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Sur des aspects alg´ebriques et combinatoires de l’Analyse Relationnelle

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(1)

Sur des aspects alg´ ebriques et combinatoires de l’Analyse Relationnelle

Applications en classification automatique, en th´eorie du choix social et en th´eorie des tresses

Julien Ah-Pine

Thales Communications/CeNTAI - UPMC/LSTA 26 Octobre 2007

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 1 / 57

(2)

Motivations du travail de recherche pr´esent´e

L’Analyse Relationnelle (AR) est une th´eorie qui s’int´eresse aux relations binaires selon une approche particuli`ere d´efinie intialement par J.F.

Marcotorchino et P. Michaud.

La notion alg´ebrique de relations binaires est pr´esente dans beaucoup de branches math´ematiques aussi diverses les unes que les autres. L’Analyse Relationnelle pr´esente dans ce contexte des caract´eristiques qui lui permettent de couvrir de nombreux domaines.

Elle permet des r´esultats d’unification, desmod´elisations originales de probl`emes divers en s’appuyant sur une approche pluri-disciplinaire.

Nous avons cherch´e `a participer `a l’effort de d´eveloppement de cette th´eorie en apportant denouveaux outils tels que l’alg`ebre des relations binaires, ce qui nous a permis d’une part, de contribuer `a des axes de recherche existants de l’AR tels que la classification automatique ; d’autres part, d’´elargir ses champs d’applicationstelle que la th´eorie des tresses.

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(3)

Sommaire

1 Rappels

2 R´esultats d’unification

... sur certains indices de similarit´e ... sur certains crit`eres d’association ... entre diff´erentes structures

3 Sur des aspects combinatoires de l’AR

... dans le cadre de l’agr´egation de relations ... dans le cadre de la th´eorie du choix social

4 Sur des probl`emes d’optimisation dans des structures alg´ebriques en exploitant l’AR

...le probl`eme de classification automatique

...le probl`eme de la tresse minimale en th´eorie des tresses

5 Perspectives de recherche

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 3 / 57

(4)

Sommaire

1 Rappels

2 R´esultats d’unification

... sur certains indices de similarit´e ... sur certains crit`eres d’association ... entre diff´erentes structures

3 Sur des aspects combinatoires de l’AR

... dans le cadre de l’agr´egation de relations ... dans le cadre de la th´eorie du choix social

4 Sur des probl`emes d’optimisation dans des structures alg´ebriques en exploitant l’AR

...le probl`eme de classification automatique

...le probl`eme de la tresse minimale en th´eorie des tresses

5 Perspectives de recherche

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 4 / 57

(5)

L’Analyse Relationnelle (AR)

Etude des relations binairesen g´en´eral : de leur agr´egation, de leurs mesures d’association, de leur r´esum´e...

L’approche pr´esent´ee ici est celle d´evelopp´ee initialement par J.F.

Marcotorchino et P. Michaud Particularit´es de l’approche :

I s’inspire des travaux deCondorcet

I approche pluri-disciplinaire(th´eorie des graphes, logique, statistiques, optimisation)

I repr´esentation des relations binaires sous forme dematrices binaires de comparaisons par paires

I recherche de consensus par optimisation enprogrammation lin´eaireen nombres bivalents 0/1

Principaux domaines d’application :

I Analyse de donn´ees, classification automatique, crit`eres d’association...

I Aide multicrit`ere `a la d´ecision, th´eorie des votes...

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(6)

Matrices binaires relationnelles de comparaisons par paires

Unerelation binaireRsur un ensemble d’objetsOest le sous ensemble des couples de O×Otel queOi est en relation avecOi0 ce qui s’´ecritOiROi0. Une matrice relationnelleC repr´esentative deRest telle que :

Cii0 =

1 siOiROi0 0 sinon

Nous avons par exemple les diff´erents cas suivants :

relation d’´equivalence relation d’ordre {O1≡O2};{O3 ≡O4} O1 ≤O2 ≤O4≤O3

C =

O1 O2 O3 O4

O1 1 1 0 0

O2 1 1 0 0

O3 0 0 1 1

O4 0 0 1 1

 C =

O1 O2 O3 O4

O1 1 1 1 1

O2 0 1 1 1

O3 0 0 1 0

O4 0 0 1 1

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(7)

Agr´egation de relations et Crit`ere de Condorcet

M relations binairesRk;k= 1, . . . ,M du mˆeme type (´equivalence ou ordre) → une relation consensuelle ?En AR le proc´ed´e consiste `a :

1 Pour chaque relation Rk, calculer sa matrice relationnelle Ck

2 Agr´egation des relations par sommation de leurs matrices relationnelles → matrices relationnelles collectives :

C=PM

k=1Ck etC=PM

k=1Ck o`u Ckii0 = 1−Ciik0 3 Maximiser enX le crit`ere de Condorcet suivant :

Condorcet(C,X) =

N

X

i,i0=1

Cii0Xii0

| {z }

Accords positifs

+

N

X

i,i0=1

Cii0Xii0

| {z }

Accords n´egatifs

Propri´et´e du codage relationnel :

le crit`ere de Condorcet est lin´eaire en X

propri´et´es relationnelles = contraintes lin´eaires en X

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(8)

Mod`eles de programmation lin´eaire en nombres bivalents

→ la relation consensuelleX peut ˆetre obtenue par programmation lin´eaire en nombres bivalents !

maxX Condorcet(C,X) sous les contraintes:

SiX est une relation d’´equivalence:





Xii0 ∈ {0,1} (binarit´e) Xii = 1 ∀i = 1, . . . ,N (r´eflexivit´e) Xi0i =Xii0 ∀i,i0= 1, . . . ,N (sym´etrie) Xii0+Xi0i00−Xii00 ≤1 ∀i,i0,i00= 1, . . . ,N (transitivit´e) SiX est une relation d’ordre strict:





Xii0 ∈ {0,1} (binarit´e) Xii0+Xi0i ≤1 ∀i,i0= 1, . . . ,N :i 6=i0 (asym´etrie) Xii0+Xi0i ≥1 ∀i,i0= 1, . . . ,N :i 6=i0 (totalit´e) Xii0+Xi0i00−Xii00 ≤1 ∀i,i0,i00= 1, . . . ,N (transitivit´e)

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(9)

Sommaire

1 Rappels

2 R´esultats d’unification

... sur certains indices de similarit´e ... sur certains crit`eres d’association ... entre diff´erentes structures

3 Sur des aspects combinatoires de l’AR

... dans le cadre de l’agr´egation de relations ... dans le cadre de la th´eorie du choix social

4 Sur des probl`emes d’optimisation dans des structures alg´ebriques en exploitant l’AR

...le probl`eme de classification automatique

...le probl`eme de la tresse minimale en th´eorie des tresses

5 Perspectives de recherche

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(10)

Indices de similarit´e entre vecteurs binaires Exemple de deux vecteurs binaires :

( O~i = 11011001 O~i0 = 10111000 Quelques indices de similarit´e entre vecteurs binaires :

Dice(O~i, ~Oi0) = 11ii0

11ii0+12(10ii0+01ii0)

Jaccard(O~i, ~Oi0) = 11 11ii0

ii0+10ii0+01ii0

Ochiai(O~i, ~Oi0) = √ 11ii0

(11ii0+10ii0)(11ii0+01ii0)

Kulczynski(O~i, ~Oi0) =12 11

ii0

11ii0+10ii0 +1111ii0

ii0+01ii0

D´efinition “logique” de ces indices qui utilisent les quantit´es suivantes : 11ii0 est le nb de 1 en commun entre les deux vecteurs (accords positifs)

00ii0 est le nb de 0 en commun entre les deux vecteurs (accords n´egatifs)

10ii0+ 01ii0 est le nb de d´esaccords entre les deux vecteurs

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(11)

Interpr´etations g´eom´etriques et extensions (1/3)

Existe t-il une interpr´etation g´eom´etrique de ces indices “logiques” ? Acc./d´esacc. Produit scalaire Interpr´etation

11ii0 = hO~i, ~Oi0i Produit scalaire euclidien 10ii0 = hO~i, ~Oi −O~i0i Dist. relative de O~i `aO~i0 01ii0 = hO~i0, ~Oi0 −O~ii Dist. relative de O~i0 `aO~i 10ii0+ 01ii0 = ||O~i−O~i0||2 Dist. euclidienne 10ii0+ 11ii0 = ||O~i||2 Norme au carr´e de O~i 11ii0+ 01ii0 = ||O~i0||2 Norme au carr´e de O~i0 D´efinition (Indice de similarit´e d’ordre t >0)

Stii0 = hO~i, ~Oi0i Mt(||O~i||2,||O~i0||2) o`uMt(a,b) = 12(at+bt)1t

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(12)

Interpr´etations g´eom´etriques et extensions (2/3) Propri´et´es :

Dice(O~i, ~Oi0) =S1ii0 (t= 1⇒ Mt =Moyenne arithm´etique) Ochiai(O~i, ~Oi0) = limt→0Stii0 (t→0⇒ Mt=Moyenne g´eom´etrique)

Kulczynski(O~i, ~Oi0) =S−1ii0 (t =−1⇒ Mt =Moyenne harmonique)

Interpr´etation g´eom´etrique en terme de cosinus et de rapport des normes

→ extension `a des vecteurs non binaires

Propri´et´e (D´efinition en fonction du cosinus et des rapports des normes) Stii0 = θii0

Mtii0, γii0) o`uθii0 = cos(O\~iO~i0),γii0 = ||O~i

0||

||O~i|| et γii0 = ||O~i||

||O~i0||

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(13)

Interpr´etations g´eom´etriques et extensions (3/3)

Interpr´etation g´eom´etrique en terme de coefficients de colin´earit´e Propri´et´e (D´efinition en fonction des coefficients de colin´earit´e)

Stii0 =M−t(PO~i0(O~i),PO~i(O~i0)) o`u PO~i0(O~i) = hO~i,~Oi

0i

hO~i0,~Oi0i et PO~i(O~i0) = hO~i,~Oi

0i

hO~i,~Oii (rappel et pr´ecision)

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(14)

Mesures d’association entre relations d’´equivalence ou partitions Exemples de deux partitions :

8

>>

<

>>

:

Vk =

O1 O2 O3 O4

marron marron bleu bleu

«

Vl =

O1 O2 O3 O4

brun brun brun blond

«

Quelques mesures d’association entre partitions : Belson(Vk,Vl) =P

u,v nuvnu.Nn.v2

Rand(Vk,Vl) = 2

P

u,vn2uvP

un2u.P

vn2.v+N2 N2

JV(Vk,Vl) = pkpl

P

u,vn2uv−pkP

un2u.−plP

vn2.v+N2 q

(pk(pk−2)P

un2u.+N2)(pl(pl−2)P

vn2.v+N2) χ2T(Vk,Vl) =

P

u,v 1

nu.n.v(nuvnu.n.v

N )2

(pk−1)(pl−1)

Tableau contingentiel entre Vk etVl :

nuv = nb d’objets ayant la modalit´e u deVk et la modalit´e v de Vl nu.=P

vnuv = nb total d’objets ayant la modalit´e u deVk pk = nb de modalit´es de la variable Vk

N =n..= nb total d’objets

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(15)

Formules de passage contingentiel / relationnel

Quelles sont les diff´erences majeures entre ces diff´erentes mesures d’association ?

Formule de passage entre codage contingentiel et codage relationnel [Kendall(1970)] et [Marcotorchino(1984)] :

Contingence ↔ Relationnel Ppk

u=1

Ppl

v=1(nkluv)2 = PN i=1

PN

i0=1Ciik0Ciil0

P

u(nklu.)2 = P

i,i0Ciik0

P

v(nkl.v)2 = P

i,i0Ciil0

P

u,v (nkluv)2

nklu.nkl.v = P

i,i0 Ciik0Ciil0

Cik.Ci.l

P

u,vnkluvnklu.nkl.v = P

i,i0 Ci.k+C.ik0

2 Ciil0

Permiers r´esultats d’unification obtenus par [Marcotorchino(1984)] et [Idrissi(2000)]. Notre contribution : repr´esentation synth´etique, davantage g´eom´etrique et ajout des coefficients de Jordan et de Belson dans ce formalisme.

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(16)

Unification d’un certain nombres de mesures d’association

L’expression relationnelle de certains crit`eres d’association permet de les unifier sous le formalisme suivant :

Propri´et´e (Unification d’un certain nombres de mesures d’association)

∆(Ck,Cl,f, µk, µl) =

P

i,i0 f(Ciik0)−µk

f(Ciil0)−µl q

P

i,i0 f(Ciik0)−µk2P

i,i0 f(Ciil0)−µl2

Les diff´erences majeures entre plusieurs crit`eres d’association s’expriment selon 3 param`etres (f, µk, µl)

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(17)

Tableau synth´etique des r´esultats d’unifications

f(Cii0) µk µl Crit`ere apparent´e Relation avec le crit`ere apparent´e f(Cii0) = 0 0 Crit`ere de Belson Le crit`ere de Belson Cii0Ci.+CN.i0 +CN..2 correspond au num´era-

(Transformation -teur du coefficient

de Torgerson)

f(Cii0) =Cii0 1/2 1/2 Crit`ere de Rand 2Rand(Ck,Cl)1 f(Cii0) =Cii0 1/pk 1/pl Crit`ere de Janson JV(Ck,Cl)

et Vegelius

f(Cii0) =Cii0 C..k/N2 C..l/N2 Crit`ere de Lerman, Tetra(Ck,Cl) Crit`ere d’´ecart

carr´e `a l’ind´epen- -dance, et coeffi- -cient t´etrachorique

f(Cii0) =Cii0/Ci. 1/N 1/N Crit`ere du Chi-deux χ2T(Ck,Cl) Tchuprow

f(Cii0) =Cii0 Ci.k/N Ci.l/N Crit`ere de Jordan Le crit`ere de Jordan correspond au num´era-

-teur du coefficient

`

a un facteur pr`es

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(18)

Exemples de cas particuliers

Formulation g´en´erale :

∆(Ck,Cl,f,µk, µl) =

P

i,i0(f(Ciik0)−µk)(f(Ciil0)−µl)

q P

i,i0(f(Ciik0)−µk)2Pi,i0(f(Ciil0)−µl)2

Cas particuliers :

∆(Ck,Cl,Id,1/2,1/2) =

P

i,i0(Ciik0−1/2)(Ciil0−1/2)

q P

i,i0(Ciik0−1/2)2Pi,i0(Ciil0−1/2)2

= 2Rand(Ck,Cl)−1

∆(Ck,Cl,Id,Ci.k/N,Ci.l/N) =

P

i,i0(Ciik0−Ci.k/N)(Ciil0−Ci.l/N)

q P

i,i0(Ciik0−Ci.k/N)2Pi,i0(Ciil0−Ci.l/N)2

= Jordan(Ck,Cl)

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(19)

Exemples de cas particuliers

Formulation g´en´erale :

∆(Ck,Cl,f,µk, µl) =

P

i,i0(f(Ciik0)−µk)(f(Ciil0)−µl)

q P

i,i0(f(Ciik0)−µk)2Pi,i0(f(Ciil0)−µl)2

Cas particuliers :

∆(Ck,Cl,Tor,0,0) =

P

i,i0 Cii0C ki.+C kN.i0+C k..

N2

!

Cii0C li.+C lN.i0+C l..

N2

!

v u u tP

i,i0 Ck

ii0Ci.+C k.i0

N +C k..

N2

!2

P

i,i0 Cii0C li.+C l.i0

N +C l..

N2

!2

= Belson(Ck,Cl) (num´erateur)

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 19 / 57

(20)

Mesures d’association entre relations d’ordre ou classements Exemples de deux classements :

8

>>

<

>>

:

Vk =

O1 O2 O3 O4

1 2 4 3

«

Vl =

O1 O2 O3 O4

2 1 4 3

«

Quelques mesures d’association entre classements : GK(Vk,Vl) = Conc(VConc(Vkk,V,Vll)−Disc(V)+Disc(Vkk,V,Vll))

Kendall(Vk,Vl) = q Conc(Vk,Vl)−Disc(Vk,Vl)

(N(N−1)2 −Tie(Vk))(N(N−1)2 −Tie(Vl)) Somers(Vk,Vl) = Conc(VN(N−1)k,Vl)−Disc(Vk,Vl)

2 −Tie(Vk)

Kim(Vk,Vl) = Conc(VN(N−1)k,Vl)−Disc(Vk,Vl)

2 Tie(V k)+Tie(V l)

2

Nb de concordances et de discordances entre Vk etVl : Conc(Vk,Vl) = nb de paires d’objets concordantes Disc(Vk,Vl) = nb de paires d’objets discordantes Tie(Vk) = nb de paires en (ex-aequos) pourVk.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 20 / 57

(21)

Nouvelles formules de passage concordance / relationnel

La question de l’´ecriture relationnelle de ces mesures d’association entre classements ?

Premiers r´esultats donn´es par [Ghashghaie(1990)]. Notre contribution : nouvelles formules de passage davantages sym´etriques

interpr´etation du dual d’un ordre strict dans le cadre de l’alg`ebre des relations binaires:converse ˘C (ou transpos´ee) de C o`u ˘Cii0 =Ci0i

Concordance ⇔ Relationnel Conc(Ck,Cl)−Disc(Ck,Cl) = 12PN

i,i0=1

Ciik0−C˘iik0 Ciil0−C˘iil0

Conc(Ck,Cl) +Disc(Ck,Cl) = 12P

i,i0

Ckii0+ ˘Ckii0 Clii0 + ˘Clii0

Tie(Ck) = N(N−1)212P

i,i0

Ciik0−C˘iik0

2

o`u Ckii0 = 1−Ciik0 et C˘iik0 =Cik0i

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 21 / 57

(22)

Nouvelles ´ecritures relationnelles des mesures d’association

Nouvelles ´ecritures relationnelles : GK(Ck,Cl) =

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)(

Ciil0C˘iil0

)

P

i,i0

Ckii0+ ˘C

k ii0

Clii0+ ˘C

l ii0

Kendall(Ck,Cl) =

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)(

Ciil0C˘iil0

)

q P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)

2Pi,i0

(

Ciil0C˘iil0

)

2

Somers(Ck,Cl) =

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)(

Ciil0C˘iil0

)

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)

2

Kim(Ck,Cl) =

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)(

Ciil0C˘iil0

)

1 2

P

i,i0

(

Ciik0C˘iik0

)

2+Pi,i0

(

Ciil0C˘iil0

)

2

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 22 / 57

(23)

Ind´ependance statistique versus Ind´etermination [Marcotorchino(1984)]

Vk et Vl deux variables qualitatives :

Ind´ependance statistique→ mod`ele multiplicatif : VkS Vl

⇔P

u,v

nkluvnklu.Nnkl.v2

= 0

⇔P

i,i0Ciik0Ciil0×P

i,i0Ckii0Clii0 =P

i,i0Ciik0Clii0×P

i,i0Ckii0Ciil0

⇔11kl×00kl = 10kl×01kl Ind´etermination→ mod`ele additif :

VkL Vl

⇔P

i,i0Ciik0Ciil0+P

i,i0Ckii0Clii0 =P

i,i0Ciik0Clii0+P

i,i0Ckii0Ciil0

⇔11kl +00kl = 10kl +01kl

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 23 / 57

(24)

Ind´etermination entre relations d’´equivalence et entre relations d’ordre

Dans le formalisme relationnel, le concept d’ind´etermination est commun aux relations d’´equivalence et aux relations d’ordre

Cas des relations d’´equivalence (variables qualitatives) : VkL Vl

⇔P

i,i0Ciik0Ciil0+P

i,i0Ckii0Clii0 =P

i,i0Ciik0Clii0+P

i,i0Ckii0Ciil0

Cas des relations d’ordre (variables ordonn´ees) : VkL Vl

⇔P

i,i0Ciik0Ciil0+P

i,i0iik0iil0 =P

i,i0Ciik0iil0+P

i,i0iik0Ciil0

Unification permise en consid´erant les points de vue alg´ebriques suivants : Pour des relations d’´equivalence le dual deC est le compl´ementaireC Pour des relations d’ordre, nous prenons comme dual de C,sa converse ˘C (et non son compl´ementaire)

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 24 / 57

(25)

Crit`eres d’association et indices de similarit´e d’ordre t

Matrices relationnelles = tenseurs dans l’espace de base canonique {ei⊗ei0;i,i0= 1, . . . ,N}

Exemples dans le cas des ordres :

Kendall(Ck,Cl) = Ochiai(C~k −C~˘k, ~Cl −C~˘l)

= hCkC˘k,ClC˘li

Mt→0(hCkC˘k,CkC˘ki,hClC˘l,ClC˘li)

Kim(Ck,Cl) = Dice(~Ck −C~˘k, ~Cl−C~˘l)

= hCkC˘k,ClC˘li

M1(hCkC˘k,CkC˘ki,hClC˘l,ClC˘li)

Somers(Ck,Cl) = P

(C~k~C˘k)(C~l−~C˘l)

= hCkC˘k,ClC˘li

hCkC˘k,CkC˘ki

o`uhCk,Cli=P

i,i0Ciik0Ciil0 =Trace(tCk.Cl) =produit scalaire de Frobenius

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 25 / 57

(26)

Sommaire

1 Rappels

2 R´esultats d’unification

... sur certains indices de similarit´e ... sur certains crit`eres d’association ... entre diff´erentes structures

3 Sur des aspects combinatoires de l’AR

... dans le cadre de l’agr´egation de relations ... dans le cadre de la th´eorie du choix social

4 Sur des probl`emes d’optimisation dans des structures alg´ebriques en exploitant l’AR

...le probl`eme de classification automatique

...le probl`eme de la tresse minimale en th´eorie des tresses

5 Perspectives de recherche

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 26 / 57

(27)

Mesure consensuelle `a une majorit´e donn´ee

M matrices relationnelles pour lesquelles :

Ciik0 =µ(OiRkOi0) = mesure comprise entre 0et1

de (l’“intensit´e”) la relation entre Oi etOi0 Quelle est la mesure consensuelle qu’il y aitm (compris entre 0 etM) relations qui supportent la relation entre Oi et Oi0?

Exemple :

Variables Cii10 Cii20 Cii30 Cii40

Probabilit´e 0.9 0.8 0.7 0

Si on suppose que les variables sont mutuellement ind´ependantes, nous avons :

Majorit´e m 4 3 2 1

[EmM]ii0 0.000 0.504 0.902 0.994 EmM est appel´eeenveloppe de Condorcet d’ordrem.

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(28)

Expression arithm´etique de l’enveloppe de Condorcet

Enveloppe de Condorcet = combinaison lin´eaire des matrices relationnelles suivantes :

D´efinition (Somme de matrices d’intersection) SkM =P

1≤i1<i2<...<ik≤M Ci1⊗Ci2⊗. . .⊗Cik

∀k = 1, . . . ,M o`u⊗ est un op´erateur de conjonction ou encore “t-norms”.

Par exemple, pour M = 4 et k = 3, nous avons :

S34 =C1⊗C2⊗C3+C1⊗C2⊗C4+C1⊗C3⊗C4+C2⊗C3⊗C4. Par ailleurs :E343,43 S34−α3,44 S44 =1×S34−2×S44

Propri´et´e (Expression arithm´etique de l’enveloppe de Condorcet) EmM =PM

k=mαm,Mk SkM

Les coefficients de la combinaison lin´eaire sont donn´es par l’inversion du triangle de Pascal.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 28 / 57

(29)

Diff´erentes formulations combinatoires des coefficients αkm,M

Propri´et´e (Expression simplifi´ee des coefficients αm,Mk en fonction des coefficients binomiaux (expression donn´ee par Ch. Jordan))

αm,Mk = (−1)k−m km−1−1

∀k =m, . . . ,M

Propri´et´e (Expression en fonction des coefficients binomiaux n´egatifs) αm,Mk = k−m−m

∀k =m, . . . ,M Nous avons donc :

EmM =PM k=m

−m k−m

SkM = PM−m k=0

−m k

Sm+kM Formulation qui rappelle celle du binˆome de Newton : (1 +s)−m= P

k=0

−m k

s−(m+k)

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 29 / 57

(30)

Th´eor`eme d’impossibilit´e d’Arrow

D´efinition (Axiomes d’Arrow)

axiome d’universalit´e (chaque votant a la possibilit´e d’exprimer tout type de pr´ef´erence)

axiome de non dictature

axiome de Pareto par paires (condition d’unanimit´e)

axiome d’ind´ependance (vis `a vis des situations non pertinentes) axiome de transitivit´e (la relation collective doit ˆetre transitive afin d’´eviter les effets Condorcet)

Th´eor`eme (Th´eor`eme d’Arrow (1951))

Si le nombre de votants M est sup´erieur o`u ´egal `a 2 et si le nombre de candidats N est sup´erieur ou ´egal `a 3, alors il n’existe pas de r`egle d’agr´egation dont le r´esultat v´erifie simultan´ement les cinq axiomes pr´esent´es pr´ec´edemment.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 30 / 57

(31)

Conditions de restriction de domaines Relaxation de la condition d’universalit´e

Conditions existantes : conditions de Black, d’Inada, de Sen, de Chichilnisky et Heal.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 31 / 57

(32)

Matrices relationnelles et dio¨ıde (ZM,max,min)

R`egle majoritaire simple : Oi est pr´ef´er´ee `aOi0 s’il y a plus de voix qui pr´ef`erent Oi `aOi0 que l’inverse.

Nous consid´erons de ce fait la matrice de comparaisons par paires suivante :

Cii0 =

PM

k=1Ciik0−PM

k=1Cik0i ∀i 6=i0 M ∀i =i0

Nous nous pla¸cons dans le cadre d’undio¨ıde dont : les ´el´ements appartiennent aux relatifs

{−M,−M+ 1, . . . ,−1,0,1, . . . ,M−1,M}

l’addition est remplac´ee par l’op´eration max, dans ce cas l’´el´ement neutre relatif estM

la multiplication est remplac´ee par l’op´eration min, dans ce cas l’´el´ement neutre relatif est−M

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 32 / 57

(33)

Op´erateurs (matriciels) consid´er´es et issus de l’alg`ebres des relations binaires

multiplication relative(multiplication matricielle ne prenant pas en compte tout ´el´ement de la diagonale) :

[CC0]ii0 = maxi00:i006=i∨i006=i0 min(Cii00,C0i00i0)

addition relative(similaire `a une multiplication relative mais avec les op´erateurs max et min invers´es) :

[C]C0]ii0 = mini00:i006=i∨i006=i0 max(Cii00,C0i00i0) op´erateursTraceassoci´es `a une op´eration max ou min :

Tracemax(C) =maxN

i=1 Cii Tracemin(C) =

N

mini=1 Cii

Permanent(ne prenant pas en compte la permutation neutre donn´ee par la diagonale) :

Perm(C) = maxπ∈SN:π6=π minNi=1Ci,π(i)

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 33 / 57

(34)

Conditions n´ecessaires et suffisantes relatives aux propri´et´es relationnelles

Propri´et´e (CNS relatives `a l’asym´etrie)

Tracemax(CC)<0 ⇔ la relation agr´eg´ee est asym´etrique Propri´et´e (CNS relatives `a la totalit´e)

Tracemin(C]C)≥0 ⇔ la relation agr´eg´ee est totale Propri´et´e (CNS relatives `a l’acyclicit´e)

Perm(C)<0 ⇔ la relation est acyclique

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 34 / 57

(35)

Conditions n´ecessaires et suffisantes relatives `a la transitivit´e

Propri´et´e (CNS relatives `a la transitivit´e)

min(CC,UN)max(C,−UN) ⇔ la relation agr´eg´ee est transitive o`u UN est la matrice carr´ee de dimension N remplie de0,−UN celle remplie de−1 et o`u deux matricesC et C0 sont telles que CC0 si et seulement si [C]ii0 ≤[C0]ii0 ∀i,i0 = 1, . . . ,N.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 35 / 57

(36)

Exemple d’application

C =

O1 O2 O3 O4

O1 5 1 1 3

O2 −1 5 −1 1

O3 −1 1 5 1

O4 −3 −1 −1 5

Tracemax(CC) =−1<0⇔ Asym´etrie

Tracemin(C]C) = 1≥0⇔Totalit´e Perm(C) =−1<0⇔ Acyclicit´e (CC)⊗UN

⊆[C⊕(−UN)]⇔ Transitivit´e

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 36 / 57

(37)

Sommaire

1 Rappels

2 R´esultats d’unification

... sur certains indices de similarit´e ... sur certains crit`eres d’association ... entre diff´erentes structures

3 Sur des aspects combinatoires de l’AR

... dans le cadre de l’agr´egation de relations ... dans le cadre de la th´eorie du choix social

4 Sur des probl`emes d’optimisation dans des structures alg´ebriques en exploitant l’AR

...le probl`eme de classification automatique

...le probl`eme de la tresse minimale en th´eorie des tresses

5 Perspectives de recherche

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 37 / 57

(38)

Insuffisance des op´erations sous-jacentes aux algorithmes k-means

L’algorithme des k-means utilise basiquement des

op´erations de transfert entre objets

qui consistent `a transf´erer un objet dans la classe d’un

autre objet.

Julien Ah-Pine (Thales Com. & LSTA) 26 Octobre 2007 38 / 57

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