itératives.
Le4novembre2014
JeanRoux
Mini-oursdonné en
3 e
année de Liene de Sienes du département de GéosienesÉole normalesupérieure, Paris
Résolution des systèmes linéaires
Ax = b
par des méthodes numériques itératives.Nous avons déjà signalé que le domaine d'appliation privilégié de es
méthodesest, essentiellement,elui de larésolution dessystèmeslinéairesà
matriereuseou,aumoins,possédantunestruture(tridiagonale, pentadi-
agonale,struturebande,tridiagonaleparblos,et.). Généralementetype
dematrieestobtenupardisrétisationdeséquationsauxdérivéespartielles
quifournit usuellement les troistypesde matriessuivantes :
•
symétriquesdénies positives,•
stritement diagonalement dominantes,•
irrédutibles (voir livre pour ette notion, dans e mini-ours on fait toujours référeneà1
) etdiagonalement dominantes.
1.1 Généralités
Constrution et onvergene des méthodes itératives Il s'agit tou-
joursde résoudre
Ax = b
(1.1.1)où
A ∈ C n,n
est inversible etb ∈ C n
. Résoudre (1.1.1) par une méthode itérative,'estonstruire une suite deveteursx (m)
tellequex (m) −−−−→ m→∞ x
oùx
estsolutionde (1.1.1).Dans tout e ours, la suite
x (m)
est dénie, de façon générale, par leshémaitératif
x (m+1) = Bx (m) + c,
(1.1.2)où la matrie
B
est onstruite à partir de la matrieA
, lamatrieB
et leveteur
c
sont indépendants de l'indiem
de l'itération. La matrieB
estappelée matrie d'itération. Pour que la limite de la suite soit égale à
x
ilfaut que
c = (I − B)x = (I − B )A −1 b
(1.1.3)ette onditiondoitêtre vériée pourtoute onstrution de lamatrie
B
.Dénition 1.1.1. La méthode itérative (1.1.2) est dite onvergente si et
seulement si, pour tout
x (0) ∈ C n
,x (m) → x
lorsquem → ∞
.Donnons immédiatement desritères de onvergene pour une méthode
itérative. Ces ritères s'appuient sur lethéorèmei-après (voir livre ):
1
M.Ghil,J.RouxMathématiquesappliquéesauxSienesdelaVieetdelaPlanète,
Dunod,Paris,2010.
Théorème 1.1.1. Soit
A
une matrie arrée donnée, les quatre onditionssuivantessont équivalentes :
•
(a)A k −−−→ k→∞ 0
,•
(b)A k x −−−→ k→∞ 0
, ei pour toutx
,•
()ρ(A) < 1
,(on rappellequeρ(A)
est le rayonspetral deA
),•
(d)Il existe (aumoins) une norme matriiellek . k
telle quek A k < 1.
Alors, pour une méthode itérative, on en déduit les ritères de onver-
genesuivants :
Théorème 1.1.2. Les trois propositionssuivantes sontéquivalentes
•
(1)La méthode est onvergente.•
(2)ρ(B) < 1
.•
(3)Il existe une normematriiellek . k
telle quek B k < 1
.Preuve : Soit
x = A −1 b
, on poseǫ (m) = x (m) − x
,m = 0, 1, · · ·
. Onremarque,en passant à lalimitedans(1.1.2), que
x
est solutiondex = Bx + c.
Par soustration, d'après(1.1.2), ilvient don,pour
m = 0, 1, · · · ǫ (m+1) = Bǫ (m) ,
soit
ǫ (m) = B m ǫ (0)
(1.1.4)Pour que
ǫ (m) → 0
lorsquem → ∞
,quel que soitǫ (0) ∈ C n
,il faut et il sutquelim m→∞ B m = 0
. LeséquivalenesduThéorème1.1.2sedéduisent alors duThéorème 1.1.1.Laquestionestmaintenantdeonstruiresimplementlamatried'itération
B
etleveteurc
assoiédonné par (1.1.3).Nous verrons que toutes les méthodes qui seront exhibées entrent dans
leadrede ladénitionsuivante
Dénition 1.1.2. Soit
A ∈ C n,n
, on appelle déomposition deA
toutemanière d'érire
A
sous la formeA = M − N
,M ∈ C n,n
etN ∈ C n,n
, où la matrieM
est régulière.Àunedéompositionhoisie
M − N
delamatrieA
onassoielaméthodeitérative
M x (m+1) = N x (m) + b
(1.1.5)quiest biende laforme(1.1.2), (1.1.3) ave
B = M −1 N
etc = M −1 b = M −1 AA −1 b = M −1 (M − N )A −1 b = (I − B)A −1 b.
La formule (
1.1.5
) fournit don une méthode qui onvient.L'étude desméthodesitératives seramène àl'étude desdeuxproblèmes
suivants
•
1. Étant donné uneméthodeitérative dematrie d'itérationB
,déter-minersilaméthodeest onvergente,'est-à-direexaminer si
ρ(B) < 1
ou, de façon équivalente, exhiber une norme matriielle
k . k
telle quek B k < 1
.•
2. Étant donné deux méthodes itératives onvergentes, de matries d'itérationB 1
etB 2
, les omparer. On admet (voir livre pour lesjustiations) quelaméthode laplus rapidesera elledont lamatrie
d'itérationaurale pluspetit rayon spetral.
1.2 Lesméthodesitératives deJaobi, Gauss-Seidel
et de relaxation suessive
Il y a deux types de méthodes itératives, les méthodes pontuelles et les
méthodes parblosinspiréesdespremières.
AprèsavoirintroduitlesdeuxméthodesdeJaobietdeGauss-Seidel,on
généraliseraGauss-Seidel pour obtenir les méthodes derelaxation.
Cesméthodesitérativesontenommunquehaqueitérationnéessiteun
nombre d'op.él. dumême ordrede grandeurqueelui néessaireau produit
d'un veteur par une matrie (i.e. environ
n 2
op.él. par itération). Il faut ii insister sur le fait quen
peut être très grand, quelquefois de l'ordre du million(ou plus),etonagrandintérêt à avoir desméthodesqui onvergentvite,ou aumoins àutiliser laméthode laplus rapidepossible.
Les méthodes pontuelles Soit
A = (a ij )
unematrie omplexed'ordren
. OnposeD = diag(a ii ), E = (e ij )
oùe ij =
0
sij ≥ i
− a ij
sij < i ,
(1.2.1)F = (f ij )
oùf ij =
− a ij
sij > i
0
sij ≤ i .
(1.2.2)A= D
−E
−F
Figure1.1:
Ona don
A = D − E − F.
Hypothèse fondamentaleOnasupposé
A
inversible. Onsupposedeplus quea ii 6 = 0
,1 ≤ i ≤ n
;de sorte queD
est inversible etD −1 = diag(1/a ii )
.Dans le adre de la disrétisation des équations aux dérivées partielles
(EDP)par diérenesniesou élémentsnis, l'hypothèse i-dessusestvéri-
ée dans les bons as où on peut exhiber des théorèmes d'existene et
d'uniité de la solution de l'EDP. De e point de vue e n'est pas une hy-
pothèse restritive.
Nous allonsonsidérer troisexemples de déomposition de
A
faisant in-tervenir les matries
D
,E
etF
dans la dénition des matriesM
etN
intervenant danslaméthode itérative générale (1.1.5).
La méthode de Jaobi
Onutilise la déomposition
M = D
etN = E + F = D − A
. Ona bienA = M − N
aveM
inversible. La matried'itération assoiéeest alorsB = M −1 N = D −1 (E + F) = D −1 (D − A) = I − D −1 A,
et
c = M −1 b = D −1 b = (D −1 A)(A −1 b) = (I − B )A −1 b;
on retrouve la ondition néessaire (1.1.3) sur le veteur
c
. Dans toute lasuite onnotera par
B
lamatried'itération de laméthode de Jaobi.La méthode(1.1.5) estalors appelée laméthode itérative de Jaobi, elle
s'érit
Dx (m+1) = (E + F )x (m) + b, x (0) ∈ C n
donné;
(1.2.3)ouenore
a ii x (m+1) i = −
n
X j = 1 j 6 = i
a ij x (m) j + b i , 1 ≤ i ≤ n,
(1.2.4)soit,puisque, par hypothèse,
a ii 6 = 0
,1 ≤ i ≤ n
:x (m+1) i = 1
a ii
−
n
X
j=1,j6=i
a ij x (m) j + b i
, 1 ≤ i ≤ n.
(1.2.5)Laméthodeutilise
2n
mémoirespourstokertouteslesomposantesdesdeuxveteursitérés suessifs
x (m)
etx (m+1)
.La méthode de Gauss-Seidel
Intuitivement,ilsemblequelaonvergenedelaméthodepréédentesera
amélioréesipouraluler
x (m+1) i
onutilise les(i − 1)
premièresomposantesde
x (m+1)
déjàalulées (equel'on appelle lesomposantesatualisées)au lieu d'utiliser les(i − 1)
premières omposantes dex (m)
. On montre (voirlivrepour plusd'informations)que, pourune large lassede matries,ette
amélioration de la onvergene est théoriquement justiée. Par exemple
(théorème 1.3.6), lorsque la matrie
A
est tridiagonale par blos et dénie positive, les méthodes par blos de Jaobi et de Gauss-Seidel onvergentsimultanèment et
ρ( L 1 ) = (ρ(B)) 2
. La méthode de Gauss-Seidel onverge plusviteque Jaobi(enun ertainsens deuxfois plusvite(voirlivre)).Lesrelations (1.2.4)sont don modiées ommesuit
a ii x (m+1) i = −
i−1
X
j=1
a ij x (m+1) j −
n
X
j=i+1
a ij x (m) j + b i , 1 ≤ i ≤ n,
(1.2.6)enfaisant laonvention
P q
p = 0
sip > q
.Sousforme matriielleela s'érit
(D − E)x (m+1) = F x (m) + b,
(1.2.7)e qui orrespond à la déomposition
M = D − E
etN = F
(on a bienA = D − E − F = M − N
). LamatrieM
estbieninversiblear(D − E)
estinversiblepuisqu'elleesttriangulaire inférieureave desélémentsdiagonaux
a ii 6 = 0
(D
estsupposée inversible).C'est laméthode pontuelle dite de Gauss-Seideldite aussidesdéplae-
mentssuessifs.
Lamatried'itération
L 1 = (D − E) −1 F
estappeléelamatriedeGauss-Seidel assoiée à
A
. EnposantL = D −1 E
etU = D −1 F
on aL 1 = (I − L) −1 U.
(1.2.8)N.B. : Onverrai-après laraison de lanotation
L 1
.Remarque 1.2.1. Cette méthode n'exige que
n
mémoires pour onserverles omposantes des deux veteurs itérés suessifs, la
i ieme
omposante dex (m+1)
venantéraser, dès qu'elleest alulée, lai ieme
omposante dex (m)
devenue inutile.
Remarque1.2.2. L'examen des formules (1.2.4) et(1.2.6), dénissantles
méthodes itératives de Jaobi et de Gauss-Seidel, montre que es méthodes
La méthode de relaxation suessive
Supposons qu'à partirdu veteur
x (m)
on ait alulé, par une méthodequireste àdénir, les
(i − 1)
premières omposantes dex (m+1)
. Onalulealors lenombre
x ˜ (m+1) i
ommepar laméthode de Gauss-Seidel, 'est-à-dire quea ii x ˜ (m+1) i = −
i−1
X
j=1
a ij x (m+1) j −
n
X
j=i+1
a ij x (m) j + b i , 1 ≤ i ≤ n,
(1.2.9)la
i ieme
omposante dex (m+1)
est alors donnée parx (m+1) i = x (m) i + ω(˜ x (m+1) i − x (m) i )
(1.2.10)où
ω ∈ R
,ω 6 = 0
. Le nombrex (m+1) i
est don une moyenne pondéréede l'anienne omposante
x (m) i
et du nombre auxiliairex ˜ (m+1) i
. Siω = 1
,x (m+1) i = ˜ x (m+1) i
avex ˜ i (m+1)
alulé,à partir desomposantesdex (m)
,parGauss-Seidel. L'idée estdon de fairemieux que Gauss-Seidel, sahant que
l'onretrouveetteméthodepour
ω = 1
. Onespèretrouverunω
appartenant àun intervalle de onane, enadrant la valeur 1,où laméthode onverge.En ombinant les formules (1.2.9) et (1.2.10) on obtient, en multipliant
(1.2.10)par
a ii
(parhypothèsea ii 6 = 0
),pouri = 1, 2, · · · a ii x (m+1) i = a ii x (m) i + ω
−
i−1
X
j=1
a ij x (m+1) j −
n
X
j=i+1
a ij x (m) j + b i − a ii x (m) i
,
(1.2.11)
relationquidonnediretement
x (m+1) i
enfontiondes(i − 1)
premièresom-posantes de
x (m+1)
déjà alulées,et des(n − i + 1)
dernières omposantesde
x (m)
.Remarque 1.2.3. La phrase introdutive à ette méthode est maintenant
élairie !
Remarque1.2.4. Onfaitla même observationque pourGauss-Seidelpour
l'enombrement mémoire.
En notation matriielleon exprime (1.2.11) par
(D − ωE)x (m+1) = ((1 − ω)D + ωF ) x (m) + ωb,
(1.2.12)lamatrie
(D − ωE)
estinversiblepourtoutω
ara ii 6 = 0
et(1.2.12) orres-pond àladéomposition
M = 1
ω (D − ωE)
etN = 1
ω ((1 − ω)D + ωF ) .
(1.2.13)Onvérie que
M − N = D
ω − E − 1 − ω
ω D − F = D − E − F = A.
Onaainsidénilaméthode derelaxationsuessiveassoiéeà
A
. OnaL ω = M −1 N = (D − ωE) −1 ((1 − ω)D + ωF ) ,
(1.2.14)enposant
L = D −1 E
etU = D −1 F
,ilvientL ω = (I − ωL) −1 ((1 − ω)I + ωU ) .
(1.2.15)Le paramètre
ω
est leparamètre de relaxation. Siω > 1
(resp.ω < 1
)on dit qu'il y a sur-relaxation (resp. sous-relaxation). Si
ω = 1
on a déjàfaitremarquer que l'onretrouve laméthode de Gauss-Seidel, e qui justie
lanotation
L 1
utiliséeàson sujet.Pour ette méthode ils'agit de trouver
•
Un intervalle de onane[ω m , ω M ]
(ontenant le nombre 1) tel queρ( L ω ) < 1
pourω m < ω < ω M
.•
Dans et intervalle, s'il est non vide, un paramètre optimalω opt
, s'ilexiste,telque
ρ( L ω opt ) = inf { ρ( L ω ); ω m < ω < ω M } ,
enespérant que
ρ( L ω opt ) < ρ( L 1 )
.Onprouve (voirlivre)
Corollaire 1.2.1. Pour toute matrie
A
, une ondition néessaire de on-vergene dela méthode derelaxation suessive est que
0 < ω < 2
.Les méthodes par blos Il estnaturel, étant donné lastruture usuelle
desmatriesdedisrétisationobtenuespardiérenesniesoupar éléments
nis, d'envisager des méthodes par blos. Ononsidère don une partition
del'ensemble
{ 1, 2, . . . , n }
ens
partiespar{ 1, . . . , n 1 } , { n 1 +1, . . . , n 1 +n 2 } , . . . , { n 1 + · · · +n s−1 +1, . . . , n 1 +n 2 + · · · +n s } .
Lapartitionorrespondanteenblosdelamatrie
A
(voirlivrepourplusdedétails) seprésentesous laforme
A =
A 11 A 12 · · · A 1s A 21 A 22 · · · A 2s
.
.
. .
.
.
.
.
.
A s1 A s2 · · · A ss ,
où
A ij ∈ C n i ,n j
,pour1 ≤ i, j ≤ s
.Lesblosdiagonauxsontnéessairementdesmatriesarrées
A ii ∈ C n i ,n i
pour
1 ≤ i ≤ s
etonpeutparler deleur inversibilité. Ondénit•
lamatrieD ∈ C n,n
,matrie blo-diagonale,D = diag(A ii )
,•
lamatrieE ∈ C n,n
,matrie blo-triangulaire inférieure, telleque− E =
0 0 0
A 2,1
...0 0
.
.
. .
.
. .
.
.
A s,1 · · · A s,s−1 0 ,
•
lamatrieF ∈ C n,n
,matrieblo-triangulaire supérieure, telleque− F =
0 A 1,2 · · · A 1,s 0
....
.
. .
.
. .
.
.
A s−1,s
0 0 0
.
Ona bienentendu
A = D − E − F
.Hypothèsefondamentale: Onsupposequelamatrieblo
D
estrégulière,equi estéquivalent àsupposerquetoutes lesmatriesblos
A ii
,1 ≤ i ≤ s
,sont régulières.
Ondénit lesméthodesde Jaobi,Gauss-Seidel et derelaxation sues-
sive par blos omme préédemment, les matries
D
,E
etF
n'étant pas,évidemment,lesmêmes(ellesnesontidentiquesquesil'onprendlapartition
{ 1, 2, · · · , n } = { 1 } ∪ { 2 } ∪ · · · ∪ { n }
!).Par exemple laméthode de relaxationsuessivepar blos s'érit
A ii X i (m+1) = A ii X i (m) + ω n
− P i−1
j=1 A ij X j (m+1) − P s
j=i+1 A ij X j (m) +B i − A ii X i (m) o
, 1 ≤ i ≤ s,
(1.2.16)
si, ave lamême partition, onpose
X =
X 1
.
.
.
X s
,
etB =
B 1
.
.
.
B s
.
(1.2.17)Par l'hypothèse faite, les matries
A ii
sont inversibles et la résolution de (1.2.16) est possible : on peut aluler le blo d'inonnuesX i (m+1)
àl'itération
(m + 1)
.Intérêt des méthodes par blos Prenonsleasdelaméthode(1.2.16).
À haque itération nous avons
s
systèmes linéaires à résoudre, ela paraîtêtreunsérieuxhandiap;mais,notonsdéjàquesihaundeessystèmesest
trèssimpleàrésoudreonpeutraisonnablementtravailleraveesméthodes.
Celan'aependant d'intérêt quesilaméthodepar blosestplus rapideque
laméthodepontuelle. Or,sousdeshypothèsesraisonnables, pourunmême
ω
,laméthode par blosestplus rapide quelaméthode pontuelle,on aρ( L B ω ) < ρ( L p ω ) < 1,
où on désigne par
L B ω
(resp.L p ω
) la matrie d'itération de la méthode de relaxationsuessive parblos (resp. pontuelle).En pratique, souvent les matries
A ii
sont desmatries-bandes (par ex- emple tridiagonales). Lesméthodes diretes (Gauss,...) sont alors très bienadaptées,artrèsrapides,àlarésolutionde(1.2.16). Lesformules sesimpli-
ent notablement du fait de lastruture des
A ii
;par exemple, dansle asdes
A ii
tridiagonalesondisposedeformulesalgèbriquestrèssimplesdonnant lasolution(voirlivre).Dans e adre, même en tenant ompte de la résolution des
s
systèmeslinéairesàhaqueétape,legainsurlarapiditédeonvergene desméthodes
par blos ompense très souvent et inonvénient. Dans bien des as on y
gagne!
1.3 Quelques théorèmes de onvergene
Généralement on ne sait rien dire de la onvergene et de la omparaison
des méthodes itératives lorsque la matrie
A
n'a pas de propriété(s) par- tiulière(s), telle(s) que symétriquedénie positive ou diagonalement dom-inante. On peut exhiber une matrie
A 1
telle que la méthode de Jaobionverge alors que Gauss-Seidel diverge ; on peut trouver aussi une autre
matrie
A 2
telle que, inversement, Gauss-Seidel onverge alors que Jaobi diverge.Cependant il existe grossièrement deux grandes lasses de résultats de
onvergene. L'unerelativeauxmatriessymétriques(hermitiennes)dénies
positives,l'autreauxmatriesstritementdiagonalementdominantes. J'omets
le as, fondamental en pratique mais mathématiquement plus diile, des
matriesirrédutibles diagonalement dominantes quisort duadrerestreint
dee mini-ours.
Onposeladénitionsuivante:
Dénition 1.3.1. Unematrie
A ∈ C n,n
est dite à diagonale dominante sietseulement si
| a i,i | ≥
n
X
j=1,j6=i
| a i,j | , i = 1, 2, · · · , n
(1.3.1)ave inégalité strite pour au moins unindie
i
.Elle est dite à diagonale stritement dominante (SDD) s'ily a inégalité
strite dans (1.3.1) pour tout
i
.Remarque 1.3.1. Certains auteurs préfèrent dire fortement dominante au
lieu de dominante. Réservant le nom de dominante au as où il n'y a
jamaisd'inégalité strite dans (1.3.1).
Onprouve(voirlivre)qu'unematrieSDDestrégulière. Notrehypothèse
fondamentale estsatisfaite.
Naturellement es résultats sont distints entre eux. Par exemple, une
matrie (symétrique) peut-être stritement diagonalement dominante sans
êtredénie positive etinversement. Soit, par exemple,
A =
1 a a a 1 a a a 1
(1.3.2)Pour
1/2 ≤ a < 1
la matrieA
n'est pas SDD et pourtant la matrieA
est (symétrique) dénie positive. En eet les valeurs propres deA
sontdonnées par les raines du polynme aratéristique
det(A − λI) = 0
où lamatrie
A − λI
s'éritA − λI =
1 − λ a a
a 1 − λ a
a a 1 − λ
.
(1.3.3)On voit que
P (λ) = det(A − λI) = µ 3 − 3a 2 µ + 2a 3
oùµ = 1 − λ
. Lesrainessont
µ = a
(rainedouble) etµ = − 2a
,don les valeurspropres deA
sontλ = 1 − a
(raine double) etλ = 1 + 2a
. Si1/2 ≤ a < 1
lesvaleurspropres de
A
sont toutes stritement positives et ela implique queA
estdéniepositive.
Inversement, soit,par exemple,lamatrie
A =
− 2 a a 2
;
notonsqu'ilfauthoisir, sahant quesesvaleurspropressont réellespuisque
lamatrie est symétrique, une matrie où au moinsun desélémentsdiago-
nauxest négatif, de façon à assurer laaratère non positif. On vérie que
lesvaleurspropres sontdonnées par
λ = ± √
a 2 + 4
,une desvaleurspropresétantnégativelamatrien'estjamaisdéniepositive. OrlamatrieestSDD
pour
| a | < 2
.Comme, en pratique, les deux lasses de matries préédentes sont fré-
quentes (lors de la disrétisation des équations aux dérivées partielles), il
faut examiner lesdeux atégories derésultats.
Casdesmatriessymétriques(hermitiennes)déniespositives Nous
allonsd'abordexaminer unthéorèmedonnant unritèredeonvergene des
méthodes itératives pontuelles ou par blos pour e type de matries. A
Théorème1.3.1. Soit
A ∈ C n,n
unematrie hermitienneetinversible. SoitA = M − N
une déompositiondeA
telleque lamatrieM ∗ + N
soitdéniepositive. Alors
ρ(M −1 N ) < 1
siet seulement siA
est dénie positive.Preuve : Admise.
Nous sommes maintenant en mesure de donner un premier ritère de
onvergenedesméthodesderelaxationsuessive(pontuelleoupar blos)
inluant, nous le verrons, les méthodes de Gauss-Seidel (pontuelle ou par
blos). Si
A
est hermitienne, on onstate queF = E ∗
dans les dénitionspréédentes donnant
A
sous laformeA = D − E − F
.Théorème 1.3.2. Soit
A ∈ C n,n
une matrie hermitienne, inversible,D
etE ∈ C n,n
telles queA = D − E − E ∗ ,
(1.3.4)et soit
ω ∈ R
tel que0 < ω < 2
. Supposons que la matrieD
est déniepositive. Alors
ρ( L ω ) < 1
sietseulement silamatrieA
estdénie positive.Preuve : Ononstatequesi
A
s'érit souslaforme(1.3.4)alors néessaire-ment
D
esthermitienne. Danstouslesaslaméthodede relaxationsues- siveorrespond àlaformeA = M − N
ave(voir(1.2.13))M = (1/ω)(D − ωE)
etN = (1/ω) ((1 − ω)D + ωE ∗ )
. On vérie, puisqueD = D ∗
, queM ∗ + N = (1/ω)D − E ∗ + ((1 − ω)/ω)D + E ∗ = ((2 − ω)/ω)D
.Or,parhypothèse,
0 < ω < 2
etD
estdéniepositive,lamatrieM ∗ +N
estdon hermitienneet déniepositive.
Le Théorème 1.3.1 permetde onlure.
Remarque 1.3.2. La ondition susanten'exigepas que la matrie diago-
nale
D
soit dénie positive. En eet ette hypothèse est une onséquene dufaitque
A
soit dénie positive.Remarque 1.3.3. Indépendamment de l'équivalene qui onlut l'énoné
duThéorème 1.3.2,l'ensemble des onditions del'énoné formeseulement
un ensemble de onditions susantes. Par exemple si
D
n'est pas déniepositive, la méthode de relaxation suessive peut onverger sans que
A
soitdénie positive. Il sut de hoisir le as trivial suivant d'une matrie
A
diagonale possédant des 1 etdes
− 1
sur la diagonaleA =
1 0
.
.
.
0 1
− 1
.
(1.3.5)La matrie
A
estinversible, la matrieD
n'estpasdéniepositive. Danse as on a évidemment (voir (1.2.14))
L ω = D −1 (1 − ω)D = 1 − ω,
etdon
ρ( L ω ) < 1,
pour0 < ω < 2,
alors que la matrie
A
n'est évidemment pas dénie positive.Corollaire 1.3.1. Soit
A ∈ C n,n
une matrie hermitienne inversible,D
etE ∈ C n,n
telles queA = D − E − E ∗ .
On suppose que la matrie
D
est dénie positive. Alors la méthode deGauss-Seidel onverge si et seulement si
A
est dénie positive.Preuve : Ilsut de faire
ω = 1
dansleThéorème 1.3.2.Le Corollaire 1.3.1 s'énoneplus simplement dans le aspontuel, 'est
le
Corollaire 1.3.2. Soit
A ∈ C n,n
une matrie hermitienne inversible,D
etE ∈ C n,n
telles queA = D − E − E ∗ .
On suppose que
a i,i > 0
,1 ≤ i ≤ n
. La méthode de Gauss-Seidel pontuelle onverge siet seulement siA
est dénie positive.Preuve : Elleest évidente.
Le Théorème général 1.3.1 permetaussidedonner unritère de onver-
genepourlaméthodedeJaobi(pontuelleoupar blos)dansleasd'une
matrie
A
hermitienne déniepositiveCorollaire 1.3.3. Soit
A ∈ C n,n
une matrie hermitienne inversible,D
etE ∈ C n,n
telles queA = D − E − E ∗ .
On suppose que la matrie
2D − A
est dénie positive. La méthode deJaobi onverge si et seulement si
A
est dénie positive.Preuve : Dans laméthode de Jaobi ona
M = D
etN = D − A
etdon,puisque
D = D ∗
arla matrieA
esthermitienne,M ∗ + N = 2D − A.
Commelamatrie
2D − A
estdéniepositiveparhypothèse,laonlusionsuitdu Théorème 1.3.1.
Il s'agit maintenant de déterminer l'intervalle de onane de onver-
genedelaméthodederelaxationsuessive. Cetintervalleaétéprésupposé
dansl'énonéduThéorème 1.3.2. Onvavoirque
]0, 2[
esteetivement etintervalle.
La démonstration passepar elledu théorèmesuivant
Théorème1.3.3. Soit
A ∈ C n,n
une matrie inversible, soientE, F ∈ C n,n
deuxmatriesrespetivementstritementtriangulairesinférieureetsupérieure,
D ∈ C n,n
une matrie inversible telles queA = D − E − F
.Alors
∀ ω ∈ R
,ρ( L ω ) ≥ | ω − 1 |
ave égalité si et seulement si toutes lesvaleurs propres de
L ω
sontenmodule égales à| ω − 1 |
.Preuve : Admise.
Une onséquene immédiate dee théorèmeest le
Corollaire1.3.4.Pourtoutematrie
A
satisfaisantauxhypothèsesduthéorème 1.3.3, une ondition néessaire de onvergene de la méthode de relaxationsuessive est que
0 < ω < 2
.Preuve : En eet pour que
ρ( L ω ) < 1
, par le théorème préédent il fautque
| ω − 1 | < 1
equi impliqueque0 < ω < 2
.ParleThéorème1.3.3,nousallonsaussidéduirelerésultat déjàannoné
defaçon informelle,
Théorème 1.3.4. Soit
A
une matrie hermitienne (dans e asF = E ∗
)dénie positive, alors la méthodede relaxation suessive (pontuelleou par
blos)onverge si etseulement si
0 < ω < 2
. Autrement ditρ( L ω ) < 1 ⇔ 0 < ω < 2.
Preuve : Prouvons d'abord que
0 < ω < 2
entraîne queρ( L ω ) < 1
. Ilsutd'appliquerleThéorème1.3.2enremarquantque,si
A
esthermitienne déniepositivealors elleestinversible etsamatriediagonaleD
possède lesmêmes propriétés. Si
0 < ω < 2
toutes les hypothèses du Théorème 1.3.2sont satisfaites,omme
A
estdénie positive alorsρ( L ω ) < 1
.Réiproquement si
ρ( L ω ) < 1
on sait, grâe au Corollaire 1.3.4, que0 < ω < 2
.La questionde l'intervalle de onanede laméthode derelaxation su-
essiveétant résolue, ilreste à résoudrele problèmedu
ω opt
,'est-à-dire du hoix duω
telqueρ( L ω opt ) = min
0<ω<2 ρ( L ω ),
assurant laplus grande vitesse de onvergene de la méthode de relaxation
suessive.
On ne va donner une réponse au hoix de
ω opt
que dans le as où lamatrie
A
est tridiagonale par blos, 'est-à-dire que l'on se plae a priori dans le adre de la méthode de relaxation suessive par blos. Dans lesappliationsela reouvreune importantepartie desbesoins.
Lesrésultats présentés ii sonténonés sans démonstration.
Théorème 1.3.5. Soit
A ∈ C n,n
une matrie tridiagonale par blos. Si toutesles valeurs propres dela matrie d'itération deJaobiorrespondantesontréelles, alorslesméthodes parblosdeJaobietderelaxationsuessive
pour
0 < ω < 2
onvergent oudivergent simultanèment.De plus si
ρ(B) < 1
(i.e. si Jaobi par blos onverge), il existe unevaleur de
ω
etune seule, soitω opt
, rendantρ( L ω )
minimum,on aω opt = 2
1 + p
1 − (ρ(B)) 2
et
ρ( L ω opt ) = ω opt − 1 = 1 − p
1 − (ρ(B )) 2 1 + p
1 − (ρ(B )) 2 .
(1.3.6)
Remarque 1.3.4. Il faut noter que la formule (1.3.6) n'est pas d'un usage
pratiqueimmédiat,ellenéessitedealulernumériquement lerayonspetral
de la matrie
B
. L'emploi d'une méthode de alul de la plus grande (enmodule) valeur propre d'une matrie est néessaire ; la méthode dite de la
puissane répond à et objetif.
Remarque 1.3.5. Pratiquement on a intérêt à surestimer
ω opt
plutt qu'àle sous-estimer lorsqu'on ne le onnaît qu'approximativement. En eet, la
ourbe donnant
ρ( L ω )
enfontion deω
a l'allure suivante (Figure 1.2).PSfrag replaements
0 1
1 ω opt 2 ω
ρ( L ω )
segment depente 1
Figure1.2:
Cette ourbe possède une pente innie à gauhe du point
ω opt
; 'est-à-dire qu'une légère variation à gauhe dans la onnaissane de
ω opt
entraineunegrandevariationdansellede
ρ( L ω )
. Cequijustielasur-estimationdeω opt
. Onremarqueaussisurlagure,quelaméthodederelaxationsuessiveoptimaleest plusrapidequeGauss-Seidel(assoiéeà
ω = 1
),onaρ( L ω opt ) <
ρ( L 1 )
. On voit aussi que, siω
est mal hoisi, la méthode de Gauss-Seidel peut-être plusrapide que la méthode derelaxation suessive.Nous allonsonluree sous-paragraphe relatif au asdesmatries her-
mitiennesdéniespositivesparun résultat,trèsimportant dansles applia-
tions, donnant une ondition susantede onvergene pour les troisméth-
odes ainsi qu'une omparaison de elles-i. On note toujours par
B
(resp.L 1
etL ω
) la matrie itérative par blos de Jaobi (resp. Gauss-Seidel etThéorème 1.3.6. Soit
A
une matrie hermitienne dénie positive ettridi- agonalepar blos, alorsles méthodes par blosde Jaobi, Gauss-Seidelet derelaxation suessive pour
0 < ω < 2
sontonvergentes simultanément.Deplusilexisteunparamètreoptimal
ω opt
,1 < ω opt < 2
,pourlaméthodederelaxation suessive etl'on a
ρ( L ω opt ) < ρ( L 1 ) < ρ(B ).
Plus préisèment, nous avons
ρ( L 1 ) = (ρ(B)) 2
(1.3.7)ρ( L ω opt ) = ω opt − 1 = 1 − p
1 − (ρ(B)) 2 1 + p
1 − (ρ(B)) 2
(1.3.8)
Remarque 1.3.6. Par la dénition (voir livre) du taux asymptotique de
onvergene on voitque
R ∞ (ρ( L 1 )) = 2R ∞ (B)
. la méthodede Gauss-Seidel par blos est deux fois plus rapide que la méthode deJaobi par blos.Remarque 1.3.7. Ce théorème reste vrai lorsque
A
est une matrie tridi-agonale par points : les blos diagonaux sontalors d'ordre 1.
Remarque1.3.8. Dans leas pontuel, e théorème nes'applique que si
A
est tridiagonalepar points. Si
A
n'est pas, dansleaspontuel, tridiagonale par points,même siA
est symétrique dénie positive, la méthode deJaobipontuelle peut diverger. Prenons pour s'en onvainre une matrie
A
dutype
A =
1 a a a 1 a a a 1
(1.3.9)Pour
1/2 ≤ a < 1
on vérie queρ(B) ≥ 1
et pourtant la matrieA
est(symétrique) dénie positive -voir les aluls suivants (1.3.3) .
Par ailleursla matrie d'itération
B
de Jaobi a la forme suivanteB =
0 − a − a
− a 0 − a
− a − a 0
.
(1.3.10)Ses valeurs propres sont les raines dudéterminant de la matrie
B − λI =
− λ − a − a
− a − λ − a
− a − a − λ
.
(1.3.11)'est, au signe près, la matrie (1.3.3) ave
λ
au lieu de1 − λ
. Les valeurspropres de
B
sont don, au signe près,λ = a
(raine double) etλ = − 2a
.Le rayon spetral de
B
est la plus grande valeur propre en module, donρ(B) = 2a
;omme1/2 ≤ a < 1
,ρ(B) ≥ 1
et Jaobi pontuellediverge.Onvient de voirque laonvergene de laméthode de Jaobi pontuelle
n'estpasassuréepar l'hypothèse symétriquedéniepositive,ependant elle
l'estpour une autrelassedematriesqui estelledesmatriesstritement
diagonalement dominante (voir dénition1.3.1).
Cas des matries SDD Ce paragraphe ne onerne que les méthodes
pontuelles. Onadéjà ditque lesmatries SDDsont régulières.
Pour esmatrieson ale
Théorème 1.3.7. Soit
A
une matrie stritement diagonalement domi- nante, alors la méthode pontuelle de Jaobi onverge.Preuve : Notons d'abord, qu'ave ette hypothèse, l'ériture de Jaobi,
B = M −1 N
aveM = D
etN = E + F
,aun sensarlamatrie diagonaleestrégulière arnéessairement
| a i,i | > 0
lorsqueA
estSDD.Une ondition susante de onvergene est
ρ(B ) < 1
. Prouvons-le en raisonnant par l'absurde.Soit
λ
unevaleur propredeB
,par dénitionnousavonsdet(M −1 N − λI) = 0.
Comme lamatrie
M
estrégulière, defaçon équivalente,il vientdet(N − λM ) = det(M) det(M −1 N − λI) = 0.
(1.3.12)Posons
C = N − λM
,C = (c i,j )
. Supposons que| λ | ≥ 1
. On a, d'unepart, puisque
M
estdiagonalen
X
j=1,j6=i
| c i,j | =
n
X
j=1,j6=i
| a i,j | ,
et| c i,i | = | λ || a i,i | ∀ i ∈ [1, n];
(1.3.13)d'autre part, puisque
A
estSDDet| λ | ≥ 1
,n
X
j=1,j6=i
| a i,j | < | a i,i | ≤ | λ || a i,i | = | c i,i | , ∀ i ∈ [1, n].
(1.3.14)Les relations (1.3.13) et (1.3.14) impliquent que la matrie
C
est aussiSDDsi
| λ | ≥ 1
. La matrieC
estalors régulière etdondet(N − λM ) 6 = 0
,equiestabsurded'après(1.3.12). Don
λ
telleque| λ | ≥ 1
nepeutpasêtrevaleur propre de
B
etnéessairementρ(B ) < 1
. La méthode pontuelle deJaobi onverge si
A
est SDD.Ce théorème n'énone qu'une ondition susante de onvergene. Il se
peutque Jaobionverge sansqu'ellesoit SDD !
Montrons,par lamême tehnique, quelaméthode pontuelle de Gauss-
Seidel onvergesi
A
est SDD.Théorème 1.3.8. Lorsque
A
est SDD, la méthode pontuelle de Gauss-Seidel onverge.
Preuve : La matrie d'itération s'érit ii
L 1 = (D − E) −1 F
, la matrie(D − E)
étant lairement régulière siA
est SDD. Soitλ
une valeur proprede
L 1
,alorsdet((D − E) −1 F − λI) = 0,
defaçon équivalente,on peutenoreérire
det(F − λ(D − E)) = 0.
(1.3.15)Raisonnonsenore par l'absurde ensupposant
| λ | ≥ 1
.Nousavons, puisque
A
estSDD,| a i,i | > X
j<i
| a i,j | + X
j>i
| a i,j | , ∀ i ∈ [1, n].
soit
| λ || a i,i | > | λ | X
j<i
| a i,j | + | λ | X
j>i
| a i,j | ≥ | λ | X
j<i
| a i,j | + X
j>i
| a i,j | , ∀ i ∈ [1, n].
Par dénition des matries
D
,E
etF
, nous avons don que lamatrie(F + λE − λD)
est aussiSDD et don régulière. Ce qui est absurde (voir(1.3.15)). Don
λ
telleque| λ | ≥ 1
nepeutpasêtre unevaleur propredeL 1
etnéessairement
ρ( L 1 ) < 1
.Remarque 1.3.9. Les Théorèmes 1.3.7et 1.3.8 restent vrais lorsque
A
estirrédutible et diagonalementdominante au lieu d'être SDD.
Remarque 1.3.10. Les Théorèmes 1.3.7 et 1.3.8, ainsi que la Remarque
1.3.9n'énonentque des onditions susantes deonvergene.
Finalement on démontre (voir livre) que la méthode de relaxation su-
essivepour
0 < ω ≤ 1
onvergesiA
est SDD.Théorème1.3.9. Si
A
estSDD,la méthodederelaxation suessiveL ω
estonvergente pour
0 < ω ≤ 1
.Preuve : Admise.
Remarque1.3.11. Évidemmentethéorèmereouvre leasdeGauss-Seidel
puisqu'il est vrai pour
0 < ω ≤ 1
(la valeur 1 inluse).Remarque 1.3.12. L'intervalle de onane de la méthode de relaxation
suessiveétantl'intervalle
]0, 2[
,onaimeraitpouvoirétendrelapreuvepréé-dente de la onvergene à et intervalle. Malheureusement le raisonnement
Remarque 1.3.13. Ce théorème n'est qu'une ondition susante de on-
vergene. Il ne dit pas que si
ω > 1
la méthode de relaxation diverge. Soiteneet la matrie
A =
1 a 0 1
.
Pour
0 < a < 1
ettematrieest SDD.Ilest failedevoirquela matrieL ω
s'éritL ω =
1 − ω − ωa 0 1 − ω
,
sa valeur propre (double) est