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DS du 18-03-10

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Texte intégral

(1)

Jeudi 18 mars 2010. DS de Mathématiques TS1-TS2 Durée 4 heures

EXERCICE 1 (5 pts)

EXERCICE 2 (5 pts, non spé)

Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse choisie. Dans le cas d’une proposition fausse on pourra donner un contre−exemple. Toute réponse correcte rapporte 1 point, une erreur en enlève 0.5.

1. Pour tout nombre complexe z, Re(z²) = (Re(z))².

2. Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal (O ; u, v). Pour tout nombre complexe z non nul, les points M d’affixe z, N d’affixe

z –

et P d’affixe

z2

z appartiennent à un même cercle de centre O.

3. Pour tout nombre complexe z, si |1 + iz| = |1 – iz|, alors la partie imaginaire de z est nulle.

4. Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal (O ; u, v). Quels que soient les nombres complexes z et z’ non nuls, d’images respectives M et M’ dans le plan complexe, si z et z’ vérifient l’égalité |z + z’| = |z – z’|, alors les droites (OM) et (OM’) sont perpendiculaires.

5. Soit M0

(

z0= − +1 i 3

)

. Soitzn =

( )

z0 n et Mn

( )

zn : les points M3n sont sur l’axe des abscisses pour tout entier naturel non nul n.

(2)

EXERCICE 2 (spé, 5 pts) 2006 Amérique du Nord

Le plan muni d’un repère orthonormal direct

(O u v; , )r r

. On prendra pour unité graphique 4 cm. Soit

le point d’affixe 2.

On appelle r la rotation de centre

et d’angle

4

π

, et h l’homothétie de centre

et de rapport

2 2

. 1. On pose

σ =h ro

.

1a. Quelle est la nature de la transformation

σ

? Préciser ses éléments caractéristiques.

1b. Montrer que l’écriture complexe de

σ

est :

: 1 1 2

z iz i

σ a + + −

.

1c. Soit M un point quelconque du plan, d’affixe z. On désigne par M’ son image par

σ

et on note z’ l’affixe de M’. Montrer que

z− =z i

(

2z

) .

2a. Question de cours :

Pré requis : définitions géométriques du module d’un nombre complexe et d’un argument d’un nombre complexe non nul. Propriétés algébriques des modules et des arguments.

Démonter que : si A est un point donné d’affixe a, alors l’image du point P d’affixe p par la rotation de centre A et d’angle

2

π

est le point Q d’affixe q telle que

q a− =i p a

(

) .

2b. Déduire des questions précédentes la nature du triangle

M M

, pour M distinct de

.

3. Soit A

0

le point d’affixe

2+i

. On considère la suite ( )

An

de points du plan définis par : pour tout entier naturel n,

An+1

( )

An

.

3a. Montrer que, pour tout entier naturel n, l’affixe

an

de

An

est donnée par :

( 2)

2 4

2 2

n n

i

an e

π

  +

=  +

 

.

3b. Déterminer l’affixe de A

3

.

4. Déterminer le plus petit entier n

0

tel que l’on ait : pour

n>n0

, le point A

n

est dans le disque de centre

et de rayon 0,01.

EXERCICE 3. (5 pts)

On considère la suite (un) définie, pour tout entier naturel n non nul, par un =

 

 

1 + 1 n

n. 1. On considère la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par : f(x) = x – ln(1 + x).

1a. En étudiant les variations de f, montrer que, pour tout réel x positif ou nul, ln(1 + x) ≤ x.

1b. En déduire que, pour tout entier naturel n non nul, ln(un) ≤ 1.

1c. La suite (un) peut−elle avoir pour limite +∞ ?

2. On considère la suite (vn) définie, pour tout entier naturel n non nul, par vn = ln(un) 2a. On pose x = 1

n. Exprimer vn en fonction de x.

2b. Que vaut limx→0ln(1 + x)

x ? Aucune justification n’est demandée. Calculer limn→+∞ vn. 2c. En déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.

(3)

EXERCICE 4 (5 pts)

Un fabricant d’écrans plasma teste une première fois ses appareils à la sortie de la chaîne de fabrication.

Si le test est positif (c’est à dire si l’écran fonctionne correctement), il est acheminé chez le client. Sinon l’écran retourne en usine où il est réparé, puis testé une seconde fois. Si le deuxième test est positif, l’écran est acheminé chez le client, sinon il est détruit.

Une étude statistique a permis de montrer que le test est positif pour 70 % des écrans neufs sortis directement des chaînes de fabrication, mais que, parmi les écrans réparés, seulement 65 % d’entre eux passent le second test avec succès.

On note T1 l’événement : « le premier test est positif. » On note C l’événement : « l’écran est acheminé chez le client »

1. On choisit un écran au hasard à la sortie de la chaîne de fabrication. Déterminer les probabilités des événements T1 et C.

2. La fabrication d’un écran revient à 1000 € au fabricant si l’écran n’est testé qu’une fois. Cela lui coûte 50 € de plus si l’écran doit être testé une seconde fois.

Un écran est facturé a euros (a étant un réel positif) au client.

On introduit la variable aléatoire X qui, à chaque écran fabriqué, associe le « gain » (éventuellement négatif) réalisé par le fabricant.

2a. Déterminer la loi de probabilité de X en fonction de a.

2b. Exprimer l’espérance mathématique de X en fonction de a.

2c. A partir de quelle valeur de a, l’entreprise peut−elle espérer réaliser des bénéfices ?

(4)

T1 C : 1000 € 0,7

C

T1 : 1000 €

: 1050 € C

T2 0,7

0,3 0,65

0,35

C : -1050 € C : 1050 €

T1

T2 0,3 T2

EXERCICE 1.

Un fabricant d’écrans plasma teste une première fois ses appareils à la sortie de la chaîne de fabrication.

Si le 1ier test est positif : événement T1, l’écran est acheminé chez le client . Coût : 1000 €.

Sinon l’écran retourne en usine où il est réparé, puis testé une seconde fois.

Si le 2ième test est positif : événement T2, l’écran est acheminé chez le client. Coût 1050 € Sinon L’écran est détruit. Coût : − 1050 €

Le 1ier test est positif dans 70 % des cas Le 2ième test est positif dans 65 % des cas

On note T1 l’événement : « le premier test est positif. » On note C l’événement : « l’écran est acheminé chez le client » L’arbre ci−contre visualise la situation.

1. On choisit un écran au hasard à la sortie de la chaîne de fabrication. Déterminer les probabilités des événements T1 et C.

p(T1) est donné dans l’énoncé … p(T1) = 0,7 on en déduit que p(T1) = 0,3

p(C) = p[T1 (T1 ∩ T2)] = p(T1) + p(T1) × p(T2 |T1) = 0,7 + 0,3×0,65 = 0,895 (soit 89,5 % d’écrans livrés …) 2. Un écran est facturé a euros au client.

X est la variable aléatoire qui, à chaque écran fabriqué, associe le « gain » (éventuellement négatif) réalisé par le fabricant.

a. Déterminer la loi de probabilité de X en fonction de a.

L’écran est livré après le 1ier test : gain = a −1000 € L’écran est livré après le 2ième test : gain = a −1050 € L’écran n’est pas livré : gain = −1050 €

Donc X ∈ {−1050 ; a −1050 ; a −1000}

p(− 1050) = p(T1∩ T2) = p(T1) × p(T2 | T1) = 0,3× 0,35 = 0,105 p(a −1050) = p(T1

∩ T2) = p(T1)× p(T2 | T1) = 0,3× 0,65 = 0,195 p(a −1000) = p(T1) = 0,7

b. Exprimer l’espérance mathématique de X en fonction de a.

E(X) = 0,7(a −1000) + 0,195(a −1050) + 0,105(−1050) = … = 0,895a − 1015 E(X) est l’espérance de gain par appareil fabriqué.

c. A partir de quelle valeur de a, l’entreprise peut−−−−elle espérer réaliser des bénéfices ? L’entreprise réalise des bénéfices si E(X) ≥ 0.

or E(X) ≥ 0 ⇔ 0,895a − 1015 ≥ 0 ⇔ a ≥ 1134,08 €

donc il faut vendre les écrans un minimum de 1134,08 € pour réaliser un bénéfice.

EXERCICE 2.

1. Pour tout nombre complexe z, Re(z²) = (Re(z))² C’est faux : avec z = i on a Re(z) = 0 donc (Re(z))² = 0

et z² = −1 donc Re(z²) = −1

2. Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal (O ; u, v). Pour tout nombre complexe z non nul, les points M d’affixe z, N d’affixe

z

et P d’affixe z²/

z –

appartiennent à un même cercle de centre O.

C’est vrai : |

z –

| = |z| donc OM = ON et ||z²/

– z

|| = ||z²||/||

z –

|| = ||z||²/||z|| = ||z|| donc OP = OM OM = ON = OP donc M, N et P sont sur le même cercle de centre O.

3. Pour tout nombre complexe z, si |1 + iz| = |1 – iz|, alors la partie imaginaire de z est nulle.

C’est vrai : |1 + iz| = |1 + i(x + iy)| = |1 – y + ix| = (1 - y)² + x²

et |1 – iz| = |1 − i(x + iy)| = |1 + y − ix| = (1 + y)² + x² on a alors |1 + iz| = |1 – iz| ⇔ (1 - y)² + x² = (1 + y)² + x²

⇔ (1 – y)² = (1 + y)²

⇔ 1 – y = 1 + y ou 1 – y = −1 – y

⇔ y = 0 ou 1 = −1 ⇔ Im(z) = 0

xi −1050 a −1050 a −1000 pi 0,105 0,195 0,7

(5)

4. Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal (O ; u, v). Quels que soient les nombres complexes z et z’ non nuls, d’images respectives M et M’ dans le plan complexe, si z et z’ vérifient l’égalité |z + z’| = |z – z’|, alors les droites (OM) et (OM’) sont perpendiculaires.

C’est vrai : posons z = x + iy et z’ = x’ + iy’

|z + z’| = |z – z’| ⇔ (x + x’)² + (y + y’)² = (x – x’)² + (y – y’)²

⇔ 2xx’ + 2yy’ = −2xx’ – 2yy’

⇔ xx’ + yy’ = 0

⇔ OM . OM' = 0 ⇔ OM ⊥ OM' donc les droites (OM) et (OM4) sont perpendiculaires.

5. Soit M0 (z0 = −1 + i 3 ). Soit

( )

0 n

zn = z et Mn

( )

zn : les points M3n sont sur l’axe des abscisses pour tout entier naturel non nul n.

C’est vrai : Calculons zn = (z0)n en mettant z0 sous forme exponentielle.

|z0| = 2 donc z0 = 2(−1/2 + i 3 /2) = 2 (cos(2π/3) + i sin(2π/3)) = 2 ei(2π/3) donc zn = (z0)n = 2n ei(2nπ/3)

Les points M3n ont pour affixe z3n = 23n ei(2(3n)π/3) = 23n ei 2nπ = 23n e0 = 23n et 23n ∈ IR..

EXERCICE 3.

On considère la suite (u

n

) définie, pour tout entier naturel n non nul, par u

n

=  

  1 + 1

n

n

. 1. On considère la fonction f définie sur [0 ; +∞

∞∞∞[ par : f(x) = x – ln(1 + x).

a. En étudiant les variations de f, montrer que, pour tout réel x positif ou nul, ln(1 + x)

x.

f est dérivable sur [0 ; +∞[

f’(x) = 1 − 1

1 + x = x 1 + x

dans [0 ; +

[, f’(x)

0 donc f est et comme f(0) = 0 on a f(x)

0 d’où ln(x + 1)

x.

b. En déduire que, pour tout entier naturel n non nul, ln(u

n

)

1.

avec x = 1

n : ln(x + 1)

x

ln( 1

n + 1)

1

n

n ln( 1

n + 1)

1

ln  

  1 + 1

n

n

1 c'est à dire ln(u

n

)

1

c. La suite (u

n

) peut−elle avoir pour limite +

∞∞∞∞

? ln(u

n

)

1

u

n

e donc lim

n→+∞

u

n

e

ce qui prouve que u

n

ne peut pas avoir +∞ pour limite.

2. On considère la suite (v

n

) définie, pour tout entier naturel n non nul, par v

n

= ln(u

n

) a. On pose x = 1

n . Exprimer v

n

en fonction de x.

avec x = 1

n , v

n

= ln(u

n

) = n ln  

  1 + 1

n = ln(1 + x) x

b. Que vaut lim

x0

ln(1 + x)

x ? Aucune justification n’est demandée. Calculer lim

n+

v

n

. On sait que lim

x→0

ln(1 + x)

x = 1 avec x = 1

n : quand n

+

, x

0 et donc lim

n+∞

v

n

= lim

x0

ln(1 + x) x = 1 c. En déduire que la suite (u

n

) est convergente et déterminer sa limite.

v

n

= ln(u

n

) donc u

n

= e

vn

n

lim

+∞

v

n

= 1 donc lim

n+∞

u

n

= e

(6)

Exercice 5 (spé)

1. a.

σ

est une similitude directe comme composé de similitude directe : son rapport est le produit des deux rapports, son angle, la somme des 2 angles des 2 similitudes

Comme elles sont toutes les deux de même centre

,

σ

est de centre

.

Comme une rotation est une similitude de rapport 1,

σ

est de rapport celui de h :

2 2

.

Comme une homothétie est une similitude d’angle 0,

σ

est d’angle celui de r :

4 π

.

b. Son écriture complexe est donc du type

( ) ( ) ( )

2 4 2 2 2 1

' 2 2 2 2

2 2 2 2 2

i i

z e z z i z z z

π

ω ω    + 

′ ′

− = − ⇔ − =  +  − ⇔ =  − +

 

 

d’où en développant :

1 1

2

z′ = +iz+ −i

 

.

c. D’un coté z – z’ :

1 1 1 1

2 2

i i

z− = −zz + z− + =iz− +i

et de l’autre, on a

(

2

)

2 1 1 1 1

2 2

i i

i z i + z i − z i

− ′ =  − − + = − + −

 

, d’où l’égalité recherchée.

2. a. Question de cours :

Si A est un point donné d’affixe a, alors l’image du point P d’affixe p par la rotation de centre A et d’angle

2 π

est le point Q d’affixe q telle que :

AP = AQ cad

AQ q a q a 1

AP p a p a

− −

= = =

− −

.

(

uuur uuurAP AQ,

)

=π2

[ ]

2π arg qpaa =π2

[ ]

2π

.

Finalement, le complexe

p a q a

a pour module 1 et pour argument

2

π

:

q a 1 i2

e i

p a

− = × =π

, d’où l’égalité

( )

q a− =i p a

.

b. Comme

z− =z i

(

2z

) , on peut affirmer que M est l’image de

par la rotation de centre M’, d’angle

2 π

: le

triangle

M M

est donc rectangle isocèle en M’.

3. On note

An+1

( )

An

.

a. Démontrons par récurrence la proposition P(n) : «

( 2) 2 4

2 2

n n

i

an e

π

  +

=  +

 

».

Initialisation : on sait que

a0 = +2 i

et on a bien

( )

0 0 2

2 0 4

2 2 2 2

2

i i

a e e i

π π

  +

=  + = + = +

 

.

Hérédité : supposons que

( 2) 2 4

2 2

n n

i

an e

π

  +

=  +

 

et prouvons qu’alors

( )

1 3

1 4

2 2

2

n n

i

an e

π

+ +

+

 

=  +

 

.

On a :

} ( )

. Re . 2

4 4 4

1

1 2 2 2

1 1 2 1

2 2 2 2

Hyp cu n n

i i i

n n n

a i a i e a i e e i

π π + π

+

  

+

   

=  + − = + − =   + + −

donc

( )

1 3

4 4

1

2

2 2 1

2

n n

i i

an e e i

π π

+ +

+

 

=  + + −

  1442443

cad que P(n+1) est vraie.

La propriété est donc vraie pour tout n.

b. Pour n = 3, on trouve

3 5

3 4

2 1 2 2 7 1

2 2

2 2 2 2 2 4 4

i

a e i i

  π  

=  + = − − + = −

   

.

(7)

4. Il faut trouver

n0

tel que

( ) ( ) ( )

0

0 0

0 0

2 ln 0, 01

2 1

0, 01 2 0, 01 0, 01 ln 2 ln 0, 01 13, 3

2 2 ln 2

n

n n

A a   n n

Ω ≤ ⇔ − ≤ ⇔  ≤ ⇔ − ≤ ⇔ ≥ ≈

 

donc

n0 =14

.

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