REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI *********
ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI *********
DEPARTEMENT DE GENIE D’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE
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RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE EN IMAGERIE
MEDICALE
Présenté par
Isabelle Bignon Honorine MONTCHO
TUTEUR M. HOUNKPE Roger
Ingénieur des Travaux d’Imagerie Médicale MEMBRES DU JURY
PRESIDENT Professeur GANDJI Servais
Maître de conférences des Universités du (CAMES) Enseignant chercheur à l’EPAC/UAC
JUGE M. DESSOUASSI Noël
Enseignant chercheur à l’EPAC/UAC
SUPERVISEUR Dr MEDEHOUENOU Thierry C. Marc Enseignant chercheur à l’EPAC/UAC
PROBLEMATIQUE DE LA RARETE DES EXAMENS RADIOGRAPHIQUES AU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERSITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT- LAGUNE
(CHU-MEL) DE COTONOU
Année académique : 2016-2017 10e promotion
I
REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE D’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE
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DIRECTEUR
Professeur Titulaire Mohamed M. SOUMANOU
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DIRECTEUR ADJOINT
(Chargé des études et des affaires académiques) Professeur Clément AHOUANNOU
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CHEF DE DEPARTEMENT Docteur Hubert C. HOUNSOSSOU
Année académique : 2016-2017 10e promotion
II
LISTE DES ENSEIGNANTS AYANT INTERVENU AU COURS DE NOTRE FORMATION EN IMAGERIE MEDICALE, 2012-2017
ENSEIGNANTS PERMANENTS
NOMS PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES
AHOYO Théodora Microbiologie générale
AKPOVI Casimir Biologie cellulaire ; Physiologie
humaine
AKOWANOU Christian Sciences physiques
ALITONOU Guy Chimie générale ; Chimie organique
ANAGONOU Sylvère Education physique et sportive I & II
ATREVI Nicolas Embryologie humaine ; Anatomie
radiologique II ; Neuro anatomie ; Techniques radiologiques III
DESSOUASSI Noël Biophysique de l’imagerie
DOSSOU Cyriaque Techniques d’expression et méthodes
de communication III & IV
DOSSOU Julien Notions de radiobiologie et de
radioprotection
GANDJI Servais Anatomie générale I & II ; Anatomie
radiologiques I ; Techniques radiologiques du crâne ; Notions générales d’échographie
GBAGUIDI Bertin A. Enregistrement d’images
HOUNSSOSSOU Hubert Eléments de Biométrie; Santé
publique
III
LOZES Evelyne Immunologie générale
MEDEHOUENOU Thierry C. Marc Initiation à la méthodologie de recherche
MEDENOU Daton Appareillage II; Physique
électronique
SEGBO Julien Biologie moléculaire
SOUMANOU Mohamed M. Biochimie générale
TOPANOU Roland Techniques radiologiques des
membres et du tronc ; Technique radiologiques du crâne
YOVO Paulin Pharmacologie générale
IV
ENSEIGNANTS VACATAIRES
NOM PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES
ABLEY Sylvestre Déontologie médicale
AGOSSOU Gilles Législation et droit du travail
AHOGA Gervais Notions de soins infirmiers
AMETONOU François Techniques d’expression et méthodes de communication I & II
BIAOU
BOHOUN
Olivier
Patrice
Notions de sémiologie radiologique
DANSOU DEHOUNMON
Bertin Justin
Anglais III & IV
Notions de sémiologie médicale
DOSSEVI Lordson Techniques instrumentales
HOUNDEFFO Tiburce Notions de sémiologie gynéco- obstétricale
HOUNNON Hyppolite Mathématiques
HOUNNOU Gervais Notions de sémiologie chirurgicale
KOFFI Aristide Anglais I & II
KOUNASSO Gabriel Informatique générale Appareillage
IAppareillage I
DEDICACES
VI
Je dédie en toute modestie le présent travail :
A mon très cher papa, Gratien MONTCHO,
Le mérite de ce travail te revient. Que l’éternel te bénisse, qu’il te protège, t’accorde la santé et la longévité afin que tu puisses être récompensé de tous tes efforts !
A mon très cher enfant Amour LANPKEKO,
Pour ta douceur et ta patience qui m’ont permis de faire face à toutes les épreuves de cette année pour l’obtention de ce parchemin. Que le Seigneur te bénisse et te protège !
VII
REMERCIEMENTS
VIII
Nos remerciements vont :
A l’Eternel Dieu des Armées, créateur de toutes choses, mon unique protecteur qui m’a donné la santé et la persévérance au début de ma formation jusqu’à cette étape. Sois loué et magnifié ! Merci mon Dieu !
A la Sainte Vierge Marie, ma mère céleste qui n’a cessé de m’accompagner tout au long de ma formation et d’implorer son fils afin que je puisse obtenir ce parchemin. Merci très Sainte Mère !
A ma très chère maman Nathalie DJOSSOU, pour ton soutien moral ton accompagnement spirituel et les sacrifices consentis à mon égard. Que le seigneur te comble de ses bienfaits et qu’il t’accorde la grâce de pouvoir jouir du fruit de tes efforts !
A ma chère sœur Yolande MONTCHO et mon cher frère Hervé MONTCHO, pour leur participation à divers niveaux pour l’obtention de ce travail. Que Dieu nous donne la force de toujours persévérer dans le travail pour des réussites spectaculaires !
A notre superviseur, le Dr Thierry C. Marc MEDEHOUENOU, nous vous présentons, nos sincères remerciements pour nous avoir fait l’honneur de superviser ce travail. Merci pour votre disponibilité permanente et votre humilité !
A notre tuteur de stage, M. Roger HOUNKPE, vous n’avez ménagé aucun effort pour nous apporter votre aide au cours de ce stage. Vos conseils et recommandations ont été d’un atout considérable dans la réalisation de ce travail.
Nous vous exprimons notre reconnaissance et notre profonde gratitude.
Au Dr Hubert C. HOUNSOSSOU, Chef du département de Génie d’Imagerie Médicale et de radiobiologie, Vous êtes l’un des artisans déterminants de notre formation. Nous vous présentons nos sincères remerciements.
Aux autres enseignants du département de Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie, durant toute notre formation à l’EPAC vous nous avez encadrée
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et donné le savoir nécessaire pour réussir notre vie professionnelle. Merci infiniment pour vos sacrifices !
A tout le personnel du Centre Hospitalier et Universitaire de la Mère et de l’enfant, en particulier celui de la radiologie, nous vous remercions pour votre accueil chaleureux, vos conseils et votre patience.
A tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont contribué à ce travail, que Dieu vous bénisse et qu’il vous comble de ses bénédictions.
HOMMAGES
XI
Au President du Jury
Nous mesurons le prix de votre disponibilité à notre égard pour avoir accepté présider notre jury. Nous en sommes honorées et nous vous prions de trouver ici, l’expression de notre respect et de notre profonde gratitude.
Aux honorables membres du Jury
Vous nous faites l’honneur de juger ce travail. Nous sommes convaincues que vos critiques et recommandations contribueront à l’améliorer. Nous vous prions d’accepter nos sincères remerciements et notre gratitude.
XII
% : Pourcentage
ASP :
CHU-MEL :
LB :
PC :
R-X :
TI :
TOGD :
UAC :
UCR :
UIV :
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATONS
Abdomen sans préparation
Centre Hospitalier Universitaire de la Mère et de l’Enfant-Lagune de Cotonou Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi EPAC
Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie
Hystérosalpingographie
:
:
Imagerie médicale Lavement baryté
Produit de contraste Rayons -X
Transit intestinal
Transit-œso-gastro-duodénal Université d’Abomey-Calavi
Urétro-cystographie-rétrograde Urographie intraveineuse
GIMR :
HSG
IM :
XIII
Tableau I : Répartition des examens radiographiques effectués au cours de notre stage du 22 mai au 25 août 2017 à l’unité de radiologie du CHU-MEL…………12 Tableau II : Répartition des médecins en fonction de leurs spécialités…………..20 Tableau III : Les différentes raisons évoquées par les médecins orientant les
patients vers l’extérieur………...22 Tableau IV : Les différentes raisons à l’origine du phénomène de rareté selon les techniciens………...23
LISTE DES TABLEAUX
XIV
Figure 1 : Répartition des patients suivant les examens……….19 Figure 2 : Répartition des patients suivant la provenance des bons d’examens….20 Figure 3 : Répartition des médecins suivant le nombre d’examens radiographiques
prescrits par jour……….21 Figure 4 : Répartition des techniciens suivant le nombre de patients reçus par jour……….23
LISTE DES FIGURES
XV
RESUME
Dans le but de donner une meilleure formation à ses apprenants, l’EPAC envoie ces derniers pour une durée déterminée (3 mois) en stage pratique pour rehausser techniquement leur niveau. Durant ce stage l’étudiant est appelé à appliquer ses cours théoriques reçus, mais aussi à confronter cette théorie à la pratique observée sur le terrain afin de fournir un bon résultat. C’est dans cette logique que nous avions effectué notre stage de fin de formation au Service de Radiologie du Centre Hospitalier Universitaire de la mère et de l’Enfant- Lagune (CHU-MEL) de Cotonou. Au cours de ce stage, grande a été notre surprise de constater que malgré la renommée et le prestige du CHU-MEL, on note cependant un manque d’affluence des patients dans son service de radiologie. Nous avons alors décidé de conduire une réflexion sur la Problématique de la rareté des examens radiographiques au CHU-MEL de Cotonou.
Afin d’étudier les différents aspects de la rareté des examens radiographiques et d’y trouver des solutions appropriées, nous avons fait une étude descriptive transversale à collecte rétrospective (juin 2012 à août 2017) et prospective (22 mai 2017 au 25 août 2017) de données.
Après collecte, dépouillement et analyse statistique des données, on retient que ces médecins prescrivent les examens radiographiques mais parfois à cause de la qualité peu satisfaisante des radiogrammes obtenus et du manque de matériel adéquat, ils orientent les patients vers l’extérieur.
L’étude du problème posé nous a permis de déceler les différentes raisons de cette rareté et de proposer des solutions idoines pour un décollement effectif du service de radiologie du CHU-MEL.
Mots-clés: Problématique – Rareté - Examens radiographiques.
XVI
Abstract
In order to give a better formation to its learners the Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) sends them for a determined duration (3 months) to do a practical internship so as to enhance technically their level. During this placement, the student is expected to apply the theorical courses he has been given, he also has to confront the theory with the practice observed in the field to produce a good result. Following this logic, we have been on probation at the end of our formation in the radiology service of Cotonou lagoon teaching Hospital Center of Mother and Child (CHU-MEL). During this probation period, we have been strongly surprised to notice that there is a lack of patients affluence in the radiology service of the CHU-MEL, despite the renoun and the prestige of the latter. We have therefore decided to conduct a reflexion on the problematic of the scarceness of x-ray exams at the CHU-MEL of Cotonou.
To study the different aspects of the scarceness of x-ray exams and finding appropriate solution to it, we have conducted a cross sectional descriptive study (from May 22nd, 2017 to August 23rd, 2017) with retrospective (from June 2012 to August 2017) data collection.
After the collection, the counting and the statistical analyse of the data, we have noticed that doctors do prescribe x-ray exams, but because of the poor quality of the radiograms obtained and the lack of appropriate material, they send their patients outside.
The study of the problem set here has permitted us to reveal the different reasons of this scarceness and to propose adequate solutions for an effective rise of the radiology service of the CHU-MEL.
Keywords: Problematic - scarceness – x-ray exams.
XVII
SOMMAIRE INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE: PRESENTATION DU LIEU DE STAGE
1.1. PRESENTATION DU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
1.2. PRESENTATION DE L’UNITE DE RADIOLOGIE
1.3. LES RESSOURCES HUMAINES DU SERVICE DE RADIOLOGIE DU CHU-MEL
DEUXIEME PARTIE: DEROULEMENT DU STAGE 2.1. OBJECTIFS DU STAGE
2.2. LES TRAVAUX EFFECTUES 2.3. DIFFICULTES RENCONTREES
TROISIEME PARTIE : ETUDE DU THEME 3.1 . PROBLEMATIQUE
3.2. OBJECTIFS DE L’ETUDE
3.3. GENERALITES SUR LE THEME
3.4. CADRE, OUTILS, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE 3.5. RESULTATS
3.6. COMMENTAIRE CONCLUSION
SUGGESTIONS REFERENCES ANNEXES
INTRODUCTION
2
Située au sein de l’Université d’Abomey-Calavi, l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) fait partie de ses écoles prestigieuses du Bénin qui offrent aux personnes désireuses une formation professionnelle de niveau supérieur. Cette école au mérite connu met à la disposition de ses apprenants deux secteurs d’étude à savoir : le secteur biologique et celui industriel. Chacun de ses secteurs regroupe un nombre important de départements ; ce qui laisse à l’étudiant une variété de choix. En effet, le département d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie est l’un du secteur biologique qui donne à l’étudiant la possibilité d’acquérir des connaissances tant en radiologie, qu’en échographie et dans bien d’autres après une formation de trois ans. Au terme de la troisième année, l’étudiant envoyé en stage pratique pour une durée déterminée (3 mois), est appelé à produire à la fin de son stage un rapport de fin de formation pour l’obtention de la Licence Professionnelle. C’est dans cette logique que nous avons été envoyés au Centre Hospitalier et Universitaire de la Mère et de l’Enfant (CHU-MEL) de Cotonou pour notre stage du 22 mai au 25 août 2017 dans son service de radiologie.
Durant cette période nous avons remarqué une situation de manque d’affluence des patients pour les examens radiographiques. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de pousser notre réflexion sur « La problématique de la rareté des examens radiographiques dans le centre Hospitalier et Universitaire de la Mère et de l’Enfant- Lagune de Cotonou ». Il s’agira pour nous d’apporter notre contribution à la résolution de ce problème de rareté d’examen.
Notre rapport s’articulera autour de trois principaux points :
La présentation du lieu de stage,
le déroulement du stage,
l’’étude du thème
3
PREMIERE PARTIE :
PRESENTATION DU LIEU
DE STAGE
4
1.1. PRESENTATION DU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
1.1.1. Situation historique
L’hôpital de la Mère et de l’Enfant-Lagune (HOMEL) de Cotonou a été créé le 07 octobre 2002 de la fusion de deux formations sanitaires contigües créées en 1958 : la Maternité Lagune et le Centre de Santé Maternelle et Infantile. L’HOMEL est érigé aujourd’hui en Centre Hospitalier Universitaire de la Mère et de l’Enfant- Lagune (CHU-MEL) de Cotonou pour mieux répondre à ses missions par le décret N◦2014-528 du 25 août 2014.
De nos jours, dans une vision de rayonnement international, le CHU-MEL est engagé dans le système de la démarche qualité suivant les normes ISO 9001.
Voici quelques dates importantes de cet engagement :
Octobre 2003: Démarrage du programme de mise en œuvre de la démarche Qualité selon les normes ISO 9001 version 2000 par MOODY FRANCE INTERNATIONAL.
Septembre 2005 : Obtention de la certification concernant les normes ISO 9001 version 2000 par MOODY FRANCE INTERNATIONAL.
Septembre 2008 : Premier renouvellement de la certification.
Août 2011 :Deuxième renouvellement de la certification avec élargissement du périmètre de la certification à d’autres secteurs
Août 2014 : Troisième renouvellement de la certification à la norme ISO 9001 version 2008.
1.1.2. Situation géographique
Le CHU-MEL est situé sur l’ancien site de l’ex compagnie commerciale de distribution d’énergie électrique à Topka Hoho dans le cinquième arrondissement
5
du département du littoral. Il est limité au Nord par le lycée technique coulibaly, au Sud par des centres commerciaux, à l’Est par le lac Nokoué et à l’Ouest par la voie pavée menant au marché Missèbo.
1.1.3. Missions
Le CHU-MEL est un établissement public à caractère social, un hôpital de référence en matière de prise en charge gynéco-obstétrique et pédiatrique. Il est doté d’une semi autonomie financière.
A l’instar des autres Centres Hospitaliers et Universitaires du Bénin, le CHU-MEL a trois missions principales :
Les soins (préventifs, curatifs et promotionnels) ;
La formation ;
La recherche en santé.
A travers ces missions et pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé pour le bien être des patients, le CHU-MEL pratique plusieurs activités, à savoir :
Les actes d’accouchements ;
Les actes opératoires ;
Les actes de chirurgie pédiatrique ;
Les actes de diagnostic ;
Les actes de néonatologie et la gestion des ressources humaines ; Cependant, il entretient des relations de prestation de soins et de services avec ses clients, et contribue également à la formation pratique des étudiants des écoles et facultés de santé, d’assistance sociale et de spécialisation des médecins.
Le CHU-MEL, reçoit, en dehors des étudiants nationaux, des étudiants étrangers (de certains pays africains, de la France, de la Belgique, du Canada, des USA, etc.), ce qui justifie sa réputation internationale et le conforte dans sa position d’hôpital de référence en matière de soins de qualité au profit de la mère et de l’enfant.
6
Il accorde de même une grande importance à la formation continue de son personnel pour lui permettre de mieux s’occuper des malades qui lui viennent des Départements de Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé, du Zou, des Collines et dans une faible proportion des départements du Nord Bénin.
1 .1.4.Structure générale
Pour accomplir sa mission, le CHU-MEL dispose d’une structure générale composé
Du conseil d’administration;
du comité de direction;
de la commission d’Hygiène et de Sécurité;
de la commission Médicale Consultative;
de la cellule de Contrôle et de Gestion;
de la Cellule Qualité;
1.1.5. Structures administratives et techniques
Le CHU-MEL de Cotonou comprend plusieurs services administratifs et techniques qui assurent sa mission et la coordination de ses activités. De ces différentes structures nous avons :
La Direction et le secteur médical qui dispose de deux services techniques à savoir le service de la mère et le service de l’enfant. Chacun de ces services est composé de plusieurs secteurs qui participent à atteindre ses objectifs. Ces deux grands services médicaux sont dirigés chacun par un médecin chef ; tous deux chapeautés par un professeur coordonnateur. Des différents secteurs techniques de l’hôpital sont, chacun, sous la responsabilité d’un médecin, assisté d’un infirmier surveillant de pavillon. Pour mieux assurer les prestations aux usagers fréquentant ces secteurs, le CHU-MEL dispose des ressources financières, matérielles, humaines et de plusieurs services à savoir :
7
Le service d’Imagerie Médicale ;
La pédiatrie ;
L’Oto Rhino Laryngologie ;
La Néonatologie ;
Hospitalisation de la mère ;
Hospitalisation de l’Enfant ;
La communication ;
1.2. PRESENTATION DE L’UNITE DE RADIOLOGIE
Le service d’Imagerie Médicale comprend deux unités : l’unité d’échographie et l’unité de radiologie où nous avons effectué notre stage. Ce dernier est composé d’un vestiaire pour le personnel, de deux bureaux, d’une chambre claire, d’une chambre noire et d’une salle d’examen.
1.2.1. La salle d’examen Elle dispose :
D’une armoire destinée aux clichés interprétés ;
d’un Potter mural ;
d’un aspirateur ;
d’une table d’examen mobile ;
d’un tube radiogène;
d’une lampe baladeuse ;
d’une armoire contenant le matériel d’HSG, des sacs de sable, des désinfectants, des gants, du coton, des compresses, etc. ;
d’un vestiaire pour les patients ; 1.2.2. La chambre noire
Elle constitue le laboratoire de développement des films. Elle est composée :
8
D’une partie sèche comprenant :
une développeuse automatique avec les différents bacs de solution ;
une armoire où sont rangés les films vierges de différents formats ;
une découpeuse de films et d’un inscripteur de nom actuellement en panne ;
Une partie humide comprenant :
Une paillasse où est lavé le matériel d’HSG après chaque examen ;
Quelques détergents.
1.2.2. La chambre claire :
Dans ce compartiment nous disposons de :
Un négatoscope ;
un bureau sur lequel nous avons le registre de présence au poste du personnel et le registre des examens.
1.3. LES RESSOURCES HUMAINES DU SERVICE DE RADIOLOGIE DU CHU-MEL
Le personnel de l’unité de radiologie du CHU-MEL se présente comme suit :
Monsieur Roger HOUNKPE : Ingénieur des travaux en Imagerie Médicale, Chef service de l’Unité de Radiologie ;
Madame Machelle TOUPE, technicienne en Imagerie Médicale ;
Madame Christelle TCHIBOZO, technicienne en Imagerie Médicale ;
Monsieur Rajiv NATHANIELS, technicien en Imagerie Médicale ;
Monsieur Gafari AKANDE, aide-soignant.
DEUXIEME PARTIE:
DEROULEMENT DU STAGE
10
2.1. OBJECTIFS DU STAGE
2.1.1. Objectif général
L’objectif du stage est de rendre l’étudiant apte à remplir la fonction et le travail exigés du technicien supérieur en imagerie médicale par la révision pratique des cours théoriques reçus.
2.1.2. Objectifs spécifiques
Acquérir une bonne dextérité dans la conduite des différentes techniques d’examens spéciaux ;
Appliquer les lois de radioprotection pour soi-même, le personnel, le patient et le public en connaissance de cause de la radiobiologie ;
Acquérir les notions élémentaires d’interprétation radiologique sur la base des connaissances en anatomie, en sémiologie, en technique radiologique et en pathologie élémentaire radiologiquement décelable ;
Rendre l’étudiant capable de produire des radiogrammes de routine ou d’examens spéciaux ;
Apprendre à bien accueillir et à bien s’occuper des patients.
2.2. LES TRAVAUX EFFECTUES
Pour une bonne maitrise des techniques radiographiques par les étudiants en année de licence, L’EPAC envoie ses étudiants pour un stage pratique. Prévu pour une durée effective de trois mois, le stage a débuté le lundi 22 mai 2017 au service de radiologie du CHU-MEL de Cotonou. A notre arrivée dans l’hôpital, nous avons été reçus par l’une des responsables du service des ressources humaines qui après quelques formalités, nous a introduit dans le service de radiologie du CHU-MEL.
Nous avons été présentés au chef service qui après les civilités d’usage nous a présentés aux autres personnels et nous a fait visité le service. Ensuite le travail a
11
commencé. Dans ce service, le travail commence à 8h et finit à 16h les jours ouvrables. Durant cette période, nous avons travaillé de façon rotative dans les différents compartiments de l’unité de radiologie.
2.2.1. Au secrétariat Notre rôle consistait à :
Accueillir les patients et leur donner les renseignements dont ils ont besoin ;
enregistrer les bons d’examens, marquer l’heure de démarrage et de fin des examens dans le registre d’examen ;
marquer sur les clichés les noms des patients ;
enregistrer les résultats après interprétation des clichés dans le registre;
remettre les résultats des examens aux patients après interprétation.
2.2.2. Dans la salle d’examen
Après deux semaines d’observation, nous avons eu à réaliser seuls, et sous la supervision de nos ainés des examens radiographiques standards comme la radiographie des membres pelviens et thoraciques, du rachis, du thorax, du crâne, le télécœur, l’Abdomen Sans Préparation, etc. Comme examen spécial nous avons eu à faire l’Hystérosalpingographie.
2.2.3. Dans la chambre noire
Nous avons eu à développer les films, charger les cassettes, couper les films et aider à changer les différentes solutions de développement que sont le révélateur, le bain d’arrêt du révélateur, le fixateur et le bain de lavage final.
Le nombre d’examen réalisé durant la période du 22 mai 2017 au 25 août 2017 est consigné dans le tableau suivant.
12
Tableau I : Répartition des examens radiographiques au cours de notre stage du 22 mai au 25 août 2017 à l’unité de radiologie du CHU-MEL
Types d’examens
Examens réalisés
seule
Examens suivis
Examens réalisés dans le
service
Fréquences
HSG 15 23 38 13.33
ASP 07 12 19 6.67
Poumons / Télécœur 35 92 127 44.56
Crâne / Sinus 03 06 09 3.16
Bassin / Hanche 02 04 06 2.11
Membres thoraciques 09 13 22 7.72
Membres pelviens 11 17 28 9.82
Rachis 06 12 18 6.32
Thorax 06 08 14 4.91
TOGD 00 02 02 0.70
Mensurations 00 02 02 0.70
TOTAL 94 191 285 100.00
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L’analyse de ce tableau nous montre que le service de radiologie du CHU-MEL est surtout sollicité pour les examens standards comme : les pulmonaires, les membres thoraciques, les pelviens et l’HSG en matière d’examen spécial. De ce tableau, on peut constater que, dans ce service, nous n’avons pas eu l’opportunité de confronter nos cours théoriques à la pratique pour ce qui est des autres examens spéciaux comme : l’UCR, le TOGD, l’UIV, le TI, et le LB.
2.2.4. Difficultés rencontrées
Lors de différentes tâches accomplies dans l’unité de radiologie du CHU-MEL, nous avons relevé quelques difficultés. Au nombre de celles-ci, nous pouvons citer:
Le manque de salle de toilette dans le service ;
Le manque de salle de garde pour le personnel ;
L’inexistence de passe-cassette entre la salle d’examen et la chambre noire ; ce qui oblige le technicien après exposition à prendre par le couloir du service avec la cassette alors que ce dernier est un matériel très sensible ;
La rupture de stock de certains formats de films ;
Des problèmes de maintenance qui nous a conduits à centrer la table d’examen pendant un moment avec une règle ;
La mauvaise formulation de certains bons d’examens et le manque de renseignements sur d’autres ;
Le non fonctionnement de l’imprimante de nom entrainant l’inscription manuelle des coordonnées du patient sur le cliché ;
L’absence de matériel de contention pour les examens chez les bébés ce qui rend leur positionnement difficile.
14
TROISIEME PARTIE :
ETUDE DU THEME
15
3.1. PROBLEMATIQUE
Le CHU-MEL est le centre qui nous a accueillie dans son service de radiologie durant trois mois pour notre stage pratique. Pendant ce temps nous avons constaté que dans ce service les examens radiographiques n’étaient pas fréquents. Comment pouvons-nous expliquer cette situation ? Les médecins du CHU-MEL ne demandent-ils pas fréquemment des examens à leurs patients ? Pour apporter notre contribution à la résolution de ce problème nous avons décidé d’orienter notre étude sur le thème : Problématique de la rareté des examens radiographiques au service de radiographie du Centre Hospitalier Universitaire de la mère et de l’enfant –Lagune de Cotonou.
3.2. OBJECTIFS DE NOTRE ETUDE
3.2.1. Objectif général
Contribuer à l’amélioration de la fréquentation des patients du service de radiologie du CHU-MEL.
3.2.2. Objectifs spécifiques
Calculer la fréquence des examens standards et spéciaux effectués dans le service de radiologie du CHU-MEL de juin 2012 à août 2017.
Comparer les fréquences des bons internes et externes reçus du 22 mai 2017 au 25 août 2017.
Identifier les différentes causes de la rareté des examens radiographiques.
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3.3. GENERALITES
La radiologie : elle désigne l'ensemble des modalités diagnostiques et thérapeutiques utilisant les rayons X, ou plus généralement utilisant des rayonnements. En médecine, on parle de radiologie conventionnelle pour désigner les examens diagnostiques utilisant un tube à rayons X classique servant à réaliser des images bidimensionnelles, radiographiques ou fluoroscopiques. La radiologie dite conventionnelle comprend la radiologie standard qui concerne les examens standards dont la réalisation obéit à des protocoles reconnus de manière internationale et les examens spéciaux (avec produit de contraste). [1]
La radiographie est une technique d'imagerie médicale très courante qui utilise les rayons X. Pour un examen radiographique standard, le corps ou l’organe à examiner est placé entre le tube cathodique, qui produit les rayons, et une plaque avec un film qui donne des structures examinées les différences de densité. Le film sera plus ou moins noirci selon l'organe radiographié. Selon le type d’examen, on peut demander au patient de se mettre dans une posture plus ou moins confortable et d’ôter certains vêtements, parfois certains bijoux se trouvant à hauteur des zones à examiner. Les radiographies sont fréquemment requises entre autres, pour la recherche d'une fracture dans le cadre d'un traumatisme, d’une arthrose , pour l'étude des poumons au cours d'une radiographie thoracique, ou pour visualiser au niveau de l’abdomen les calculs présents dans la vésicule ou les reins, des signes d'occlusion ou de perforation digestives au cours d'un cliché appelé ASP pour Abdomen Sans Préparation. Quant à la radiographie avec utilisation de produit de contraste (substance injectable ou ingérable qui améliore la visualisation des organes explorés), il faut au préalable prendre un rendez-vous et suivre les prescriptions du technicien ou du radiologue pour la réalisation de l’examen. Cette branche de la radiologie conventionnelle permet d'explorer les appareils digestif,
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urinaire, cardio-vasculaire, articulaire etc… à l’aide de différents produits pharmaceutiques. De ces examens spéciaux nous pouvons citer le transit intestinal, la transit-œso-gastro-duodenal, le lavement baryté, l’ hystérographie, l’Urétro- cystographie-rétrograde, l’Urographie intraveineuse. Malgré le développement continu de nouvelles modalités de la radiologie, la radiographie continue d’occuper une place importante et restent la clé de tout examen d’imagerie et sont toujours réalisées en première intention. Cet examen peut être potentiellement utilisé par toutes les spécialités médicales dans leurs démarches diagnostic afin de réaliser un traitement adapté. Ses champs d'application sont donc multiples. [2] Cependant ses examens peuvent quelques fois se faire rares dans les services de radiologie.
Cette rareté des examens radiographiques exprime le caractère peut fréquents des explorations à Rx demandés par les médecins aux patients. La conséquence immédiate de cette situation de rareté est la difficulté économique du au faible rendement des examens radiographiques réalisés dans le service. [3]
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3.4. CADRE, OUTILS, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE 3.4.1 Cadre d’étude
Notre étude a été effectuée au service de radiologie du Centre Hospitalier et Universitaire de la Mère et de l’Enfant-Lagune de Cotonou.
3.4.2. Outils
Les outils exploités sont :
Les fiches d’enquêtes adressées aux médecins ;
les fiches d’enquêtes adressées aux techniciens du service de radiologie ;
le registre des examens du service de radiologie du CHU-MEL.
3.4.3. Matériel humain
Le matériel est constitué de médecins (spécialiste, généraliste) et du personnel du service de radiologie du CHU-MEL.
3.4.4. Méthode d’étude 3.4.4.1. Type d’étude
Il est question d’une étude transversale descriptive avec collecte rétrospective ( juin 2012 à août 2017) et prospective (22 mai – 25 août 2017) de données.
3.4.4.2. Echantillonnage
C’est un échantillonnage systématique constitué de :
05 professionnels de l’imagerie médicale (4 techniciens et 1 ingénieur des travaux)
07 médecins
6591 patients
Soit un total de 6603 pour l’échantillonnage.
19
Critère d’inclusion
- Tout médecin ou professionnel de l’imagerie médicale exerçant au CHU- MEL.
- Tout patient venu pour des examens radiographiques de juin 2012 à août 2017.
Critère d’exclusion
- Tout médecin n’ayant pas rempli le questionnaire.
- Tout professionnel de l’imagerie médicale n’ayant pas rempli le questionnaire adressé.
Collecte des données
Notre collecte de données a été faite à partir des registres d’examens de juin 2012 à août 2017 et des questionnaires élaborés à l’endroit des médecins et du personnel de la radiologie du CHU-MEL.
3.4.5. Analyse statistique
Grâce à l’application Microsoft Excel 2013, les données collectées ont été compilées et analysées.
20
3.5. RESULTATS OBTENUS
3.5.1. Résultats issus des registres d’examen du service de radiologie du CHU- MEL de juin 2012à août 2017
Figure 1 : Répartition des patients suivant les examens
3.5.2. Comparaison des fréquences des bons internes et externes reçus au cours de la période du 22 mai au 25 août 2017
Sont considérés au CHU-MEL comme bons internes les bons des patients
hospitalisés dans l’enceinte du centre. Une analyse fréquentielle de la provenance de ces bons nous donne les résultats suivants :
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Effectifs
Années
Total
Examens standards Examans speciaux
21
Figure 2 : Répartition des patients suivant la provenance des bons d’examens du 22 mai au 25 août 2017
3.5.3. Résultats issus de la fiche d’enquête adressée aux médecins
L’enquête réalisée auprès de quelques médecins du CHU-MEL nous donne les résultats suivants :
Tableau II : Répartition des médecins en fonction de leurs spécialités
35,79
64,21
0 10 20 30 40 50 60 70
Interne Externe
frequences
Provenance des bons d'examen
Interne Externe
SPECIALITES EFFECTIFS
Pédiatrie 06
Néonatologie 01
Total 07
22
Figure 3 : Répartition des médecins suivant le nombre d'examens radiographiques prescrits par jour
57,14
28,57
14,28
0 10 20 30 40 50 60
[ 5 - 1O [ [ 10 - 15 [ [ 15 - 20 [
Fréqences
Nombre d'examens radiographiques
[ 5 - 1O [ [ 10 - 15 [ [ 15 - 20 [
23
Tableau III : Les différentes raisons évoquées par les médecins orientant les patients vers l’extérieur
Raisons évoquées par les médecins Effectifs des médecins L’examen ne se fait pas à l’interne
(UCR, TOGD, LB, TI)
Inexistence du matériel adéquat pour la réalisation des examens spéciaux
06 07
La qualité des radiogrammes n’est pas satisfaisante
06
Impossibilité à réaliser des examens les jours ouvrables à partir de 16 h
03
Absence de numérique dans le service 04
Impossibilité à réaliser des examens les week-ends et les jours fériés
03
La présence des centres environnants, mieux équipés
01
Absence de médecins radiologues
permanents au CHU-MEL (interprétation des résultats)
01
24
3.5.4. Résultats issus de la fiche d’enquête adressée aux techniciens du CHU- MEL du 22 mai – 25 août 2017
Figure 4: Répartition des techniciens suivant le nombre de patients reçus par jour Tableau IV : Les différentes raisons à l’origine du phénomène de rareté selon les techniciens
Raisons évoquées par les techniciens Effectifs des techniciens Présence des centres environnants
Inexistence du matériel adéquat pour la
réalisation des examens spéciaux
03
05
Absence de numérique 04
La situation économique du pays 02
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5
[ 0 - 5 [ [ 5 - 10 [
Effectifs
Nombre de patients
[ 0 - 5 [ [ 5 - 10 [
25
3.6. COMMENTAIRE
Des résultats issus des registres d’examens de juin 2012 à août 2017 (Figure 1), il ressort que la fréquence la plus élevée des examens totaux (19,70%) avait été observée en 2013. On note que les examens standards avaient eu leurs fréquences maximale (14,73%) et minimal (9,92%) respectivement en 2016 et 2012. Par contre celles des examens spéciaux étaient de 5,02% et de 1,75% en 2013 et 2017. Ce service était surtout sollicité pour les examens standards et l’HSG comme examen spécial. Il est à signifier qu’en 2017 en plus de l’HSG, deux (2) TOGD ont été réalisés dans le service de radiologie du CHU-MEL.
La figure 2 nous renseigne sur la répartition des patients suivant la provenance des bons d’examens. De ce graphe, on remarque qu’au CHU-MEL, on distingue deux types de bons : les bons internes et les bons externes. La fréquence des bons externes (64,21%) était significativement supérieure à celle des bons internes (35,79%).
Le tableau II nous informe sur la répartition des médecins ayant rempli le questionnaire à eux adressé en fonction de leurs spécialités. Il ressort que, 54,14%
des médecins affirmaient que le nombre d’examens prescrits par jour était compris entre 5 et 10 ; 28,57% affirmaient que ce nombre variait de 10 à 15 et 14,28% de 15 à 20 (Figure 3). On en déduit que le nombre de patients à qui les médecins du CHU-MEL prescrivent les examens radiographiques variait de 5 à 20. Les différentes raisons évoquées par les médecins quant à leur décision d’orienter les patients vers l’extérieur ont été recensées dans le tableau III. Au nombre de ces raisons nous avons entre autres : l’inexistence du matériel adéquat (n = 7), l’examen ne se fait pas à l’interne, la qualité des radiogrammes n’est pas satisfaisante (n = 6).
26
La figure 4, nous informe sur la répartition des techniciens suivant le nombre de patients reçus par jour. De cette figure, trois (3) techniciens affirmaient que le nombre de patients reçus par jour était compris entre 0 et 5 pendant que pour deux (2) techniciens ce nombre variait de 5 à 10. Nous pouvons donc retenir que le nombre de patients reçus par jour à la radiologie était compris entre 0 et 10.
Le tableau IV nous décline les différentes raisons à l’origine du phénomène de rareté des examens selon les techniciens. Les raisons évoquées étaient entre autres:
la présence des centres environnants mieux équipés (n = 3), et l’absence de numérique dans le service (n = 4).
27
CONCLUSION
28
CONCLUSION
L’unité de radiologie du centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant est le service qui nous a accueillis pour notre stage pratique de fin de formation.
L’objectif de ce stage est dans un premier temps de permettre à l’étudiant d’acquérir une bonne dextérité dans la pratique radiologique et dans un second temps le rendre apte à remplir la fonction exigée du professionnel en Imagerie Médicale. Durant ce stage, nombreux ont été les problèmes que nous avons recensés. Cependant celui qui a le plus attiré notre attention est la problématique de la rareté des examens radiographiques vus son impact sur le rendement du service.
L’étude de ce problème nous a permis de dégager les différentes raisons qui entravent la bonne fréquentation de cette unité et de proposer quelques suggestions afin de pallier cette situation.
29
SUGGESTIONS
30
La rareté des examens radiographiques est un phénomène observé dans le service de radiologie du CHU-MEL selon les enquêtes réalisées. Pour la résolution de cette situation voici quelques suggestions.
A l’endroit du ministère de la santé :
Rendre fonctionnel l’appareil mobile à R-X pour des radiographies de contrôle préopératoire vu l’absence d’amplificateur de brillance.
Envisager la construction d’une toilette à l’intérieur du service de radiologie.
Doter le service d’un nouvel appareil à R-X ou régler les problèmes de maintenance de celui en place.
Doter le service d’un système de développement numérique pour des résultats satisfaisants.
A l’endroit de l’administration du CHU-MEL
Doter le service le service de matériel adéquat et du plateau technique de tous les examens spéciaux.
Exiger du personnel un travail de qualité et des résultats satisfaisants.
Sensibiliser la population.
Sensibiliser les prescripteurs d’examens radiographiques du centre
Doter le service de matériel de contention pour les nouveaux nés.
Avoir un service de communication pour la publicité.
Rendre les examens radiographiques disponibles 24h/24h et 7 jours sur 7.
Doter le service en nombres suffisants de techniciens pour organiser des gardes le week-end et les jours fériés.
31
Recruter des médecins radiologues pour rendre l’interprétation en temps réel.
Organiser des recyclages au profit des techniciens.
Réinstaller le panneau de signalisation d’irradiation pour la sécurité des patients et de personnel.
Organiser des recyclages au profit des médecins en matière de rédaction de bons d’examens radiographiques.
A l’endroit du personnel de la radiologie
Contrôler les facteurs techniques pour produire des radiogrammes interprétables pour un bon diagnostic.
Faire part à l’administration les difficultés auxquelles il est confronté dans la réalisation des examens radiographiques.
32
REFERENCES
[1]Anonyme. Définition de la radiologie [consulté le 4 février 2018]. Disponible sur : www.doctissimo.fr/html/santé/imagerie/radiologie.htm
[2]Anonyme. Radiographie standard [consulté le 4 février 2018]. Disponible sur:
www.azglorieux.be/sites/defautl/files radiographie standard.pdf.
[3]Wikipédia. Définition de la rareté [consulté le 4 Février 2018]. Disponible sur : https: // fr .wikipédia.org /wiki/rareté.
33
ANNEXES
34
ANNEXES
FICHE D’ENQUETE ADRESSEE AUX MEDECINS Bonjour Madame /Monsieur
Nous aimerions que vous preniez quelques minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire qui entre en ligne de compte d’un rapport de stage portant sur LA PROBLEMATIQUE DE LA RARETE DES EXAMENS RADIOGRAPHIQUES AU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERSITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT-LAGUNE DE COTONOU. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, merci de répondre le plus spontanément possible. Nous vous assurons l’anonymat et la confidentialité de vos réponses.
Isabelle MONTCHO, étudiante en fin de formation en Imagerie Médicale.
Sexe : Féminin Masculin 1-De quel service êtes-vous ?
Médecine générale Pédiatrie Autre
Précisez--- 2-Depuis combien de temps êtes- vous dans ce service ?
Moins d’un an 1 à 2ans Plus de 2 ans 3-Quel est votre titre ?
Médecin généraliste Médecin spécialiste Autre Précisez--- 4-Quel est le nombre moyen de patients que vous recevez par jour ?
[0-5[ - [5-10[ - [10-15[ - [15-20[ - [20 + [
35
5-Demandez-vous souvent des examens radiographiques à vos patients ?
Oui Non
6-A combien estimez-vous en moyenne le nombre de patients à qui vous demandez des examens radiographiques par jour ?
[0-5[ - [5-10[ - [10-15[ - [15-20[ - [20 + [
7-Orientez- vous vos patients vers des centres autre que le CHU-MEL pour la réalisation de certains examens radiographiques ?
Oui Non
8-Si oui quelles sont les différentes causes de cette orientation ?
L’examen radiographique demandé ne se fait pas à l’interne
Le matériel adéquat pour la réalisation de l’examen radiographique est inexistant à l’interne
La qualité des radiogrammes réalisés à l’interne n’est pas satisfaisante
Le coût des examens radiographiques est revu à la baisse dans d’autres centres environnants
Autre Précisez--- 9- La majorité de vos patients reviennent- ils avec les résultats des examens radiographiques demandés ?
Oui Non
Si oui où réalisent-ils en moyenne leurs examens ? A l’interne A l’externe
36
10- Avez-vous constaté dans votre service une baisse de fréquentation des patients ?
Oui Non
Si oui depuis combien de temps observez-vous cette situation ? [1-6[ mois [6-12[ mois [12 +[ mois
Si non, passez à la question numéro 12 11- Selon vous à quoi est dû ce phénomène observé ?
La situation économique du pays.
Oui Non
La présence des centres environnants.
Oui Non
Autre Précisez--- 12- Comment remédier à cette situation de rareté des examens radiographiques observés au CHU-MEL de Cotonou ?
Sensibiliser la population.
Oui Non
Doter le centre de matériels adéquats pour son bon fonctionnement.
Oui Non
Exiger du personnel un travail de qualité et des résultats satisfaisants.
Oui Non
Autre Précisez---
ti o n n e m e n t
37
13-Vos suggestions et commentaires sont les bienvenus.
--- --- --- --- --- --- ---
Merci de votre contribution.
FICHE D’ENQUETE ADRESSEE AU PERSONNEL TECHNIQUE DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE
Bonjour Madame /Monsieur
Nous aimerions que vous preniez quelques minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire qui entre en ligne de compte d’un rapport de stage portant sur LA PROBLEMATIQUE DE LA RARETE DES EXAMENS RADIOGRAPHIQUES AU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERSITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT-LAGUNE DE COTONOU. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, merci de répondre le plus spontanément possible. Nous vous assurons l’anonymat et la confidentialité de vos réponses.
Isabelle MONTCHO, étudiante en fin de formation en Imagerie Médicale.
Sexe: Féminin Masculin 1-Quel est votre titre ?
Ingénieur en Imagerie Médicale Technicien en Imagerie Médicale
38
2-Depuis combien de temps êtes- vous dans ce service ? Moins d’un an 1 à 2ans Plus de 2 ans
3-Quel est le nombre moyen de patients que vous recevez par jour ? [0-5[ - [5-10[ - [10-15[ - [15-20[ - [20 + [
4- Avez-vous constaté dans votre service une baisse de fréquentation des patients ? Oui Non
Si oui depuis combien de temps observez-vous cette situation ? [1-6[ mois [6 -12[ mois [12 + [ mois
Si non passez à la question numéro 6
5- Selon vous à quoi est dû ce phénomène observé ?
La situation économique du pays.
Oui Non
La présence des centres environnants.
Oui Non
Le manque de matériels adéquats pour la réalisation de certains examens.
Oui Non
La qualité peu satisfaisante des radiogrammes réalisés.
Oui Non
Autre Précisez---
39
6- Comment remédier à cette situation de rareté des examens surtout radiographiques observé au CHU-MEL de Cotonou ?
Sensibiliser la population.
Oui Non
Doter le service de matériels adéquats pour son bon fonctionnement.
Oui Non
Exiger du personnel un travail de qualité et des résultats satisfaisants.
Oui Non
Autre Précisez---
7-Vos suggestions et commentaires sont les bienvenus.
--- --- --- --- --- --- ---
Merci de votre contribution.
ti o n n e m e n t
40
TABLE DES MATIERES
LISTE DES ENSEIGNANTS AYANT INTERVENU AU COURS DE NOTRE FORMATION EN IMAGERIE MEDICALE, 2012-2017……….….II DEDICACES……….IV REMERCIEMENTS………... VI HOMMAGES……….VIII LISTE DES SYGLES ET ABREVIATIONS………...X LISTE DES TABLEAUX………..XI LISTE DES FIGURES……….….XII RESUME ... XV ABSTRACT………XIV SOMMAIRE………XV
INTRODUCTION………...1
PREMIERE PARTIE: PRESENTATION DU LIEU DE STAGE ... 3
1.1. ... PRESENTATION DU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERITAIRE DE LA MERE ET DE L’ENFANT ... 4
1.1.1. Situation historique………...4
1.1.2. Situation géographique……….4
1.1.3. Mission………5
1.1.4. Structure générale……….6
1.1.5. Structures administratives et techniques………6
1.2. PRESENTATION DE L’UNITE DE RADIOLOGIE………..….7
1.2.1. La salle d’examen……….7
41
1.2.2. La chambre noire………..8
1.2.3. La chambre claire……….8
1.3. LES RESSOURCES HUMAINES DU SERVICE DE RADIOLOGIE DU CHU-MEL……….8
DEUXIEME PARTIE : DEROULEMENT DU STAGE……….9
2.1. OBJECTIFS DU STAGE……….10
2.1.1. Objectif général………10
2.1.2. Objectifs spécifiques………10
2.2. LES TRAVAUX EFFECTUES ...10
2.2.1. Au secrétariat ...11
2.2.2. Dans la salle d’examen ...11
2.2.3. Dans la chambre noire ...11
2.2.4. Difficulté rencontrées ...13
TROISIEME PARTIE: ETUDE DU THEME………...15
3.1. PROBLEMATIQUE ...15
3.2. OBJECTIF DE NOTRE ETUDE ...15
3.2.1. Objectif général ...15
3.2.2. Objectifs. spécifiques ...15
3.3. GENERALITES ...16
3.4. CADRE, OUTILS, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE …...………18Erreur ! Signet non défini. 3.4.1 Cadre d’étude……….18
3.4.2. Outils ...18
3.4.3. Matériel ...18
3.4.4. Méthode d’étude ...18
3.4.4.1. Type d’étude ...18
3.4.5. Analyse statistique ...19
3.5. RESULTATS OBTENUS ...20
42
3.5.1. Résultats issus des registres d’examen du service de radiologie du
CHU-MEL de juin 2012 à août 2017...20
3.5.2. Comparaison entre bons internes et bons externes de la période du 22 mai au 25 août 2017 ...20
3.5.3. Résultats issus de la fiche d’enquête adressée aux médecins ...21
3.5.4. Résultats issus de la fiche d’enquête adressée aux techniciens du CHU- MEL ...24
COMMENTAIRE ...25
CONCLUSION ...27
SUGGESTIONS ...29
REFERENCES ...32
ANNEXES ...33
TABLE DES MATIERES………...40