. S'ils sont réels, c'est une preuve que la courbe a deux tangentes réelles paral- lèles au diamètre réel rO, et, par conséquent, c'est une ellipse. Mais si ces deux points sont imaginaires, ces tan- gentes sont imaginaires et la conique est une hyperbole.

Ainsi le problème est résolu.

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