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Relaxation par collisions d'échange de spins. (II)

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(1)

HAL Id: jpa-00206671

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Submitted on 1 Jan 1968

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Relaxation par collisions d’échange de spins. (II)

F. Grossetête

To cite this version:

F. Grossetête. Relaxation par collisions d’échange de spins. (II). Journal de Physique, 1968, 29 (5-6),

pp.456-466. �10.1051/jphys:01968002905-6045600�. �jpa-00206671�

(2)

RELAXATION PAR

COLLISIONS D’ÉCHANGE

DE SPINS

(II) (1)

Par F.

GROSSETÊTE,

Faculté des Sciences de Paris, Laboratoire de Spectroscopie Hertzienne de l’E.N.S., associé au C.N.R.S.

(Reçu

le 14 décembre

1967.)

Résumé. - Divers résultats nouveaux,

complétant

l’étude de la relaxation d’une vapeur alcaline par collisions

d’échange

de

spins électroniques,

sont donnés ici : état stationnaire atteint par le

système atomique, déplacements

des niveaux

d’énergie

d’un atome par suite des collisions avec des atomes différents, influence des collisions entre atomes

identiques

sur

l’évolution de diverses observables...

Abstract. 2014 Some new results,

completing

the

study

of

spin exchange

relaxation of an

alkaline vapor, are

reported

here :

stationary

state reached

by

the atomic system, energy level shifts of an atom due to collisions with different atoms, influence of collisions with identical atoms on the evolution of different observables...

LE JOURNAL PHYSIQUE 29, MAI-JUIN 1968, :

Dans un article

publi6

en 1964 au

Journal

de

Physique [1]

et

designe

dans la suite par

JP,

nous

avons 6tudi6 certains aspects de la relaxation d’une vapeur alcaline sous l’influence des collisions entre

atomes, en admettant que

chaque

collision entre

deux alcalins se traduit par un

6change

de leurs

spins électroniques.

Nous avons,

depuis, poursuivi

1’6tude de ces collisions

[2]

et nous

publions

ici les

resultats nouveaux obtenus.

Cet article

comprend

deux

parties :

La

premiere

6tudie

1’effet,

sur des alcalins

1,

de

collisions avec des alcalins 2

d’esp6ce

differente :

- Dans le cas ou la

polarisation electronique S2 >

des atomes 2 est

nulle, 1’equation

d’evolution de la matrice densite p, des atomes 1 est

identique

a

1’equa-

tion

rigoureuse

de

Balling,

Hanson et

Pipkin [3].

- Un transfert de coherence est

possible

d’un atome

a 1’autre dans certaines conditions que nous examinons.

- Le terme

suppl6mentaire qu’il

faut

ajouter

a

1’equation

de

JP

pour obtenir

1’expression

exacte de

Balling et

al. entraine sur 1’ensemble des niveaux

d’6nergie

des

deplacements equivalents

a ceux

qui

seraient obtenus par un

champ magn6tique supple-

mentaire.

- Sous l’influence des seules collisions

d’6change,

1’etat

d’6quilibre

du

systeme atomique

est different

de celui de

1’equilibre

de

Boltzmann;

nous le

pr6cisons.

- Une

experience

prouve que, lors d’une

collision,

seule est transmise la

polarisation 6lectronique,

a

1’exclusion de la

polarisation hyperfine.

(1)

Cet article

complete

un article paru sur le même

sujet

au

Journal

de

Physique

en 1964.

La seconde

partie

traite des collisions entre atomes

identiques :

-

L’équation

6tablie par

Balling et

al.

[3]

ne differe

de celle

adoptee

dans

JP

pour 1’6tude de la relaxation que par des termes

n6gligeables

dans les conditions

experimentales

habituelles.

- Dans

I’hypoth6se

ou le

systeme

6volue sous le

seul effet de

l’échange, l’état d’6quilibre

est

identique

a celui

qui

est obtenu pour des collisions entre atomes

differents. Nous

6tablissons,

avec cette meme

hypothese,

les

equations

de relaxation de diverses observables.

-

Enfin,

le

systeme

est 6tudi6 en tenant compte simultan6ment des collisions

d’6change

et des colli- sions contre l’enduit de

paraffine

de la

paroi

de la

cellule.

Comme dans

JP,

toutes les matrices densite consi- d6r6es ici d6crivent

uniquement

1’6tat des variables de

spins 6lectronique

et nucleaire des atomes.

1. COLLISIONS ENTRE ATOMES

DIFFPRENTS

1. Introduction.

equation

devolution. - Nous supposons que la cellule contient

N1

atomes par cm3 de

1’espece

1

(matrice

densite

pl)

et

N2

atomes par cm3 de

1’espece

2

(matrice

densite

P2),

avec

N2 >> Nl.

Pour les atomes

1,

1’effet des collisions 1-1 est

n6gli- geable

devant celui des collisions

1-2; l’équation

d’6vo-

lution de p, sous l’influence de l’hamiltonien

statique H1

et des collisions

d’6change

1-2 s’6crit alors

[2], [3] :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01968002905-6045600

(3)

T,

est le temps moyen

qui s6pare

deux collisions suc-

cessives d’un atome 1 donne avec les atomes 2 :

(v12

vitesse relative moyenne des atomes

1-2, 7tai2

sec-

tion efficace

d’6change 1-2).

Une

expression simple

de

pe

est donnee par

1’6qua-

tion

(1.5 a)

de

JP.

I

Le

parametre

K est tres

petit;

il

repr6sente

une

moyenne sur 1’ensemble des atomes du

parametre

K

défini dans

[3].

L’expression

de

Pd1,

donnee dans

[3],

est :

Pd1

= Trace sur 1’atome 2 de

[2S1. S2,

Pl ©

P2] (I . 2)

ou

S1

et

S2

sont les

spins 6lectroniques

des atomes 1

et 2. Nous pouvons

simplifier (1.2)

en

appliquant

la m6thode de calcul de Trace sur 2

expos6e

dans

JP

et nous obtenons :

Pd1, de

même que

pe1, ne depend de

l’etat de l’atome 2 que

par

l’intermédiaire de sa

polarisation électronique S2 >.

Dans

JP,

nous avions

négligé

Ie terme

iKPd,

et nous

avions calcule la relaxation de PI

lorsque S2 >

= 0.

Or,

nous voyons sur 1.3 que, dans cette

hypothèse, Pi

est nulle.

L’équation

d’6volution

adoptee

dans

JP

est donc

rigoureuse.

Les verifications

experimentales

concernant, la relaxation de

grandeurs longitudinales (polarisation 6lectronique ( S01 >; polarisation hyper- fine Sl . I1 >; polarisation 6lectronique

dans le niveau

hyperfin ?=/-)-_, S )cp)

ont ete faites sur les deux

isotopes

du

Rb,

87Rb

(I

=

3/2)

et a5Rb

(I = 5/2),

relaxant par collisions contre du Cs

[4], [5], [6]

en

maintenant

nulle

>cs

par un

champ

de radio-

frequence

convenable. Les mesures ont confirm6 la th6orie.

Nous allons maintenant 6tudier

quelques propri6t6s

du

systeme atomique lorsque S2

0. Pour

cela,

nous passerons en

representation

d’interaction et nous

poserons :

Nous aurons alors a r6soudre

1’equation suivante, qui

est

rigoureuse :

avec

[2] :

et :

Dans

(I.5 a)

et

(1 .5 b), p est 6gal a 0,

+ ou -,

( p, q, r)

est une

permutation

de

(0, +, -) ;

la sommation

sur p

comporte donc 3 termes ;

S2r >

est la

polarisation 6lectronique

de 1’atome 2 dans la

representation

du laboratoire et non en

repre-

sentation

d’interaction;

ce n’est pas un terme

statique.

Une

partie de S2r >

oscille aux

fréquences AE(2)

de 1’etat fondamental de 1’atome 2.

2.

Approximation

sdeulaire. Transfert de coherence d’un atome a un autre. - Le

systeme d’equations (I .4)

est lin6aire en

p 1

et lin6aire en

P 2

mais

depend

de

termes P 1 P 2

De

plus,

ses coefficients sont de la forme ei AEt OÙ :

1’atome 1.

AE(2), qui

est une

frequence

d’evolution

de S2 >,

ne

depend

que de 1’atome 2.

Comme

dans JP,

nous

simplifions (I .4)

par

l’approxi-

mation siculaire : nous ne

gardons

les termes affect6s

d’un coefficient oscillant en

ei AEt

que si :

La solution du

systeme simplifi6

est alors tres voisine

de la solution exacte

[7].

(4)

Pour r6aliser la condition

(1.6),

il

faut,

en

general,

que l’on ait

s6par6ment AE(1) =

0 et

AE(2) ~

0.

Dans ce cas, aucune coherence

port6e

par un atome

ne

peut

6tre transmise a un autre : les évolutions des elements non

diagonaux

de

P 1

et

P 2

sont

d6coupl6es.

Cependant,

on

peut

avoir

AE(l) -- - AE(2) =A

0

dans certains cas

particuliers.

11 y a alors

possibilite

d’un transfert de coherence d’un atome a 1’autre.

Remarquons

tout de suite que les structures

hyper-

fines des divers alcalins 6tant tres

differentes,

il ne

peut

y avoir que des transferts de coherence Zeeman.

Ils se feront par suite de

1’echange

de la

partie

des

polarisations 6lectroniques

transversales

dependant

des

elements non

diagonaux

AF =

0, Am,

= + 1 de

la matrice densite. Ceci peut se

produire

en

champ

faible

lorsque

les deux atomes ont presque le m6me facteur de Lande parce

qu’ils

ont le meme

spin

nucl6aire - par

exemple

pour deux atomes choisis

parmi Na, 39K, 41K,

87Rb pour

lesquels I = 3/2.

Dans

ce cas, l’élément non

diagonal F, m I PI I F, m :l::: 1 >

peut devenir non nul par suite des collisions 1-2

lorsque F, m’ p 2 IF, m’ :l::: 1 > =A 0 et vice

versa.

3.

Ddplacement.

- Nous 6tudions maintenant 1’effet du terme

iKPi

dans

1’equation (1.4).

Nous nous

plaqons

dans

I’hypoth6se

ou la condi-

tion AE ~ 0 ne

peut

6tre satisfaite que

si, séparément :

a

1/Te pr6s.

Nous supposons donc que les

fréquences

des atomes

sont nettement differentes ou sinon

que S2+ >

est

nulle.

L’approximation

s6culaire nous conduit alors a

remplacer,

dans

1’equation (I.4), 1’expression (I .5 b)

de

P i

par :

où s2 )8t. repr6sente

la

partie statique de s2 >.

(On

ne tient pas

compte

des termes 6voluant a une

frequence

de l’ordre de la

frequence hyperfine.)

En absence de

polarisation 6lectronique longitu-

dinale des atomes

2, P i

est donc nulle.

Les elements

diagonaux

de

p i

sont

toujours

nuls.

II pf 1m)

n’est diff6rent de zero que

si Il) =F 1m);

il donne

alors,

dans

l’équation

d’evolution de

II p I 1m),

un terme

imaginaire proportionnel

a

s2 )st. qui repr6sente

une variation de la

frequence

d’evolution

de II PI 1m),

c’est-a-dire un

d6place-

ment des

niveaux Il) et 1m).

Le

deplacement

du

niveau Il )

est :

Tout se passe comme si le

spin ilectronique

n’était

plus

dans le

champ magn6tique

H mais dans un

champ magn6tique legerement

different :

Comme la

separation

Zeeman des niveaux

d’6nergie

est d6termin6e par 1’action du

champ magn6tique

sur le

spin 6lectronique (a l’approximation gI gs),

on peut dire que le

champ magnetique agissant

sur

1’ a t o m est modifie de la

quantite - 2K T Te S2 o gt. .

9S V-B

Les

élargissements

de niveaux dus a

1’echange

6tant

de l’ordre de

ljTe,

nous voyons que le rapport

d6place-

ment sur

61argissement

est de l’ordre de

2K s2 >st-;

K est

proportionnel A sin 2 (aS _ 8T), aS

et

8l

l

6tant les

d6phasages produits

sur 1’onde

partielle

I

par la diffusion dans les

potentiels singulet

et

triplet.

Or de tres nombreuses ondes

partielles

interviennent dans les collisions

alcalin-alcalin;

on peut donc penser

qu’il

y a

compensation

entre ces diverses ondes et que le rapport

deplacement

sur

61argissement

est

plus petit

que dans le cas e-Rb ou seule l’onde S

est diffusée

(il

vaut 2

%

dans ce dernier cas, comme

l’ont montre les mesures de

Balling et

al.

[3]).

Remarquons enfin,

sur la formule

(1.7), qu’il n’y

a pas de

deplacement

par

6change

de la raie

(p’ 0)

-

(cp’, 0) puisque :

4.

Iltat

stationnaire. - Nous avons vu dans

JP

que la

polarisation longitudinale totale F° )

=

N1 F01 >

+

N2 F02 >

n’6tait pas modifi6e par les collisions

d’6change

1-2. Sous l’action de ces seules

collisions,

le

systeme

ne tend donc pas vers

1’equilibre

de Boltz-

mann

qui correspond i1 ( PO)

= 0.

Cependant,

a

plus

ou moins

longue 6ch6ance,

la

polarisation

finit

toujours

par s’annuler sous 1’effet des autres causes

de

relaxation;

ne tenir compte que de 1’effet des col- lisions entre alcalins n’est donc pas r6aliste. Nous cher- cherons n6anmoins 1’etat stationnaire atteint dans ce cas fictif.

Si,

en

effet,

par suite des causes de relaxation

autres que

l’échange, F°

varie avec une constante

de

temps

T telle que

Te T,

on pourra consid6rer

qu’a

tout instant t les elements des matrices densite des deux atomes seront ceux de 1’etat stationnaire

lorsque

la

polarisation est FO(t) ).

Nous donnerons la solution de

dp1/dt

= 0 dans deux cas : le

champ magn6tique

est faible ou fort.

a)

CHAMP

MAGNETIQ,UE

FAIBLE. - Le

champ magn6- tique

est suffisamment faible pour que F soit un bon nombre

quantique.

Sur les

equations (I.5),

3 on voit

qu’un

6tat ou tous les elements non

diagonaux

de la

matrice densite sont nuls

repr6sente

un 6tat station-

naire du

systeme atomique.

Nous admettrons que le

systeme atomique

atteint cet 6tat

d’equilibre.

Remar-

(5)

quons que toute coherence

qui

passe d’un atome a 1’autre au cours d’une collision est

perdue;

il y a donc la un m6canisme de destruction de la coherence

qui justifie

notre

hypothese.

Dans ces

conditions,

nous cherchons les valeurs

des

populations

a

l’équilibre (ptmm

celle du niveau

celle du niveau

Pour

cela,

nous montrerons d’abord que

ptmm

=

Ps1mm ;

s

nous en déduirons que

Pls m

est

indépendant

de m et

Plmm

,

nous obtiendrons alors les valeurs de

ptmm

et

Pim [8].

Considérons

l’opérateur :

Nous pouvons calculer sa valeur moyenne

apres échange.

On obtient :

D’autre part, a l’état stationnaire :

et, comme le

systeme

ne

possede

aucune coherence :

donc :

Explicitons

cette derniere relation. Il vient :

ou k est une constante non nulle.

11 en r6sulte

bien,

comme nous l’avions annoncé :

Calculons maintenant

prmm/P:nm’

Pour

cela,

dédui-

sons de

(1.5)

les

expressions

de

Plmm

et

p[£,

ecrivons

qu’à

l’état stationnaire :

et utilisons

(I.9).

11 vient immédiatement :

et par recurrence :

A

1’equilibre,

on a donc :

avec :

De

(1.10)

et

(I.11), on deduit :

et la relation

sym6trique

de

(I.11) :

On montrerait de meme que 1’etat stationnaire d’un ensemble d’atomes 2 soumis a des collisions contre des

atomes 1 est donne par :

où B

est le meme que

pr6c6demment.

D’autre

part,

comme nous le verrons

plus loin,

la

r6partition pïmm

=

Ps1mm

=

À1 e-m[3

décrit 1’6tat sta- tionnaire d’un ensemble d’atomes 1 soumis a des collisions

d’6change

entre atomes 1 et la

r6partition P28mm

=

P2rnm

=

X2e-mO

d6crit 1’etat stationnaire d’un ensemble d’atomes 2 soumis a des collisions

d’6change

entre atomes 2.

Ainsi, lorsqu’on

tient

compte

de toutes les collisions entre

alcalins,

les

populations

a l’état

stationnaire sont donnees par les

equations (I.10)

et

(I .12). À1

et

À2

sont d6termin6es par les conditions :

et valent :

B

est un

parametre

que l’on peut calculer en fonction de

l’invariant ( F° > puisque,

si le

systeme

est hors

d’équilibre,

on sait

qu’il

6volue de telle sorte que

po >

reste constant. On a done :

>in.

est connu par les conditions

initiales;

)éq.

s’exprime

a

partir

de

(I .10)

et

(I .12)

en fonction

de B

que l’on peut alors calculer.

Ainsi,

a

l’équilibre,

les

populations

ne

dépendent

que de mF; elles ne

dependent

pas du niveau

hyperfin;

elles sont les memes pour les deux sortes d’atomes

lorsqu’ils

ont le meme

spin

nucl6aire. Les coh6rences

sont nulles. Les

polarisations 6lectroniques longitu-

dinales sont

6gales,

meme si les

spins

nucl6aires sont differents. Si seul l’atome 1 a initialement de la

polari-

sation

6lectronique (obtenue,

par

exemple,

par pom- page

optique),

1’atome 2 en

acquiert

par

6change

avec 1. Nous constatons, sur

(1. 9),

,

qu’il

n’existe

(6)

pas alors de difference de

populations

entre les

niveaux

(c2, 0)

et

(y’, 0)

de 1’atome 2. Il avait 6t6

sugg6r6

de faire une

horloge atomique

fonctionnant

sur une transition

hyperfine

de 2 oriente par

6change

avec 1

pomp6 optiquement

dans le but d’6viter les

deplacements

lumineux dus au pompage

optique

direct sur 2

(1’echange

entre alcalins n’introduisant pas de

deplacement appreciable).

On voit que 1’hor-

loge

ne

peut

fonctionner sur la raie

(Y2, 0)

2013

(cp2, 0).

Par contre, on

peut

observer les raies

(Y2, 0)

-

(cp2, 1 )

et

(cp2, 0)

-

(cp2, - 1)

dont la

frequence

de batte-

ment donne la

frequence

de la raie

(cp2,

0 --

Y2’, 0) (en champ

tres

faible).

Des

experiences [9]

ont

montre

qu’on

creait effectivement une orientation

hyperfine

de 2 lors des collisions de 2 avec 1 oriente

optiquement

mais que, comme

pr6vu,

il etait

impos-

sible d’observer la transition

(cp2, 0)

-

(p§, 0).

La forme

(I .10)

et

(I .12)

de

Ps,

2mm et

Pis2m

a

deja

6t6

sugg6r6e

par

Anderson, Pipkin

et Baird

[10] :

ils ont calcule 1’etat stationnaire

correspondant

a

des collisions sodium-azote en

supposant

que les

atomes n’ont pas de

spin

nucl6aire et ont trouve une

r6partition

en

e-mf3.

Ils

indiquent ensuite,

sans

justi- fication,

que cette

r6partition

a la meme forme

lorsqu’on

tient compte du

spin nucl6aire,

ce

qui

est

effectivement vrai. Ils

appellent P parametre

de tem-

p6rature

de

spin

du moment

angulaire ( « angular

momentum

spin temperature ») .

b)

CHAMP

MAGNÉTIQUE

FORT. - Nous supposons

que

I et S sont totalement

decouples.

Nous avons

deja

montre dans

JP

que la somme des

populations

des deux niveaux de

meme mI

reste

constante

puisque :

Nous voyons

alors,

sur les

equations (IV. 2) de JP,

que 1’etat stationnaire

correspond

a :

oii S est la valeur commune des

polarisations

6lectro-

niques

des atomes 1 et 2 a 1’etat stationnaire. S se

calcule a

partir

de l’invariant F° :

10 1

et

I2

6tant cons-

tants

(cf. JP), l’invariance

de F° conduit a

l’équation :

5. Transfert de

polarisation dlectronique

lors d’une collision

d’échange.

- Nous

signalons

enfin une

experience qui

montre que c’est la

polarisation

elec-

tronique S >

et non la

polarisation hyperfine ( S. I >

qui

se transmet d’un atome a 1’autre lors d’une col- lision entre deux alcalins.

Nous avons v6rifi6

qu’un

alcalin

A,

pour

lequel S. I > A =1=

0 et

SOA >

=

0,

ne peut trans-

mettre tout ou

partie

de sa

polarisation hyperfine

a un alcalin B par collision

d’6change.

L’obtention d’une orientation

hyperfine

de

B,

S. I

>B,

par collision

avec A ne

peut

se faire que par l’interm6diaire des po- larisations

électroniques :

on oriente A de telle sorte que

S1 ) =1= 0,

B

acquiert

de la

polarisation 6lectronique SBO >

par

échange.

I1 en r6sulte

que

S .

1 >B :0

0.

L’exp6rience

a ete r6alis6e sur le

montage

d6crit dans

[11],

avec une cellule contenant A ,= 85 Rb et

B = Cs. Le

rapport

des nombres d’atomes

ncs/nRb

est environ

3,5

dans cette cellule. Nous orientons Rb a 1’aide du faisceau

pompant Fp,

dont la source 6met

la raie de resonance de Rb. Nous

détectons

S.

I >cs

a l’aide du faisceau d6tecteur

Fd, perpendiculaire

a

Fp,

dont la source 6met la raie de resonance de Cs.

Cette

experience

comporte deux

parties;

les caract6-

ristiques

de Fd restent les memes dans les

deux,

celles

de F"

changent

de l’une a 1’autre.

a)

F" est

polarise

en 6+. On cree ainsi des

polari- sations

So

>Rb et

S . I

>Rb importantes.

On trouve

alors que la

polarisation électronique So )>cs

du

cesium est non nulle :

lorsqu’on applique

un

champ

de

radiofr6quence

a la

frequence

Zeeman de

Cs,

>Rb

est modifi6e. D’autre

part,

on

observe,

sur

Fd,

une

polarisation hyperfine

S. I

>Cs.

b)

F" n’est

plus polarise

et nous

plaçons

sur son

trajet

un filtre «

hyperfin » [12].

Nous obtenons

ainsi,

pour

Rb,

un etat dans

lequel

S . I

)Rb

est

grande

et

>Rb

est nulle. Nous n’avons pu alors detecter

aucun

signal (

S. I

>Cs.

Dans les deux cas, la cellule etait a 44

OC, temp6-

rature a

laquelle

le

temps d’6change

de Cs avec Rb

etait suffisamment court

(23 ms)

pour assurer un bon transfert de

polarisation

de Rb a Cs et le temps de relaxation de Rb pas trop court pour

que

So

>Rb

soit

grand.

Nous avons pu ainsi obtenir une

polari-

sation

hyperfine

S. I

>Cs importante

dans la pre- mi6re

experience

et nous pouvons affirmer que, dans la

seconde, S. I >c.

est inferieure a

10 %

de ce

qu’elle

etait dans la

premiere.

II. COLLISIONS ENTRE ATOMES

IDENTIQUES

1. Introduction.

Equation

devolution. - Nous consid6rons maintenant une cellule contenant une

seule

espece

d’atomes. Pour d6crire 1’evolution de la matrice densite p de ces atomes sous l’influence de l’hamiltonien

statique

af et des collisions entre atomes

identiques,

nous avions 6crit dans

JP 1’equation :

T’e

est Ie temps

qui sépare

deux collisions pour un atome

donne,

Pe est donne par

(1.5 b)

de

JP.

(7)

L’équation rigoureuse (cf. éq. (B. 2)

de

[3])

contient

en

plus

un terme

imaginaire (iK’l T’) pd

très

analogue

a

(iKfTe) pf

intervenant dans

1’6quation

d6crivant

les collisions entre atomes differents et un autre terme

qui provient

de ce

qu’on

a tenu compte de l’identit6 des c0153urs des atomes entrant en

collision;

ce deuxième

terme est

proportionnel

a :

alors que Ie terme

(p - pe) / T;, apparaissant

dans

(II.1),

est

proportionnel

à :

Nous voyons, sur

(II.2)

et

(II.3),

que

a a’

a cause de

(-)i qui

fait que, dans

1’expression

de a,

les ondes de 1

impair

se retranchent de celles de I

pair

alors que, dans

1’expression

de

oc’,

elles

s’ajoutent

a celles de I

pair.

Comme un nombre L tres

grand

d’ondes intervient dans la

diffusion,

on s’attend a ce

que a

a’;

une evaluation

approch6e [13]

donne

I a/,x’l

=

1/2(L

+

1).

Nous admettrons que a est

totalement

n6gligeable

devant oc’.

Remarquons cependant

que, si la

temperature

est

tres

basse,

tres peu d’ondes sont diffusées et l’on ne

peut

plus negliger

a. I1 en est ainsi pour

I’hydrog6ne

en dessous de 10

°K;

ce

probl6me

se pose en astro-

physique.

-

d

Nous

negligeons

aussi i

T,

e

P , qui

est tr6s

petit

parce que K’ est tres

petit.

Son

expression

est tres

compliqu6e

et ne permet pas une

interpretation

claire

et

simple

de son influence.

Nous ne nous int6resserons pas au

deplacement

des

niveaux

d’energie;

nous n’étudierons que la relaxation par collisions

d’échange

entre atomes

identiques

a

l’aide de

1’6quation (II .1 )

et nous verrons que cette

equation

decrit bien ce

qui

est observe

experimentale-

ment. Nous 1’ecrirons en passant en

representation

d’interaction :

ou

p e

est donne par

1’expression (11.8)

de

JP;

a

1’avant-derniere

ligne

de cette

expression,

au lieu de

klm>-Ili> ...,

il faut lire :

Elle est

identique

a

(I .5 a) lorsqu’on

y

supprime

les

indices,

ce

qui

est normal

puisque

nous avons

n6glig6

les effets d’identit6 des atomes.

L’equation (11.4)

est une

equation

differentielle a coefficients

dependant

du temps; elle est

quadra- tique

en

p puisque p

e comporte des termes de la

forme II p 1m) Sa.). L’approximation

s6culaire

permet de se ramener a une

equation

a coefficients

independants

du

temps,

mais

qui

reste assez

compliqu6e.

Nous 6tudierons d’abord le cas ou seules les colli- sions

d’6change agissent, puis

nous supposerons que les atomes relaxent aussi par collisions sur les

parois

de la cellule.

2. Relaxation sous l’effet des seules collisions

d’échange

entre atomes

identiques. - a) ETAT

STA-

TIONNAIRE. - 11 est tel que

dps/dt = 0,

soit encore

tel

que II pe 1m) = II pS 1m).

On

peut

montrer

que,

lorsque

les elements non

diagonaux de p

sont

nuls,

ils le restent; un tel 6tat

repr6sente

un 6tat

d’6quilibre

pour les elements non

diagonaux.

Nous

admettons que le

systeme atomique l’atteint;

ceci

semble raisonnable

puisque,

les aimantations trans- versales tournant en sens

oppose

dans les deux sous-niveaux

hyperfins,

toute aimantation

qui

passe d’un niveau a l’autre est

perdue.

Nous

explicitons

alors les elements

diagonaux

de

P e

en supposant les elements non

diagonaux de P

nuls.

p.. est la

population

du niveau

(cp, m), p:nm

celle du

niveau

(p’, m) :

(8)

Comme nous 1’avons

deja annonc6,

on v6rifie

bien,

en la reportant dans

(II.S),

que la solution :

repr6sente

un 6tat

stationnaire;

on a bien la m6me

loi que pour les collisions entre atomes

differents,

comme on

pouvait s’y

attendre

puisque pe

est

6gale

a

P i en supprimant les

indices 1 et 2 dans son

expression.

La condition Tr p = 1 donne pour valeur de X celle de

1’6quation (I.13)

avec cp = CPl = CP2°

La valeur

de P

est d6termin6e a

partir

de l’invariant

FO> :

et on a la relation

simple :

Sous 1’effet de 1’6change, FO > = FO >, + (F" >p,

reste constant, mais il n’en est pas de meme de Lors d’une

collision,

une

partie

AF° de la

polarisation

totale passe du niveau cp

au

niveau

cp’,

(cp devient- FO B

- AFO et

même, mais S° > devenant S° >

AFO est

non nul tant que le

systeme

n’a pas atteint l’état stationnaire.

b) EVOLUTION DE S. I).

- Nous avons

deja

montre dans

JP

que,

si S > = 0, S - I >

relaxe

exponentiellement

avec la constante de temps

Te

ind6-

pendante

du

spin

nucl6aire.

Si 1’etat initial est

quelconque,

nous avons

(cf. (1.6) de JP) :

Lorsqu’on

fait

1’approximation s6culaire, 1’6quation

d’6volution

de

S.

I >

s’6crit de

faron

tout a fait

generale :

« S >. I ) )st. indique qu’on

ne conserve du

produit S ). I)

que les termes

statiques (par exemple I- >,. S+ ) cp’

10

)st.. so>St....).

Nous voyons que la mesure du

temps

de relaxation de S.

I )

nous donnera

Te

et,

par suite,

la section

efficace d’echange

de

spin, pourvu toutefois

que les atomes ne

pos-

sèdent ni cohirence ni

polarisation ilectronique longitudinale.

c) EVOLUTION DE

SO

)cp.

- L’6tude

théorique

et

expérimentale

de la relaxation de

SO)cp lorsque

SO

>,,

est maintenue nulle par un

champ

de radio-

fréquence

tournant

d’amplitude

convenable a

d6jA

6t6

publi6e [6].

Nous ne reviendrons pas dessus.

d) EVOLUTION

DE LA COHERENCE HYPERFINE

cp, 0 I p I cp’, 0).

- La constante de

temps

de la relaxation de cette observable permet d’obtenir la

largeur

de la raie 0-0 dans un maser ou une

horloge atomique.

C’est

pourquoi

nous donnons son

equation

d’evolution. Nous supposons

ici S+ ) = S- >*

= 0

et S° ) quelconque.

Le calcul montre que :

alors que, pour des collisions contre des atomes diffé- rents, on a :

(cf. JP (111.8). Signalons

que cette

equation

est

valable meme

si SO 2 > =A 0).

On ne peut definir

rigoureusement

un temps de relaxation a

partir

de

(II.9). Cependant,

nous allons

voir

comment

(p,

0 p cp’, 0 >

6volue

approximative-

ment. Notons d’abord que la relaxation par collisions

entre atomes

identiques

est moins efficace que celle par collisions entre atomes differents parce

qu’une partie

de la coherence

qui

passe d’un atome a 1’autre n’est pas

perdue.

Pour

l’hydrogène atomique (I = 1/2, cp = 1), (II . 9)

conduit a une

equation simple qui

avait

deja

6t6

donnee par Wittke et Dicke

[14] :

Lorsque I > 3/2,

la décroissance

de

cp,

0 p cp’, 0 )

n’est

plus exponentielle.

On peut

cependant

caract6-

riser son evolution par une

pseudo-constante

de

temps T dont nous donnerons un ordre de

grandeur

dans deux

hypotheses :

- La

polarisation

est tres faible et toutes les popu-

lations sont presque

6gales :

- Seul le niveau cp est

peuple,

toutes les

popula-

tions de ce niveau sont

6gales (il

en est

ainsi,

par

exemple, lorsque

S.

I >

est cree a

partir de S° )

et

qu’on applique

ensuite un

champ

de radiofr6- quence

qui annule So > [11]).

Alors :

pmm = 0. T est encore

6gal

a

4y/(3y - 1).

Nous nous attendons ainsi a ce

que

cp, 0

P cp’, 0>

varie avec une

pseudo-constante

de temps

comprise

entre

1,5 T’e

et

2 T’ e-

Remarquons

que, dans les memes

conditions,

la

(9)

difference poo -

Poo

des

populations

des deux niveaux

(cp, 0)

et

(cp’, 0)

evolue

exponentiellement

avec la

constante de temps

T’e :

3. Relaxation en

champ magndtique

fort. - Nous

supposons le

champ magn6tique

H suffisamment fort pour

decoupler

I et S :

A l’ordre ziro en

ajgs

uB

H,

les vecteurs propres de l’hamiltonien

statique sont ms, mI >

et les valeurs

propres associ6es sont, a l’ordre 1 :

On calcule alors

pe

a

partir

de

1’6quation (II . 8) de JP.

Les elements de matrice de Sp n’étant differents de zero que s’ils sont

pris

entre 6tats de meme mI, 1’6vo-

lution d’un

élément

ms,

mI p m’, mÍ)

ne

depend

que des

éléments m,’, mI P ! m’s m’I >

ou du

produit

d’un tel element

par

S+

>, S-) ou S° >.

De

1’expression

de

P e,

on deduit :

la somme des

populations

des deux niveaux ayant meme valeur

de mI

est constante; il

n’y

a pas de trans-

fert aux niveaux de mI different :

La

polarisation

nucl6aire

longitudinale

est invariante

lors des collisions

d’6change. Rappelons

que ces deux

propri6t6s

sont aussi valables lors de collisions entre atomes differents.

Pour les collisions entre atomes

identiques,

nous

avons de

plus :

La

polarisation 6lectronique longitudinale

est aussi

invariante :

le

temps

de relaxation de l’élément non

diagonal

I B

ments seraient invariants si 1’atome n’avait pas de

spin

nucl6aire. Comme l’atome a un

spin

nucl6aire

I, ( S+ >

relaxe avec 21 + 1 constantes de

temps.

Dans le cas

particulier

ou les

populations

sont presque

6gales (atomes

a

1’equilibre

de Boltzmann a la

temp6-

rature de

1’exp6rience,

le temps de relaxation est

T’(21 + 1) /2L

C’est

1’expression

donnee par Sands et Moos

[15].

Ainsi, lorsque

le

champ magn6tique

est suffisam-

ment fort pour

decoupler

I et

S, S° >

se comporte de la meme

faqon

que si l’atome n’avait pas de

spin

nucl6aire

mais S+ >

6volue differemment.

Toutes ces

propri6t6s

sont valables a l’ordre 1

en

a/gs [1.B H compris.

A l’ordre

2,

les

6quations

d’evolution

de I° > et S° >

deviennent :

4. Relaxation dans une cellule. -

Jusqu’ici,

nous

nous sommes

préoccupés

de la relaxation par les seules collisions

d’6change

et nous avons vu que

po >

restait constant. Ceci n’est pas r6aliste : dans une

cellule, lorsque

le pompage

optique

est

supprime, F° )

s’annule par suite des collisions contre la

paroi.

Dans ce

paragraphe,

nous tenons compte de cette

cause

suppl6mentaire

de relaxation. Nous 6tudions les observables

dependant

des

populations.

Nous sup- posons les elements non

diagonaux

de la matrice densité nuls : s’ils le sont a un moment

quelconque,

ils le

restent. Nous nous

plaqons

dans les conditions sui-

vantes : la

cellule,

de 6 cm de

diam6tre,

est

plac6e

dans un

champ magn6tique faible;

elle contient l’up

des deux

isotopes

du

rubidium;

sa

paroi

est recou-

verte d’un enduit de

paraffine.

Nous ne tenons pas compte de 1’effet

queusot (disparition

des atomes

dans le

queusot

de la cellule

([12], p. 148);

en

general,

il est

negligeable;

certaines de nos mesures 1’eliminent.

M. A. Bouchiat

[12], [16]

a montre que les trois observables

S. I >

relaxent

exponentiellement lorsque

les atomes

de rubidium subissent des collisions contre un enduit de

paraffine :

(nos

notations different de celles des references

[11],

,

[12], [16];

nous

ajoutons

un p en indice aux

temps

de relaxation pour

indiquer

que les temps consid6r6s

sont relatifs a une relaxation sur la

paroi;

cela

evite,

en

particulier,

toute confusion

possible

entre le

T,

des references

pr6c6dentes

que nous

appelons Tep

et

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