Sous-espaces vectoriels
¦ Eest unK-espace vectoriel.
Comment démontrer queFest un sous-espace vectoriel deE? Il y a trois points à établir :
¶ F⊂E(en général c’est évident) ;
· F6= ;(en général, on vérifie que 0E∈F) ;
¸ On considèreu,v∈Fetλ∈Ket on démontre queλu+v∈F.
Exemple. On considèreA∈Mn(C) et on définit :
F={M∈Mn(C)|AM=M A}
Démontrer queFest un sous-espace vectoriel deMn(C).
ÞPar définition deF, on aF⊂Mn(C)¶. Si on note 0nla matrice nulle (de taillen×n), alors on a A×0n=0net 0n×A=0ndoncA×0n=0n×Aet 0n∈F. Par conséquentFest non vide·. SoientM etN deux éléments deFetλ∈C. Avec les propriétés des opérations sur les matrices :
A(λM+N)=λAM+AN=λM A+N A
(carAM=M ApuisqueM∈FetAN=N ApuisqueN ∈F). On en déduit queA(λM+N)=(λM+ N)Aet ceci montre queλM+N∈F¸. Par conséquent,Fest un sous-espace vectoriel deMn(C).
Exemple. On noteFl’ensemble des suites (un) à valeur dansRtelles que :
∀n∈N,un+2=un+1+un
Démontrer queFest un sous-espace vectoriel deRN.
ÞRappelons queRNest l’ensemble des suites (un)nÊ0à valeurs dansR; c’est unR-espace vecto- riel. Par définition, on aF⊂RN¶. La suite constante égale à 0 satisfait la condition donnée, doncF est non vide·. Soientu=(un)nÊ0etv=(vn)nÊ0deux suites appartenant àF. On posew=λu+v, on note cette suitew=(wn)nÊ0. Pourn∈N, on a alorswn=λun+vnet ainsi :
wn+2−wn+1−wn=(λun+2+vn+2)−(λun+1+vn+1)−(λun+vn)
=λ(un+2−un+1−un)+(vn+2−vn+1−vn) Oru∈Fetv∈F, doncun+2−un+1−un=0 etvn+2−vn+1−vn=0 et ainsi :
wn+2−wn+1−wn=λ(un+2−un+1−un)+(vn+2−vn+1−vn)=0
Ceci montre quew∈F¸. Par conséquent,Fest un sous-espace vectoriel deRN. 1
B Lorsque l’on veut vérifier la condition¸dans le cas où l’on travaille avec des suites, il est vive- ment conseillé de considérer deux suitesuetvappartenant àF, notéesu=(un)nÊ0etv=(vn)nÊ0, poserw=λu+v, notéew=(wn)nÊ0avecwn=λun+vnpour toutn. Il faut alors montrer quew∈F et on peut pour cela travailler avec les termeswnde la suitewet ces termes s’expriment en utilisant unetvn.
Exemple.
F=©
f :R→R| ∀x∈R, f(−x)=f(x)ª Démontrer queFest un sous-espace vectoriel deRR.
ÞRappelons queRR est l’ensemble des fonctions définies surRet à valeurs dansR; c’est unR- espace vectoriel. Par définition, on aF⊂RR¶. Sif est la fonction nulle, c’est à dire :
f : R → R x 7→ 0
alors pour toutx∈R, on a f(−x)=0=f(x) donc f ∈F ce qui montre queF est non vide·. Soient f1etf2deux éléments deFetλ∈R. On poseg=λf1+f2. On a alorsg∈RRet :
∀x∈R, g(−x)=(λf1+f2)(−x)=λf1(−x)+f2(−x)
Commef1∈Fetf2∈F, on af1(−x)=f1(x) etf2(−x)=f2(x) pour toutx∈R, donc :
∀x∈R, g(−x)=λf1(x)+f2(x)=g(x)
On en déduit queg∈F¸. Par conséquent,Fest un sous-espace vectoriel deRR. B Lorsque l’on veut vérifier la condition¸dans le cas où l’on travaille avec des fonctions, il est vivement conseillé de considérer deux fonctionsf1etf2appartenant àFet de poserg=λf1+f2. Il faut alors montrer queg∈F.
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